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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 23:00




Dénuement spirituel et religieux

    
 Agrandissement spirituel et religieux :

L’implantation de nombreuses industries à Wazemmes a attiré une main d’œuvre étrangère importante. Cette main d’œuvre venait essentiellement de Belgique (pays fondé en 1830), les raisons de ces déplacements massifs de population étaient nombreuses. Certains tentaient de fuit leur pays à cause de leur religion, d’autres cherchaient à éviter la misère économique qui sévissait à la même époque en Belgique.

Ces flux de population furent attirés par la montée industrielle de Lille, amis également de sa proximité avec leur pays d’origine. Cette immigration était déjà présente à Wazemmes bien avant l’agrandissement de 1858 puisque l’on comptait déjà 3.000 flamands en 1854. Elle ne cessa de s’intensifier avec l’industrialisation croissante jusqu’à dénombrer plus de 6.000 flamands sur une population totalisant 21.000 personnes en 1858.

En 1866, ils étaient plus de 20.000, se concentrant essentiellement dans les rues d’Iéna, des Rogations, (Paul Lafargue), de Juliers (Jules Guesde), Bailleul, Magenta, etc…
En 1876, Lille, abrite 51.000 belges, dont plus de la moitié à Moulins et à Wazemmes. Cette dernière fut alors appelée un temps « la petite Belgique ».

Cette main d’œuvre étrangère s’installait, notamment à Wazemmes, d’abord dans de petites chambres insalubres, puis, progressivement dans les cours. Cependant, ces ouvriers, qui connaissaient pour la plupart des conditions de travail très difficiles étaient coupés des autres ouvriers par la barrière de la langue. Comme les autres, ils connaissaient « la misère ouvrière », mais contrairement à ces derniers, il n’existait pour eux aucune communauté. En effet, ils ne comprenaient pas la messe et ne trouvaient alors pas en la religion ce guide spirituel si précieux en période difficile.

Pour combler ce manque, des institutions religieuses et privées se mobilisèrent. Ainsi se créèrent la société St Joseph et l’œuvre de St François-Régis dont le but était de prendre en charge les formalités administratives et parfois même économiques du mariage. Dans ce conditions, les ménages ainsi que les enfants nés de ces unions devenaient légitimes. Cela redonnait un cadre et une reconnaissance à ces populations.

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Evolution de Wazemmes
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