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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 16:45

Le 5 avril 1903, lorsqu’à la fin de la dernière représentation de la saison de l’opéra de Lille (théâtre Lequeux-Benvignat), peu après la sortie des spectateurs, survint un court-circuit qui déclencha un incendie anéantissant complètement le bâtiment sans faire aucune victime.

Le 14 mai suivant, le maire de Lille, Gustave Delory, lance un défi : construire en moins de 4 mois et pour une somme de 300.000 francs, un Théâtre-Cirque d’environ 2.000 places :

- délai de réponse le 20 mai ! Pourquoi tant de précipitation ?

- Parce qu’à cette époque le spectacle vivant est le seul qui existe.

-Est-il besoin de préciser que sans télévision ni radio, alors que le cinéma balbutie, que l’automobile est encore l’exception, le sport confidentiel et que le tourisme sera pour plus tard, les Théâtre est le spectacle roi.

Pourquoi un Théatre-Cirque alors qu’à 500 mètres, rue Nicolas Leblanc (à l’emplacement du N° 39) un véritable cirque de 2.400 places est en mesure d’accueillir ce qui se ait de mieux dans le genre. Ceci reste un mystère et le demeurera désormais puisque la fonction de Sébastopol dans ce domaine ne s’est jamais accomplie.

Hormis l’Opéra, il n’existait à Lille aucune salle en mesure de pratiquer convenablement le Théâtre lyrique qui nécessite une machinerie adéquate et surtout une fosse d’orchestre indispensable, susceptible de contenir jusqu’à 40 musiciens, sans parler des foyers de répétitions, des loges nombreuses mises à la disposition des artistes, choristes, danseuses, figurants, instrumentistes, etc … etc … (au minimum 100 personnes)

Ajoutons que l’appétit des Lillois mérite d’être comblé car il n’est jamais assouvi quand il s’agit de chanter donc d’entendre d’abord des chansons et surtout des airs d’Opérette et d’Opéras.

En effet, à cette époque, il est peu de repas de famille qui ne s’achèvent sans un « dessert musical » aux accents du « veau d’or » ou de l’air de la « Mascotte » que tout le monde reprend en cœur !

Donc, au jour dit le 20 mai, 5 des 30 projets proposés sont retenus, étudiés, et c’est celui de l’architecte Léonce HAINEZ qui remporte les suffrages.

L’incendie a eu lieu le 5 avril, le 14 mai l’opération est lancée et six jours après 30 projets sont présentés ! Génial dirait-on de nos jours !

Comme l’administration a suivi et que les crédits sont débloqués (chapeau !) les entrepreneurs, dont monsieur DEBOSQUE d’Armentières peuvent immédiatement passer à l’action.

Le bruit a couru, que sur l’emplacement choisi : la place Sébastopol, une halle au lin devrait être édifiée, les fondations en sont même amorcées ce qui va peut-être faciliter dans une certaine mesure le début des travaux.

à suivre

Le kiosque de l'époque (il y avait moins de journaux)

Le kiosque de l'époque (il y avait moins de journaux)

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