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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:04

Ce bombardement par les autrichiens à l’automne 1792, outre qu’il réduisit en ruines plusieurs centaines de maisons de la paroisse Saint-Sauveur, notamment les rues de Fives, Saint-Sauveur, de Poids, du Croquet, décapita littéralement la ville

La haute flèche en pierre d’Avesnes de l’église St Sauveur – qui servait de point de mire aux canonniers autrichiens – avait été abattue par les boulets, détériorant le sanctuaire lui-même. La tourelle de la Bourse, le petit clocher des Jésuites (hôpital militaire) avaient également disparu.

Mais la perte la plus cruellement ressentie avait été celle de la belle église gothique Saint-Etienne, près de la Grand’Place ; le feu la dévora, attisé par la présence de 2.094 chaises Et pendant des années les ruines de l’église – les débris « Saint-Etienne », comme le rappelle une rue – encombrèrent les abords de la place, jusqu’un jour où la municipalité les vendit, avec le terrain, pour une bouchée de pain, à un spéculateur qui en fit des lots profitables.

Dès le 26 octobre 1792, le curé Bécu avait obtenu de la municipalité « la concession provisoire » (elle dure encore !) de l’église des ci-devant Jésuites, « située dans la démarcation de la paroisse » ; cette église, de style « jésuite » bien sûr, jouxtait l’hôpital militaire installé dans les locaux du collège depuis qu’un incendie, dans la nuit du 8 au 9 janvier 1793, l’avait partiellement ravagé.

Quant au « guetteur des ville » qui, Lille n’ayant pas de beffroi, veillait à la sécurité des Lillois du haut du clocher de Saint-Etienne il prit domicile sur la tour grise et trapue de l’église Sainte-catherine, près du télégraphe Chappe, installé là le 7 mars 1793, dernière des dix-sept stations qui reliaient Paris à Lille, silhouette squelettique qui envoyait :

… à l’horizon blafard

Ses mensonges diplomatiques

Interrompus par le brouillard.

Aux méfaits de la guerre s’étaient ajoutés les dépréciations et les mutilations dues aux réquisitions et à la vente des biens nationaux (biens des émigrés et surtout biens du clergé). En 1815, l’église Saint-André, rue Royale, église des ex-carmes chaussés, ne s’était pas encore relevée du fait qu’elle servit d’écurie à l’usage des escadrons de la caserne Saint-André.

L’église Saint-maurice, dont la façade «était cachée par les taudis de la rue du Noir-Moreau et dont le « contour » était encombré d’échoppes hideuses faisant corps avec elle, avait été littéralement vidée lorsque y avait été organisé le théâtre culte de la Raison ; on y avait gardé les cloches pour annoncer les offices décadaires, mais la tour de l’Eglise était tellement branlante qu’on devra l’abattre en 1825.

l'église avant la Révolution, au premier plan, la Maison du Beau Soleil se trouvant sur la Grand Place - L'église en feul'église avant la Révolution, au premier plan, la Maison du Beau Soleil se trouvant sur la Grand Place - L'église en feu

l'église avant la Révolution, au premier plan, la Maison du Beau Soleil se trouvant sur la Grand Place - L'église en feu

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans histoire de Lille
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