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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:11

 

LES FAUBOURGS DE WAZEMMES

  d'après P. Pierrard 


On pouvait distinguer en 1833, trois faubourgs distincts, séparés par des espaces verts, prairies, labours et marais.

- Au sud-est, entre la route de Douai et la route d’Arras, le faubourg des Malade, qui, en 1833, fut détaché de Wazemmes pour former la commune des Moulins.

- Au centre, le faubourg Notre-Dame, dont l’axe était la route de Lille à Béthune, - rue de Lille jusqu’en 1858, rue Notre-Dame jusqu’en 1863 – c’était le cœur de Wazemmes.

- Au Nord-Ouest, près du port de Lille, le Faubourg de Dunkerque ou de la Barre.

Ces deux derniers faubourgs étaient séparés des remparts sud de Lille, entre la porte de Béthune et la Porte de la Barre, par l’ancienne zone d’inondation de la place, que limitait au sud une levée de terre appelée Digue.

 

L’Arbonnoise, rivière appelée encore le Fourchon ou Filet d’Esquermes, était une déviation de la Deûle : elle formait de nombreux bras, dont le canal Vauban, passait au moulin del Saulx et, par les fossés des fortifications, rejoignait les canaux intérieurs de Lille.

Le canal des Stations, creusé en 1566, envoyait les eaux de l’Arbonnoise dans le canal des Hybernois : la rue des Stations, second axe du faubourg Notre-Dame, se développera le long et sur ce canal.

 

La vocation de Wazemmes semblait donc de plaisance ; elle attirait le Lillois désireux de repos et de gaîté dans ses guinguettes : la plus célèbre était la Nouvelle Aventure, près de l’église, dont la disparition vers 1866/67, marqua l’effacement définitif du Wazemmes vert, devant le faubourg ouvrier.

 

Mais Wazemmes en 1851, était déjà partiellement une ville manufacturière. Les plus anciennes industries wazemmoises sont les blanchisseries de linge, de fil et de toiles, attirées par les eaux de l’Arbonnoise qui, très savonneuses, étaient recherchées  pour le blanchiment. Tout le territoire marécageux qui s’étendait entre la Haute-Deûle, la Digue et le Canal des Stations, - rue du Blanc-Ballot, allées du Pont-Rouge, de la Grappe de raisin, Grande Allée, rue de la Digue, de la fontaine del Saulx aux noms évocateurs*, - était coupé de fossés et de saignées d’eau.

En 1833, « la commune de Wazemmes comptait encore 80 établissements de blanchisserie ».

 

Le faubourg de la Barre, outre qu’il attirait nombre de rentiers, rue Colbert notamment, se développa grâce à la blanchisserie et à l’important trafic des bords de la Deûle : marchands de bois, ateliers de naceliers, constructeurs de bateaux qu’attirait en outre la proximité de la route de Dunkerque.

 

Avec ses 2.200 habitants en 1847, le faubourg de la Barre se croyait en droit de revendiquer, tout comme Moulins-Lille, son autonomie. Une violente polémique, à la fin de la Monarchie de Juillet, avait opposé, sur ce sujet, au conseil municipal, les représentants de la Barre et ceux du faubourg Notre-Dame. Ces derniers tinrent bon malgré les foudres du poète local Charles Chrétien qui, en vers de tourlourou, menaça d’un « affreux volcan » ceux qui voudraient s’attaquer au « noble Vauban ».

 

photo arbonn.

 

L'Arbonnoise bucolique.

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Culture - Patrimoine
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