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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:34

Les églises de Wazemmes

 

- 1 - A quelle date l’église de Wazemmes fut-elle créée et la paroisse organisée ? Aucun document n’a pu fournir une réponse précise.
L’église de notre village est citée pour la 1ère fois en 1066. On peut cependant affirmer que les douze prêtres établis par St Eloi à Seclin vers 640 ont parcouru le territoire de Wazemmes.
On peut penser que le premier soin des évêques de Tournai en établissant leur maison de plaisance à Wazemmes, fut d’y bâtir une église. La fondation de la paroisse de Wazemmes remonte donc à 1066.
Dès 1449 l’église de la paroisse avait besoin de réparations.
Le lundi de Pâques 27 mars 1606, un vent impétueux souffla un jour entier et causa de grands dégâts dans la Châtellenie de Lille et dans tout le Pays de Flandre, d’Artois, de Hainaut et de Hollande.
Le clocher de la Paroisse fut détruit, le curé demanda à l’évêque la permission de vendre les arbres du cimetière entourant l’église afin de payer les réparations (y compris la refonte des cloches).
En 1680 ce fut le tour du chœur d’être réparé. En 1691, on vendit de nouveau des arbres du cimetière pour réparer de nouveau l’église et le clocher.
Pendant le siège de 1708, l’inondation pour protéger les remparts de Lille détériore l’église de Wazemmes. Les travaux coûtèrent plus de 4.000 florins dont la moitié fut payée par l’évêque de Tournai. En 1713/1714 deux cloches sont refondues. La bénédiction de la plus grosse nommée Jésus donna lieu à une magnifique cérémonie, les frais de la fête s’élevèrent à 89 florins et 12 patards.
Quelques mois plus tard, les trois cloches de Wazemmes sonnèrent pendant 42 jours (3 fois par jour), pour pleurer la mort du grand roi Louis XIV.
Pendant la nuit du 14 au 15 juin 1755, la foudre endommagea gravement le clocher. On descendit les cloches pour faire les réparations.
L’église paroissiale était alors située sur la place Philippe de Girard actuelle, C’est là que se trouvait avant la Révolution, le centre, le cœur, de Wazemmes. Selon les plans, l’église coupait la rue Lavoisier actuelle dans toute sa largeur. Le clocher se trouvait côté rue Lavoisier et le chœur vers l’emplacement de la bascule publique, place P. de Girard, vers la rue Nationale maintenant. Cet édifice bâti en pierres blanches et briques, avait 200 pieds de tour. L’église se composait de trois nefs. Dans la nef centrale était placé le grand autel, dans la nef de gauche se trouvait la chapelle N.D. de Bohain, dans celle de droite, la chapelle St Nicolas. Dans cette dernière travée étaient exposées les reliques de St Roch, l’image de St Fiacre ainsi que d’autres reliques rapportées de Rome. Les fenêtres aux vitraux plombés ne comportaient pas de sujets religieux.
C’est sur l’emplacement de cette église que reposent encore vraisemblablement tous les anciens pasteurs de Wazemmes.
En 1798, 98 églises du diocèse de Cambrai (auquel fut rattaché toutes les églises qui dépendaient auparavant de l’évêché de Tournai), furent vendues et démolies.
Le cimetière  était comme l’église très ancien (il recouvrait l’ancien cimetière mérovingien) il couvrait la moitié environ de la place P. de Girard jusqu’au gymnase municipal où l’on a retrouvé des ossements humains, s’étendait sous la rue Nationale et jusque dans la rue du Port (près des Ets Crépin). C’est là qu’en 1901 une quantité de squelettes dans des cercueils, des monnaies de Philippe le Hardi, de Louis de Maële ; de Charles Quint et une jolie médaille représentant Adam et Eve (de la taille d’une pièce de 5 F).
Après 1798, les offices se tenaient dans une salle mise à la disposition du prêtre, dans la demeure d’un paroissien. Pendant ces années, plusieurs emplacements furent proposés. En 1819, le ministre de la guerre accepta un plan d’église qui devait se construire à 500 m du point le plus avancé de la Digue, à condition que le soubassement en maçonnerie n’excédât pas 1 m de haut et que la partie supérieure de l’édifice fut en bois et torchis. La commune devait s’engager à faire démolir cette construction légère à la première réquisition de l’autorité militaire. C’était déjà le 3ème emplacement qu’avaient choisi les différents conseils municipaux. Dans le 1er projet, l’église devait se bâtir sur le cimetière, dans le 2ème, près de l’actuelle rue Degland, au chaufour Lhermitte. Enfin, en 1821, on proposa de construire la nouvelle église sur un terrain arrenté aux Hospices Civils de Lille, d’une contenance de 37 ares 56 centiares, situé rue de l’évêque  (a), (du Marché).

a) Sur ce terrain, s’élevait le moulin de l’Ecaille qui appartenait en 1685 aux maisons de la Grange, des Bonnes Filles et de la Fondation de N.D. des Sept Douleurs. Au moment de construire l’église, ce moulin fut transporté sur des rouleaux dans les bas chemins, du côté de la porte des Postes.

(à suivre)

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