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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:54

La Gazette de Wazemmes

 

Le 3 août 1856 : Illumination à Wazemmes.

La Ste Anne, cette année a été fêtée on ne peut mieux. Nos établissements buvants ont regorgé de monde : la Nouvelle Aventure était comble ! On a dansé dans les jardins, dans les berceaux, dans tous les coins !  C’était bonne fortune que d’avoir place à un quadrille ; l’on a vu des jeunes gens biloquant tristement leur chibouque, qui n’avaient pu trouver moyen de rigodonner ! Voilà qui est un peu chagrinant, par exemple ! Avoir payer polker ou mazurker et ne pouvoir, qu’à grand peine, s’asseoir sur un pan de mur pour finir son havane… ou du caporal !

Le 10 août 1856 : Fête à Wazemmes … Fête militaire et musicale…

Aujourd’hui pour l’arrivée des nombreux corps de Sapeurs-pompiers et de musique qui viennent prendre part à la fête, nous engageons nos concitoyens à arborer  leurs drapeaux et à orner la façade de leurs maisons. Cette démonstration prouvera à nos voisins et aux étrangers le plaisir que nous nous faisons de les recevoir.

 

Ville de Wazemmes – Château du Casino

Dimanche 10 août 1856

A l’occasion de la fête militaire et musicale

GRAND BAL DE NUIT

Qui commencera à huit heures du matin

Prix d’entrée : un cavalier 1 fr -  une Dame 50cent.

A dater de ce jour, les sergents-majors seuls seront admis dans le bal.

 

Le 17 août 1856 : Fête militaire et musicale : 19 détachements de Sapeurs-pompiers et 7 musiques avaient accepté l’invitation qui leur avait été adressée de venir prendre part au tir à la cible et au festival d’harmonie militaire de dimanche dernier. Dès 9 h du matin, notre compagnie de SP, et la musique communale revêtue de son nouvel uniforme, étaient prêts à faire une bonne et franche réception à leurs camarades.

De dix h à midi 1/2, les détachements arrivés par le chemin de fer, par la route de Dunkerque, par celle de Béthune, ont été conduits à l’école communale, où les vins d’honneur leur ont été offerts par le Maire Casimir Mourmant, assisté de M. Henri Loyer, adjoint, et de plusieurs conseillers municipaux. Vers 5 h ½ a commencé le festival, sur l’élégante estrade disposée en avant du pont Colbert.

L’exécution des divers morceaux a été fort satisfaisante, on a surtout remarqué celle des musiciens d’Anzin,

d’Haubourdin, et d’Halluin ; cette dernière, à la demande du public, a eu l’obligeance de bisser son dernier morceau. On a entendu avec plaisir le jeu facile de la petite flûte, un amateur de 13 à 14 ans, qui promet

pour l’avenir un talent éminent. Chaque musique a reçu une médaille commémorative en vermeil.

Des médailles de même espèce ont été également décernées : Au détachement d’Halluin comme étant le plus nombreux : il comptait cent hommes. Aux détachements de Cassel et d’Anzin, comme étant les plus éloignés.

Le grand nombre de tireurs n’a pas permis de tirer avant la nuit les coups définitifs entre ceux qui avaient brûlé le même nombre d’oiseaux. L’on a dû s’en remettre au sort pour désigner le gagnant. Ce mode a donné les résultats suivants :

1er prix : M. Vannin d’Haubourdin - 2ème  prix : à M. Nuyttens d’Halluin – 3ème prix : M. Farot d’Haubourdin –

4ème prix : M. Lallemant de Loos – 5ème prix : M. Lebondu d’Armentières.

La tenue des détachements ne laissait en général rien à désirer ; on a toutefois distingué sous ce rapport les députations d’Halluin et Roubaix. Rous, dans leurs mouvements ont montré une précision qui atteste à la fois de la capacité des chefs et du zèle des subordonnés. Toute la fête s’est passée avec entrain et sans le moindre désordre. A minuit nos hôtes nous ont quittés, nous laissant heureux de les avoir reçus, et de leur côté, satisfaits de l’hospitalité Wazemmoise.

On nous assure que les cabaretiers de Lille vont intenter une affaire en dommages intérêts à M. le Maire de Wazemmes, qui attire, disents-ils, tous leurs buveurs, dans sa ville, et les laissent, seuls et désolés dans leurs salles communes désertes de Lille. A quoi bon préparer un bon colin et une bonne chuche digne des dieux de l’Olympe, pour des gens indélicats qui vont boire et fumer à Wazemmes chez les Lecrenier, Meurisse, Ramar, Duboquet, Cornu, Délyre etc etc

A la vérité ce n’est gu-re flatteur pour MM les cabaretiers que de voir leurs clients les abandonner, mais patience, dès l‘hiver venu, les Lillois ne viendront plus à Wazemmes, les plus frileux du moins !

Le 21 août : Les ouvriers de la salpêtrerie, rue des Postes, faisaient une chasse acharnée aux punaises ! Il y en avait par milliers, qui grimpaient sur les murailles ; il paraît que l’on avait vidé en cet endroit des paillasses remplies de ces vilaines et puantes petites bêtes. Si le grand destructeur avait été là avec sa poudre, il en eut fait un carnage épouvantable !

 

 

 

 

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