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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 15:44

LA PORTE NOTRE-DAME EN 1606

Cette porte bâtie en 1606 à l'emplacement de la porte du Molinel, (à peu près à l'extrémité des rues de Béthune et du Molinel, là où se trouve la statue de Faidherbe, général né à Lille le 3 juin 1818 ), de nos jours place Richebé.
La porte Notre-Dame se trouvait à l'extrémité de la rue de Béthune actuelle et de la rue du Molinel,

La porte Notre-Dame se trouvait à l'extrémité de la rue de Béthune actuelle et de la rue du Molinel,

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 18:39

LE MOULIN de l'EVEQUE

Vue du moulin de l'évêque de Tournai (dont Lille était suffrageant jusqu'en 1790) et la rivière de l'Arbonnoise.

C'était une zone marécageuse avant l'agrandissement de Lille en 1858.
Cette vue date de 1855 près du site de la Fontaine del Saulx, aux abords de l'actuelle église du Sacré-Coeur et du Palais Rameau.
La tradition y plaçait le lieu de naissance de Lydéric.
le moulin de l'évêque en 1890

le moulin de l'évêque en 1890

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 17:44

Ces dessins ont été réalisés par Gilbert Mayeur ont été imprimés par l'imprimerie R. CALINGAERT de Lomme.

La présentation a été réalisée par Gilbert AVRIL.

L'ouvrage est sorti le 22 mars 1974. Le tirage a été limité à 2.000 exemplaires.

Cent exemplaires ont été numérotés de I à C, signés par l'auteur.

Les 1900 autres exemplaires sont numérotés de 1 à 1900.

La Porte de la Barre en 1700, bâtie sur l'emplacement d'une construction ancienne, démolie entre 1671 et 1675.

Dessin réalisé d'après une lithographie de Boldoduc.

Porte de la Barre

Porte de la Barre

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:37

A l’Est, la rue des Postes coupe le chemin de l’évêque à la place des Quatre Chemins. Au sud, entre la rue des Sarrazins et la rue du marché on ne trouve aucune construction. La commune est donc très ramassée, concentrée entre les rues Manuel, des Sarrazins, Deschodt et le boulevard Vauban.

Wazemmes comprenait jusqu’au XIXème siècle le faubourg de la Barre à l’ouest et le faubourg des Malades à l’est. Ces faubourgs demandèrent successivement leur autonomie. Le faubourg des malades était séparé de Wazemmes par la plaine des Moulins, situé à 3 ou 4 km du centre de Wazemmes. Les habitants se plaignaient du mauvais état des chemins de terre pour se rendre à l’église, et la mairie au cimetière.

En 1833, ce faubourg se sépare de Wazemmes et forme la commune des Moulins. Suivant cet exemple, le faubourg de la Barre demande lui aussi son autonomie. Wazemmes refuse et fait construire à cette intention l’église Notre Dame de la Consolation sur l’emplacement de la ferme « Vaucher » près des remparts (trop près d’ailleurs pour le génie militaire qui voulait détruire le perron qui se trouvait sur son territoire réservé…) C’est cet énième problème entre la municipalité et les autorités militaires qui précipita l’annexion par Lille des communes environnantes dont Wazemmes, Esquermes, Fives et Saint Maurice des Champs).

Cette église se trouve à l’intersection des rues Nationale et Solférino, derrière le Palais Rameau. Wazemmes fait ensuite payer et élargir la rue Colbert par Lille, qui sera prolongée en 1848, et la rue du Port.

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 11:45

Wazemmes devient un village bien administré sous l’autorité d’un bailli choisi par l’évêque et qui réside à Lezennes. Un greffier organise la levée des impôts (ainsi en 1485, 27 familles paient l’impôt). Cette enclave a une superficie de 19 bonniers soit 28 hectares (un bonnier équivalent à 1 ha 44, 77 a).

Cette enclave ne deviendra française qu’en 1769 alors que Lille depuis 1668 est sous l’autorité française. Wazemmes resta sous tutelle autrichienne pendant plus d’un siècle.

3) Du village à la commune

Vers 1800, un recensement dénombre à Wazemmes 4355 habitants c’est donc déjà une importante commune, limitée du Nord par les fortifications de Lille. Cette zone de fortifications formée de murs, de fossés, suivait sensiblement le boulevard de la Liberté actuel ; jalonnée de tours (Fovart, Neuve, Rihour, Bourgogne, Becquerel, Noble Tour) elle est percée de portes, à l’ouest, la porte de la Barre située à l’intersection des boulevards Vauban et Liberté.

Constitution et Evolution de Wazemmes

Au centre, la porte du Molinel qui accédait à la rue Notre Dame (Gambetta) et qui se trouvait à l’intersection de la rue de Béthune et de la rue du Molinel. A l’Est, la porte des malades (de Paris) ouvrait sur les rues d’Arras et de Paris. Lille a donc 3 sorties au Sud. Entre cette zone de fortifications et Wazemmes, s’étendait un « no mans land » où il était interdit de construire en dur.

C’est une zone d’inondations mais aussi de jardins, de prairies sur 500 m environ de large ; entre le boulevard de la Liberté et la stèle à l’entrée de la rue Gambetta ou encore entre la rue Solférino et le boulevard de la Liberté. Les premières maisons de Wazemmes devaient d’ailleurs être construites en bois pour être plus facilement abattues en cas de sièges (on retrouve rue de Flandre ces maisons en bois). Au Nord-Est de Wazemmes, on trouve la digue et la zone inondable qui protègent la Citadelle. Cette digue était jalonnée de redoutes, de bastions défensifs avancés (de Canteleu, du Hault, de l’Eseau).

Sur le plan de Wazemmes trouvé aux archives, l’auteur a porté les limites de la commune de Wazemmes. On remarque que la commune s’est développée sur l’axe Lille Béthune, le long de la rue Notre Dame, limitée au sud par la rue des Rogations (rue Lafargue). Cette rue des Rogations la sépare de la commune d’Esquermes. A l’ouest, entre la rue Notre Dame (Gambetta) et le canal des Stations, les habitations se multiplient.

à suivre...

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 16:16

Constitution et évolution de Wazemmes

Robert II de Jérusalem ramène des croisades, au début du XII° siècle, le moulin à vent qui va se multiplier jusqu’à l’apparition de la vapeur au XIX° siècle. Vers 1810, on en comptera plus de 250 au sud de Lille, formant la plaine des moulins. Presque tous ont disparu, cependant au hasard d’une promenade on retrouve un vieux socle conique en briques (entre Emmerin et Noyelles).

Philippe le Bel en s’emparant de Tournai, allait changer l’évolution de Wazemmes. En effet, pour dédommager l’évêque de Tournai, Philippe le Bel lui accorde une propriété à Wazemmes : l’enclave du Tournaisis. Cette propriété devient résidence épiscopale. L’évêque y fait construire un château vers 1341. Dès lors l’évolution de Wazemmes se fait autour de cette résidence et marque une seconde étape du développement de Wazemmes vers l’Est.

Ce château de l’évêque a disparu ; il s’étalait du bout de la place Philippe de Girard à la rue Colbert. L’entrée était tournée vers Esquermes ; derrière le château, entre la rue des Stations et la rue Nationale, s’étendaient entre le parc boisé du château, les prairies limitées à l’est par le canal des Stations.

L’évêque venait souvent dans cette résidence secondaire, il empruntait un itinéraire précis : les rues Charles Quint, du Marché, de la Justice de Bapaume. Dans cette enclave étrangère on trouvait l’église de Wazemmes, et son cimetière autour, le bois de l'évêque, l'hôpital, la cense* de St Nicolas, le bois de l'hôpital St Nicolas

Wazemmes échappe donc à l’autorité des comtes de Flandre et passe sous l’autorité administrative de l’évêque, seigneur spirituel et temporel de cette enclave Tournaisienne.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 14:33

Constitution et Evolution de Wazemmes

a) le village, puis la commune jusqu’en 1858

L’évolution de Wazemmes est intimement liée à celle de Lille. C’est au XI° siècle que Wazemmes apparaît pour la première fois dans un document écrit ; c’est à la fois son acte de naissance et déjà la preuve d’une relative importance à cette époque.

b) avant le XI° siècle

Nous avons très peu d’éléments avant le XI° siècle, les fouilles, l’archéologie, les légendes nous apportent quelques éclaircissements. L’installation de Wazemmes remonterait à la préhistoire ; on a en effet retrouvé, rue Solférino, rue Jacquemars Giélée, lors de leur ouverture, des outils en pierre polie, des haches en bronze à la fontaine Del Saulch (environs du Palais Rameau).

Cette fontaine Del Saulch joue d’ailleurs un rôle important dans l’origine de Wazemmes, qui comme Lille se trouve dans le bas pays marécageux et forestier.

Après l’annexion de 1858, la municipalité fit percer les grandes artères, installa des squares ; les travaux mirent à jour place Philippe de Girard, une sépulture mérovingienne. Ces quelques éléments prouvent donc l’existence de Wazemmes à l’ouest de la rue des Stations actuelle.

« L’origine de Wazemmes est encore prouvée par une légende chère aux Wazemmois : la légende de Lydéric et Phinaert.

Lydéric aurait reçu après avoir vaincu Phinaert, de Clotaire II le château du Buc bâti sur une hauteur, en 611. »

En 1842, le sceau de la mairie de Wazemmes reproduisait encore cette fontaine Del Saulch. »

UNE PROMENADE BUCOLIQUE à WAZEMMES

UNE PROMENADE BUCOLIQUE à WAZEMMES

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:05

Le texte accompagnant les aquarelles ne manque pas de précision, on en aura une idée par ce passage décrivant le feu d’artifice : « La machine était de trente pieds de largeur, de dix-huit sur les côtés et de soixante de hauteur, représentant le portique du temple de la piété et était soutenu de huit colonnes de lapis. La grande corniche était terminée par une balustrade chargée de bassins à flammes ; l’entablement portait, sur un piédestal surmonté de quatre grands dauphins qui soutenaient un globe couronné, où étaient représentées les armes du dauphin.

A l’entrée de ce portique, on avait placé un groupe de marbre, où était représentée la piété qui donne à la France un dauphin tenant une branche d’olivier. Les deux façades de ce portique sont ornées de médaillons du roi et des ancêtres de Mgr le Dauphin avec les légendes suivantes : au dessus du médaillon du roi « Regi Pacifico ». Au dessus de celui de Louis le Grand « Regum Maxima ». Au dessus de celui de Mgr le dauphin « Optimo Principi » et au dessus de celui de feu Mgr le Duc de Bourgogne « Principi Sapientissimo ».

*Ce personnage trop méconnu aujourd’hui du grand public cultivé, même si les historiens de Lille ne manquent jamais de le citer, était établi depuis 1715 comme libraire et relieur de livres rue des Jésuites (actuelle rue de l’Hôpital Militaire). Il était le fils d’un marchand d’images, Jacques Pourchez.

F.C. Pourchez dont le talent n’était pas de médiocre ampleur, ne fut pas reconnu de son vivant comme il le méritait et du reste il ne fit pas fortune. La preuve en est que sa cote de capitation (impôt par tête) est des plus modeste. Son œuvre est aujourd’hui conservée avec soin dans les manuscrits de la Bibliothèque municipale de Lille.

Philippe Cuignet

Directeur de la Revue du Nord et du Centre

de recherche sur l'Histoire de l'Europe du Nord-Ouest (Lille III)

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 17:45

Le corps magistral de la ville se rendit en grand apparat au Te Deum célébré à la collégiale Saint Pierre. Le jour suivant, les quatre compagnies bourgeoises (arbalétriers, arquebusiers, tireurs d’épée, canonniers) multiplièrent les démonstrations et donnèrent une tournure plus profane à l’atmosphère de liesse qui commençait à embraser la cité de la Deûle. Un grand feu d’artifice mit ensuite en œuvre une machinerie impressionnante.

Par la suite, les bateliers « firent la joute » à la lance au rivage de la basse Deûle, tirèrent « l’oie et l’anguille », puis la ville organisa un bal. Le soir, le gouverneur, le duc de Boufflers, qui ne voulait pas être en reste de magnificence, « fit jouer la comédie pour le peuple » : on représenta Dom Japhet d’Arménie suivi de l’Isle des Amazones. Le troisième jour, après un tir à l’oiseau (tir à l’arc sur une perche verticale de plusieurs mètres de haut), Boufflers convia à un festin puis à un « bal en masque »…

Le programme festif, on le constate, ne manquait pas de densité. Au cours de ces jours de fête qui mettent en mouvement l’ensemble d’une société, des détenteurs de l’autorité publique firent connaître leur joie en faisant illuminer les façades de leur demeure. Par exemple, le rewart et le mayeur de la ville décorent et illuminent leur hôtel particulier. Le fermier des vins et des bières de la ville, M. d’Aubigny fait richement orner la maison du Griffon d’Or, devant laquelle un amphithéâtre est installé pour « y donner un concert d’instrument »…

Les plus pauvres ne furent pas oubliés. Dès le premier jour, des fontaines de vin coulaient dans les rues. Les ministres de la Bourse Commune des Pauvres distribuèrent double ration de pain dans toutes les paroisses. « On conte, écrit Pourchez, qu’il y en a plus de 6.000 pour qu’ils se ressouviennent de la naissance d’un aimable dauphin et qu’ils prient le Seigneur pour la conservation de la maison de Bourbon »

Le banquet des pauvres alignés au long d’interminables tablées est demeuré célèbre grâce à l’aquarelle de Pourchez, comme du reste le repas offert aux divers orphelins dela ville (Bleuets, Bapaumes et Bonnes Filles).

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 12:46

Le corps magistral de la ville se rendit en grand apparat au Te Deum célébré à la collégiale Saint Pierre. Le jour suivant, les quatre compagnies bourgeoises (arbalétriers, arquebusiers, tireurs d’épée, canonniers) multiplièrent les démonstrations et donnèrent une tournure plus profane à l’atmosphère de liesse qui commençait à embraser la cité de la Deûle. Un grand feu d’artifice mit ensuite en œuvre une machinerie impressionnante.

Par la suite, les bateliers « firent la joute » à la lance au rivage de la basse Deûle, tirèrent « l’oie et l’anguille », puis la ville organisa un bal. Le soir, le gouverneur, le duc de Boufflers, qui ne voulait pas être en reste de magnificence, « fit jouer la comédie pour le peuple » : on représenta Dom Japhet d’Arménie suivi de l’Isle des Amazones. Le troisième jour, après un tir à l’oiseau (tir à l’arc sur une perche verticale de plusieurs mètres de haut), Boufflers convia à un festin puis à un « bal en masque »…

Le programme festif, on le constate, ne manquait pas de densité. Au cours de ces jours de fête qui mettent en mouvement l’ensemble d’une société, des détenteurs de l’autorité publique firent connaître leur joie en faisant illuminer les façades de leur demeure. Par exemple, le rewart et le mayeur de la ville décorent et illuminent leur hôtel particulier. Le fermier des vins et des bières de la ville, M. d’Aubigny fait richement orner la maison du Griffon d’Or, devant laquelle un amphithéâtre est installé pour « y donner un concert d’instrument »…

Les plus pauvres ne furent pas oubliés. Dès le premier jour, des fontaines de vin coulaient dans les rues. Les ministres de la Bourse Commune des Pauvres distribuèrent double ration de pain dans toutes les paroisses. « On conte, écrit Pourchez, qu’il y en a plus de 6.000 pour qu’ils se ressouviennent de la naissance d’un aimable dauphin et qu’ils prient le Seigneur pour la conservation de la maison de Bourbon »

Le banquet des pauvres alignés au long d’interminables tablées est demeuré célèbre grâce à l’aquarelle de Pourchez, comme du reste le repas offert aux divers orphelins dela ville (Bleuets, Bapaumes et Bonnes Filles).

...à suivre.....

Philippe CUIGNET

Vivre à Lille sous l'ancien Régime, Perrin, Paris 1999

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