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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 19:00
assiette avec chanson de Desrousseaux
assiette avec chanson de Desrousseaux

Dans l’humble univers de Desrousseaux, devenir petit marchand est une obsession, un mirage.

Marchand forain, marchand d’carbon, marchand d’oches, de pommes de terre frites, de poires cuites ou de lait battu … : quel rêve pour un fileur obligé de « r’chamailler dins les fabriques » ! Ce ne sera pas la richesse, ce sera au moins la liberté : avoir « sin biec à l’air ».

C’est un monde peu tenaillé par l’inquiétude religieuse, les petites gens étant peu instruits et absolument pas intégrés à la vie paroissiale, pour des individus qui travaillent 70 heures par semaine et déménagent à tout bout de champ ?

L’église n’est qu’un élément du décor urbain, un lieu par où l’on passe, -- en quelques circonstances majeures : baptême, première communion, mariage (mais beaucoup se mettent carrément « in ménache » sans passer par le curé ni le maire), obsèques

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 10:17
les cours du temps de Desrousseaux
les cours du temps de Desrousseaux

Apprenez, qu’entre 1800 et 1914, 120 000 enfants nés à Lille n’ont pas atteint leur première année ; sur un total de 400 000 Lillois décédés durant cette période, plus de 150 000 étaient des enfants de moins de cinq ans…

« Le P’tit Quinquin » retrace la vie des « bonn’ gins de Saint sauveur » la pauvre chambre qu’ils occupent se trouve dans une maison de la cour Jeannette-à-Vaques, cette cour où Desrousseaux demeura lui-même, avec sa mère.

Saint-Sauveur ! le quartier, la paroisse où, pendant des siècles, ont travaillé et souffert des milliers d’ouvriers, sayetteurs, bourgeteurs, filtiers et ces dentellières dont le si beau métier était tombé dans la désespérance du sous-prolétariat.

Desrousseaux nous chante :

C’est au cabaret que l’tristesse, Vieill’ tigresse Sitôt disparaît

Quand eun’ séquoi nous désole, Quand l’ malheur nous a giflé,

Ch ‘ est du café qui nous console, Vive l’café

Le dimanche 17 janvier, le Club des Ambassadeurs exposera sous les Halles de Wazemmes, le passé du quartier. Dès 9 h 30 jusque 13 h 00 - Gratuit

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 19:07
ancienne boulangerie de l'époque de Desrousseaux à Lille
ancienne boulangerie de l'époque de Desrousseaux à Lille

Le monde de Desrousseaux partie 1

En novembre 1853 dans la 5ème édition des Chansons et Pasquilles Lilloises, des chansons d’Alexandre Desrousseaux, paraît la célèbre « Canchon Dormoire », berceuse qui, appelée : le P’tit Quinquin, va rapidement devenir célèbre.

Dès 1855 elle est interprétée au théâtre de Lille.

En 1857, le chef Bosquet lance la chanson à Paris dans la salle Barthélemy : quadrille, Noël, avant de devenir une ronde puis Marche Funèbre, le P’tit Quinquin est un Pas Redoublé à partir de la campagne de Crimée.

Le « gosse Narcisse » devient une mascotte qui apparaît sur les bouffardes, les assiettes, les étiquettes de magasins, les « carrés » de pain d’épices, les images d’Epinal sont à l’effigie de l’pauv’ dintellière se multiplient.

Cent mille exemplaires de la Canchon Dormoire sont tirés entre 1853 et 1890

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 19:08
Fac de lettres Lille 1858
Fac de lettres Lille 1858

Les efforts des municipalités dans le domaine de l’urbanisme sont importants : ils portent sur la couverture de nombreux canaux à ciel ouvert (Vauban, de l’Arc, du Cirque, des Molfonds …), le remplacement à partir de 1893, du système ancestral des « p’tits tonniaux » des « berneux » par des vidanges inodores ; le développement, après 1897, de l’éclairage des rues au gaz par becs double Auer (5.932 lanternes en service en 1900 ; le captage des eaux d’Emmerin puis (1899-1902) la dérivation des eaux de l’Arbonnoise et la création d’un laboratoire municipal d’analyse des eaux destinées au public ; la prise en charge du balayage des rues ainsi que l’enlèvement des boues par une entreprise liée à la ville par contrat (1905)

Trente-deux hectares sont plantés en jardins et en squares entre 1860 et 1900, principalement le jardin de l’impératrice créé en 1865, devenu jardin Vauban à la chute de l’empire.

On plante les cours des écoles et les nouveaux boulevards de marronniers.

Les carrefours et places de cette ville « neuve » sont ornés de statues : Pasteur, Faidherbe, Testelin, Jeanne d’Arc, Desrousseaux…

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 19:05
fac de physique Lille 1858
fac de physique Lille 1858

Des églises s’élèvent sous le second empire et la République jusqu’en 1914 : Saint Michel, Saint Pierre Saint Paul (1854), Notre Dame de Consolation (1855), Notre-Dame de Fives, Saint-Maurice des Champs, ne présentent guère un intérêt esthétique, sacrifiant à la froideur du néo-roman ou néo gothique, renforcé par un bric-à-brac saint-sulpicien.

Tandis que le « quartier latin » catholique, avec ses facultés, ses maisons d’étudiants, ses pensionnats, à proximité des hôtels cossus et neufs des boulevard Vauban et de la Liberté, voit s’épanouir un gothique sombre et anachronique, l’autre « quartier latin » des écoles officielles – près de la Place Philippe Lebon – se hérisse de bâtiments universitaires et académiques répondant aux exigences composites prétentieux ou d’un art « industriel » petit et triste qui ne parvient pas à égayer les longues et larges rues monotones bordées de maisons sans élévation, cet immense faubourg qu’est le nouveau Lille, excentré par rapport à la petite mais vivante cité, le vieux Lille.

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 19:01
gare Lille en 1858
gare Lille en 1858

Après la guerre de 1871 Lille s’applique à bâtir les zones non construites du territoire de Wazemmes si bien que grâce à la (population Wazemmoise qui compte énormément de Belges), la ville s’accroît rapidement, passant de 158.117 âmes en 1872 à 217.807 en 1912.

Ce remplissage provoque une frénésie de construction et fait monter le prix des terrains.

Les différents maires s’emploient à maîtriser l’urbanisation de Lille. Ce qui obligea les constructeurs des immeubles de la rue de la Gare (Faidherbe, inaugurée le 1er août 1870) ont été tenus de respecter les normes de hauteur des constructions et de la saillie des balcons … Géry Legrand, qui préconisait le style « lillois » (pierre et brique) ne fut pas suivi.

D’ailleurs, jusqu’à la construction, débutée en 1906, de la Nouvelle Bourse de Commerce, par Louis Cordonnier en style néo-flamand, les architectes imitent le style des constructions Haussmanniennes, bâtissant d’énormes et coûteuses bâtisses de pierre.

Le Préfet Vallon a lui, largement crevé le plafond des crédits alloués à la construction de la nouvelle Préfecture ; quant au Palais des Beaux-Arts, monument de 3.360m² de Bérard et Delmas (1885-1892), ce qui vaut au maire Géry Legrand bien des critiques virulentes :

« Le grand Géry » a voulu enchâsser les riches collections lilloises en un palais digne d’elles, mais cet écrin se révèle onéreux et aussi impropre à la conservation et à la mise en valeur des chefs-d’œuvre qu’il contient : dès 1895 il faut mettre la collection de dessins de maîtres légués par Wicar à l’abri de l’humidité…

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 12:23
lille le plébiscite du 8 mai 1870
lille le plébiscite du 8 mai 1870

Les résultats de ce plébiscite par lequel l’empereur demandait aux français d’approuver les réformes libérales des dernières années donnèrent la preuve que la société lilloise n’était absolument pas d’accord.

Le Comité Lillois d’adhésion au plébiscite composé de notables industriels effrayés par la montée républicaine, s’oppose le Comité antiplébiscitaire animé par tous les chefs démocrates et présidé par Achille Testelin.

Le non l’emporte dans les 7 sections les plus ouvrières (Saint-Sauveur) les non atteignirent 70 %.

Au total pour Lille : 8.796 non 8.459 oui. (le peuple n’approuve pas l’empereur)

Le texte de l’assiette qui illustre ce texte est :

A mes chansons

Vous ne serez point publiées Vous n’irez point avec Sénèque

Par les journaux de tous pays Remplir un illustre casier

Vous ne serez point reliées Vous aurez pour bibliothèque

En maroquin du plus haut prix La mémoire de l’ouvrier

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:31
Lille Wazemmes en 18678 suite N°3

Ces « points noirs » se multiplient au cours des deux dernières années d’un régime qui, en se libéralisant, forge des armes contre lui-même. La loi du 9 mai 1868 qui supprime, pour la presse, l’autorisation préalable et le système des avertissements, permet au Progrès du Nord de monter d’un ton ; et la Lanterne va proliférer à LILLE, quitte à ce que, le journal pamphlétaire de Rochefort ayant été obligé de se réfugier en Belgique, passe allègrement la frontière dans la poche des voyageurs ou la casquette des chefs de train.

Le 6 juin 1868, une loi autorise, sous certaines conditions, les réunions publiques. Or, à Lille au cours de l’année suivante, une mini crise éclate qui provoque du chômage : patrons et ouvriers en attribuent la cause au traité passé avec l’Angleterre.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 17:29
Lille Wazemmes en 1867 suite N°2

Mais les temps ont changé : le mécontentement populaire ne s’exprime plus seulement par le recours illégal (et sévèrement puni) aux cris et écrits séditieux. Les ouvriers disposent de puis 1864 du droit de grève… si Lille ne connaît pas les heures furieuses de Roubaix en 1867, la ville voit se développer quelques mouvements de grève dans la métallurgie ‘mouleurs) et le textile (filtiers) : ils obtiendront des augmentations de salaire.

C’est donc dans une ville profondément troublée que Napoléon III et Eugénie président aux fêtes organisées le 25 septembre pour le 2° centenaire de la réunion de Lille à la France.

Il y a foule pour contempler les souverains. Mais c’est tout de même à Lille que l’Empereur, pour la première fois, laisse échapper, au cours d’un discours resté célèbre, une phrase pessimiste : « Des points noirs sont venus assombrir notre horizon… »

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 17:21
cuisine populaire crise économique lille en 1867
cuisine populaire crise économique lille en 1867

Nouvelle crise économique provoquée par la surproduction et aussi par l’arrêt momentané des fournitures de coton par les Etats-Unis sortis d’une guerre sanglante.

Des banques sautent : Joire, Pollet ; banqueroutes et faillites se multiplient. De nouveau c’est le chômage ; le 1er octobre 1867, quarante filateurs réunis au Cercle du Nord décident de diminuer leur production d’un quart.

Le 22 janvier 1868, il fait –11,7° à Lille …

Dès lors, les antiques « fourneaux économiques » reparaissent aux carrefours, le Bureau de Bienfaisance a en charge 21 116 personnes dont le salaire est inférieur à 3,50 F par semaine.

A suivre

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