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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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Le corps magistral de la ville se rendit en grand apparat au Te Deum célébré à la collégiale Saint Pierre. Le jour suivant, les quatre compagnies bourgeoises (arbalétriers, arquebusiers, tireurs d’épée, canonniers) multiplièrent les démonstrations et donnèrent une tournure plus profane à l’atmosphère de liesse qui commençait à embraser la cité de la Deûle. Un grand feu d’artifice mit ensuite en œuvre une machinerie impressionnante.

Par la suite, les bateliers « firent la joute » à la lance au rivage de la basse Deûle, tirèrent « l’oie et l’anguille », puis la ville organisa un bal. Le soir, le gouverneur, le duc de Boufflers, qui ne voulait pas être en reste de magnificence, « fit jouer la comédie pour le peuple » : on représenta Dom Japhet d’Arménie suivi de l’Isle des Amazones. Le troisième jour, après un tir à l’oiseau (tir à l’arc sur une perche verticale de plusieurs mètres de haut), Boufflers convia à un festin puis à un « bal en masque »…

Le programme festif, on le constate, ne manquait pas de densité. Au cours de ces jours de fête qui mettent en mouvement l’ensemble d’une société, des détenteurs de l’autorité publique firent connaître leur joie en faisant illuminer les façades de leur demeure. Par exemple, le rewart et le mayeur de la ville décorent et illuminent leur hôtel particulier. Le fermier des vins et des bières de la ville, M. d’Aubigny fait richement orner la maison du Griffon d’Or, devant laquelle un amphithéâtre est installé pour « y donner un concert d’instrument »…

Les plus pauvres ne furent pas oubliés. Dès le premier jour, des fontaines de vin coulaient dans les rues. Les ministres de la Bourse Commune des Pauvres distribuèrent double ration de pain dans toutes les paroisses. « On conte, écrit Pourchez, qu’il y en a plus de 6.000 pour qu’ils se ressouviennent de la naissance d’un aimable dauphin et qu’ils prient le Seigneur pour la conservation de la maison de Bourbon »

Le banquet des pauvres alignés au long d’interminables tablées est demeuré célèbre grâce à l’aquarelle de Pourchez, comme du reste le repas offert aux divers orphelins de

la ville (Bleuets, Bapaumes et Bonnes Filles).

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