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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 17:26

 

 La rue du Marché indique qu’avant la démolition de la Nouvelle-Aventure, un marché s’était tenu dans cette rue, face à l’ancienne église (en 1840). En 1825, elle était bordée de fossés, une délibération municipale de cette époque en fixe l’alignement.

  La rue Colbert est l’œuvre de la municipalité wazemmoise de 1850 qui l’ouvrit pour relier « pratiquement » les faubourgs Notre-Dame et de la Barre c’est de là que venait son premier nom « rue de jonction ».

   La rue d’Antin devrait se nommer rue de la chaussée d’Antin (6).

   Qui se douterait que la rue de la Tranquillité était jadis « l’allée des haies » à cause des véritables murailles de verdure remplacées maintenant par les cloisons noirâtres qui l’étouffent !

   Dans le faubourg Notre-Dame (7) quelques anciens chemins méritent au même titre que la rue Léon-Gambetta le souvenir des wazemmois d’aujourd’hui.

   Le chemin des Stations au milieu duquel coulait le canal de ce nom (creusé en 1565), était la principale rue de Wazemmes d’autrefois ; douze chapelles établies sur sa longueur étaient la cause de son appellation, par suite des stations » qu’y faisaient de nombreux pèlerins se rendant à Notre-Dame de Réconciliation d’Esquermes.

   Le chemin de l’évêque (rues Charles-Quint, du Marché, de la Justice, et de Bapaume) était le chemin suivi par l’évêque de Tournai, seigneur de Wazemmes, quand il se rendait au repos dans son manoir (Place Philippe de Girard), la rue Charles Quint a conservé très longtemps le nom de « rue d’évêque ».

   Le chemin du Molinel destiné à relier Esquermes au faubourg des Moulins est devenu les rues Manuel et des Sarrazins. Une malchance spéciale s’est abattue sur les dénominations des rues établies sur cet ancien chemin. En effet le mot « Manuel » est inexplicable, et, d’après certains ne serait qu’une corruption d’écriture du mot « Molinel ». (Molinel serait devenu Malinel puis Mahnel et Mannel, enfin Manuel). Quant à la rue des Sarrazins, bien peu savent qu’elle évoque le souvenir de M. A Sarazin, ancien maire de Wazemmes. Il est probable que dans le langage populaire, « A.Sarazin est devenu « à sarrazins », et que le peintre des plaques officielles a complété l’erreur regrettable qui assimile les habitants de cette rue aux ennemis de Charles Martel à Poitiers (8). En 1825, cette dernière rue ne comptait que 28 maisons.

   Pour faire l’historique complet des rues de Wazemmes, il faudrait un volume de 500 pages… C’est trop pour le petit journal « Wazemmes » dont le format n’est pas certes la superficie du territoire qu’il défend. Souhaitons-lui de grandir avec la même vitesse… que son village !

 

 

     (6) Duc d’Antin, fils de la marquise de Montespan, sous Louis XIV.

     (7) Le manque de place nous oblige à ne citer que les rues transversales à la rue Léon Gambetta, ayant un caractère historique ; notons cependant que la rue d’Anvers qui doit son nom au siège d’Anvers (1832), et Henri Kolb, technicien distingué du département du Nord dont les services furent hautement appréciés à l’agrandissement de Lille en 1858.

 

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Evolution de Wazemmes
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