Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....

Recherche

7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:47

De la culture du lin à l’industrialisation

 

Le travail du lin est une des vieilles industries intimement liée à la production agricole de notre région et dont les origines se confondent avec celles de la civilisation gauloise.

 

Au cours des siècles, le lin dans le Nord subit des fortunes diverses. La prospérité de cette industrie familiale, qui écoulait alors ses produits dans le monde entier, était devenue si grande que Charles-Quint avait pu dire : « Je ne crains pas pour les Flandres, tant qu’il y aura des champs pour cultiver le lin, des doigts pour le filer, des bras pour le tisser ».

 

A travers les vicissitudes que subirent les provinces flamandes dans les époques troublées qui suivirent le règne de ce souverain, l’industrie du lin fut toujours l’occupation principale de ses laborieux habitants.

 

Jusqu’au XVIII° siècle, la filature et le tissage étaient des activités exclusivement rurales.  Ce fut à l’époque de Colbert que l’on vit dans notre région les premières manufactures organisées pour lutter contre les produits des Pays-Bas espagnols et des provinces Unies.

 

Le rouet s’était lentement substitué à la quenouille dans la filature des fils les plus communément employés. Ce progrès est à peu près le seul qui soit digne d’être signalé jusqu’au début du XIX° siècle, qui devait voir éclore l’invention de la filature mécanique du lin.

 

On peut dire que c’est à l’initiative de Napoléon 1er  que l’on doit la découverte qui devait révolutionner de fond en comble la vieille industrie des Flandres. C’est en effet le 13 mai 1810 que paraissait au Moniteur un décret ainsi conçu :

 

« Napoléon, Empereur des Français, etc… etc… portant un intérêt spécial aux manufactures « de notre Empire dont le lin est la matière première ;  

« Considérant que le seul obstacle qui s’oppose à ce qu’elles réunissent la modicité du prix à « la perfection de leurs produits, résulte de ce que l’on n’est point encore parvenu à appliquer « des machines à la filature du lin comme à celle du coton ; nous avons arrêté et décrétons ce « qui suit :

« Article 1er, - Il sera accordé un prix de 1 million de Francs à l’inventeur, de quelque nation qu’il puisse être, de la meilleure machine à filer le lin ».

 

Deux mois après cette publication sensationnelle, c’est-à-dire le 18 juillet 1810, un premier brevet était pris par un Français : Philippe de Girard, -

 

Dans ce brevet, et dans les additions qui lui furent successivement faites, tous les principes qui servent aujourd’hui à guider le constructeur et le filateur de lin étaient nettement posés.

 

En l’espace de deux années, les machines qui en étaient la mise en application étaient construites et prêtes à fonctionner. Elles comprenaient une rubanneuse que l’on appelle aujourd’hui table à étaler, une machine à étirer, garnie de peignes, permettant le redressement des longues fibres de lin, un métier à filer en gros, faisant office de la machine que l’on appelle aujourd’hui banc à broche, et un autre métier à filer en fin dont les cylindres étireurs étaient précédés d’un récipient contenant de l’eau chaude.

 

Tour ce matériel dont l’importance était de 2.000 broches avait été installé, mais au même moment, un évènement aussi grave qu’inattendu se produisit : l’Empire tomba !

                                                                                                                                                                              A suivre…

 

07-04-2013-1628-30.jpg

                                                                                      une  renvideuse en 1923

Partager cet article

Repost 0
Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Evolution de Wazemmes
commenter cet article

commentaires