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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:13

Le Saccage des filatures de Lille

 

Les Allemands connaissaient la renommée des filatures de coton de Lille et ce sont des spécialistes qui, dès l’envahissement viennent réquisitionner d’abord les matières premières, puis les matières finies et enfin même les matières en cours de fabrication. Ils en enlèvent pour 60 à 70 millions de francs (valeur 1914).

 

Mais les marchandises ne leur suffisent pas, il leur faut bientôt des métiers et ce sont les filateurs d’Allemagne et d’Autriche qui viennent eux-mêmes désigner les les machines qui seront démontées avec le plus grand soin et expédiées chez eux.

 

Un pressant besoin de cuivre et de bronze les pousse aussi à enlever tout ce qu’ils peuvent en trouver : coussinets de transmission, collets de broches, platines de cuivre, etc… Quelque fois le filateur arrive à obtenir que ces pièces soient enlevées avec soin, dévissées, mais la plupart du temps, elles sont violemment arrachées, ce qui rendra les réparations très difficiles.

Enfin, l’explosion formidable dite des « Dix-Huits ponts » vient détruire complètement plusieurs filatures et endommager plusieurs autres : il y aura, en fin de compte : 10 à 15 millions de dégâts (valeur 1914), rien qu’aux bâtiments.

 

‘est le commencement du pillage : non contents d’enlever les métiers brisés, les Allemands font jeter par les fenêtres même les machines qui n’ont subi aucun dégât, et on peut citer des filatures où des métiers neufs, à peine montés, sont brisés avec le reste.

 

Des centaines de tonnes de matériel gisent de-ci de-là ; parfois on envoie toute cette mitraille à Essen, parfois on le laisse sur place et le seul but réel de ces destructions est de supprimer des concurrents.

 

Résultat : à la fin de la guerre, on ne retrouve plus à Lille que 20 % des broches intactes ; 30 % ont été partiellement détruites et 50 % totalement détruites. Ces destructions ont été évaluées à près de 50 millions (valeur 1914).

 

On aurait pu croire que c’en était fait de la filature de coton à Lille : les Allemands l’avaient espérés ! Nous allons voir l’effort qui a été donné pour faire échouer leur plan. La guerre n’était pas finie que déjà certains filateurs renseignés sur l’étendue de leurs sinistres avaient, sans plus tarder, remis leurs commandes aux constructeurs.

 

En tout cas, dès l’évacuation des Allemands, on se met courageusement à l’œuvre, et avec l’aide du 1er secteur de la Reconstruction Industrielle, les travaux commencent partout.

 

L’effort se porte d’abord sur les usines les moins abîmées, de façon à pouvoir rendre du travail au plus grand nombre d’ouvriers possible, si bien qu’au 1er novembre 1919, vingt établissements étaient en marche, avec 499.044 broches à filer et 182.210 broches à retordre. La production était revenue au tiers de ce qu’elle était en 1914.

 

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Une équipe de prisonniers allemands travaillant au déblaiement des ruines, après l'armistice.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 08:11

La crise de la filature du coton

 

suite

La disette de coton en 1860 marque l’origine d’une crise sans précédent aggravée bientôt par de très mauvais traités de commerce, la filature française toute entière en souffre, mais la filature de Lille est particulièrement touchée et menace d’entraîner dans sa chute les manufactures de tulles et dentelles de Lille, Calais et Caudry.

 

Après le chômage viennent les liquidations, et en 1869 il ne reste dans le groupe industriel de Lille que 26 filatures avec 349.556 broches en activité. Les trois millions de salaires qu’on payait en 1860 se trouvent réduits en 1869 à 1.600.000 francs et les ouvriers fileurs doivent pour gagner leur vie, prendre des emplois de terrassiers, manœuvres et maçons.

 

Pendant ce temps, les importations de fils et tissus qui étaient de 2 millions en 1859 arrivent au chiffre énorme de 124 millions. Avec le recul de l’histoire on s’étonne qu’il ait fallu plus de 30 années de luttes incessantes pour que les manufacturiers du Nord obtiennent enfin un peu plus de protection avec le tarif de 1892.

 

La filature de Lille épuisée va immédiatement reprendre vie et son essor est favorisé par les progrès du machinisme, par les inventions nouvelles telles que le mercerisage du coton, par l’emploi  de plus en plus répandu des fils à coudre en coton, enfin par le bon marché du coton comparativement aux autres textiles.

Ces chiffres vont encore en augmentant jusqu’à la guerre puisque nous arrivons en 1914 à 1.436.938 b roches à filer et  644.524 broches à retordre.

 

Aussi en 1900 trouvons-nous à Lille 1.035.758 broches à filer et 372.202 broches à retordre. La filature de coton devient alors la plus importante industrie à Lille : elle fait un chiffre annuel de plus de 100 millions et groupe 15.000 ouvriers qui reçoivent plus de 15 millions de salaire.

 

Les œuvres sociales et philanthropiques sont nombreuses : maisons ouvrières, crèches, orphelinats, caisses d’épargne, sociétés de secours mutuels, retraites aux anciens ouvriers, éducation ménagère, achats à bon marché, secours en cas de maladie, de décès, etc…

 

Nous sommes loin de la fabrication sur la jenny ou le rouet : la filature de coton de Lille produit maintenant les genres de filés les plus divers. Sa production s’étend des numéros les plus gros, comme ceux provenant de la carde fileuse, aux numéros les plus fins (300 à 400 mètres à la livre) servant à la fabrication des dentelles. Elle emploie les cotons de toutes les provenances.

 

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G. Delebart-Mallet, président d'honneur du syndicat des Filateurs et Retordeurs de Lille,

Président du C.A. des Filatures Mallet Fils (Cl. G. L. Manuel Frères)

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 08:19

La Filature de coton à Lille

 

La fabrication des fils de coton remonte à la plus haute Antiquité. Pendant longtemps on ne fila qu’à l’aide du fuseau et du rouet, aussi ce n’est qu’au XVIII° siècle  qu’apparaissent à Lille les premières manufactures : jusque là on avait du se contenter de confectionner uniquement des gros fils de trame.

 

Entre 1760 et 1770 furent successivement inventés en Angleterre  la « jenny » (rouet de 6 broches)  et le « mull jenny » (combinaison de la jenny avec un appareil d’étirage).

 

Ces « mécaniques »  introduites en France y sont imitées et perfectionnées, puisqu’on arrive en 1801 à les doter de 40, 50,60 et quelquefois 70 à 80 broches. En même temps, les ouvriers sont devenus plus habiles et obtiennent des numéros plus fins, si bien qu’en 1801 on arrive déjà à filer dans le département du Nord 500.000 kilos de coton avec le concours de 9.000 ouvriers des 2 sexes qui reçoivent 735.413 francs de salaires.

 

A Lille même il y a en 1810 22 filatures comprenant 207 métiers mull jenny avec 39.570 broches, 20 métiers continus avec 1.700 broches et 10.000 petites jenny de 60 broches : ces filatures occupent 1.445 ouvriers.

 

Les métiers sont actionnés par une manivelle qu’un homme placé au bout du métier fait tourner à la main. Quelques filateurs ont aussi des manèges actionnés par un cheval, manèges analogues à ceux qu’on rencontre encore dans les fermes, mais ce système n’est pas très répandu.

 

En 1818 est installée la première machine à vapeur, appelée alors « pompe à feu ». Cette date fait époque dans la filature de coton, car la machine à vapeur va permettre d’augmenter la production, tout en diminuant la fatigue de l’ouvrier. En même temps le nombre des filatures décroît tandis que les usines deviennent plus importantes. Ainsi les 86 filatures qui existent à Lille en 1817 n’ont pas 100.000 broches, tandis que les 50 filatures de 1832 en possèdent près de 200.000.

 

Ce nombre ne suffit plus pour la consommation : en 1849 : 27 filatures avec 231.000 broches.

En 1856 : 39 filatures avec 370.630 broches – En 1859 : 43 filatures avec 501.224 broches à filer et 14 retorderies avec 202.567 broches à retordre.

 

La filature de coton offrant dès cette époque beaucoup d’emplois qui n’exigent aucune force musculaire, les femmes et les enfants sont souvent employés dans ce manufactures, et il n’est pas rare en 1860 de rencontrer à Lille des familles où le père, la mère et les enfants travaillent ensemble faisant de la filature, l’industrie familiale par excellence.

 

Cet esprit de famille existe également entre la direction et le personnel grâce aux organisations de bienfaisance instituées dès 1849, telles que caisses de secours, caisses de retraites, etc.

 

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salle retorderie

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 08:14

 

suite

 

 

Dès l’invasion, l’Allemagne qui se flattait de ruiner l’industrie linière, met son projet à exécution.

 

Sans hésitation, elle organise la destruction  systématique des filatures de lin. Des équipes spéciales, détachées d’organisations officielles, dont le pillage, la réquisition forcée, la destruction de toute richesse étaient l’objet, visitent les usines. Le matériel minutieusement inventorié fut rangé en trois catégories distinctes :

 

-         Les machines de construction récente.

-         Celles en bon état de marche.

-         L’outillage moins bon.

 

Ce matériel, consigné avec soin, fut catalogué, puis cédé aux industriels allemands des Empires centraux intéressés  et aux neutres bienveillants. Les machines qui n’eurent pas d’acquéreurs furent, ou réduites en mitrailles et expédiées aux fonderies d’obus, ou dépouillées de leurs éléments de cuivre , avec une brutalité voisine de la destruction…

 

Vint octobre 1918 – Le recul allemand laisse la filature de lin complètement anéantie. Sans perdre de temps, les filateurs groupés dans le comité corporatif de la filature de lin recourent au Comptoir Central d’Achats, fondé par le gouvernement pour la reconstitution des régions envahies et, dès le 18 octobre 1918, ce Comptoir s’assure par contrat la fourniture par les constructeurs spécialistes anglais, du matériel nécessaire à la mise en production de 150.000 broches.

 

Les filateurs lillois d’autre part, par leurs propres moyens, commandent du nouveau matériel, et par le secours des auxiliaires locaux de leur industrie, réparent le peu de matériel restant et abîmé par le marteau des décuivreurs.

 

Les Services de la restitution et de la reconstruction industrielles du Ministère des Régions libérées, les missions militaires de recherches en Allemagne, en Tchéco-Slovaquie et ailleurs, retrouvent et identifient, récupèrent une grande partie du matériel enlevé par l’Allemagne.

 

Si bien qu’aux premiers jours de 1923, la filature reconstituée possède plus de 400.000 broches, soit les deux tiers de l’effectif d’avant-guerre. Résultat remarquable si l’on considère les difficultés qu’il fallut vaincre pour l’obtenir.

 

En outre, sa production lui permet d’alimenter tout le tissage national et d’exporter une partie de ses fils secs et mouillés si réputés, dans les plus fins et plus gros numéros*

 

                                                                                                                                     A suivre…

 

Le Monde Illustré, juin 1923

67° année

 

* 40 gros fil, 400 fil très fin

 

 

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                                                                          l'état d'une usine à la fin de la guerre

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:24

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La filature mécanique du lin, prit son essor en 1842, lorsque des tarifs protecteurs furent édictés. En quelques années nombre d’établissements ont été créés, dès 1844, 120.000 broches montées au système P. de Girard étaient en plein fonctionnement en France.

 

Si l’on se reporte aux statistiques de Dieudonné, premier Préfet du Nord résidant à Lille, notre cité était à l’époque (1804) le plus grand centre de l’industrie linière alors en activité. On comptait 45.000 rouets filant en gros dans le département du Nord ; en y ajoutant les fileuses à la quenouille, les tisseurs, les filetiers et les dentellières, on arrivait au chiffre de 140.000 ouvriers s’adonnant à cette antique industrie.

 

Les fils produits dans les campagnes servaient à fabriquer le sarraut bleu flamand, la toile de ménage, le linge de table, le fil à coudre dit de « filterie », la batiste et la dentelle.

 

Les fils nouveaux, c’est-à-dire ceux faits mécaniquement, avaient une telle supériorité, comme prix de revient et comme régularité, sur ceux qui étaient fabriqués manuellement dans nos campagnes, que l’on vit très rapidement, disparaître le filage à la main.

 

A l‘industrie de la filature s’adjoignit celle du tissage mécanique ; de nombreux ateliers de blanchisserie, de teinturerie, de fileterie, de construction mécanique complétèrent un vaste ensemble qui fit de Lille la grande métropole de l’industrie linière en France.

 

En 1913, le filature de lin, de chanvre et d’étoupes de France comprenait 640.000 broches dont les 9/10 étaient circonscrits dans l’arrondissement de Lille.

 

Sa production dépassait les besoins du tissage national et permettait d’exporter une grande partie de ses fils réputés dans diverses nations du monde.

 

Les statistiques du Ministère du Commerce de France indiquent que les importations de fils de lin, de chanvre et de ramies simples, durant l’année1913, se sont élevés à 4.235 quintaux, alors que les exportations de ces dits fils ont été de plus de 107.000 quintaux métriques.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:13

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 Le malheureux inventeur de la filature française, ainsi privé de la magnifique récompense promise par Napoléon 1er  et sur laquelle il avait basé toute son entreprise, fut obligé de suspendre sa fabrication et de s’expatrier devant les réclamations de ses créanciers.

 

C’est alors – chose triste à dire – que deux de ses employés qui avaient reçu toutes les confidences de Philippe de Girard, s’emparèrent des plans, dessins et mémoires restés entre leurs mains et partirent en Angleterre où ils vendirent pour 20.000 livres sterling tous ces documents…

 

Mettant à profit ces procédés de construction mécanique, les Anglais installèrent successivement à Belfast, Leeds et Dundee d’immenses établissements dont la production ne tarda pas à se répandre dans le monde textile.

 

Pendant ce temps, les Français, ignorant les principes de Philippe de Girard, se bornèrent à de timides essais d’appropriation à la filatures des longs brins du lin, du métier dit continu, usité pour le travail du coton, - C’est alors que dans diverses régions des Flandres, on installa des machines de ce genre, mues par des manèges ou parfois de petites chutes d’eau ; ces métiers dont les bâtis étaient en bois comptaient 10, 20 ou 40 fuseaux que l’on appelait alors à Lille des broquelets (petites broches).

 

Pour le retordage, on réunissait les fuseaux autour d’une sorte de couronne en bois et l’on constituait ainsi ce que l’on connut longtemps sous le nom de « machines de filtier ».

 

Des perfectionnements importants furent apportés à ces métiers encore bien primitifs par un ingénieur et habile constructeur : David Van de Weghe, et c’est grâce à lui que l’on a pu, dès 1823, ériger à Lille et à Seclin, les premières filatures de lin ; dont les métiers mûs, partie par des manèges, partie à la main, ne produisaient encore que des quantités restreintes de fils de lin. Sur ces entrefaites, M. Antoine Scrive de Lille et M. Ferray

d’Essonnes, presque simultanément  partirent pour l’Angleterre. Après moult difficultés, ces industriels hardis parvinrent à se procurer (au péril même de leur vie), et à chers deniers, en déjouant la douane anglaise, toute la série des machines construites pour filer le lin, machines issues de l’invention de P. de Girard, améliorées dans le détail par d’habiles constructeurs anglais.

 

En 1835, on ne comptait en France que 14.000 broches à filer le lin ; l’Angleterre en utilisait déjà  250.000…

 

Ce fut seulement à partir de tarifs largement protecteurs qui furent édictés en 1842 pour protéger l’industrie linière française, que la filature mécanique du lin put prendre réellement son essor. En quelques années on vit des établissements se créer de tous côtés : dès 1844, 120.000 broches montées au système P. de Girard étaient en plein fonctionnement en France.

 

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La retorderie en 1923

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:47

De la culture du lin à l’industrialisation

 

Le travail du lin est une des vieilles industries intimement liée à la production agricole de notre région et dont les origines se confondent avec celles de la civilisation gauloise.

 

Au cours des siècles, le lin dans le Nord subit des fortunes diverses. La prospérité de cette industrie familiale, qui écoulait alors ses produits dans le monde entier, était devenue si grande que Charles-Quint avait pu dire : « Je ne crains pas pour les Flandres, tant qu’il y aura des champs pour cultiver le lin, des doigts pour le filer, des bras pour le tisser ».

 

A travers les vicissitudes que subirent les provinces flamandes dans les époques troublées qui suivirent le règne de ce souverain, l’industrie du lin fut toujours l’occupation principale de ses laborieux habitants.

 

Jusqu’au XVIII° siècle, la filature et le tissage étaient des activités exclusivement rurales.  Ce fut à l’époque de Colbert que l’on vit dans notre région les premières manufactures organisées pour lutter contre les produits des Pays-Bas espagnols et des provinces Unies.

 

Le rouet s’était lentement substitué à la quenouille dans la filature des fils les plus communément employés. Ce progrès est à peu près le seul qui soit digne d’être signalé jusqu’au début du XIX° siècle, qui devait voir éclore l’invention de la filature mécanique du lin.

 

On peut dire que c’est à l’initiative de Napoléon 1er  que l’on doit la découverte qui devait révolutionner de fond en comble la vieille industrie des Flandres. C’est en effet le 13 mai 1810 que paraissait au Moniteur un décret ainsi conçu :

 

« Napoléon, Empereur des Français, etc… etc… portant un intérêt spécial aux manufactures « de notre Empire dont le lin est la matière première ;  

« Considérant que le seul obstacle qui s’oppose à ce qu’elles réunissent la modicité du prix à « la perfection de leurs produits, résulte de ce que l’on n’est point encore parvenu à appliquer « des machines à la filature du lin comme à celle du coton ; nous avons arrêté et décrétons ce « qui suit :

« Article 1er, - Il sera accordé un prix de 1 million de Francs à l’inventeur, de quelque nation qu’il puisse être, de la meilleure machine à filer le lin ».

 

Deux mois après cette publication sensationnelle, c’est-à-dire le 18 juillet 1810, un premier brevet était pris par un Français : Philippe de Girard, -

 

Dans ce brevet, et dans les additions qui lui furent successivement faites, tous les principes qui servent aujourd’hui à guider le constructeur et le filateur de lin étaient nettement posés.

 

En l’espace de deux années, les machines qui en étaient la mise en application étaient construites et prêtes à fonctionner. Elles comprenaient une rubanneuse que l’on appelle aujourd’hui table à étaler, une machine à étirer, garnie de peignes, permettant le redressement des longues fibres de lin, un métier à filer en gros, faisant office de la machine que l’on appelle aujourd’hui banc à broche, et un autre métier à filer en fin dont les cylindres étireurs étaient précédés d’un récipient contenant de l’eau chaude.

 

Tour ce matériel dont l’importance était de 2.000 broches avait été installé, mais au même moment, un évènement aussi grave qu’inattendu se produisit : l’Empire tomba !

                                                                                                                                                                              A suivre…

 

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                                                                                      une  renvideuse en 1923

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:21

Du Zoo à la Bière

 

R. Robinet, ancien directeur des archives départementales, a précisé : Il y a plus d’un siècle  existait dans le périmètre des rues de La Bassée, Bonte-Pollet, Alfred de Vigny (bâtie en partie sur le lit de la rivière de l’Arbonnoise) de magnifiques plantations arrosées par la rivière et de nombreux ruisseaux. Une société anonyme s’est constituée en 1876 dans le but d’installer un jardin zoologique : « la belle promenade ».

 

Malheureusement la fréquentation fut insuffisante et les profits si minces, que la principale actionnaire, Madame Vanderhagen-Collette, cessa l’exploitation et en 1894 demanda l’autorisation d’ouvrir deux sur ce terrain : le prolongement de la rue de La Bassée qui s’arrêtait à la rue de Canteleu et la future rue Bonte-Pollet (rue Garibaldi jusqu’en 1913). En 1905, on ouvrit la rue A. de Vigny.

 

En mai1905, Henri Jooris, propriétaire de la Boulangerie de l’Indépendante, boulevard Montebello, demanda l’autorisation de bâtir une brasserie. Le premier bâtiment deate de 1908 et deviendra « la Grande Brasserie », une des plus importantes et la mieux équipées de toutes les coopératives de France, durant l’entre-deux guerres.

 

La première guerre avait touché durement la brasserie. On peut lire et voir dans « le grand hebdomadaire illustré » les photos témoignant des énormes dégâts : moteurs arrachés, cuivres volés, les pompes disparues, caves inondées.

 

En 1913, la brasserie avait produit 52.000 hectolitres de bière, en 1920, 87.000 litres et 118.000 en 1921.

 

Pour fêter son redressement spectaculaire, en 1922, la Grande Brasserie organise un concours doté de 30.000 F de prix. La Grande Brasserie distribue sa production dans un rayon de 50 kilomètres autour de Lille.

 

D’importants agrandissements permirent de construire des caves de garde, une superbe salle de brassage, une unité de traitement des eaux et, fait rare un raccordement au réseau de chemin de fer.

 

En 1967, la brasserie produisait 500.000 hectolitres, presque 40.000 familles de la région lilloise étaient clientes de la brasserie et plus de 200 grossistes, et détaillants vendaient la célèbre « Excelsior » dans toute la France.

 

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logo de la Grande Brasserie

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:19

La Boulangerie

 

Fondée le 1er Novembre 1902, elle devait devenir la plus grande boulangerie industrielle de France, et l »une des premières d’Europe.

 

Son développement fut stoppé par la guerre de 1914/1918, mais dès la fin des hostilités, le développement de la boulangerie s’accéléra : on fabrique des biscottes et des biscuits.

 

Des locaux fonctionnels, des matériels constamment renouvelés, un personnel qualifié, une technique de pointe, garantissent une qualité supérieure.

 

L’Indépendante fut la première à offrir du pain coupé et emballé. (2.100 pains par heure).

 

320 personnes fabriquaient et livraient 70.000 Kg de pain par jour.

 

Deux groupes complets façonnaient 4.000 pains par heure.

 

La cuisson était assurée par  3 fours à balancelle, 2 fours semi automatiques (3 fours anciens en réserve).

 

La biscuiterie sortait 450 Kg de biscuits par heure. Une ligne de 60 m sortait 400 Kg /heure de biscuits fins de type pâtisserie.

 

Pour les biscottes : 5 pétrins, 1 peseuse, 2 allongeuses, un four tunnel de 12 m de long.

Pour le grillage 1 four de 36 m². 1 trancheuse automatique.

 

Une pâtisserie qui  fabrique de la pâtisserie fraîche sur 2 fours.

 

Un service transport de : 12 camions de 7 tonnes, 3 camions de 5 tonnes, 17 camions de 2 T 5,

37 camionnettes de 1.200 Kg, 2 camionnettes 2 CV.

 

1 stock de 6.500 quintaux de farine assure l’approvisionnement de l’ensemble.

 

L’Indépendante produit et vend chaque jour  plus de 40 tonnes de produits dont 65.000 pains.

Chaque jour 3.200 Km sont parcourus par les véhicules de la maison.

 20 Km est la longueur des pains mis bout à bout par jour,

60 Km est la longueur du ruban de biscottes sorti chaque jour sous la marque « Excelsior »,

55 fois la hauteur de la tour EIFFEL est la longueur des biscuits « Excelsior » produits chaque jour.

 

Le 25 mai 1954, 3 mois après le lancement du pain coupé et emballé, l’Indépendante vendait 4.900/jour,

6 mois plus tard 11.000 pains/jour.

 

Le progrès amena l’Indépendante a fournir : un pain sans sel – un pain brioché - un pain complet

un pain gluten - un pain aux raisins - un pain sandwich - un pain toast - un cramique

Tous emballés sous pellicule cellulosique.

 

L’Indépendante fut détruite en 1976, un immeuble d’habitation occupe l’emplacement entre les rues Newton, Montebello, Mexico. Les fours : biscuits et biscottes se trouvaient au cœur de l’îlot formé par le boulevard Montebello (face à la boulangerie), la rue d’Haubourdin et l’impasse Albert.

 

L'Indépendante avait le même que la Grande Brasserie : M. Henri Jooris qui fut également le sponsor de l'équipe de foot de Lille

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:58

Le bazar de Wazemmes

 

Suite

 

En 1982 : suite au décès de Madame Julienne Jacqmart-Dekeyser, le bazar devient une Société Anonyme. M. André Jacqmart reçoit l’ « Oscar Gambetta 1982 », une distinction attribuée chaque année par l’Union des Commerçants du Centre Commercial Gambetta, à une personnalité ayant permis un plus grand rayonnement de ce important secteur commercial.

 

A partir de 1990, retraite de la 3ème génération : M ; A. Jacqmart et Me C. Douët-Jacqmart cessent leurs activités.

 

 

En 1997, Le Bazar de Wazemmes participe aux « Journées du Patrimoine ».

A la même période, le Bazar fête ses 75 ans avec de très nombreuses manifestations, des expositions d’objets prestigieux et des ateliers.

- Création de « Boutiques de Marque » : Villeroy & Boch, Guy Degrenne, Nydel, Criste.

 

En 1990 :  Informatisation du magasin et des listes de mariage.

-         Création d’un rayon de « loisirs créatifs ».

 

 L’an 2000 voit un changement des Statuts de la Société qui passe en C.A. avec conseil de surveillance. Le Bazar crée son site Internet.

 

2003 : Le 10 septembre Mme Aubry, Maire de Lille, remet la Médaille d’Or du Commerce et de l’Artisanat au P. D. G  du Bazar de Wazemmes.

 

2004 : Ouverture du site dfe vente en ligne : « la Boutique du bazar », présentant une sélection de produits livrables en France Métropolitaine.

 

2007 : Le 3 février, fermeture définitive du magasin.

 

Ce fut une belle histoire.

 

 

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Le Bazar de Wazemmes en 1920

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Evolution de Wazemmes
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