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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 08:19

La Filature de coton à Lille

 

La fabrication des fils de coton remonte à la plus haute Antiquité. Pendant longtemps on ne fila qu’à l’aide du fuseau et du rouet, aussi ce n’est qu’au XVIII° siècle  qu’apparaissent à Lille les premières manufactures : jusque là on avait du se contenter de confectionner uniquement des gros fils de trame.

 

Entre 1760 et 1770 furent successivement inventés en Angleterre  la « jenny » (rouet de 6 broches)  et le « mull jenny » (combinaison de la jenny avec un appareil d’étirage).

 

Ces « mécaniques »  introduites en France y sont imitées et perfectionnées, puisqu’on arrive en 1801 à les doter de 40, 50,60 et quelquefois 70 à 80 broches. En même temps, les ouvriers sont devenus plus habiles et obtiennent des numéros plus fins, si bien qu’en 1801 on arrive déjà à filer dans le département du Nord 500.000 kilos de coton avec le concours de 9.000 ouvriers des 2 sexes qui reçoivent 735.413 francs de salaires.

 

A Lille même il y a en 1810 22 filatures comprenant 207 métiers mull jenny avec 39.570 broches, 20 métiers continus avec 1.700 broches et 10.000 petites jenny de 60 broches : ces filatures occupent 1.445 ouvriers.

 

Les métiers sont actionnés par une manivelle qu’un homme placé au bout du métier fait tourner à la main. Quelques filateurs ont aussi des manèges actionnés par un cheval, manèges analogues à ceux qu’on rencontre encore dans les fermes, mais ce système n’est pas très répandu.

 

En 1818 est installée la première machine à vapeur, appelée alors « pompe à feu ». Cette date fait époque dans la filature de coton, car la machine à vapeur va permettre d’augmenter la production, tout en diminuant la fatigue de l’ouvrier. En même temps le nombre des filatures décroît tandis que les usines deviennent plus importantes. Ainsi les 86 filatures qui existent à Lille en 1817 n’ont pas 100.000 broches, tandis que les 50 filatures de 1832 en possèdent près de 200.000.

 

Ce nombre ne suffit plus pour la consommation : en 1849 : 27 filatures avec 231.000 broches.

En 1856 : 39 filatures avec 370.630 broches – En 1859 : 43 filatures avec 501.224 broches à filer et 14 retorderies avec 202.567 broches à retordre.

 

La filature de coton offrant dès cette époque beaucoup d’emplois qui n’exigent aucune force musculaire, les femmes et les enfants sont souvent employés dans ce manufactures, et il n’est pas rare en 1860 de rencontrer à Lille des familles où le père, la mère et les enfants travaillent ensemble faisant de la filature, l’industrie familiale par excellence.

 

Cet esprit de famille existe également entre la direction et le personnel grâce aux organisations de bienfaisance instituées dès 1849, telles que caisses de secours, caisses de retraites, etc.

 

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salle retorderie

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 08:14

 

suite

 

 

Dès l’invasion, l’Allemagne qui se flattait de ruiner l’industrie linière, met son projet à exécution.

 

Sans hésitation, elle organise la destruction  systématique des filatures de lin. Des équipes spéciales, détachées d’organisations officielles, dont le pillage, la réquisition forcée, la destruction de toute richesse étaient l’objet, visitent les usines. Le matériel minutieusement inventorié fut rangé en trois catégories distinctes :

 

-         Les machines de construction récente.

-         Celles en bon état de marche.

-         L’outillage moins bon.

 

Ce matériel, consigné avec soin, fut catalogué, puis cédé aux industriels allemands des Empires centraux intéressés  et aux neutres bienveillants. Les machines qui n’eurent pas d’acquéreurs furent, ou réduites en mitrailles et expédiées aux fonderies d’obus, ou dépouillées de leurs éléments de cuivre , avec une brutalité voisine de la destruction…

 

Vint octobre 1918 – Le recul allemand laisse la filature de lin complètement anéantie. Sans perdre de temps, les filateurs groupés dans le comité corporatif de la filature de lin recourent au Comptoir Central d’Achats, fondé par le gouvernement pour la reconstitution des régions envahies et, dès le 18 octobre 1918, ce Comptoir s’assure par contrat la fourniture par les constructeurs spécialistes anglais, du matériel nécessaire à la mise en production de 150.000 broches.

 

Les filateurs lillois d’autre part, par leurs propres moyens, commandent du nouveau matériel, et par le secours des auxiliaires locaux de leur industrie, réparent le peu de matériel restant et abîmé par le marteau des décuivreurs.

 

Les Services de la restitution et de la reconstruction industrielles du Ministère des Régions libérées, les missions militaires de recherches en Allemagne, en Tchéco-Slovaquie et ailleurs, retrouvent et identifient, récupèrent une grande partie du matériel enlevé par l’Allemagne.

 

Si bien qu’aux premiers jours de 1923, la filature reconstituée possède plus de 400.000 broches, soit les deux tiers de l’effectif d’avant-guerre. Résultat remarquable si l’on considère les difficultés qu’il fallut vaincre pour l’obtenir.

 

En outre, sa production lui permet d’alimenter tout le tissage national et d’exporter une partie de ses fils secs et mouillés si réputés, dans les plus fins et plus gros numéros*

 

                                                                                                                                     A suivre…

 

Le Monde Illustré, juin 1923

67° année

 

* 40 gros fil, 400 fil très fin

 

 

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                                                                          l'état d'une usine à la fin de la guerre

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:24

suite

 

 

La filature mécanique du lin, prit son essor en 1842, lorsque des tarifs protecteurs furent édictés. En quelques années nombre d’établissements ont été créés, dès 1844, 120.000 broches montées au système P. de Girard étaient en plein fonctionnement en France.

 

Si l’on se reporte aux statistiques de Dieudonné, premier Préfet du Nord résidant à Lille, notre cité était à l’époque (1804) le plus grand centre de l’industrie linière alors en activité. On comptait 45.000 rouets filant en gros dans le département du Nord ; en y ajoutant les fileuses à la quenouille, les tisseurs, les filetiers et les dentellières, on arrivait au chiffre de 140.000 ouvriers s’adonnant à cette antique industrie.

 

Les fils produits dans les campagnes servaient à fabriquer le sarraut bleu flamand, la toile de ménage, le linge de table, le fil à coudre dit de « filterie », la batiste et la dentelle.

 

Les fils nouveaux, c’est-à-dire ceux faits mécaniquement, avaient une telle supériorité, comme prix de revient et comme régularité, sur ceux qui étaient fabriqués manuellement dans nos campagnes, que l’on vit très rapidement, disparaître le filage à la main.

 

A l‘industrie de la filature s’adjoignit celle du tissage mécanique ; de nombreux ateliers de blanchisserie, de teinturerie, de fileterie, de construction mécanique complétèrent un vaste ensemble qui fit de Lille la grande métropole de l’industrie linière en France.

 

En 1913, le filature de lin, de chanvre et d’étoupes de France comprenait 640.000 broches dont les 9/10 étaient circonscrits dans l’arrondissement de Lille.

 

Sa production dépassait les besoins du tissage national et permettait d’exporter une grande partie de ses fils réputés dans diverses nations du monde.

 

Les statistiques du Ministère du Commerce de France indiquent que les importations de fils de lin, de chanvre et de ramies simples, durant l’année1913, se sont élevés à 4.235 quintaux, alors que les exportations de ces dits fils ont été de plus de 107.000 quintaux métriques.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:13

suite

 

 

 

 

 Le malheureux inventeur de la filature française, ainsi privé de la magnifique récompense promise par Napoléon 1er  et sur laquelle il avait basé toute son entreprise, fut obligé de suspendre sa fabrication et de s’expatrier devant les réclamations de ses créanciers.

 

C’est alors – chose triste à dire – que deux de ses employés qui avaient reçu toutes les confidences de Philippe de Girard, s’emparèrent des plans, dessins et mémoires restés entre leurs mains et partirent en Angleterre où ils vendirent pour 20.000 livres sterling tous ces documents…

 

Mettant à profit ces procédés de construction mécanique, les Anglais installèrent successivement à Belfast, Leeds et Dundee d’immenses établissements dont la production ne tarda pas à se répandre dans le monde textile.

 

Pendant ce temps, les Français, ignorant les principes de Philippe de Girard, se bornèrent à de timides essais d’appropriation à la filatures des longs brins du lin, du métier dit continu, usité pour le travail du coton, - C’est alors que dans diverses régions des Flandres, on installa des machines de ce genre, mues par des manèges ou parfois de petites chutes d’eau ; ces métiers dont les bâtis étaient en bois comptaient 10, 20 ou 40 fuseaux que l’on appelait alors à Lille des broquelets (petites broches).

 

Pour le retordage, on réunissait les fuseaux autour d’une sorte de couronne en bois et l’on constituait ainsi ce que l’on connut longtemps sous le nom de « machines de filtier ».

 

Des perfectionnements importants furent apportés à ces métiers encore bien primitifs par un ingénieur et habile constructeur : David Van de Weghe, et c’est grâce à lui que l’on a pu, dès 1823, ériger à Lille et à Seclin, les premières filatures de lin ; dont les métiers mûs, partie par des manèges, partie à la main, ne produisaient encore que des quantités restreintes de fils de lin. Sur ces entrefaites, M. Antoine Scrive de Lille et M. Ferray

d’Essonnes, presque simultanément  partirent pour l’Angleterre. Après moult difficultés, ces industriels hardis parvinrent à se procurer (au péril même de leur vie), et à chers deniers, en déjouant la douane anglaise, toute la série des machines construites pour filer le lin, machines issues de l’invention de P. de Girard, améliorées dans le détail par d’habiles constructeurs anglais.

 

En 1835, on ne comptait en France que 14.000 broches à filer le lin ; l’Angleterre en utilisait déjà  250.000…

 

Ce fut seulement à partir de tarifs largement protecteurs qui furent édictés en 1842 pour protéger l’industrie linière française, que la filature mécanique du lin put prendre réellement son essor. En quelques années on vit des établissements se créer de tous côtés : dès 1844, 120.000 broches montées au système P. de Girard étaient en plein fonctionnement en France.

 

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La retorderie en 1923

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:47

De la culture du lin à l’industrialisation

 

Le travail du lin est une des vieilles industries intimement liée à la production agricole de notre région et dont les origines se confondent avec celles de la civilisation gauloise.

 

Au cours des siècles, le lin dans le Nord subit des fortunes diverses. La prospérité de cette industrie familiale, qui écoulait alors ses produits dans le monde entier, était devenue si grande que Charles-Quint avait pu dire : « Je ne crains pas pour les Flandres, tant qu’il y aura des champs pour cultiver le lin, des doigts pour le filer, des bras pour le tisser ».

 

A travers les vicissitudes que subirent les provinces flamandes dans les époques troublées qui suivirent le règne de ce souverain, l’industrie du lin fut toujours l’occupation principale de ses laborieux habitants.

 

Jusqu’au XVIII° siècle, la filature et le tissage étaient des activités exclusivement rurales.  Ce fut à l’époque de Colbert que l’on vit dans notre région les premières manufactures organisées pour lutter contre les produits des Pays-Bas espagnols et des provinces Unies.

 

Le rouet s’était lentement substitué à la quenouille dans la filature des fils les plus communément employés. Ce progrès est à peu près le seul qui soit digne d’être signalé jusqu’au début du XIX° siècle, qui devait voir éclore l’invention de la filature mécanique du lin.

 

On peut dire que c’est à l’initiative de Napoléon 1er  que l’on doit la découverte qui devait révolutionner de fond en comble la vieille industrie des Flandres. C’est en effet le 13 mai 1810 que paraissait au Moniteur un décret ainsi conçu :

 

« Napoléon, Empereur des Français, etc… etc… portant un intérêt spécial aux manufactures « de notre Empire dont le lin est la matière première ;  

« Considérant que le seul obstacle qui s’oppose à ce qu’elles réunissent la modicité du prix à « la perfection de leurs produits, résulte de ce que l’on n’est point encore parvenu à appliquer « des machines à la filature du lin comme à celle du coton ; nous avons arrêté et décrétons ce « qui suit :

« Article 1er, - Il sera accordé un prix de 1 million de Francs à l’inventeur, de quelque nation qu’il puisse être, de la meilleure machine à filer le lin ».

 

Deux mois après cette publication sensationnelle, c’est-à-dire le 18 juillet 1810, un premier brevet était pris par un Français : Philippe de Girard, -

 

Dans ce brevet, et dans les additions qui lui furent successivement faites, tous les principes qui servent aujourd’hui à guider le constructeur et le filateur de lin étaient nettement posés.

 

En l’espace de deux années, les machines qui en étaient la mise en application étaient construites et prêtes à fonctionner. Elles comprenaient une rubanneuse que l’on appelle aujourd’hui table à étaler, une machine à étirer, garnie de peignes, permettant le redressement des longues fibres de lin, un métier à filer en gros, faisant office de la machine que l’on appelle aujourd’hui banc à broche, et un autre métier à filer en fin dont les cylindres étireurs étaient précédés d’un récipient contenant de l’eau chaude.

 

Tour ce matériel dont l’importance était de 2.000 broches avait été installé, mais au même moment, un évènement aussi grave qu’inattendu se produisit : l’Empire tomba !

                                                                                                                                                                              A suivre…

 

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                                                                                      une  renvideuse en 1923

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:21

Du Zoo à la Bière

 

R. Robinet, ancien directeur des archives départementales, a précisé : Il y a plus d’un siècle  existait dans le périmètre des rues de La Bassée, Bonte-Pollet, Alfred de Vigny (bâtie en partie sur le lit de la rivière de l’Arbonnoise) de magnifiques plantations arrosées par la rivière et de nombreux ruisseaux. Une société anonyme s’est constituée en 1876 dans le but d’installer un jardin zoologique : « la belle promenade ».

 

Malheureusement la fréquentation fut insuffisante et les profits si minces, que la principale actionnaire, Madame Vanderhagen-Collette, cessa l’exploitation et en 1894 demanda l’autorisation d’ouvrir deux sur ce terrain : le prolongement de la rue de La Bassée qui s’arrêtait à la rue de Canteleu et la future rue Bonte-Pollet (rue Garibaldi jusqu’en 1913). En 1905, on ouvrit la rue A. de Vigny.

 

En mai1905, Henri Jooris, propriétaire de la Boulangerie de l’Indépendante, boulevard Montebello, demanda l’autorisation de bâtir une brasserie. Le premier bâtiment deate de 1908 et deviendra « la Grande Brasserie », une des plus importantes et la mieux équipées de toutes les coopératives de France, durant l’entre-deux guerres.

 

La première guerre avait touché durement la brasserie. On peut lire et voir dans « le grand hebdomadaire illustré » les photos témoignant des énormes dégâts : moteurs arrachés, cuivres volés, les pompes disparues, caves inondées.

 

En 1913, la brasserie avait produit 52.000 hectolitres de bière, en 1920, 87.000 litres et 118.000 en 1921.

 

Pour fêter son redressement spectaculaire, en 1922, la Grande Brasserie organise un concours doté de 30.000 F de prix. La Grande Brasserie distribue sa production dans un rayon de 50 kilomètres autour de Lille.

 

D’importants agrandissements permirent de construire des caves de garde, une superbe salle de brassage, une unité de traitement des eaux et, fait rare un raccordement au réseau de chemin de fer.

 

En 1967, la brasserie produisait 500.000 hectolitres, presque 40.000 familles de la région lilloise étaient clientes de la brasserie et plus de 200 grossistes, et détaillants vendaient la célèbre « Excelsior » dans toute la France.

 

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logo de la Grande Brasserie

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:19

La Boulangerie

 

Fondée le 1er Novembre 1902, elle devait devenir la plus grande boulangerie industrielle de France, et l »une des premières d’Europe.

 

Son développement fut stoppé par la guerre de 1914/1918, mais dès la fin des hostilités, le développement de la boulangerie s’accéléra : on fabrique des biscottes et des biscuits.

 

Des locaux fonctionnels, des matériels constamment renouvelés, un personnel qualifié, une technique de pointe, garantissent une qualité supérieure.

 

L’Indépendante fut la première à offrir du pain coupé et emballé. (2.100 pains par heure).

 

320 personnes fabriquaient et livraient 70.000 Kg de pain par jour.

 

Deux groupes complets façonnaient 4.000 pains par heure.

 

La cuisson était assurée par  3 fours à balancelle, 2 fours semi automatiques (3 fours anciens en réserve).

 

La biscuiterie sortait 450 Kg de biscuits par heure. Une ligne de 60 m sortait 400 Kg /heure de biscuits fins de type pâtisserie.

 

Pour les biscottes : 5 pétrins, 1 peseuse, 2 allongeuses, un four tunnel de 12 m de long.

Pour le grillage 1 four de 36 m². 1 trancheuse automatique.

 

Une pâtisserie qui  fabrique de la pâtisserie fraîche sur 2 fours.

 

Un service transport de : 12 camions de 7 tonnes, 3 camions de 5 tonnes, 17 camions de 2 T 5,

37 camionnettes de 1.200 Kg, 2 camionnettes 2 CV.

 

1 stock de 6.500 quintaux de farine assure l’approvisionnement de l’ensemble.

 

L’Indépendante produit et vend chaque jour  plus de 40 tonnes de produits dont 65.000 pains.

Chaque jour 3.200 Km sont parcourus par les véhicules de la maison.

 20 Km est la longueur des pains mis bout à bout par jour,

60 Km est la longueur du ruban de biscottes sorti chaque jour sous la marque « Excelsior »,

55 fois la hauteur de la tour EIFFEL est la longueur des biscuits « Excelsior » produits chaque jour.

 

Le 25 mai 1954, 3 mois après le lancement du pain coupé et emballé, l’Indépendante vendait 4.900/jour,

6 mois plus tard 11.000 pains/jour.

 

Le progrès amena l’Indépendante a fournir : un pain sans sel – un pain brioché - un pain complet

un pain gluten - un pain aux raisins - un pain sandwich - un pain toast - un cramique

Tous emballés sous pellicule cellulosique.

 

L’Indépendante fut détruite en 1976, un immeuble d’habitation occupe l’emplacement entre les rues Newton, Montebello, Mexico. Les fours : biscuits et biscottes se trouvaient au cœur de l’îlot formé par le boulevard Montebello (face à la boulangerie), la rue d’Haubourdin et l’impasse Albert.

 

L'Indépendante avait le même que la Grande Brasserie : M. Henri Jooris qui fut également le sponsor de l'équipe de foot de Lille

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:58

Le bazar de Wazemmes

 

Suite

 

En 1982 : suite au décès de Madame Julienne Jacqmart-Dekeyser, le bazar devient une Société Anonyme. M. André Jacqmart reçoit l’ « Oscar Gambetta 1982 », une distinction attribuée chaque année par l’Union des Commerçants du Centre Commercial Gambetta, à une personnalité ayant permis un plus grand rayonnement de ce important secteur commercial.

 

A partir de 1990, retraite de la 3ème génération : M ; A. Jacqmart et Me C. Douët-Jacqmart cessent leurs activités.

 

 

En 1997, Le Bazar de Wazemmes participe aux « Journées du Patrimoine ».

A la même période, le Bazar fête ses 75 ans avec de très nombreuses manifestations, des expositions d’objets prestigieux et des ateliers.

- Création de « Boutiques de Marque » : Villeroy & Boch, Guy Degrenne, Nydel, Criste.

 

En 1990 :  Informatisation du magasin et des listes de mariage.

-         Création d’un rayon de « loisirs créatifs ».

 

 L’an 2000 voit un changement des Statuts de la Société qui passe en C.A. avec conseil de surveillance. Le Bazar crée son site Internet.

 

2003 : Le 10 septembre Mme Aubry, Maire de Lille, remet la Médaille d’Or du Commerce et de l’Artisanat au P. D. G  du Bazar de Wazemmes.

 

2004 : Ouverture du site dfe vente en ligne : « la Boutique du bazar », présentant une sélection de produits livrables en France Métropolitaine.

 

2007 : Le 3 février, fermeture définitive du magasin.

 

Ce fut une belle histoire.

 

 

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Le Bazar de Wazemmes en 1920

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 08:37

Filatures Delebart-Mallet Fils

 à Lille : Capital 14 millions

 

 

La Société Anonyme des Filatures Delebart-Mallet Fils dont le siège social est à Lille, 98, rue des Stations, est la continuation de la Firme Pierre Delebart dont la création remonte à 1830.

 

Les usines situées dans différents quartiers de Lille : Esquermes, Fives, Loos et Mons en Baroeul ont été constamment en progressant et ont contribué aux succès remportés par la Société Delebart-Mallet dans toutes les Expositions Internationales : Paris, 1855, Médaille d’honneur ; Londres, 1862, Prize Medal ; Paris, 1867, Médaille d’Or ; Paris, 1878, rappel Médaille d’Or ; Amsterdam, 1883, Médaille d’Or ; Paris, 1900, Grand Prix ; Bruxelles, 1910, Diplôme de Grand Prix ; Gand, 1913, Diplôme de Grand Prix.

 

Pendant la guerre, les usines eurent à souffrir de l’occupation ennemie, en particulier celle de Fives, qui fut complètement vidée de son matériel. Dès la délivrance de Lille, tout le personnel non mobilisé se mit à la tâche ; et en mars 1919 une des usines commençait à fonctionner. En novembre de l’année suivante, toutes les autres avaient repris le travail normal.

 

Depuis cette époque de nouvelles broches à filer et à retordre furent montées chaque année. Actuellement l’ensemble des usines exploitées ou contrôlées par la S. A des Filatures Delebart-Mallet représente 45.000 broches à filer et 125.000 à retordre. Elle est dans son genre, la plus importante de France. Filant depuis le N° 40 (le plus gros)jusqu’au 300 (le plus fin), elle emploie des cotons d’Amérique, d’Egypte et des longues soies Sea Island.

 

Fidèle aux traditions de la Maison, la Société ne fabrique que des articles de qualités supérieures et extrêmement soignés destinés à la ganterie, bonneterie, tulle, dentelle, soierie, velours, dorure, chapellerie, mousseline, etc.

Elle s’intéresse également à des articles fantaisie tels les crêpes et les voiles.

 

Depuis la guerre, la S.A. des Filatures Delebart-Mallet s’est tout particulièrement occupée du bien-être de son personnel, et de nombreuses institutions ou œuvres sociales furent annexées aux usines.

D’agréables maisons, noyées dans la verdure, louées à des taux de loyer variant avec le nombre d’enfants, permettent aux familles nombreuses de se loger convenablement et de profiter de la vie au grand air.

 

A son apogée, la S.A. des Filatures Delebart-Mallet, compta 280.000 broches et 1.400 ouvriers.

 

 

 

01-04-2013-1717-55 

 lettre adressée par M. Delebart à Me Roussel le 26 novembre 1895, :

Au moment où j'allais envoyer une lettre de renonciation  définitive, me parvient  la consultation incluse de M. Marais.

Je passerai en votre étude prendre votre appréciation.

 

Recevez, Monsieur, mes mailleures salutations.

 

M. Delebart souhaiter acheter un terrain, le vendeur traînant, et enfin donnait un prix,

M. Delebart, souhaitait avoir l'avis de son notaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancienne filature Pierre Delebart-Mallet créée en 1830, cette firme, composée de 4 usines, en constante progression, a obtenu les plus hautes récompenses à toutes les expositions. Pendant la 1ère guerre mondiale, l’une des usines a été complètement vidée de son matériel ; dans les autres, certaines machines et tous les cuivres ont été enlevés.

 Le travail de remise en état, fut pénible, mais, grâce à l’effort considérable de tout le personnel, dès mars 1919, une usine reprenait sa production. Les autres usines suivirent une à une, et dès novembre 1920, les 4 usines, situées respectivement à Lille, Fives, Mons-en-Baroeul et Loos, comportant 280.000 broches avaient repris la production normalement.

 

La société emploie, en 1923, 1.400 ouvriers. Elle a depuis cette guerre, construit des habitations pour son personnel et a actuellement une cité-jardin en construction, qui comprendra des logements confortables pour 120 familles dès la fin de 1924. Delebart-Mallet est en juin 1923, dans son genre, la plus importante de France. Elle file tous les numéros, depuis le 40 jusqu’au 400, ce dernier étant le fil le plus fin ;  Ces fils sont destinés aux tissus légers, tels que : mousselines, gazes, nansouks.

Sa réputation couvre également les fils spéciaux destinés à la ganterie, la bonneterie, et excelle dans les retors pour velours et dentelles.

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 07:58

Le Bazar de Wazemmes fête ses 75 ans

 

Le premier magasin fut ouvert magasin ouvert par Ghislain Jacqmart à Houplines en 1912.

 

Dix ans plus tard, Ghislain et son épouse ouvrait rue Gambetta, un magasin de 200 m², en 1936 la surface était doublée, jusqu’à atteindre 1.500 m² en 1973. La surface de vente répartie sur 2 niveaux, sans compter les 3.00 m² de stock, sans « vieuseries » ni rossignols…

 

Raymond et Renée, les enfants des fondateurs, continuèrent avec leurs épouse et mari. André Jacqmart, le P.D.G. actuel, forma la troisième génération avec sa sœur et leurs cousins Marchisio. Ils s’adaptèrent aux nouveaux besoins en préservant la tradition familiale passée à Corine Marchisio, Christine Dupire, Marylène Dujardin , Jacques Gattano et Carole Douët. Tous veulent visiblement être proches des clients – c’est de famille – et on les voit dans le magasin dans tous les rôles, tapant à une caisse, emballant un cadeau ou finissant une vitrine.

 

Le bazar a conservé quelques caractéristiques de simplicité utilitaire, de bas de gamme et de bas prix, mais le temps des casseroles alignées le long du trottoir est révolu. Kacqmart-Sélection est aussi l’univers des marques et des maisons prestigieuses. « L’esprit-bazar est dans le choix très étendu », dit Corine Marchisio. A l’entrée du magasin, on trouve des piles d’assiettes à 12 F, on entre ensuite dans l’espace des boutiques (Villeroy et Boch, Guy Degrenne)  et des marques. La progression dans le magasin est une montée en gamme.

 

Tous les ans, un millier de couples d’amoureux déposent leurs listes de mariage différemment composées selon les ressources ou la générosité supposées des invités à la noce. Nos tourtereaux peuvent se lancer dans l’argenterie Christofle, les porcelaines Haviland ou Bernardaud, le verre Saint-Louis ou le cristal de Sèvres et s’assurer aussi des cocottes-minutes, grille-pain et paniers à salade.

 

Le week-end prochain le bazar de Wazemmes ouvrira ses portes comme tous les samedis et dimanches matin. Avec les « plus » des Journées du patrimoine : animations et démonstrations sur les métiers de l’art de la table.

 

 

Difficile de se prétendre Lillois sans connaître le Bazar de Wazemmes, cette institution fait partie de l’héritage collectif. Quatre générations de commerçants c’est aussi quatre générations de clients. Elles sont venues pour les casseroles, les gamelles de chantier et les piles d’assiettes. Elles viennent pour les listes de mariage, les porcelaines de Limoges et les verres en cristal français. Depuis toujours c’est-à-dire depuis 75 ans, les Lillois savent qu’ils trouveront là la gamme des introuvables (en un seul lieu), seau hygiénique, doseur à apéritif anisé, clé à sardine ou bassine à linge…

 

 

                                                                                                                              Article de La Voix du Nord du 18 septembre 1997

 

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Ce sont les arrière-petits enfants de Ghislain Jacqmart. Selon une tradition familiale ils préfèrent aller au-devant du client dans le magasin que d'être au bureau. Chaque génération de clients a sa génération de Jacqmart.

Etes-vous de ceux qui ont connu "Mme Raymonde" à la caisse ouAndré dans les allées ?

Sur la photo vous reconnaitrez : Coriune Marchisio, Christine Dupîre, Marylène Dujardin Carole Douët, Jacques Gattano entourant la soeur de M. André : C. Douët-Jacqmart.

 

 

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Evolution de Wazemmes
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