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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 17:27

LA DENTELLE A LILLE

La dentelle était déjà florissante à Lille dès le début du XVI° siècle

En 1582 les dentellières figurent à l’entrée du duc d’Anjou dans la cité flamande, elles portent un costume populaire : une robe rayée, un bonnet de toile plissé à petits tuyaux et une médaille d’argent suspendue au cou par un ruban noir.

Les dentelles de Lille noires et blanches à fonds simples étaient semblables à celles d’Arras mais de qualité supérieure. Cependant, si elles ne jouissaient pas des faveurs de l’aristocratie de l’époque, elles étaient recherchées en Angleterre où la haute dentelle de soie noire de Lille plaisait particulièrement pour la confection des longues manches de soie à la mode du moment.

Les dentelles de Lille étaient introduites en Angleterre par contrebande en grande Quantité.

Quand Lille devint française après le traité d’Aix-la-Chapelle, beaucoup de dentellières partirent pour s’installer à Gand. Cependant l’industrie dentellière ne déclina pas et en 1713 lors du mariage du jeune duc de Boufflers, alors gouverneur de la ville, avec mademoiselle de Villeroi, les magistrats leur offrirent des dentelles de Lille d’une valeur de 4.000 livres.

En 1723, il y avait à l’hôpital de la ville 700 ouvrières qui fabriquaient beaucoup de fausses « valenciennes », mais au début du XVIII° siècle, les dentellières travaillaient surtout le « point de Lille ».

Cette dentelle avait beaucoup d’analogie avec la « Malines ». Sa légèreté lui a valu un succès considérable qui a duré plus d’un siècle.

Durant cette période, plus des deux tiers des ouvrières de toutes les fabriques d’Europe où l’on ne faisait ni « Valenciennes » ni « Malines » ni « d’Angleterre » ni de « Bruxelles » y ont été occupées : elles étaient connues sous le nom de « Lille » ou de « Mignonnettes ». Arras en fabriquait également…

La conquête des Flandres avait créé un régime économique nouveau qui ne sera pas sans conséquence pour les deux régions rivales : la Flandre espagnole et la Flandre française.

Un arrêté du 14 août 1688 ordonne que toutes les dentelles de fil d’Anvers, Bruxelles, Malines et autres lieux de la Flandre espagnole et pays étrangers venant de la Flandre française y entreront seulement par les bureaux de Rousselars et Condé et y acquitteront les droits d’entrée à raison de 40 livres pour chaque livres pesant.

Une modération des droits fut demandée par les marchands de Lille, leur demande fut examinée par le Conseil du commerce dans la séance du 11 mars 1705 dont voici l’extrait du procès-verbal :

« lecture a été faite d’un mémoire des marchands de la ville de Lille faisant commerce des dentelles, par lequel ils demandent une modération de droits sur l’entrée des dentelles de la Flandre française qui paient 25 livres par chaque livre, comme celles de la Flandre espagnole quoique les dentelles qui se fabriquent dans la Flandre espagnole soient plus fines et par conséquent de plus grand prix, et représentent que la manufacture de Lille a toujours occupé 1.500 personnes et se trouve à présent presque sans ouvrage et réduit à la mendicité, parce que les marchands de l’ancienne France trouvent mieux leur compte à aller faire leurs emplettes dans la Flandre espagnole que dans les villes conquises à l’obéissance du Roy à cause qu’il n’y a plus de différence sur les droits d’entrée… »

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