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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 10:30

VOYAGE à L’ARBONNOISE

De Louis Vermesse

Nous nous embarquâmes à la station des barquettes, canal de la Haute-Deûle.

Une vénérable matrone voulut bien nous affréter un de ses nombreux bâtiments, en exigeant de nous un gage qui en assurât le retour.

Vous dire si le vent était à l’est, au nord, au sud, je ne sais trop duquel des quatre points cardinaux soufflait le vent ; quoi qu’il soit, nous n’y prîmes pas garde. Au lieu de suivre la route commune, celle qui mène au grand tournant, nous fîmes force de rames pour atteindre l’embouchure de la rivière de l’Arbonnoise avec la Deûle, un peu au-dessus des premières maisons du côté nord du faubourg de la Barre.

Notre entrée dans cette rivière n’eut rien de trop remarquable, nous laissâmes derrière nous, à notre gauche, un chantier où se radoubent une partie des bélandres qui naviguent sur la Deûle, pour arriver sous un grand pont de pierre, dit le pont de France.

A ce moment un lourd chariot en ébranlait la voûte et roulait sur nos têtes. Nous nous trouvâmes à l’endroit où la rivière commence à présenter un assez joli aspect.

Nous avions à notre gauche un chemin pavé et bordé de beaux arbres, à notre droite, une suite de jardins coquettement plantés, peignés… Mais que j’aurais plus admiré n’eussent été les maudits ponts de bois, si bas, qui y donnent accès par la route suscitée, lesquels nous forçaient à nous effacer dans le fond de notre embarcation pour éviter les chocs, et surtout les toiles d’araignées qui tapissaient la voûte.

Nous rencontrâmes encore deux ponts en pierre qui n’exigèrent pas de nous des salutations aussi profondes et qui appartiennent à deux maisons de campagnes de très belle apparence.

La rivière qui, à cet endroit, forme un coude, s’élargit devant nous avec quelque majesté, nous avions toujours à notre gauche le chemin bordé de saules, de ces arbres séculaires et mélancoliquement penchés au-dessus de l’eau, à droite d’une grande blanchisseries de toiles et de fils d’un aspect animé et assez réjouissant ; sous un hangar le long de l’eau, de nombreux ouvriers mouillaient, retournaient, tordaient de blanches poignées de fils de lin, d’autres les rinçaient à bord d’un bateau inamovible ; et ces gais travailleurs poursuivaient notre admiration fainéante de quolibets moqueurs.

Un pont de pierre s’offrit encore à nous ; puis vint une série de trois ponts de bois, aussi désagréables à passer que les premiers, et nous atteignîmes un nouveau coude, après lequel nous vîmes se dérouler devant nous un long ruban d’eau dégarni de ponts, ce qui nous rendit courage, car quelques-uns de nous ayant brossé de dos de leur veste une foule de toiles d’araignées, nous étions sur le point de nous former en conseil de guerre pour décider s’il fallait avancer ou retourner sur nos pas.

Ici nous tournâmes le dos au chemin et nous eûmes à notre gauche quelques jolies campagnes, à notre droite …

à suivre

l'Arbonnoise

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