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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 16:42

En 1849, il y a 27 filatures avec 231.000 broches ; en 1856, il y en a 39 avec 370.630 broches, enfin en 1859 *, il y a 43 filatures avec 501.224 broches à filer et 14 retorderies avec 202.567 broches à retordre.

La filature de coton offrant dès cette époque beaucoup d’emplois qui n’exigent aucune force musculaire, les femmes et les enfants sont souvent employés dans ces manufactures, et il n’est pas rare en 1860 de rencontrer à Lille des familles où le père, la mère et les enfants travaillent ensemble faisant de la filature l’industrie familiale par excellence.

Cet esprit de famille existe également entre la direction et le personnel grâce aux organisations de bienfaisance instituées dès 1849, telles les caisses de secours, caisses de retraites, etc.

La disette de coton de 1860 marque l’origine d’une crise sans précédent aggravée bientôt par de mauvais traités de commerce , la filature française en souffre tout entière, mais la filature de Lille est particulièrement touchée et menace d’entraîner dans sa chute les manufactures de tulles et dentelles de Lille, Calais et Caudry.

Après le chômage viennent les liquidations, et en 1869 il ne reste dans le groupe industriel de Lille que 26 filatures avec 349.556 broches en activité. Les trois millions de salaires qu’on payait en 18602 se trouvent réduits en 1869 à 1 million 600.000, et les ouvriers fileurs doivent pour gagner leur vie, prendre des emplois de terrassiers, manœuvres et maçons.

Pendant ce temps les importations de fils et tissus qui étaient de 2 millions en 1859 arrivent au chiffre énorme de 124 millions.

Avec le recul de l’histoire on s’étonne qu’il ait fallu plus de 30 années de luttes incessantes pour que les manufacturiers du Nord obtiennent enfin un peu plus de protection avec le tarif de 1892.

La filature de Lille, épuisée va immédiatement reprendre vie et son essor est favorisé par les progrès du machinisme, par les inventions nouvelles telles que le mercerisage du coton, par l’emploi de plus en plus répandu des fils à coudre de coton, enfin par le bon marché du coton comparativement aux autres textiles.

Aussi en 1900 trouvons nous à Lille 1.035.758 broches à filer et 372.202 broches à retordre. La filature de coton devient alors la plus importante industrie de Lille : elle fait un chiffre annuel de plus de 100 millions et groupe 15.000 ouvriers qui reçoivent plus de 15. millions de salaires.

Les œuvres sociales et philanthropiques sont nombreuses : maisons ouvrières, crèches, orphelinats, caisses d’épargne, sociétés de secours mutuels, retraites aux anciens ouvriers, éducation ménagère, achats à bon marché, secours en cas de maladie, de décès, etc…

* En 1858, Lille s'agrandit en absorbant les communes de Wazemmes, Moulins, Esquermes, Fives.

Le Monde Illustré : juin 1923

dans une filature de coton : les renvideurs et la retorderie

dans une filature de coton : les renvideurs et la retorderie

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Histoire de Wazemmes
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