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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 10:38

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L’ancien rivage, longtemps théâtre des travaux et des plaisirs de la cité, perd un à un les témoins de son passé. Si le Pont Neuf jeté sur la Basse-Deûle aux premières années du XVIII° siècle n’est plus, la demeure de Gilles de le Boé à Lille subsiste encore.

Cette maison bâtie vers 1636 montre une architecture qui, tout en conservant la nostalgie du Moyen-Age, appartient à la seconde Renaissance des Pays-Bas. Ce triomphe du style rubénien éclate dans l’opulente ornementation des façades. Face à l’Hospice Général, un rang de logis de 1662-1666 présente de semblables caractères mais plus de sobriété dans la décoration.

Les clefs de baies sont surmontées d’une corbeille d’où partent des cornes d’abondance gorgées de fruits charnus reposant sur le rampant de larmiers brisés. Ce motif est d’origine locale.

Le « bleu tot » ainsi appelé en raison de sa couverture d’ardoises, aligne au bord de ce qui fut jadis un canal, une façade de 140 mètres de longueur, harmonieuse et racée. Un avant-corps orné de quatre pilastres ioniques embrasse les deux étages et soutient un fronton de majesté où s’inscrit un soleil. Ce monument, de 1729, est situé non loin d’une église dessinée sur plan non basilical : Sainte Marie-Madeleine :

Le dôme de « Notre-Dame du Bastion » à Lille, aujourd’hui familièrement appelée « la Grosse Madeleine », se dégage mal d’un fatras de toitures vieilles. Peut-être l’architecte, qui l’édifia sur un plan circulaire à partir de 1675, eut-il souvenance de Bramante et du « Tempietto » de San Pietro in Montorio ? Depuis l’église de Montaigu, premier dôme apparu sous le ciel des Pays-bas, cette forme avait fait fortune dans les régions septentrionales.

A Lille, la construction s’élève autour d’un noyau cylindrique et sa coupole repose sur une simple tour percée de huit arches au rez-de-chaussée et de huit baies dans les parties hautes. Gombert eut-il connaissance de la chapelle de la Vierge qui, en Saint Roch de Paris, fut réalisée de 1705 ) 1710, sur les plans de Jules Hardouin-Mansart ? Pour porter le dôme des deux sanctuaires, un même procédé a été employé.

Non loin de là, rue de Thionville, l’ancien couvent des Carmes déchaussés offre une pureté de lignes que l’on retrouve en l’église Saint-André.

Le béguinage Sainte Elisabeth fut fondé en 1236 par la comtesse jeanne. Il égrenait son chapelet de maisonnettes, autour d’un jardin planté du lieu de prière. Les bâtiments reconstruits en 1676 disparurent au XIX° siècle et les dernières béguines furent reçues en l’Hospice gantois. Seule la conciergerie subsista jusqu’en 1957.

Le dôme de Sainte Marie-Madeleine à Lille

Le dôme de Sainte Marie-Madeleine à Lille

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans histoire de Lille
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