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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 10:10

 

24 août 1856 :

Le clocher de l’église de Wazemmes s’élève rapidement et attire chaque jour une foule considérable qui vient admirer sa belle architecture. Plusieurs artistes de renom sont venus visiter dernièrement la nouvelle église, ils l’ont trouvé fort belle en nous faisant l’éloge de ce remarquable monument, ils ont ajouté : « certes, l’œuvre de Mr Caloine fera passer son nom à la postérité ! »

Il faut dire aussi que l’éminent architecte veille sur son édifice comme une mère sur son enfant chéri, il s’occupe des moindres détails. Ainsi, les modèles d’ornements seront sculptés sous ses yeux par un des premiers artistes de la capitale, qui suivra ses dessins de point en point.

Mardi prochain, à 10 h, un obit solennel sera chanté dans l’église Notre-Dame de Consolation, pour le repos de l’âme de Mr Mourcou-Moillet …

Depuis longtemps on se demande pourquoi à Wazemmes, il n’y a pas un marchand de comestibles, de fruits et légumes fins ?

Les uns disent qu’il n’y a rien à faire ici, que ces objets resteraient à celui qui essayerait d’en vendre ; les autres prétendent qu’il y a assez de bonnes maisons pour entretenir un magasin de ce genre, lesquels croire ? Mais, bref, voici que Mr Six-Théry veut en essayer ; épicier déjà, il va joindre a son commerce la vente de ces articles, et bientôt l’on trouvera chez lui des comestibles, des légumes et des fruits du midi. Nous verrons si nos concitoyens lui donneront la préférence sur les marchands de Lille, à prix égaux, bien entendu ; dans le cas contraire, ne nous plaignons plus de ce que l’on ne trouve rien à Wazemmes.

Un maître oeilleux nous assure que de mémoire de fabricant de malfil, un orage comme celui qui a éclaté dimanche dernier, n’a jamais eu lieu au faubourg des Malades ; la pluie qui tombait à torrents, descendait en cascade de Thumesnil. En un instant des flots pressés eurent envahi les bas terrains et montèrent à plusieurs mètres au rez-de-chaussée des maisons, dont les habitants n’eurent que tout juste le temps de se sauver et se réfugier au premier étage.

 L’on a vu une jeune femme traverser l’eau tenant un enfant dans ses bras, tandis qu’un petit garçon, perché au grenier, s’écriait d’une voix lamentable : « J’sais pas nager ! J’sais pas nager ! ». Au plus fort de l’orage, des hommes courageux se sont précipités dans l’eau pour en retirer les enfants, aux cris de leurs mères qui craignaient de les voir se noyer.

Cette pluie diluvienne a causé quelques dommages ; Mr Martin, par exemple a eu son atelier de moulage submergé, ce qui lui occasionnera une perte d’au moins six cents francs.

On nous assure qu’une pétition sera présentée prochainement au conseil municipal pour le prier de bien vouloir prendre des mesures pour éviter, si possible, que pareille inondation se reproduise.

Le même orage a occasionné l’inondation d’une maison et d’un jardin situés près du contour St Blaise, à Wazemmes, non loin desquels un aqueduc, qu’un propriétaire a fait bâtir et qui en serait la cause, à ce que l’on nous assure de cette inondation, dans laquelle un lapin et deux cochons d’inde seraient morts…

31 août :

Nous avions à Wazemmes, il n’y a pas encore fort longtemps, une sage-femme très connue et surtout fort estimée de tout le monde, elle avait nom : Dame Dubrucq et demeurait rue de l’église. Comme tant d’autres Wazemmois de la vieille souche, elle a payé son tribut à la mort, laissant après elle de sincères regrets. Sa fille Melle Coralie Dubrucq, après avoir fait de longues et sérieuses études à la maternité à Paris est venue s’établir en notre ville, rue du Chauffour. Nous croyons qu’elle remplacera avantageusement sa mère et qu’on peut lui accorder la même confiance.

Pavage de la rue Buffon, nouveaux noms de rue : Bossuet, Fénelon, Massillon…

21 septembre :

De mémoire de bateliers ou de porteurs de houille, le faubourg de la Barre n’avait vu autant de monde … la rue d’Armentières était plantée de mâts auxquels étaient suspendues des oriflammes aux couleurs vives et tranchées ; les façades des maisons étaient décorées de draperies blanches parsemées d’étoiles d’or, de bannières, de fleurs et de rameaux verts ; tout cela se mariait admirablement, en conservant une sévère simplicité qui donnait une de Jésus de Jérusalem … Le faubourg de Béthune avait l’air désolé : une foule nombreuse s’était portée vers le Faubourg de la Barre et le Champ de Mars.

Par Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
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Bravo !!!!! Bisous JMD
Commentaire n°1 posté par JMD le 05/03/2011 à 10h07
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