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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 16:48

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WAZEMMES  (d’après l’abbé Salembier)

 

Les étymologistes nous enseignent que le nom de « Wazemmes » tire sa signification de deux mots germaniques : Was, qui signifie Marais, et Hem qui veut dire maison, demeure.

Wazemmes était donc primitivement une terre marécageuse sur laquelle étaient construites des habitations.

Au cours des siècles, le nom de Wazemmes a été orthographié de différentes manières.

En latin, on l’écrivait : apud Wazenias (1066 et 1202), de Wazemüs (1195). En français, c’était Wazemmes (1144 et 1341), Wasemes (1215), Wassemmes (1300), Wasennes (1452).

Bien souvent, durant le XVIIe siècle et surtout le XVIIIe, on orthographiait Wazenne ; mais à partir du XIXe siècle, on écrivit Wazemmes comme on le fait encore aujourd’hui.

 

Composition du sol : Sur un fond constitué par la craie blanche recouverte par des sables et argiles tertiaires, des cours d’eau se sont établis. Ils ont raviné la surface du sol, laissant subsister seulement au Nord et à l’Ouest de la ville des lambeaux du terrain tertiaire. Par contre ils charriaient et déposaient dans toute la région des séries successives de graviers, sables et limons. Ces dépôts ont constitué un manteau d’alluvions largement étalés, recouvrant actuellement la craie dans la région de Lille. A la surface du sol ainsi formé, une rivière s’est établie qui est devenue la Deûle actuelle et qui a effectué elle-même, au cours des périodes historiques, un double travail de creusement et de remblaiement ; elle a d’abord raviné et parfois enlevé jusqu’à la craie la nappe d’alluvions anciennes. Ainsi fut creusée une dépression qui traverse en écharpe la moitié occidentale de la ville et se dirige du sud-ouest au Nord-Est.

Ensuite, cette dépression s’est comblée peu à peu : la tourbe s’est développée par endroits, formant avec le limon déposé par le cours d’eau une argile tourbeuse dont les couches alternent avec des cordons de sable, et  galets de craie. Le lit de la Deûle n’occupe plus qu’une portion de son ancienne vallée.

Dans ces conditions, toute la partie occidentale de Wazemmes, comprenant le faubourg de la Barre et une partie du Faubourg Notre-Dame jusqu’à l’église Saint Pierre Saint Paul, serait située dans cette zone transversale dont le sol est formé par les alluvions anciennes.

 

Superficie : la superficie totale du territoire de Wazemmes était de 263 hectares pour les trois faubourgs  (de la Barre, Notre-Dame, faubourg des Malades, d’après le cadastre établi en 1829.

 

Limite : La commune de Wazemmes était limitée du côté de Lambersart, au Nord, par la Citadelle et la  Deûle jusqu’au pont de Canteleu. Du côté d’Esquermes, à l’Ouest, par une ligne droite partant du pont de Canteleu, traversant le pensionnat Blanche de Castille, poursuivant  cette ligne par les rues actuelles Henri Loyer, Deschodt et des Rogations (Paul Lafargue). Au sud, un chemin qu’on appelait des Bois partait de la rue des Rogations jusqu’à la rue d’Arras ; de la rue d’Arras on côtoyait la commune de Fâches par un chemin dit des Margueritois, qui allait jusqu’au chemin du Bas-Liévin ; on longeait alors la commune de Ronchin, depuis le chemin du Bas-Liévin jusqu’à la rue de Douai, et, au-delà, en ligne droite jusqu’à la commune de Fives. A l’est, se trouvait la commune de Fives jusqu’aux remparts de la ville, contigus à Wazemmes. Les érudits lillois pensent avec quelque raison que le territoire de Wazemmes allait jusque vers les limites des rues Jean-Roisin et de la Viellle-Comédie en suivant le cours imprécis d’un affluent de la Deûle. Il serait donc difficile d’établir une démarcation exacte entre les deux territoires.

 

Diminution du territoire : Déjà, par son ancienne banlieue, Lille s’étendait sur tout le terrain placé à proximité des remparts. En 1267, on délimita à nouveau l’enceinte de la ville avec l’approbation  de la comtesse Marguerite de Flandre. Cette délimitation hors la porte Saint-Pierre partait d’un endroit appelé l’Epine et suivait un chemin se dirigeant vers Beaurepaire jusqu’au petit pont de pierre par lequel on va à Lambersart.

De ce point la limite allait au moulin du Buquet dont les remaniements opérés par Vauban ont fait disparaître toute trace, et de là, au moulin del Saulch situé sur le Fourchon. Elle suivait alors un chemin de terre aboutissant au grand chemin vers Loos, devenue la rue Léon Gambetta, passait à la croix au delà des Malades qui est sur le chemin allant à Douai. Ce point devait se trouver à l’ancienne bifurcation des rues de Douai et d’Arras, vers l’extrémité du boulevard des Ecoles (J.B. Lebas). De la croix des Malades elle se dirigeait vers la croix hors Fives. Cette ligne de banlieue correspondait environ à la rue Solférino actuelle et contenait environ 150 hectares.

Le 23 avril 1670, Louis XIV accorda à la ville de Lille une nouvelle banlieue qui comprenait sur Wazemmes quatre bonniers pris dans le faubourg de la Barre. D’autre part, à sept reprises, l’enceinte de Lille fut agrandie. Avant le XIIe siècle, elle ne comprenait pas plus de dix hectares, soit dix fois la Grand’Place actuelle

 

 

                                        wz-arbonnoise-cliche-Boite3-n-79.jpg

 

 

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commentaires

leconteurbrulemaison 16/04/2012 18:50

Bonjour Sympa les informations sur Wazemmes. Je sais qu'il n'est pas facile d'alimenter un blog pour différentes raisons. Donc ... Bon courage !