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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 17:04
  • Cours et Courettes Lilloises

 

Ce mode d’habitat à l’intérieur des îlots urbains est très répandu et a pris des formes très variées suivant les villes et quartiers. Mais nulle part, ce phénomène ne constitue par son originalité, son importance, sa valeur historique et sociale, un type d’habitat comparable à ce que représente pour Lille l’ensemble des cours* et courettes de la ville pour Roubaix et Tourcoing, celui des courées.

C’est cependant à Lille que l’étude des cours présente le plus d’intérêt, car le vieux centre de la ville en possédait déjà alors que Roubaix et Tourcoing n’étaient que de simples villages.

Les courées de Roubaix et Tourcoing peuvent être assimilées à celles des quartiers plus récents de Lille, tels que Wazemmes, Esquermes, Moulins, petites bourgades avant la poussée industrielle du XIX° siècle.

Cachées aux yeux du promeneur non averti, ignorées des plans, noyées dans les statistiques parmi les milliers de maisons lilloises, les cours de Lille doivent être tirées de cet anonymat pour constituer un sujet d'étude

Leur localisation, leur importance numérique, révèlent l’ensemble cohérent qu’elles forment. L’étude de leur origine donne toute l’explication de l’organisation des maisons les unes par rapport aux autres dans le cadre de la ville. Si leur description fait découvrir un aspect original de l’habitat urbain de Lille, elle met en lumière l’influence néfaste qu’elles ont sur le genre de vie de leurs habitants dont l’importance démographique est toujours grande malgré une diminution continue.

De tous temps elles ont posé aux municipalités de Lille des problèmes que les diverses solutions apportées jusqu’ici n’ont pas résolu.

 

Les cours des communes annexes en 1858

 

Tout comme dans le vieux Lille, l’apparition des cours est liée à l’afflux brusque de population ouvrière à loger auprès des usines. L’annexion de ces communes, coïncidait avec l’essor de la grande industrie dans cette ville.

Or, c’est à Wazemmes, Esquermes et Moulins, qui déjà étaient des bourgades et possédaient un noyau ouvrier important que se fixèrent les usines. Sur le territoire du nouveau Lille, s’organisa la répartition des quartiers : Wazemmes, Moulins, quartiers ouvriers et Esquermes dans une moindre mesure.

L’absence de moyens de transport, longueur de la journée de travail, spéculation causèrent la floraison des  cours.

Des usines s’installaient, des ouvriers arrivaient, à cette époque construire des maisons présentait un bon placement, le territoire de Wazemmes fut vite partagé entre un certain nombre de propriétaires décidés à faire bâtir. Certains possédaient de grands terrains, ils y ouvrirent des rues particulières. ( le livre de Bertrand sur les rues de Lille note ; rue Austerlitz, ouverte par des particuliers qui en ont abandonné le sol à la commune de Wazemmes en 1846).

 

Tirer le plus grand parti possible du terrain, était le but des propriétaires. La meilleure solution était de copier l’habitat en cour qu’on connaissait dans l’ancien Lille. Il ne comportait que des avantages pour le propriétaire :

- Permettait l’emploi des terrains de l’intérieur de l’îlot qui coûtaient bien moins chers que ceux en bordure de rue.

- N’entraînaient aucuns frais de viabilité, pas de construction d’égouts, pas de trottoirs.

- Seules les maisons en bordure des voies publiques étaient soumises à une autorisation de construire préalable.

Aussi vit-on le quartier se couvrir à la fois de rues et de cours. La cour d’Alger fut construite en 1838, l’année même de l’ouverture de la rue ; la cour d’Aboukir date également de 1838 comme la rue. Dans la rue Magenta ouverte en 1861, la cour Depienne date de 1859. L’importance de la spéculation à la base de l’apparition de ces cours et soulignée par la raison sociale des propriétaires et la consultation des matrices du cadastre il ressort qu’un certain nombre de propriétaires sont soit des commerçants, des rentiers ou des entrepreneurs en bâtiment dont l’intérêt est évident.

 

 Les cours des communes annexées apparaissent comme une transplantation d’un type d’habitat du vieux Lille. Il s’est opéré une systématisation de l’habitat en cour : soit l’emplacement de la cour et son accès ont été projetés lors du lotissement de l’îlot et les maisons de la cour construites en même temps que les maisons en bordure de rue (cité Théry, cité Ste Marie à Wazemmes, cour Julien, rue d’Aboukir) ou bien la cour résulte d’une exploitation maximum de l’habitabilité des parcelles normales de bordure de rue (cour Picavet, cour Malfait, également rue d’Aboukir), le propriétaire ménageant un accès depuis la maison située en bordure de rue.

 

 

Etude de Geneviève Pinchemel en 1954

*A Lille on dit cour ou courette pour les petites unités cachées au fond d'un couloir étroit.

Cité pour celles qui sont largement ouvertes sur la rue.

  

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                               

           

 

 

 

 

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - Publié dans : Evolution de Wazemmes - Communauté : blog Ministre de la Culture
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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 00:00

L'évêque de Tournai, Michel d'Esne, écrivit au curé et aux égliseurs de Wazemmes et leur conseilla d'accepter cette proposition. On pourra plus tard bâtir une église dans ce nouveau quartier, ajouta-t-il. De fait, le Magistrat de Lille se réunit plusieurs fois pour examiner cette importante question. Le lieu dit « le Four en Pévèle » fut choisi ; l'édifice devait être construit sur le plan de l'église Saint-Maurice et la ville prenait toutes les dépenses à sa charge. Mais les curés de ville ne voulurent rien entendre ; ils s'opposèrent à ce projet et portèrent le litige en cour de Rome devant la Sacrée Congrégation du Concile.

 

         La porte du Molinel construite vers 1300 et située dans la rue du même non un peu au-delà de la rue de l'A.B.C. fut supprimée. Elle était pourvue de barbacanes, ouvrages avancés destinés à en défendre l'accès. Elle fut remplacée par la porte Notre-Dame ou de Béthune. Celle-ci fut construite en hâte vers 1621 et offrait un certain caractère architectural. Elle était située à l'entrée de la rue Gombert, place Richebé.

 

 « A Maistre Pasquier Legrand, prêtre, pasteur de Wazemmes, la somme de trois cens vingt livres parisis pour une année de reconnaissance arbitrée et tauxée par la Seigneurie Illustrissime nonche-appostolique à cause de la dismembration de la cure de Wazemmes et de ce que avoit été reprins au ragrandissement de ceste ville et application au faicte aux anchiennes paroisses d'icelle ville, eschue au Noël XVI° et quatorze (1614) par ledit arbitrage et tauxation dudit Seigneur, nonche appostolique, ordonnance et quittance rendues... III° XX I. (320 livres).

A Quintin Meurin, clercq de la paroisse de Wazemmes, la somme de vingt quatre livres parisis à luy accordée par Messeigneurs du Magistrat de ceste ville pour une année de reconnoissance XXIV livres ".

 

Ce fut sans doute pour élever la porte Notre-Dame qu’une ordonnance prononça l’union à la ville de deux bonniers dont la haute justice appartenant à l’évêque de Tournai, à cause de sa seigneurie de Wazemmes.

De ce fait, la ville de Lille s’engagea     à solder une somme de 20000 livres parisis à Mgr Maxilien de Gand, évêque de Tournai à cette époque.

Le sixième agrandissement, celui de 1670, eut pour auteur Vauban, qui fit surgir du sol notre redoutable citadelle.

 

Le célèbre ingénieur conçut le dessein grandiose d'étendre l'enceinte de Lille au Nord-Est et d'englober dans la ville nouvelle tout le faubourg Saint-Pierre. Il voulait en même temps faire régner une large esplanade entre la ville et la forteresse. La construction de la citadelle et ce nouvel agrandissement enlevèrent encore à Wazemmes et au faubourg de la Barre une certaine partie de leur territoire.

Cette entreprise gigantesque répondait aux desseins de Louis XIV qui voulait faire de la ville de Lille une place forte de premier ordre, le boulevard de la France du côté du Nord et l'anneau le plus formidable de la fameuse ceinture de fer.

Le 23 avril 1669 intervenait avec la ville un accord: aux termes duquel, «elle s'engageait à verser une somme de 200,000 florins a titre de participation dans la dépense en échange d'un agrandissement de la banlieue et de l'extension des droits et privilèges du Magistrat aux quartiers à annexer.»

Ce nouvel agrandissement amena la démolition de la porte des Malades et de celle de la Barre. Celle des Malades était très ancienne ; elle existait en 1255 et était appelée porta leprosorum, porte des lépreux, à cause de la léproserie qui existait un peu plus loin.

 

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 19:19

 

      Ce fut sans doute pour élever la porte Notre-Dame qu’une ordonnance prononça l’union à la ville de deux bonniers dont la haute justice appartenant à l’évêque de Tournai, à cause de sa seigneurie de Wazemmes.

De ce fait, la ville de Lille s’engagea     à solder une somme de 20000 livres parisis à Mgr Maxilien de Gand, évêque de Tournai à cette époque.

      Le sixième agrandissement, celui de 1670, eut pour auteur Vauban, qui fit surgir du sol notre redoutable citadelle.

                   

       Le célèbre ingénieur conçut le dessein grandiose d'étendre l'enceinte de Lille au Nord-Est et d'englober dans la ville nouvelle tout le faubourg Saint-Pierre. Il voulait en même temps faire régner une large esplanade entre la ville et la forteresse. La construction de la citadelle et ce nouvel agrandissement enlevèrent encore à Wazemmes et au faubourg de la Barre une certaine partie de leur territoire.

       Cette entreprise gigantesque répondait aux desseins de Louis XIV qui voulait faire de la ville de Lille une place forte de premier ordre, le boulevard de la France du côté du Nord et l'anneau le plus formidable de la fameuse ceinture de fer.

       Le 23 avril 1669 intervenait avec la ville un accord: aux termes duquel, «elle s'engageait à verser une somme de 200,000 florins a titre de participation dans la dépense en échange d'un agrandissement de la banlieue et de l'extension des droits et privilèges du Magistrat aux quartiers à annexer.»

Ce nouvel agrandissement amena la démolition de la porte des Malades et de la Barre. Celle des Malades était très ancienne ; elle existait en 1255 et était appelée porta leprosorum, porte des lépreux, à cause de :

 

Lille, la voisine envahissante …

 

Avant le XII° siècle, elle ne comprenait pas plus de dix hectares, soit dix fois la Grand'Place actuelle.

Les trois premiers agrandissements ne firent que développer l'enceinte de la ville; mais à partir du quatrième agrandissement datant de 1603, nous voyons le territoire le territoire de Wazemmes diminuer au profit de sa puissante et quelque peu avide voisine, dont chaque progrès ne fait qu'aiguiser l'appétit et préparer les voies à l'absorption totale.

L'agrandissement de 1603 était projeté depuis longtemps. En 1562, les échevins avaient présenté à Marguerite de Parme, régente des Pays-Bas, une requête sollicitant l'autorisation d'agrandir la ville, depuis la porte des Malades jusqu'à celle de la Barre, Mais les troubles religieux qui survinrent et le gouvernement despotique du duc d'Albe firent ajourner ce projet. En 1598, sous le gouvernement des archiducs Albert et Isabelle, les échevins renouvelèrent leur demande et furent assez heureux pour obtenir gain de cause par une ordonnance du 4 juin 1603. Toute la partie annexée comprenait la rue de Denain, les bains Lillois, la rue Lydéric, la place Jacquart, la rue Jeanne Maillotte, la place Richebé, la rue Gombert, les squares Jussieu et Dutilleul, d'une superficie de 115 hectares, et diminuait d'autant notre territoire. Les fortifications correspondantes furent achevées en six années.

Pour permettre à la ville d'élargir son enceinte, Michel d'Esne, évêque de Tournai, et seigneur de Wazemmes, renonça à ses droits sur quelques terrains englobés dans le nouveau périmètre. Bien vite, des difficultés s'élevèrent pour désigner la paroisse à laquelle appartiendrait ce territoire ainsi enlevé et incorporé à la ville de Lille.

Wazemmes avait des droits incontestables. Pour lever toute difficulté, l'Échevinage de Lille écrivit à l'évêque de Tournai ; il lui dit que les chemins qui conduisaient à l'église de Wazemmes étaient si fangeux qu'il était difficile d'y parvenir; d'ailleurs il ne convenait pas que "des habitants de ville fussent paroissiens d'une église de village". Il suppliait en même temps l'évêque de permettre aux habitants qui avaient élevé des maisons de grand prix sur cette partie annexée, d'être paroissiens des paroisses adjacentes. De plus, il promettait de justes indemnités à la cure de Wazemmes. Ces raisons étaient excellentes. Il arriva en effet qu'en 1605 le cadavre d'un nommé Dufresne ne put être « convoyé » à Wazemmes, à cause de la difficulté des chemins.

Celle-ci décida que les maisons comprises dans la nouvelle enceinte seraient annexées aux anciennes paroisses et qu'une nouvelle église n'était pas nécessaire.

La question était résolue; la ville, autorisée par lettres patentes des Archiducs Albert et Isabelle, paya une indemnité annuelle au curé et au clerc de Wazemmes 2. En somme, cet agrandissement profita aux paroisses de Saint-Maurice, de Sainte-Catherine, de Saint-Etienne et de Saint-Sauveur

Ce nouvel agrandissement amena la démolition de la porte des Malades et de celle de la Barre. Celle des Malades était très ancienne ; elle existait en 1255 et était appelée porta leprosorum, porte des lépreux, à cause de la léproserie qui existait un peu plus loin.

La nouvelle porte des Malades, devenue à la Révolution porte de Paris, fut bâtie par Simon Volant des Werquins en 1682. C'est un très beau morceau d'architecture. La porte de la Barre a remplacé la porte de Weppes, qui se trouvait auprès de la rue Esquermoise et qui fut démolie en 1538, En 1674, la porte de la Barre, placée alors à la hauteur de la rue Saint-Martin, fut reculée plus loin au delà Du champ de Mars. Elle n'offrait rien de remarquable. C'était un passage voûté dans un mur, Elle fut démolie en 1862,

Le septième agrandissement, celui de 1858, consacra notre déchéance communale.

 

 

 

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 00:00

  

  

  

Ce fut sans doute pour élever la porte Notre-Dame qu’une ordonnance prononça l’union à la ville de deux bonniers dont la haute justice appartenant à l’évêque de Tournai, à cause de sa seigneurie de Wazemmes.

De ce fait, la ville de Lille s’engagea     à solder une somme de 20000 livres parisis à Mgr Maxilien de Gand, évêque de Tournai à cette époque.

      Le sixième agrandissement, celui de 1670, eut pour auteur Vauban, qui fit surgir du sol notre redoutable citadelle.

 

       Le célèbre ingénieur conçut le dessein grandiose d'étendre l'enceinte de Lille au Nord-Est et d'englober dans la ville nouvelle tout le faubourg Saint-Pierre. Il voulait en même temps faire régner une large esplanade entre la ville et la forteresse. La construction de la citadelle et ce nouvel agrandissement enlevèrent encore à Wazemmes et au faubourg de la Barre une certaine partie de leur territoire.

       Cette entreprise gigantesque répondait aux desseins de Louis XIV qui voulait faire de la ville de Lille une place forte de premier ordre, le boulevard de la France du côté du Nord et l'anneau le plus formidable de la fameuse ceinture de fer.

       Le 23 avril 1669 intervenait avec la ville un accord: aux termes duquel, «elle s'engageait à verser une somme de 200,000 florins a titre de participation dans la dépense en échange d'un agrandissement de la banlieue et de l'extension des droits et privilèges du Magistrat aux quartiers à annexer.»

Ce nouvel agrandissement amena la démolition de la porte des Malades et de la Barre. Celle des Malades était très ancienne ; elle existait en 1255 et était appelée porta leprosorum, porte des lépreux, à cause de :

 

Lille, la voisine envahissante …

 

Avant le XII° siècle, elle ne comprenait pas plus de dix hectares, soit dix fois la Grand'Place actuelle.

Les trois premiers agrandissements ne firent que développer l'enceinte de la ville; mais à partir du quatrième agrandissement datant de 1603, nous voyons le territoire le territoire de Wazemmes diminuer au profit de sa puissante et quelque peu avide voisine, dont chaque progrès ne fait qu'aiguiser l'appétit et préparer les voies à l'absorption totale.

L'agrandissement de 1603 était projeté depuis longtemps. En 1562, les échevins avaient présenté à Marguerite de Parme, régente des Pays-Bas, une requête sollicitant l'autorisation d'agrandir la ville, depuis la porte des Malades jusqu'à celle de la Barre, Mais les troubles religieux qui survinrent et le gouvernement despotique du duc d'Albe firent ajourner ce projet. En 1598, sous le gouvernement des archiducs Albert et Isabelle, les échevins renouvelèrent leur demande et furent assez heureux pour obtenir gain de cause par une ordonnance du 4 juin 1603. Toute la partie annexée comprenait la rue de Denain, les bains Lillois, la rue Lydéric, la place Jacquart, la rue Jeanne Maillotte, la place Richebé, la rue Gombert, les squares Jussieu et Dutilleul, d'une superficie de 115 hectares, et diminuait d'autant notre territoire. Les fortifications correspondantes furent achevées en six années.

Pour permettre à la ville d'élargir son enceinte, Michel d'Esne, évêque de Tournai, et seigneur de Wazemmes, renonça à ses droits sur quelques terrains englobés dans le nouveau périmètre. Bien vite, des difficultés s'élevèrent pour désigner la paroisse à laquelle appartiendrait ce territoire ainsi enlevé et incorporé à la ville de Lille.

Wazemmes avait des droits incontestables. Pour lever toute difficulté, l'Échevinage de Lille écrivit à l'évêque de Tournai ; il lui dit que les chemins qui conduisaient à l'église de Wazemmes étaient si fangeux qu'il était difficile d'y parvenir; d'ailleurs il ne convenait pas que "des habitants de ville fussent paroissiens d'une église de village". Il suppliait en même temps l'évêque de permettre aux habitants qui avaient élevé des maisons de grand prix sur cette partie annexée, d'être paroissiens des paroisses adjacentes. De plus, il promettait de justes indemnités à la cure de Wazemmes. Ces raisons étaient excellentes. Il arriva en effet qu'en 1605 le cadavre d'un nommé Dufresne ne put être « convoyé » à Wazemmes, à cause de la difficulté des chemins.

Celle-ci décida que les maisons comprises dans la nouvelle enceinte seraient annexées aux anciennes paroisses et qu'une nouvelle église n'était pas nécessaire.

La question était résolue; la ville, autorisée par lettres patentes des Archiducs Albert et Isabelle, paya une indemnité annuelle au curé et au clerc de Wazemmes 2. En somme, cet agrandissement profita aux paroisses de Saint-Maurice, de Sainte-Catherine, de Saint-Etienne et de Saint-Sauveur

 

 

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 19:06

       

 

L'évêque de Tournai, Michel d'Esne, écrivit au curé et aux égliseurs de Wazemmes et leur conseilla d'accepter cette proposition. On pourra plus tard bâtir une église dans ce nouveau quartier, ajouta-t-il. De fait, le Magistrat de Lille se réunit plusieurs fois pour examiner cette importante question. Le lieu dit « le Four en Pévèle » fut choisi ; l'édifice devait être construit sur le plan de l'église Saint-Maurice et la ville prenait toutes les dépenses à sa charge. Mais les curés de ville ne voulurent rien entendre ; ils s'opposèrent à ce projet et portèrent le litige en cour de Rome devant la Sacrée Congrégation du Concile.

 

         La porte du Molinel construite vers 1300 et située dans la rue du même non un peu au-delà de la rue de l'A.B.C. fut supprimée. Elle était pourvue de barbacanes, ouvrages avancés destinés à en défendre l'accès. Elle fut remplacée par la porte Notre-Dame ou de Béthune. Celle-ci fut construite en hâte vers 1621 et offrait un certain caractère architectural. Elle était située à l'entrée de la rue Gombert, place Richebé.

 

 « A Maistre Pasquier Legrand, prêtre, pasteur de Wazemmes, la somme de trois cens vingt livres parisis pour une année de reconnaissance arbitrée et tauxée par la Seigneurie Illustrissime nonche-appostolique à cause de la dismembration de la cure de Wazemmes et de ce que avoit été reprins au ragrandissement de ceste ville et application au faicte aux anchiennes paroisses d'icelle ville, eschue au Noël XVI° et quatorze (1614) par ledit arbitrage et tauxation dudit Seigneur, nonche appostolique, ordonnance et quittance rendues... III° XX I. (320 livres).

A Quintin Meurin, clercq de la paroisse de Wazemmes, la somme de vingt quatre livres parisis à luy accordée par Messeigneurs du Magistrat de ceste ville pour une année de reconnoissance XXIV livres ".

 

Ce fut sans doute pour élever la porte Notre-Dame qu’une ordonnance prononça l’union à la ville de deux bonniers dont la haute justice appartenant à l’évêque de Tournai, à cause de sa seigneurie de Wazemmes.

De ce fait, la ville de Lille s’engagea     à solder une somme de 20000 livres parisis à Mgr Maxilien de Gand, évêque de Tournai à cette époque.

Le sixième agrandissement, celui de 1670, eut pour auteur Vauban, qui fit surgir du sol notre redoutable citadelle.

 

Le célèbre ingénieur conçut le dessein grandiose d'étendre l'enceinte de Lille au Nord-Est et d'englober dans la ville nouvelle tout le faubourg Saint-Pierre. Il voulait en même temps faire régner une large esplanade entre la ville et la forteresse. La construction de la citadelle et ce nouvel agrandissement enlevèrent encore à Wazemmes et au faubourg de la Barre une certaine partie de leur territoire.

Cette entreprise gigantesque répondait aux desseins de Louis XIV qui voulait faire de la ville de Lille une place forte de premier ordre, le boulevard de la France du côté du Nord et l'anneau le plus formidable de la fameuse ceinture de fer.

Le 23 avril 1669 intervenait avec la ville un accord: aux termes duquel, «elle s'engageait à verser une somme de 200,000 florins a titre de participation dans la dépense en échange d'un agrandissement de la banlieue et de l'extension des droits et privilèges du Magistrat aux quartiers à annexer.»

Ce nouvel agrandissement amena la démolition de la porte des Malades et de celle de la Barre. Celle des Malades était très ancienne ; elle existait en 1255 et était appelée porta leprosorum, porte des lépreux, à cause de la léproserie qui existait un peu plus loin.

 

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 18:43

Avant le XII° siècle, elle ne comprenait pas plus de dix hectares, soit dix fois la Grand'Place actuelle.

Les trois premiers agrandissements ne firent que développer l'enceinte de la ville; mais à partir du quatrième agrandissement datant de 1603, nous voyons le territoire le territoire de Wazemmes diminuer au profit de sa puissante et quelque peu avide voisine, dont chaque progrès ne fait qu'aiguiser l'appétit et préparer les voies à l'absorption totale.

L'agrandissement de 1603 était projeté depuis longtemps. En 1562, les échevins avaient présenté à Marguerite de Parme, régente des Pays-Bas, une requête sollicitant l'autorisation d'agrandir la ville, depuis la porte des Malades jusqu'à celle de la Barre, Mais les troubles religieux qui survinrent et le gouvernement despotique du duc d'Albe firent ajourner ce projet. En 1598, sous le gouvernement des archiducs Albert et Isabelle, les échevins renouvelèrent leur demande et furent assez heureux pour obtenir gain de cause par une ordonnance du 4 juin 1603. Toute la partie annexée comprenait la rue de Denain, les bains Lillois, la rue Lydéric, la place Jacquart, la rue Jeanne Maillotte, la place Richebé, la rue Gombert, les squares Jussieu et Dutilleul, d'une superficie de 115 hectares, et diminuait d'autant notre territoire. Les fortifications correspondantes furent achevées en six années.

Pour permettre à la ville d'élargir son enceinte, Michel d'Esne, évêque de Tournai, et seigneur de Wazemmes, renonça à ses droits sur quelques terrains englobés dans le nouveau périmètre. Bien vite, des difficultés s'élevèrent pour désigner la paroisse à laquelle appartiendrait ce territoire ainsi enlevé et incorporé à la ville de Lille.

Wazemmes avait des droits incontestables. Pour lever toute difficulté, l'Échevinage de Lille écrivit à l'évêque de Tournai ; il lui dit que les chemins qui conduisaient à l'église de Wazemmes étaient si fangeux qu'il était difficile d'y parvenir; d'ailleurs il ne convenait pas que "des habitants de ville fussent paroissiens d'une église de village". Il suppliait en même temps l'évêque de permettre aux habitants qui avaient élevé des maisons de grand prix sur cette partie annexée, d'être paroissiens des paroisses adjacentes. De plus, il promettait de justes indemnités à la cure de Wazemmes. Ces raisons étaient excellentes. Il arriva en effet qu'en 1605 le cadavre d'un nommé Dufresne ne put être « convoyé » à Wazemmes, à cause de la difficulté des chemins.

Celle-ci décida que les maisons comprises dans la nouvelle enceinte seraient annexées aux anciennes paroisses et qu'une nouvelle église n'était pas nécessaire.

La question était résolue; la ville, autorisée par lettres patentes des Archiducs Albert et Isabelle, paya une indemnité annuelle au curé et au clerc de Wazemmes 2. En somme, cet agrandissement profita aux paroisses de Saint-Maurice, de Sainte-Catherine, de Saint-Etienne et de Saint-Sauveur.

 

L'évêque de Tournai, Michel d'Esne, écrivit au curé et aux égliseurs de Wazemmes et leur conseilla d'accepter cette proposition. On pourra plus tard bâtir une église dans ce nouveau quartier, ajouta-t-il. De fait, le Magistrat de Lille se réunit plusieurs fois pour examiner cette importante question. Le lieu dit « le Four en Pévèle » fut choisi ; l'édifice devait être construit sur le plan de l'église Saint-Maurice et la ville prenait toutes les dépenses à sa charge. Mais les curés de ville ne voulurent rien entendre ; ils s'opposèrent à ce projet et portèrent le litige en cour de Rome devant la Sacrée Congrégation du Concile.

 

La porte du Molinel construite vers 1300 et située dans la rue du même non un peu au-delà de la rue de l'A.B.C. fut supprimée. Elle était pourvue de barbacanes, ouvrages avancés destinés à en défendre l'accès. Elle fut remplacée par la porte Notre-Dame ou de Béthune. Celle-ci fut construite en hâte vers 1621 et offrait un certain caractère architectural. Elle était située à l'entrée de la rue Gombert, place Richebé.

 

 « A Maistre Pasquier Legrand, prêtre, pasteur de Wazemmes, la somme de trois cens vingt livres parisis pour une année de reconnaissance arbitrée et tauxée par la Seigneurie Illustrissime nonche-appostolique à cause de la dismembration de la cure de Wazemmes et de ce que avoit été reprins au ragrandissement de ceste ville et application au faicte aux anchiennes paroisses d'icelle ville, eschue au Noël XVI° et quatorze (1614) par ledit arbitrage et tauxation dudit Seigneur, nonche appostolique, ordonnance et quittance rendues... III° XX I. (320 livres).

A Quintin Meurin, clercq de la paroisse de Wazemmes, la somme de vingt quatre livres parisis à luy accordée par Messeigneurs du Magistrat de ceste ville pour une année de reconnoissance XXIV livres ".

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 17:17

 

 

RUE de l’HOPITAL SAINT ROCH

 

 

En plein coeur du quartier de WAZEMMES, cette rue est devenue l’une de celles qui donnent maintenant accès à la « Maison Folie de Wazemmes ».

 

Elle relie la rue des Sarrazins à la rue d’Iéna et traverse la rue d’Arcole.

 

Située à proximité d’un ancien cimetière (actuellement square H. Ghesquière), elle fut ouverte en 1839 sous le nom de « rue  Voltaire ».

 

On y construisit en 1847, à l’angle de la rue d’Iéna,  l’hôtel des Sapeurs Pompiers de Wazemmes.

  Mais très rapidement ce bâtiment changea d’affectation et devint un petit hôpital qui prit le nom de Saint Roch.

C'est en 1863 que la rue prit le nom de l'hôpital.

 

 Lors de l'épidémie de choléra de 1866, sur les 4.465 malades contaminés 2.215 moururent. Ce fut la dernière épidémie.

 

De nos jours se trouve à cet emplacement la Société JUNODEC, spécialisée en découpage de cartons.

 

 

QUI ETAIT SAINT ROCH

 

Roch est né à MONTPELLIER vers 1.350. A l’époque l’angoisse régnait à cause de la grande Peste noire de 1.300 qui avait emporté 1 homme sur 3, mais aussi la guerre de 100 ans qui traînait derrière elle tout un cortège de dévastations, pillages, famines, etc… 

ROCH n’hésita pourtant pas à quitter sa ville  natale à la mort de ses parents, pour se rendre en pèlerinage à ROME après avoir distribué tous ses biens. En chemin il bénissait de nombreux malades, et fut  contaminé à son tour. Il est alors abandonné de tous.

On dit que Dieu lui envoya un chien qui chaque jour volait du pain à son Maître Messire GOTHARD, pour nourrir Roch. Ce riche propriétaire découvre Roch, se convertit et part en pèlerinage.

Roch guéri et regagne son pays mais en chemin il est pris pour un espion, il est arrêté et jeté en prison à VOGHERA (Italie). Il y restera 5 ans.

Le 15 Août 1380 ; des chants montent de son cachot, Roch est mourant, il demande un prêtre, le 16 Août il retourne vers Dieu. Une plaque gravée en lettres d’or est retrouvée à ses pieds :

      

      « Tous ceux qui honoreraient avec foi et humilité le glorieux saint,

          seraient protégés des épidémies de maladies contagieuses. »

 

 

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 16:39

L'abbé LESTIENNE, dès 1910 s'occupe des jeunes avec qui il visitait les jardins ouvriers d'Esquermes, créait des salles de lecture, un service de placement et prenait en main une coopérative de boulangerie "la famille" qui prospérait rapidement.

En 1910 déjà, il songe à créer la grande cité-jardin. En 1911, il quitte le professorat et forme une Société Anonyme.

 

Le 13 mai le projet est monté. L'idée directrice de l'abbé est non seulement d'offrir au peuple de Wazemmes des logements décents, mais aussi de :" frais ombrages, des jeux, des distyractions honnêtes, un bon emploi, des loisirs aux familles et à leurs enfants"

 

Ces cités abriteront des coopératives qui peocureront une vie à meilleur compte et abriteront d'autres institutions sociales  "Les Cercles d'Etudes " : centre permanent d'éducation populaire, Cours professionnels.

 

Elle est inaugurée le 11 novembre 1912 par Monseigneur DELAMAIRE accompagné d'un nombreux clergé pour la bénédiction. Place des 4 chemins, la rue de la Justice s'ouvre sur cette inscription en lettres monumentales :

 

" Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur "

La cité jardin de la rue de la Justice est peuplée, en pleine activité, elle comprend : 46 logements et 5 magasins (dont une boulangerie). Un calvaire édifié au centre du jardin, étend son ombre tutélaire sur les foyers peuplés de nonbreux enfants.

 

  3 jardin calvaire

Une habitante raconte :

 

C'était une cité de 7 pavillons, il y avait à l'entrée une très grosse grille en fonte qui était ouverte le matin à 8 H, jusqu'au soir à 20 H. Une petite grille sur le côté droit permettait à ceux qui avaient la clef d'entrer le soir.

 

En entrant , sur la gauche, il y avait le " chateau " occupé par les prêtres, une petite chapelle pour les habitants qui désiraient aller à la messe le dimanche.

La cité était verdoyante : des pelouses, des arbres, des hortensias. de la place pour jouer (interdit le ballon) des serres (entrée interdite) qui appartenaient au fleuriste situé à l'entrée de la cité. Lorsque la boulangerie s'arrêta, une petite entreprise de chaussures la remplaça.

 

Les appartements étaient superbes : une salle à manger où 10 personnes pouvaient se tenir, une cuisine, 3 chambres : 1 pour les filles, 1 pour les garçons, 1 pour les parents. Près de la cuisine, il y avait une cour suspendue avec les toilettes.

 

Un responsable passait vérifier si tout était conforme au règlement ! Nous formions dans cette cité une grande famille, filles et garçons se mariaient ensemble, ainsi tout le monde était frères et soeurs, et les parents beaux-pères et belles-mères.  Quand il y avait un décès , on venait chercher Maria (c'était ma mère) tout le monde la connaissait, de même pour une naissance, maman allait chercher les grands et les amenaient à la maison (pour dormir, le cas échéant,  pour laisser l'accouchée tranquille.

Puis il  y eut la déclaration de guerre : 1940, certains ont évacués, d'autres sont restés, c'était une grande tristesse de voir partir les hommes pour l'Allemagne ! les vieux qui étaient restés fabriquaient des couchettes pour dormir dans les caves la nuit en cas de bombardement. Les lits étaient si durs, que les parents descendaient des tas de coussins pour les petits.

Chaque locataire possédait une cave fermant à clef, mais pour faire communiquer les caves entre elles pendant la guerre, les séparations avaient été abattues.


Bien après la guerre, il y eut un,e rénovation des logements, les toilettes de la cour suspendue ont été supprimées, la porte de la petite cour a été remplacée par une grande fenêtre. Une salle de bain et W.C. ont été installés dans l'ancienne chambre des parents.

 

Des parkings ont remplacés les espaces verts, les enfants n'ont plus beaucoup de place pour jouer, c'est gris et triste ... 

Le château et la chapelle ont été abattus après la guerre, à la place s'élèvent de nouveaux bâtiments : A et B.

 

J'ai habité 68 ans la cité, j'ai quitté mon appartement devenu trop grand pour moi qui suis maintenant seule.

Quand je retourne à la cité j'ai mal au coeur, j'ai tant de souvenirs

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - Publié dans : Evolution de Wazemmes - Communauté : objectif Nord
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 11:52

Avant l'arrivée de la Cie Industrielle et Continentale du Gaz à Wazemmes, on s'éclairait avec des lanternes à huile.

(il reste de nos jours, à l'angle des rues d'Iéna et Paul Lafargue, en haut du mur des anciens bureaux de la compagnie le sigle : C.C.G.)

 

La première lanterne à gaz  fut placée en 1812 près du pont tournant du Faubourg de la Barre.

En 1817 on plaça 13 réverbères : 5 au Faubourg de Paris, 6 au Faubourg de Béthune, 2 au Faubourg de la Barre.

On continua à en poser de loin en loin dans les mêmes proportions pour arriver au chiffre de 80 lanternes au moment ou la Cie du Gaz vint s'installer à Wazemmes.

 

M. Lecerf (maire de Wazemmes de 1843 à 1848), était trop homme d'initiatives, pour ne pas mettre à profit ce nouveau mode d'éclairage, il passa donc une convention avec la compagnie, en vertu de laquelle, celle-ci s'obligeait à éclairer les principales rues dans un périmètre de 800 m. de l'usine à gaz.

 

On ne demandera jamais aux habitants un prix supérieur à celui de Lille, (le prix du gaz : 0.35 F par bec et par heure pour l'éclairage public, 035  F par mètre cube, pour les particuliers et 0.30 F pour les fabriques.

On refuse à la Cie le privilège exclusif qu'elle sollicitait. Le contrat devait durer 18 ans à partir du 1er octobre 1848.

 

En 1852, sous l'administration de M. Mourmant (maire de 1848 à 1858) : M. Dehée-Lefebvre, directeur-gérant de la Cie du Gaz, propose de faire 500 mètres de canalisations supplémentaires chaque annér pendant 10 ans (250 m. au choix du gérant et 250 m. au choix de la municipalité.

  photo-gaz-W.JPG

En 1857, la Cie s'engage à faire 1.500 m. de canalisations pendant les 4 premières années et ensuite 500 m. par an jusqu'en 1871, en tout 11.000 m. au prix de 1.70 F par heure et par bec pour l'éclairage des rues. Les becs devaient être placés à 50 m. de distance.

A cette époque le bail fut prolongé jusqu'en 1884. Toutefois la ville de Wazemmes ne prétendait pas se lier avec la Cie et décourager d'avance toute initiative.

 

Il était clairement stipulé dans les conditions, que si "un autre mode d'éclairage et spécialement d'éclairage électrique" venait à présenter un service facile et des avantages sérieux, l'autorité municipale serait maîtresse de résilier le bail, ou de substituer en certains endroits désignés, ce nouveau mode, à l'emploi du gaz. En ce cas, la Cie pourrait se charger de ce nouveau mode aux conditions stipulées par le présent contrat.

Il est curieux de voir ces hommes de progrès prévoir l'éclairage électrique des rues, qu'on attendait encore en 1912...

En 1858, il y avait une somme de 10.000 F inscrite au budget. Aux 80 réverbères fumeux d'autrefois avaient succédés 436 lanternes à gaz.

 

 

 

 

 

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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 11:06

1-     L’environnement de l’usine :

Depuis les temps les plus anciens, la « drêve Deschodt » a constitué la limite entre Esquermes et Wazemmes.

C’est en Novembre 1844, que les propriétaires de ce chemin, l’ont cédé à chacune des 2 communes, à charge de l’entretien de la rue et du pavage.

La largeur de la rue a été fixée alors à 9m50.

C’est à partir de cette époque que l’industrie textile s’est développée dans ce secteur.

Quatre importantes filatures s’y installèrent :

-         DELEBART-MALLET rue des Stations et boulevard Montebello jusqu’à la place Cormontaigne.

-         LOYER, devenue : LOYER, DUFLOS, HOUZE DE L’AULNOY, rue des Stations, rue Deschodt et rue Corbet.

-         FAUCHEUR : rue des Stations, entre la rue Henri Loyer et rue des Frères Vaillants.

-         SAUVAGE : rue des Frères Vaillants entre la rue d’Antin et la rue des Stations.

Ces 4 usines furent démolies au cours des années 1960, et permirent la construction des résidences : Cormontaigne, Gambetta-Leclerc, l’Arbonnoise et Pardaillan.

Une autre industrie était implantée à côté, dans le prolongement de la Savonnerie Steverlynck, entre les rues des Stations, Deschodt et de Brigode : c’est de la fabrication de glace, sous la dénomination de « La glace pure ».

Pendant quelques années ce site fut repris par la C.E.G.F. : Compagnie des entrepôts et gares frigorifiques, qui concentra ensuite son activité dans la zone industrielle de Lesquin.

Sur cet emplacement a été construit en 1990 la résidence des « Terrasses de Brigode ».

A son tour, la savonnerie Steverlynck va laisser place à 4 petites résidences, de 12 à 31 appartements, réalisées par le promoteur Kaufman et Broad.

Le projet architectural se présente comme une association habile du passé et de la modernité :

Véritable empreinte du passé industriel de la ville

La cheminée sera conservée, ainsi que les arcades en brique rouge des anciens ateliers.

A l’entrée de la rue d’Esquermes, dans l’axe de la rue Gambetta, l’unité de façade ancienne

sera conservée.

Ce souci de sauvegarde du patrimoine ancien mérite d’être souligné.

 

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
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