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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:00

  

  

  

Ce fut sans doute pour élever la porte Notre-Dame qu’une ordonnance prononça l’union à la ville de deux bonniers dont la haute justice appartenant à l’évêque de Tournai, à cause de sa seigneurie de Wazemmes.

De ce fait, la ville de Lille s’engagea     à solder une somme de 20000 livres parisis à Mgr Maxilien de Gand, évêque de Tournai à cette époque.

      Le sixième agrandissement, celui de 1670, eut pour auteur Vauban, qui fit surgir du sol notre redoutable citadelle.

 

       Le célèbre ingénieur conçut le dessein grandiose d'étendre l'enceinte de Lille au Nord-Est et d'englober dans la ville nouvelle tout le faubourg Saint-Pierre. Il voulait en même temps faire régner une large esplanade entre la ville et la forteresse. La construction de la citadelle et ce nouvel agrandissement enlevèrent encore à Wazemmes et au faubourg de la Barre une certaine partie de leur territoire.

       Cette entreprise gigantesque répondait aux desseins de Louis XIV qui voulait faire de la ville de Lille une place forte de premier ordre, le boulevard de la France du côté du Nord et l'anneau le plus formidable de la fameuse ceinture de fer.

       Le 23 avril 1669 intervenait avec la ville un accord: aux termes duquel, «elle s'engageait à verser une somme de 200,000 florins a titre de participation dans la dépense en échange d'un agrandissement de la banlieue et de l'extension des droits et privilèges du Magistrat aux quartiers à annexer.»

Ce nouvel agrandissement amena la démolition de la porte des Malades et de la Barre. Celle des Malades était très ancienne ; elle existait en 1255 et était appelée porta leprosorum, porte des lépreux, à cause de :

 

Lille, la voisine envahissante …

 

Avant le XII° siècle, elle ne comprenait pas plus de dix hectares, soit dix fois la Grand'Place actuelle.

Les trois premiers agrandissements ne firent que développer l'enceinte de la ville; mais à partir du quatrième agrandissement datant de 1603, nous voyons le territoire le territoire de Wazemmes diminuer au profit de sa puissante et quelque peu avide voisine, dont chaque progrès ne fait qu'aiguiser l'appétit et préparer les voies à l'absorption totale.

L'agrandissement de 1603 était projeté depuis longtemps. En 1562, les échevins avaient présenté à Marguerite de Parme, régente des Pays-Bas, une requête sollicitant l'autorisation d'agrandir la ville, depuis la porte des Malades jusqu'à celle de la Barre, Mais les troubles religieux qui survinrent et le gouvernement despotique du duc d'Albe firent ajourner ce projet. En 1598, sous le gouvernement des archiducs Albert et Isabelle, les échevins renouvelèrent leur demande et furent assez heureux pour obtenir gain de cause par une ordonnance du 4 juin 1603. Toute la partie annexée comprenait la rue de Denain, les bains Lillois, la rue Lydéric, la place Jacquart, la rue Jeanne Maillotte, la place Richebé, la rue Gombert, les squares Jussieu et Dutilleul, d'une superficie de 115 hectares, et diminuait d'autant notre territoire. Les fortifications correspondantes furent achevées en six années.

Pour permettre à la ville d'élargir son enceinte, Michel d'Esne, évêque de Tournai, et seigneur de Wazemmes, renonça à ses droits sur quelques terrains englobés dans le nouveau périmètre. Bien vite, des difficultés s'élevèrent pour désigner la paroisse à laquelle appartiendrait ce territoire ainsi enlevé et incorporé à la ville de Lille.

Wazemmes avait des droits incontestables. Pour lever toute difficulté, l'Échevinage de Lille écrivit à l'évêque de Tournai ; il lui dit que les chemins qui conduisaient à l'église de Wazemmes étaient si fangeux qu'il était difficile d'y parvenir; d'ailleurs il ne convenait pas que "des habitants de ville fussent paroissiens d'une église de village". Il suppliait en même temps l'évêque de permettre aux habitants qui avaient élevé des maisons de grand prix sur cette partie annexée, d'être paroissiens des paroisses adjacentes. De plus, il promettait de justes indemnités à la cure de Wazemmes. Ces raisons étaient excellentes. Il arriva en effet qu'en 1605 le cadavre d'un nommé Dufresne ne put être « convoyé » à Wazemmes, à cause de la difficulté des chemins.

Celle-ci décida que les maisons comprises dans la nouvelle enceinte seraient annexées aux anciennes paroisses et qu'une nouvelle église n'était pas nécessaire.

La question était résolue; la ville, autorisée par lettres patentes des Archiducs Albert et Isabelle, paya une indemnité annuelle au curé et au clerc de Wazemmes 2. En somme, cet agrandissement profita aux paroisses de Saint-Maurice, de Sainte-Catherine, de Saint-Etienne et de Saint-Sauveur

 

 

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