Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....

Recherche

22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:11

 

Compagnie de Mme Sainte-Barbe

 

    L’ancienne confrérie de Mme Sainte Barbe était commandée par un grand connétable assisté de deux connétables Ces officiers seraient assez bien assimilés aux grades actuels de commandant et de capitaine, les sous-officiers suivant leurs fonctions, portaient des noms qu’aujourd’hui on ne retrouve plus que dans la marine militaire.

 

   En 1792, devenus gardes nationaux, les connétables autres gradés reçurent les titre employés dans l’armée Le grand connétable Nicquet devint le capitaine Nicquet, les quartiers-maîtres et autres gradés devinrent des sergents et caporaux. Leur réorganisation ne fut cependant parfaite qu’en 1803 où le Premier Consul fixa lui-même les détails par une loi spéciale et plusieurs décrets.

 

   Il serait trop long de donner ici la liste de tous les connétables ayant commandé le corps : notons cependant Jean du Béron, grand connétable pendant le siège de 1667, et qui mérita pour sa science et sa valeur les félicitations de Louis XIV. On louait la gloire de Nicquet et d’Ovigneur, les héros du siège de 1792.

 

    Les officiers ayant commandé le corps de 1803 dont la liste est moins longue et dont les noms sont encore présents à beaucoup de mémoire, sont :

 

- Commandant Burette Marcel, 1803              - Commandant Dathis, 1868

-           «          Brame Josse, 1811                 -  Lieutenant-Colonel Ovigneur, 1876

-           «          Barrois, 1823                         -          «             «      Batteur, 1892

-           «          Saint-Léger, 1834                   - Commandant Broly, 1909

 

    Parmi les capitaines qui, outre Nicquet et Ovigneur se signalèrent particulièrement, il faut citer le capitaine Poirel, « un brave à tout poil » qui, en 1815, parvint, avec quelques canonniers, à empêcher une révolte de la garnison de Lille, par sa crâne allure devant une foule de soldats mutins qui voulaient piller la ville.

 

    Depuis leur création, les Canonniers de Lille ont supporté trois sièges : ceux de : 1667, 1708, 1792 (1).

    Quarante deux fois avant 1870, ils mirent la ville en état de défense.

    En 1645, ils repoussèrent une attaque du maréchal Rantzau.

    Le nombre est grand de ceux d’entre eux qui arrosèrent de leur sang les vieux remparts de Lille. C’est en considération des multiples services rendus que la loi de 1875 ne les avaient pas dissous, et c’est à leur bravoure que notre ville doit sa Légion d’Honneur et son décret « Lille a bien mérité de la Patrie » (2).

    De tels titres méritent d’être connus.

 

Vancoillie

 

(1) Les canonniers n’avaient pu prendre part aux sièges de 1128, 1213, 1297 et 1302 antérieurs à la création de l’artillerie.

(2) Un détail à rappeler, c’est qu’en 1842, lors de l’inauguration de la colonne commémorative du siège de 1792, ce furent les Canonniers Lillois qui hissèrent la « Déesse » sur la colonne. Geste symbolique qui suscita alors une véritable émotion, d’autant plus qu’il y avait encore à Lille nombre d’habitants qui avaient connu les horreurs du bombardement.

 

ovigneur-copie-1.jpg

Nicquet-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                              à gauche :Nicquet                                                                                      à droite : Ovigneur

Partager cet article

Repost 0
Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
commenter cet article

commentaires