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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 11:04
rue Faidherbe en 1870
rue Faidherbe en 1870

A cette époque la population de la ville s’accroît rapidement : de 158 117 âmes en 1872 elle passe à 217 807 en 1912.

Cela sous-entend une véritable fièvre de la construction. Compte tenu de la montée du prix des terrains et de la spéculation qui s’ensuit, les municipalités successives s’efforcent de maîtriser l’urbanisation de Lille.

C’est ainsi que les constructeurs des immeubles de la rue de la Gare (rue Faidherbe), inaugurée le 1er août 1870, ont été tenus d’observer des normes communes quant à la hauteur des bâtiments et la saillie des balcons.

Mais au projet de Géry Legrand qui préconisait le retour du « style lillois » (pierre et brique), les édiles ont préféré la pierre seule.

Jusqu’à la construction, à partir de 1906 de la nouvelle Bourse de Commerce de Louis Cordonnier en style néo-flamand, les architectes lillois se contentent d’imiter Paris, produisant d’énormes et coûteuses bâtisses de pierre.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 11:49
Lille et ses cabarets dernière partie

Alors, le Parjuré revivait encore, le lundi après l’Epiphanie, et la Braderie avait encore son caractère primitif de foire « aux vieuseries » :

Les Lillos ont le goût du commerce :

On veyot des fill’s

Vind’ des gienill’s

Qui l’ velle encore

Etot’nt au mont d’piété

Coulonneux, coqueleux, pèlerins de Loos le lundi de Pâques, membres des sociétés de musique tellement nombreuses que Lille avait mérité le surnom d’ « Orphéonville ».

Marché aux poulets, marché Saint Nicolas, et vous, vieux Minck (marché aux poissons situé à l’angle des rues Faidherbe et Anatole France) disparu en 1869 sous le pic des démolisseurs.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 11:46
Lille et ses cabarets partie 2

En ce temps-là, alors que la plupart des petites gens demeurent, leur vie durant, dans les murs de la ville - sans vacances ni week-end, les quelques trains de plaisir eux-mêmes sont trop chers pour les ouvriers – toute manifestation collective, toute fête coutumière ou familiale a une résonance qu’on ne connaît plus.

Fastes de Lille avec leurs cortèges historiques ; foires annuelle, quand on courait voir – l’miro magique, la femme à barbe, l’homme pichon ou Adrien l’escamoteur ; ducasses de quartier dans l’odeur des frites et du pain d’épices : Fête du Broquelet*, propice aux mariages et, pour la mieux fêter, on allait « dégager » ses beaux habits au Mont-de-Piété :

J’min vas mett’ eun capotte, Min capiau, mes bielles bottes

Min gilet transparent Et min patalon blanc.

* Nom à Lille du fuseau de dentellière.

** les joueurs de boules plates comme des boules de mimolette.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:43
Jeu du Beigneau Lille photo Club des Ambassadeurs de Wazemmes copyright
Jeu du Beigneau Lille photo Club des Ambassadeurs de Wazemmes copyright

En 1858, Lille compte plus de 1500 débits de boisson, un pour 60 habitants !

Une multitude de ces établissements sont le siège d’une société, d’entraide, de musique, de chansons, de jeux (boules, javelot, de beigneau, etc).

Un vrai Lillo au cabaret

I n’a rien aut’ à pinsé

Sinon qu’à boire et canter…

Cabaret chaud, accueillant où dans l’odeur du tabac et de la bière, on oublie les dures heures de la journée. Il y a même des berceaux pour les enfants, car le cabaret est un autre « chez soi » plus chaud, plus gai, plus fraternel que le taudis familial

Guinguettes aimées ! Après la disparition de la « Nouvelle Aventure à Wazemmes (1861 remplacée en 1865 par les Halles) et l’industrialisation de Wazemmes et de Fives, c’est le faubourg Saint-Maurice qui tire à lui les petites gens avides de flonflon, de tartes à quatre sous, d’air pur, de gloriettes et aussi les bourleux**, les tireurs à l’arc à la perche et les joueurs de beigneau : l’Alcazar ; la Funquée, Sergent du Poitou, Labisse, les Quatre Tilleuls… : on pourrait encore trouver votre image dans le cœur des vieux lillois.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 10:12
Lille, porte de Dunkerque
Lille, porte de Dunkerque

LA PORTE DE DUNKERQUE

Cette porte, unique survivante des portes des portes entourant Lille depuis 1860. Les autres portes, Arras, Douai, Valenciennes …ont été démolies au coeur des années 1920.

Elles constituaient les uniques accès à la ville cadenassée par des remparts.

Classée monument historique en 2004 elle n’est toujours pas accessible au public.

Antérieurement, c’était là que débutait la route nationale qui menait les lillois vers la mer ; c’était là que se réglait l’octroi, une taxe pas populaire du tout, car il fallait payer pour toutes les marchandises qui entraient à Lille…

En 2016, les ouvertures sont toujours obturées, les tags innombrables la défigurent toujours..

Classée monument historique en 2004, la porte de Dunkerque s’intégrera dans un projet pharaonique (au très longs cours) :

- aménagement des abords de la citadelle et aussi l’agrandissement du zoo.

Autour de la porte de Dunkerque, mais dans un périmètre réservé au service, des pans entiers des fortifications bâties après l’agrandissement de Lille en 1858 tiennent bon. Si bien qu’ils servent de piliers, de fondations, à des garages, des hangars.

Aujourd’hui, les arcades en enfilade constituent autant de niches pratiques pour garer vélos, chaises et autres équipements Vivement le nettoyage ! Quant à la Deûle toute proche, on peut encre voir les crochets permettant de hisser la chaîne verrouillant la circulation des bateaux la nuit.

Ce qui explique la future rénovation des corps de garde (un portail d’entrée digne de celui du zoo d’Anvers !

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 10:08
cuisine populaire au temps de Desrousseaux
cuisine populaire au temps de Desrousseaux

Qu’attend-on du prêtre ? Qu’il fasse son métier de distributeur (de sacrements). Pour le reste, c’est affaire de morale ; et dans ce domaine, le petit peuple croit pouvoir en remontrer aux « bigotes ».

Celles-ci critiquent et rejettent les « filles-mères » et les « infants d’l’amour ».

Les petites gens agissent en sens contraire. Souvent au bout de 2 ans de « ménache » on se marie, pour les enfants ?

Ces lillois du second empire sont très peu politisés. D’abord parce que leur instruction est limitée ; en 1852, il y encore à Lille 2 500 enfants qui ne fréquentent pas l’école, la plupart du temps parce qu’ils travaillent.

Ceux qui la fréquentent en sortent très vite, au bout d’un an ou deux, poussés par la nécessité de travailler. Et ce ne sont pas les écoles du midi, ouvertes durant une heure pour les enfants employés dans les manufactures.

En 1863, encore, sur 1 199 couples qui se marient à Lille, 426 hommes et 613 femmes qui se marient à Lille, signent d’une croix…

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 19:00
assiette avec chanson de Desrousseaux
assiette avec chanson de Desrousseaux

Dans l’humble univers de Desrousseaux, devenir petit marchand est une obsession, un mirage.

Marchand forain, marchand d’carbon, marchand d’oches, de pommes de terre frites, de poires cuites ou de lait battu … : quel rêve pour un fileur obligé de « r’chamailler dins les fabriques » ! Ce ne sera pas la richesse, ce sera au moins la liberté : avoir « sin biec à l’air ».

C’est un monde peu tenaillé par l’inquiétude religieuse, les petites gens étant peu instruits et absolument pas intégrés à la vie paroissiale, pour des individus qui travaillent 70 heures par semaine et déménagent à tout bout de champ ?

L’église n’est qu’un élément du décor urbain, un lieu par où l’on passe, -- en quelques circonstances majeures : baptême, première communion, mariage (mais beaucoup se mettent carrément « in ménache » sans passer par le curé ni le maire), obsèques

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 10:17
les cours du temps de Desrousseaux
les cours du temps de Desrousseaux

Apprenez, qu’entre 1800 et 1914, 120 000 enfants nés à Lille n’ont pas atteint leur première année ; sur un total de 400 000 Lillois décédés durant cette période, plus de 150 000 étaient des enfants de moins de cinq ans…

« Le P’tit Quinquin » retrace la vie des « bonn’ gins de Saint sauveur » la pauvre chambre qu’ils occupent se trouve dans une maison de la cour Jeannette-à-Vaques, cette cour où Desrousseaux demeura lui-même, avec sa mère.

Saint-Sauveur ! le quartier, la paroisse où, pendant des siècles, ont travaillé et souffert des milliers d’ouvriers, sayetteurs, bourgeteurs, filtiers et ces dentellières dont le si beau métier était tombé dans la désespérance du sous-prolétariat.

Desrousseaux nous chante :

C’est au cabaret que l’tristesse, Vieill’ tigresse Sitôt disparaît

Quand eun’ séquoi nous désole, Quand l’ malheur nous a giflé,

Ch ‘ est du café qui nous console, Vive l’café

Le dimanche 17 janvier, le Club des Ambassadeurs exposera sous les Halles de Wazemmes, le passé du quartier. Dès 9 h 30 jusque 13 h 00 - Gratuit

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 19:07
ancienne boulangerie de l'époque de Desrousseaux à Lille
ancienne boulangerie de l'époque de Desrousseaux à Lille

Le monde de Desrousseaux partie 1

En novembre 1853 dans la 5ème édition des Chansons et Pasquilles Lilloises, des chansons d’Alexandre Desrousseaux, paraît la célèbre « Canchon Dormoire », berceuse qui, appelée : le P’tit Quinquin, va rapidement devenir célèbre.

Dès 1855 elle est interprétée au théâtre de Lille.

En 1857, le chef Bosquet lance la chanson à Paris dans la salle Barthélemy : quadrille, Noël, avant de devenir une ronde puis Marche Funèbre, le P’tit Quinquin est un Pas Redoublé à partir de la campagne de Crimée.

Le « gosse Narcisse » devient une mascotte qui apparaît sur les bouffardes, les assiettes, les étiquettes de magasins, les « carrés » de pain d’épices, les images d’Epinal sont à l’effigie de l’pauv’ dintellière se multiplient.

Cent mille exemplaires de la Canchon Dormoire sont tirés entre 1853 et 1890

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 19:08
Fac de lettres Lille 1858
Fac de lettres Lille 1858

Les efforts des municipalités dans le domaine de l’urbanisme sont importants : ils portent sur la couverture de nombreux canaux à ciel ouvert (Vauban, de l’Arc, du Cirque, des Molfonds …), le remplacement à partir de 1893, du système ancestral des « p’tits tonniaux » des « berneux » par des vidanges inodores ; le développement, après 1897, de l’éclairage des rues au gaz par becs double Auer (5.932 lanternes en service en 1900 ; le captage des eaux d’Emmerin puis (1899-1902) la dérivation des eaux de l’Arbonnoise et la création d’un laboratoire municipal d’analyse des eaux destinées au public ; la prise en charge du balayage des rues ainsi que l’enlèvement des boues par une entreprise liée à la ville par contrat (1905)

Trente-deux hectares sont plantés en jardins et en squares entre 1860 et 1900, principalement le jardin de l’impératrice créé en 1865, devenu jardin Vauban à la chute de l’empire.

On plante les cours des écoles et les nouveaux boulevards de marronniers.

Les carrefours et places de cette ville « neuve » sont ornés de statues : Pasteur, Faidherbe, Testelin, Jeanne d’Arc, Desrousseaux…

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