Dénuement spîrituel et religieux :
D’autres ordres religieux développèrent également des écoles pour prendre en charge l’éducation des enfants d’immigrés. D’authentiques quartiers flamands s’organisèrent autour d’une église, parfois d’une chapelle (presbytère, salle de réunion, école …) Des prêtres flamands « s’expatrièrent de leur pays natal pour venir rejoindre le flot grandissant d’immigrés.
De cette manière , ils pouvaient célébrer la messe en flamand et être plus proches de leurs « brebis égarées ».
A côté de ces institutions religieuses, d’autres, d’origine privée s’intéressèrent au sort de ces immigrés. Les « Maisons du Peuple » furent alors créées dans le but « d’encadrer » ces
populations. La construction de ces lieux fut permise grâce aux bénéfices des coopératives socialistes (elles fixaient le prix du café, du pain et de la bière…)
Les Maisons du Peuple copièrent les œuvres catholiques flamandes Elles furent construites sur le modèle « Vrourit de Gand ». Ces maisons logeaient les organes de la coopérative, ceux du parti
politique et ceux du syndicat (souvent textile). A l’intérieur de ces Maisons du Peuple, (voir l’Union, rue d’Arras, construite par le parti socialiste de l’époque), on trouvait, un café, une
boulangerie, une épicerie et une salle de spectable0 Cette salle pouvait regrouper jusqu’à 2.500 personnes. Ces établissements étaient destinés à aider les ouvriers dans leurs tâches
quotidiennes. Ainsi, dans un même lieu, se rassemblaient tous les services dont la population avait besoin. Cette dernière pouvait également s’y détendre lors des spectacles.
On peut remarquer l’omniprésence des cafés, lieux très fréquentés, à cette époque. En effet, on comptait un débit de boisson pour 60 habitants à Wazemmes. Dans la seule rue de Juliers, on
comptait plus de 50 cafés – épiceries. Lesquels organisaient des jeux, des bals, des fêtes.
L’alcoolisme était devenu une véritable maladie endémique. Du fait des conditions de vie et de travail très laborieuses, les ouvriers se réfugiaient dans l’alcool. L4alcoolisme constituait un
signe visible de la détresse dans laquelle était plongée cette population.
Auparavant les hommes venaient à Wazemmes pour boire un verre dans le but de se détendre, dans un cadre verdoyant, quand ils ne travaillaient pas, par la suite, ils devinrent « prisonniers » de
Wazemmes et ont bu pour pouvoir supporter leurs conditions de travail et de vie.
Wazemmes, lieu de détente avant 1858, devint alors un lieu de misère sociale.
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