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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 14:30

Les Activités à Wazemmes suite

Wazemmes eut son journal dès 1849, créé par J.B. Hooremans, journaliste dans l’âme, amoureux de sa ville d’adoption.

Aidé de plusieurs collaborateurs, il créa un journal littéraire qui porta différents noms :

- Le Wazemmois (1840-1851).

- Le papillon (1851).

- Le Nouvelliste (1852).

- Le Moulin à Vent (18452-1856).

- La Gazette de Wazemmes (1857-1858).

- La Gazette du Nord (1858).

- Le Journal du Peuple (1864-1866) qui fusionna en 1867 avec le Courrier Populaire.

Hooremans est aussi l’auteur d’Etudes de Mœurs Lilloises, de Chroniques, de savoureux souvenirs concernant la commune de Wazemmes.

Il fut après Mourmant, le Président de la société la « Prévoyance » et mourut à Wazemmes en 1877 à l’âge de 77 ans.

Le Choléra de 1866

Ce terrible fléau sévit particulièrement dans les rues Magenta, Mazagran, des Rogations (Paul Lafargue), rue des Postes, de Juliers (Jules Guesde), et dans toutes les cours, ces logements étant sans lumière et mal aérés.

Pendant le seul mois de septembre 1866 près de 500 personnes moururent.

Le registre des décès voit une augmentation de 800 décès sur les années précédentes.

A l’hôpital Saint-Roch situé dans la rue du même nom, l’encombrement était tel que les malades étaient placés à 2 et parfois 3 dans le même lit.

A la suite de l'ouverture de l'hôpital de la Charité, l'hôpital de la rue St Roch fut désaffecté et remplacé par la caserne des pompiers de Wazemmes qui étaient installés rue de Flandre contre l'église*

actuellement station de métro Gambetta

On retrouve encore certains détails de ces lieux rue St Roch, vers la rue d'Iéna dans les locaux de l'entreprise JUNODEC qui a succédé aux Ets DELAHAY.

On retrouve encore certains détails de ces lieux rue St Roch, vers la rue d'Iéna dans les locaux de l'entreprise JUNODEC qui a succédé aux Ets DELAHAY.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 09:48

Les Activités à Wazemmes

L’Agriculture

L’agriculture se développa au début du XVI° siècle. On cultivait surtout le blé, l’avoine, l’orge et le colza. Quelques années avant la révolution presque tous les Wazemmois possédaient son coin de terre. De plus, nombre de Lillois disposaient dans ce village de jardins où ils venaient respirer l’air frais de la campagne.

Les Blanchisseries

Les nombreux canaux et rivières facilitaient l’industrie de la blanchisserie. Nombre d’entre elles étaient installées depuis «la digue » jusqu’aux abords de la place Philippe de Girard qui était à l’époque le cœur du village.

Les blanchisseurs amenaient le linge par « curoirs » sorte de petits bateaux. Puis vers 1713 ce fut au moyen de chariots légers tirés par des chiens. Ce mode de traction perdura pendant environ un siècle.

Les Fours à Chaux

On extrayait de la chaux à Wazemmes : place de la Nouvelle Aventure sur le terrain de l’église St Pierre St Paul. Il y avait aussi une carrière à l’angle des rues d’Arras et de Douai.

Les fours à chaux étaient installés : rue du Chauffour, rue Durnerin, rue Bourignon.

Les Moulins

Les moulins à vent nous viennent de l’Orient. Ce sont les Croisés qui en introduisirent l’usage en France au XII° siècle. Le plus ancien moulin signalé dans notre région était à Loos et date de 1227.

C’est de 1670 à 1770 qu’on en construisit un grand nombre. L’existence de moulins à Wazemmes est ancienne : notamment pour la fabrication des huiles extraites des graines de colza, d’oeillette, de cameline.

Nous parlons d’une époque où la commune de Moulins faisait partie de la commune de Wazemmes, jusqu’en 1838

L’introduction de l’éclairage public dans les villes donna une importance considérable au commerce des huiles à brûler*

La clarification des huiles à brûler est du sieur Leroy.

Tous ces moulins à vent étaient employés à moudre le blé, à broyer le « bray » (plante grasse) en vue d’obtenir le « weddle** » qui fournissait le bleu aux teinturiers, à écraser d’autres écorces en vue d’obtenir des produits à tanner le cuir ou à fouler le drap.

Les Olieux (nom donné aux meuniers spécialisés dans la production d’huiles et produits annexes) avaient leur Confrérie.

*Voir les livres de Hervé Lepée : Histoires et Familles du Nord.

** Weddle : colorant naturel bleu

.

VUE DU VILLAGE DE WAZEMMES DEPUIS LILLE.

VUE DU VILLAGE DE WAZEMMES DEPUIS LILLE.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:56

Texte de 1912

Comment le joli village de Wazemmes (Water et House) d’autrefois avec ses ruisseaux sinueux, avec ses vertes prairies pleines de fraîcheur et d’ombrage, avec ses pittoresques moulins et ses aspects charmants, s’est transformée en une grande ville, annexée en 1858, par Lille une ville encore plus grande ?


Par qu’elle étonnante métamorphose cette communauté de 200 âmes du XV° siècle est-elle devenue aujourd’hui au début du XX° siècle cette ville de 90.000 habitants. (en 2014 225.000 avec Lomme et Hellemmes)

Et comment six jolies églises de styles divers ont-elles remplacé la petite chapelle de jadis ? Qui retrouverait l’ancienne et paisible résidence du Seigneur Evêque de Tournai au sein de ce quartier de Wazemmes avec sa laborieuse population d’hommes et de femmes sortant de cent établissements industriels, ses cheminées fumantes, ses rues tirées au cordeau, ses tramways électriques, ses larges boulevards, ses squares et ses glacis verdoyants ?

Hélas ! il faut employer le langage un peu démodé de la mythologie, depuis longtemps les nymphes du paysage de Wazemmes ont disparu avec les oiseaux et les fleurs : les cygnes aux blanches ailes se sont envolés avec la poésie ; les rangées d’arbres sont tombées sous la hache dévastatrice ; les canaux se sont transformés en égouts souterrains, les moulins à vent et à eau ont disparu devant les conquêtes de la vapeur, et les blanchisseurs sont allés porter leur industrie hors des nouveaux remparts ; le bruit des tramways et des sirènes remplit les rues nouvelles de la cité ancienne ; les promeneurs et les rêveurs sont allés chercher à Lambersart ou ailleurs un peu de verdure et de calme.

La banlieue d’autrefois est presque devenue le cœur de la ville d’aujourd’hui. Tout s’est modifié et même complètement transformé. Ce qu’on appelle le confort et le progrès y ont peut-être beaucoup gagné ; le bonheur du peuple et sa santé physique et morale en ont-ils profité dans la même mesure ?

La digue au nord du village de Wazemmes

La digue au nord du village de Wazemmes

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 14:39
  • 1320 : Les seigneurs de Tournai deviennent définitivement Seigneurs de Wazemmes.
  • 1384 : Lille passe du Comté de Flandres au duché de Bourgogne, les communes environnantes également, dont Wazemmes.
  • XVI° : Domination Espagnole.
  • 1667 : Siège de Louis XIV.
  • 1708 : Nouveau siège de Lille.
  • 1713 : Lille revient à la France
  • 1791 : La commune de Wazemmes annexe tout le territoire du Pont de Canteleu jusqu’aux fortifications de la Citadelle.
  • 1792 : Siège de Lille, Lille reste Française.
  • 1795 : Le 31 octobre, la commune de Wazemmes devient chef-lieu de canton.
  • 1821 : Construction de la nouvelle église de Wazemmes, l’ancienne (place Ph. de Girard) ayant été démolie après la Révolution (1792).
  • 1833 : M. Collette, maire installe le marché près de la nouvelle église et fait paver de nombreuses rues.
  • 1833 : Le faubourg de Moulins se sépare de la commune de Wazemmes et devient Commune des Moulins et devient Moulins-Lille en 1849.
  • 1846 : les rues sont éclairées au gaz d’éclairage.
  • 1856 : Le 18 août, demande d’extension de Lille au Ministère de la Guerre.
  • 1857 : Nomination du Préfet Vallon qui favorisa l’annexion, en collaboration avec le Maire de Lille A. Richebé et l’architecte Henri Kolb.
  • 1858 : 13 octobre, décret par lequel Lille annexe les communes d’Esquermes, Fives, Moulins, St Maurice des Champs et Wazemmes.
  • 1859 : En Janvier, une commission et l’architecte Emile Vandenbergh et une commission sont chargés de l’étude de raccordement et d’alignement des voiries.
  • 1860 : le 18 avril la commission rend son plan d’alignement.

Le 8 mai 1849, Casimir Mourmant, industriel (raffineur de sucre) et dernier maire de Wazemmes propose de fonder, sous le patronage du conseil municipal, une caisse de Secours Mutuels (la Prévoyance) pour Wazemmes et ensuite pour Vauban-Esquermes afin d’aider les ouvriers en cas de maladie, de décès ou de chômage. Approuvée par le conseil le 2 juillet suivant elle fut déclarée d’utilité publique le 10 février 1856.

La société « La Prévoyance » composée de membres participants, cotisant chacun 0.30 F par semaine, et recevant, en cas de maladie des indemnités, soins, médicaments.

Dans la vieillesse, ils perçoivent une pension ou une pension viagère, à leur mort la famille reçoit 40 F pour les obsèques.

Les membres honoraires cotisent 6 F par, qui furent portés ensuite à 12 F

Le Conseil Municipal versait à la Société 0.10 F par semaine pour chaque ouvrier.

En 1851, le Ministère de l’Intérieur accorda à la Société une somme de 400. F.

Toujours en 1851, Louis Faure, industriel fabricant de céruse à Wazemmes, proposa la création et le financement par les industriels et surtout leurs épouses, d’un hôpital rue Voltaire (actuellement Saint Roch). En août 1851, l’hôpital était prêt.

En 1859, l’administration des Hospices de Lille (le C.H.R. maintenant) prenait possession de cet hôpital.

En 1877, à l’ouverture de l’Hôpital Ste Eugénie (la Charité ensuite) l’établissement de la rue St Roch devint une crèche.

Plan de Wazemmes avant la Révolution de 1789, établi par l'abbé SALEMBIER auteur de : Histoire de Wazemmes -édité en 1912-

Plan de Wazemmes avant la Révolution de 1789, établi par l'abbé SALEMBIER auteur de : Histoire de Wazemmes -édité en 1912-

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:18

C’est sur l’impulsion du Maire Gustave Delory que la distribution de l’eau de rivière est décidée pour subvenir aux besoins des industriels.

La construction de 3 réservoirs est prévue, un seul sera édifié à Wazemmes.

Le réservoir d’eaux industrielles de l’Arbonnoise, situé à l’angle des rues St Bernard et Van Hende*, est achevé en 1889.

Construit par l’ingénieur Bourdon, il remplace une installation de 3 locomotives de 20 CV, actionnant des pompes centrifuges qui aspiraient l’eau de l’Arbonnoise au niveau de la rue Halévy et de l’église St Martin, et la refoulaient dans un réservoir situé place Guy de Dampierre.

Ce superbe édifice en forme de tour est constitué de pierres et de briques ; il possède une corniche en chemin de ronde et un garde-corps en fer forgé. Sa cuve est en ciment armé** d’une capacité de 1.200 M3 et de 16 m de diamètre.

L’usine de distribution des eaux industrielles était organisée :

- à leur arrivée, les eaux sont amenées jusqu’à l’usine élévatoire de la rue St Bernard par un aqueduc de 1.295 m de long et d’1 m de diamètre.

- l’eau est aspirée par des puisards puis refoulée dans le réservoir aérien, c’est le principe du château d’eau.

De nos jours cette eau est toujours utilisée par l'industrie, les pompiers et le nettoyage des rues.

* à la place de l’ancien cimetière d’Esquermes qui comportait de nombreuses tombes somptueuses et était encadré par de belles grilles en fer forgé.

** auparavant la cuve était en fonte.

au début du 20° siècle       -                     de nos jours
au début du 20° siècle       -                     de nos jours

au début du 20° siècle - de nos jours

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 14:04

En observant quelques instants l’hôtel particulier de la rue du Pont-Neuf … mais oui la maison n’est pas droite ! Les fenêtres du premier étage penchent dangereusement vers l’arrière ! Nous nous trouvons là devant les établissements Vrau.

Philibert Vrau rachète ces habitations pour en faire une filature de lin en 1827.

Les machines à vapeur situées dans la cour entraînaient les courroies des machines installées au premier étage. La tension de ces courroies de transmission qui passaient par les fenêtres a définitivement changé la physionomie du lieu.

Les camions chargés de ballots de lin défilent sur les pavés, les ouvriers grouillent dans la rue, tandis que la Deûle s’écoule non loin de là : une partie de la production est exportée vers l’Allemagne et le Nord de l’Europe.

Philibert Vrau, figure du patronat catholique lillois, développe notamment le fil « au Chinois », très solide.

Notre industriel a pour beau-frère Camille Féron Vrau, ils ont grandi et étudié ensemble. Camille, né en 1831 à Lille, entreprend des études de médecine à Paris. Il revient en 1858, et se consacre à l’aide aux indigents et à l’étude de l’anatomie.

Il épouse Marie, la sœur de Philibert en 1861 ; ils auront quatre enfants.

De son côté Philibert, né en 1829, a fait vœu de chasteté après sa conversion au catholicisme en 1854.

En 1866, l’entreprise Vrau rencontre un tel succès que Camille doit seconder son beau-frère. Ensemble, ils fondent l’association des patrons chrétiens et mettent en œuvre des actions visant à améliorer les conditions de vie des ouvriers.

Ce sont les fondateurs également en 1876 de la faculté catholique de Lille, toujours fréquentée par les étudiants et soutenue par le patronat régional. Bien entendu, le docteur Féron-Vrau s’occupe plus particulièrement de la faculté de médecine et de pharmacie.

Petite anecdote : dans cette faculté (56, rue du Port), on peut admirer encore aujourd’hui des moulages en cire très réalistes des maladies de peau, ainsi que des organes conservés dans du formol (âmes sensibles s’abstenir…) Dans la chapelle sont conservés les cœurs des deux beaux-frères, protégés dans une boite métallique, ils reposent, selon leur volonté, derrière une mosaïque à leur nom. Ainsi toujours unis par leur indéfectible amitié, même dans la mort (en 1905 pour Philibert, 1908 pour Camille). Leur procès en béatification, entamé en 1912, n’a jamais abouti.

En 1947, leurs corps sont exhumés du cimetière de l’Est pour être installés dans la crypte de la cathédrale Notre-Dame de la Treille. Et l’on peut découvrir le visage de Philibert Vrau sur un vitrail du chœur de l’église Saint Philibert (9, rue Berthelot), en partie construite par la famille Vrau en 1911.

N.B. une B D vient d'être publiée sur PH. VRAU par bd@coccinelle-editions.be

www;coccinelle-editions.be

www.philibert-vrau.com

La "Catho" en 1905 image google

La "Catho" en 1905 image google

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 10:45

Témoignage de Louis :

« Moi, ça fait 35 ans que j’habite à Wazemmes, j’ai habité Moulins, j’y ai été élevé et suis resté jusqu’à 20 ans là-bas à Moulins… »

« Comment as-tu choisi le quartier de Wazemmes ? »

« Avec ma femme, on a d’abord été du côté des 400 Maisons à Lille-Sud, on est resté une paire d’années et après l’appartement était trop petit et on est venu s’installer par ici… »

« C‘était d’abord le choix du logement… »

« Avec les enfants …élevés à Wazemmes ! Pas un voleur ! C’est pas l’quartier qui fait les truands, c’est les parents ! »

« C’est les parents qui font les truands d’après toi ? »

« D’après moi oui… enfin … la façon dont ils sont élevés déjà…moi, j’me suis jamais occupé d’mes enfants… c’était ma femme, moi j’étais une roue de secours pour ainsi dire… ma femme, elle, les emmenait à l’école, ils mangeaient, se lavaient, se couchaient… ils traînaient pas dehors !...

« L’éducation, c’est aux parents, c’est la base ! Moi, j’mettrais, et j’préciserais : le Ministère de l’enseignement, pas de l’éducation !!! »

Lors de discussions avec des stagiaires de l’Association « Parlons d’Avenir » qui habitent d’autres quartiers, d’autres villes…

- Est-ce que vous viendriez vivre à Wazemmes ?

« Il y a beaucoup d’échos sur le quartier, sur la délinquance… Les échos c’esty : »fais une croix d’ssus, va pas là-bas ! ».

- Parce que c’est un quartier avec beaucoup de concentration d’étrangers qui n’ont pas d’avenir… Ils ont des raisons de ne pas être contents… .

- Y en a certains qui veulent pas surtout… »

- Non, je ne pense pas, tout le monde a envie d’avoir un bel avenir !

- Oui, mais l’argent facile…

- oui, évidemment… quand les moyens et la possibilité qu’on a sont limités… mais y’a des causes aussi, on en vient pas là juste parce qu’on en a envie…

- Y’ en a qui s’achètent des maisons au bled aussi …

- Y’ en a aussi quand ils ont pas de mobylettes, qu’est-ce qu’ils font ? ils les volent…ils les piquent !

Façades de Magenta - Fombelle

Façades de Magenta - Fombelle

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:22

C’est un quartier populaire, un quartier qui bouge, cosmopolite … Il y a beaucoup de commerces, le marché … on peut faire la fête ! C’est un secteur culturel avec la maison Folie. Avant que je le connaisse, on me disait « ça craint » et en fait je l’ai découvert par moi-même et c’est un quartier vivant, multi-culturel, il y a toujours quelque chose à faire.

Dans la rue Léon Gambetta tout ce que l’on veut. Il y a le marché, la fête de la Soupe, les concerts pendant les évènements sur la place du Marché… Avec les potes, si on veut sortir dans un endroit où on est pas jugé : c’est direct Wazemmes ! Moi, c’est comme ça que je vois Wazemmes ! »

Et si on évoque les bruits de Wazemmes, Thomas cite encore :

« Les sound-systems sur la place du marché à la fête de la musique. Y’a du son !! »

« On a tout ici ! »

« J’ai vu la parade Fantastik, c’était beau, je les ai vu de ma maison. Je connais aussi la fête de la soupe » Martine.


« C’est fort commerçant, vivant ! Tout l’monde se cotoie, tout l’monde se connaît, tout s’passe bien ! Puis, je trouve que les gens sont francs ! Si y’a un truc qui ne va pas, on va pas l’dire par derrière ».


« Et puis y’a des métros un peu partout, donc on est relié directement au centre-ville… »
« On peut bouger partout ! »

« On peut facilement aller au Grand-Stade, dans des grandes surfaces à Villeneuve d’Ascq, à Euralille ! Et il y a des quartiers plus jeunes comme dans la rue Solférino » Marc.

« Quand don se promène le soir autour de la place de la Nouvelle Aventure, y’a du monde ! Il y a la ducasse aussi sur la place du marché… » Lucien.

« J’aime la place du marché : le fait que ce soit une place… Qu’il n’y ait pas beaucoup de circulation. ».

« Il y a un endroit que j’aime bien voir dans une petite rue en retrait. C’est cette petite fontaine très discrète, pas loin de l’église et du café du Tilleul, en continuité de la place du marché, avec des vieilles céramiques orientales qui sont magnifiques… J’aime bien cette fontaine, c’est un joli p’tit coin… ».

« Ca été fait par des artisans marocains qui l’ont construite lors d’une année spécifique Lille-Maroc ». Sabrina

« On est jumelé avec une ville du Maroc… Elle est mignonne cette fontaine… ».

« J’aime bien la terrasse du Tilleul, l’été quand il fait beau… Les gens de toutes origines, de toutes les couleurs, les langues… ».

« Et ce serpent alors sur la place ? Vous connaissez son origine ? «

« C’est le nœud de la solidarité envers les Polonais ».

« Moi on m’a parlé d’une légende… le nœud de Moébius* »

« Vous trouvez ça beau ? »

« Non, pas spécialement… Tout le monde dit que c’est un serpent… »

« Chez nous, ont dit en riant que c’est un rollmops ! »

* En fait il s’agit de l’anneau de Moëbius, mathématicien qui a démontré la notion de l’infini

Rédigé par des habitants de Wazemmes avec l'aide des Associations :

Lectures vagabondes, (C. Papeghin) Le Café Solidaire (qui était implanté dans la résidence Magenta-Fombelle) et B. Barreau (pour le graphisme)

BIENVENUE à WAZEMMES
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 14:39

L’EPINETTE « VERCRUYSSE »

Dans cet instrument tout est vraiment trop simple : caisse de résonance en contre plaqué, ouïes en cercles, mécaniques de type récent, notes et chiffres tapés à la machine…

Désespérant … Oh il y a bien le chevillier : Nous n’en connaissons pas d’autre ayant ce profil. Et puis, la fixation des cordes : des pointes situées sous l’instrument…

A noter que toutes les cordes de cet instrument sont d’origine, cela permet au moins de savoir comment on l’accorde, soit SOL 3 pour les chanterelles, et SOL 2. SOL 3 – DO – SOL3 pour les bourdons.

Il y a quand même une adresse ! Une petite plaque en laiton sur laquelle on peut lire : instruments de musique

VERCRUYSSE & DHONDT

139. 141. 143. rue de Paris*

Tél. 36 58 LILLE

Un ouvrier qui travaillait chez Vercruysse et DHondt effectua des réparations d’épinette jusqu’en 1975.

* A noter : les établissements Vercruysse et Dhondt terminèrent leur carrière 23, rue de la Monnaie jusqu’au début des années 1990.

L’EPINETTE GHESQUIERES

Epinette de style TONERR à 4 chanterelles, mais avec plaque Ghesquières à Menin.

Le musée de Bruxelles conserve une grosse et curieuse épinette (n° 4912) qui porte la même plaque de laiton, évocatrice de l’interaction qui a pu exister entre la Belgique et la France, de part et d’autre de la frontière.

EPINETTE VERCRUYSSE et DHONDT                                                   - Epinette GHESQUIERES
EPINETTE VERCRUYSSE et DHONDT                                                   - Epinette GHESQUIERES

EPINETTE VERCRUYSSE et DHONDT - Epinette GHESQUIERES

PLAQUE des Ets VERCRUYSSE et DHONDT

PLAQUE des Ets VERCRUYSSE et DHONDT

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 14:07

L’EPINETTE du NORD

MODELES INDUSTRIELS

La Maison COUPLEUX, aujourd’hui COUPLEUX-MILLEVILLE, fut fondée à Tourcoing en 1868 par P. COUPLEUX.

Elle fut reprise par Eloi et Léon COUPLEUX (les fils ?) sous le nom de COUPLEUX Frères. En 1924, ils signalent qu’ils avaient repris depuis plus de 30 ans.

Cette date de fondation, plus ancienne que prévue, renforce l’hypothèse d’une production en série avant la première guerre mondiale, mais aussi la possibilité de relations commerciales avec les luthiers de l’Est de la France.

On sait aussi que les modèles à chevillier de type « bas » sont antérieurs à 1914.

Quant à la marque « TONNER », elle apparaissait également sur deux phonographes, marque déposée en 1910. V’est un instrument de facture simple, mais très intéressant à plusieurs point de vue, notamment le chevillier.

Depuis, on a pu le rapprocher de deux autres modèles presque identiques :

- l’un, (actuellement dans une collection privée en Belgique) porte une plaque’ de la maison « GHESQUIERES » à MENIN, et possède en outre 4 chanterelles..

- l’autre porte une décalcomanie de la Maison COUPLEUX à Tourcoing.

Pour ce dernier l’une des décalcos qui le décorent portait un nom presque effacé, qu’on supposa être TONERR (avec un seul »N »). Par la suite, Christian DECLERCK découvrit dans plusieurs N° de la « Gazette Musicale du Nord » des années 1922 et 24 une publicité de la Maison COUPLEUX, vantant ses épinettes TONNERR (avec deux N). Cet encart est reproduit ci-dessous.

1°) Plusieurs types d’épinettes portent ce nom, ou furent achetées « chez Coupleux ». On peut alors supposer une fabrication en série assez importante quantité, mais également une variation de modèles échelonnés dans le temps ? …

2°) Les modèles semblables diffusés par d’autres revendeurs venaient-ils aussi de ces ateliers ?

En tout cas, notre épinette fut jouée dans la région d’Arras par M. Désiré PENEL, qui l’avait achetée d’occasion lorsqu’il avait 20 ans. Il en jouait fréquemment, et à même inscrit son nom au dos.

à suivre...

l'épinette TONNERR décrite ci-dessus

l'épinette TONNERR décrite ci-dessus

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