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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 15:25

 

M. François Vancoillie n’ayant pas continué l’histoire des rivières de Wazemmes dans le Journal de la rue Léon Gambetta, il n’y a d’ailleurs plus aucun texte de lui dans ce journal…

Je suis donc retournée dans le livre de l’Abbé Salembier afin de continuer l’histoire des rivières de Wazemmes.

 

Voici ce qu’en dit l’abbé Salembier :

 

Le Fourchon ou l’Arbonnoise

 

Au-delà de la Planche à Quesnoy, la Deûle, nous l’avons dit, se divisait en deux branches. Celle qui pénètre à droite, après avoir traversé Esquermes, faisait tourner les moulins de Wazemmes, au lieu dit Rouge Porte, à l’intersection du boulevard Vauban et de la rue Nationale, (1), puis elle coulait dans les prairies qui faisaient partie du château de l’évêque de Tournai, laissait ce château, l’église de la paroisse,  et la cense Saint-Nicolas à droite, et faisait tourner le moulin del Saulch. Il entrait ensuite dans la ville derrière le palais de Rihour, dont il alimentait les fossés, il activait le cours des différentes rivières intérieures et tombait enfin dans la Basse-Deûle.

 

    C’était là le lit primitif de la Deûle qui n’avait pas à cette époque l’allure calme que nous lui connaissons de nos jours. Le Fourchon était alors, qui le croirait ? une sorte de torrent, et son cours rapide lui avait creusé un lit dans la craie jusqu’au niveau de l’affleurement des sources naturelles  Souvent, dans les crues subites de l’hiver, le fleuve minuscule débordait et inondait les champs voisins. Une tempête dans un cours d’eau ! On ne s’attendrait pas à rencontrer un torrent à Wazemmes et à Lille. C’était probablement le seul en Flandre.

 

    Un grand amateur de choses lilloises nous a raconté dans des pages intéressantes les parties de plaisir de sa jeunesse le long des cours d’eau de Wazemmes. « Jolie promenade de l’Arbonnoise ! Que de gentils souvenirs tu nous rappelles : Tes eaux claires et limpides, tes rivages verdoyants et fleuris, tes ombrages, les cygnes nous poursuivant d’une manière menaçante et  agressive, lorsque nous approchions trop près de leur retraite, tes pêcheurs lançant l’épervier ou piquant de leur trident les anguilles endormies dans la vase, nos promenades en flottille, nos barquettes chargées de jeunes gens gais comme des pinsons ! » (1)

 

(1) Louis Legougeux, Souvenirs Lillois

 

    Il ne reste rien de ces belles promenades d’antan, rien, sinon un poétique et regretté souvenir !

 

Le Canal Vauban

 

    Le creusement de ce canal fut décidé au moment de la construction de la citadelle. En vue d’épargner les charrois qui ruinaient le pays et n’amenaient en hiver que peu de matériaux, Simon Volant (2), l’auxiliaire de Vauban, lui proposa de creuser un canal partant de la Haute-Deûle aux environs du village d’Esquermes, pour aboutir aux fossés de la Citadelle, en passant par Wazemmes. Ce projet de canal réussit à souhait, et au début de 1869, un seul bateau faisant chaque jours plusieurs voyages amenait plus de pierres que cent chariots n’eussent pu en conduit=re dans le même temps. (3).

 

    Vauban par ce canal, avait pris toutes les eaux de l’Arbonnoise. Celle-ci ne fut plus alimentée que par les rigoles d’assèchement du territoire d’Esquermes que Vauban fit passer par un siphon sous son nouveau canal. Mais  cette contribution peu abondante se perdit dans les près des blanchisseurs et ne put fournir l’eau nécessaire pour alimenter les moulins de Wazemmes et le moulin del Saulch ; ceux-ci cessèrent alors de tourner.

 

 

Derriere-le-Sacre-Coeur.JPG

 

derrière le Sacré-Coeur

 

(2) Simon Volant appartenait à une famille de maîtres maçons lillois, dont la généalogie a été donnée par M. P. Denis du  Péage, dans les Mémoires de la Société d'études  (tome XIII  p. 843)

(3) M. Sautai, l'oeuvre de Vauban à Lille.

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