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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 14:53

En 1855, il était possible aux ménagères d’aller laver leur linge au lavoir public !

On ne saurait croire le mal que se donne un rédacteur de feuille politique, pour fricoter un article de fond, quand l’horizon est au beau fixe, qu’il y a pénurie d’évènements.

Nous cherchions donc un sujet quelconque, susceptible d’être accommodé en premier à Wazemmes, l’autre matin, en flânant, dans le haut de la rue de Paris, arrivé en face de celle du Bois Saint Sauveur nous entendîmes qui disait à une vieille commère : J’va au lavo, saite !

En entrant, à droite, le bureau de M. Bourelle, directeur, qui en fait la visite :

A gauche, les cuves de coulage, où on met son linge, après qu’il a été ébroué, et sur lequel une tige de champignon placée au milieu des cuves, que chauffe la vapeur, jette une lessive faite d’eau de rivière, de cristaux de soude et de savon : une bonne lessive de ménage, quoi !

Chaque lessiveuse remet son linge à M. Warin, chargé de l’opération du coulage, et reçoit de lui un numéro qui sert à faire reconnaître ce qui appartient à chacun.

Les cases où l’on fait la lessive sont au nombre de 53, chacune d’elle est pourvue d’un robinet à l’eau de pluie et d’un autre à l’eau de forage, pour le rinçage.

Deux autres robinets, fort gros, à l’un des bouts du lavoir, fournissent de l’eau chaude à qui en veut.

De plus, et jusqu’à nouvel ordre, on délivre gratuitement une certaine quantité de lessive aux laveuses, de façon qu’elles peuvent faire leur buée sans bourse délier, et avec toute la commodité désirable.

Ce n’est pas tout, au premier étage, deux essoreuses, espèces de tambour en toile, mus par la vapeur et qui font 900 tours à la minute, doublées de treillis qui absorbent l’eau, servent au séchage du linge, qui de là, est mis sur des barres de bois, dans un lieu chauffé à un degré tel, qu’en peu d’instants il se trouve parfaitement sec.

Dans cet utile et philanthropique établissement, tout est admirablement disposé, chacun a sa case pour faire sécher son linge, et n’a nullement a s’en inquiéter, lorsqu’il est pendu, un homme est chargé de veiller sur les petits greniers de séchage, au nombre de 24, qui ont chacun leur porte et leur numéro, dont il donne un double, et que l’on représente en réclamant son linge.

En descendant du premier étage, se trouvent les cabinets de bains, où se trouvent 14 baignoires, et où on peut prendre un bain pour 30 centimes, essuie-mains compris.

Chaque cabinet est pourvu d’une petite glace, d’un porte-manteau et d’une chaise.

A suivre…

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans histoire de Wazemmes
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