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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:13

suite

 

 

 

 

 Le malheureux inventeur de la filature française, ainsi privé de la magnifique récompense promise par Napoléon 1er  et sur laquelle il avait basé toute son entreprise, fut obligé de suspendre sa fabrication et de s’expatrier devant les réclamations de ses créanciers.

 

C’est alors – chose triste à dire – que deux de ses employés qui avaient reçu toutes les confidences de Philippe de Girard, s’emparèrent des plans, dessins et mémoires restés entre leurs mains et partirent en Angleterre où ils vendirent pour 20.000 livres sterling tous ces documents…

 

Mettant à profit ces procédés de construction mécanique, les Anglais installèrent successivement à Belfast, Leeds et Dundee d’immenses établissements dont la production ne tarda pas à se répandre dans le monde textile.

 

Pendant ce temps, les Français, ignorant les principes de Philippe de Girard, se bornèrent à de timides essais d’appropriation à la filatures des longs brins du lin, du métier dit continu, usité pour le travail du coton, - C’est alors que dans diverses régions des Flandres, on installa des machines de ce genre, mues par des manèges ou parfois de petites chutes d’eau ; ces métiers dont les bâtis étaient en bois comptaient 10, 20 ou 40 fuseaux que l’on appelait alors à Lille des broquelets (petites broches).

 

Pour le retordage, on réunissait les fuseaux autour d’une sorte de couronne en bois et l’on constituait ainsi ce que l’on connut longtemps sous le nom de « machines de filtier ».

 

Des perfectionnements importants furent apportés à ces métiers encore bien primitifs par un ingénieur et habile constructeur : David Van de Weghe, et c’est grâce à lui que l’on a pu, dès 1823, ériger à Lille et à Seclin, les premières filatures de lin ; dont les métiers mûs, partie par des manèges, partie à la main, ne produisaient encore que des quantités restreintes de fils de lin. Sur ces entrefaites, M. Antoine Scrive de Lille et M. Ferray

d’Essonnes, presque simultanément  partirent pour l’Angleterre. Après moult difficultés, ces industriels hardis parvinrent à se procurer (au péril même de leur vie), et à chers deniers, en déjouant la douane anglaise, toute la série des machines construites pour filer le lin, machines issues de l’invention de P. de Girard, améliorées dans le détail par d’habiles constructeurs anglais.

 

En 1835, on ne comptait en France que 14.000 broches à filer le lin ; l’Angleterre en utilisait déjà  250.000…

 

Ce fut seulement à partir de tarifs largement protecteurs qui furent édictés en 1842 pour protéger l’industrie linière française, que la filature mécanique du lin put prendre réellement son essor. En quelques années on vit des établissements se créer de tous côtés : dès 1844, 120.000 broches montées au système P. de Girard étaient en plein fonctionnement en France.

 

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La retorderie en 1923

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:47

De la culture du lin à l’industrialisation

 

Le travail du lin est une des vieilles industries intimement liée à la production agricole de notre région et dont les origines se confondent avec celles de la civilisation gauloise.

 

Au cours des siècles, le lin dans le Nord subit des fortunes diverses. La prospérité de cette industrie familiale, qui écoulait alors ses produits dans le monde entier, était devenue si grande que Charles-Quint avait pu dire : « Je ne crains pas pour les Flandres, tant qu’il y aura des champs pour cultiver le lin, des doigts pour le filer, des bras pour le tisser ».

 

A travers les vicissitudes que subirent les provinces flamandes dans les époques troublées qui suivirent le règne de ce souverain, l’industrie du lin fut toujours l’occupation principale de ses laborieux habitants.

 

Jusqu’au XVIII° siècle, la filature et le tissage étaient des activités exclusivement rurales.  Ce fut à l’époque de Colbert que l’on vit dans notre région les premières manufactures organisées pour lutter contre les produits des Pays-Bas espagnols et des provinces Unies.

 

Le rouet s’était lentement substitué à la quenouille dans la filature des fils les plus communément employés. Ce progrès est à peu près le seul qui soit digne d’être signalé jusqu’au début du XIX° siècle, qui devait voir éclore l’invention de la filature mécanique du lin.

 

On peut dire que c’est à l’initiative de Napoléon 1er  que l’on doit la découverte qui devait révolutionner de fond en comble la vieille industrie des Flandres. C’est en effet le 13 mai 1810 que paraissait au Moniteur un décret ainsi conçu :

 

« Napoléon, Empereur des Français, etc… etc… portant un intérêt spécial aux manufactures « de notre Empire dont le lin est la matière première ;  

« Considérant que le seul obstacle qui s’oppose à ce qu’elles réunissent la modicité du prix à « la perfection de leurs produits, résulte de ce que l’on n’est point encore parvenu à appliquer « des machines à la filature du lin comme à celle du coton ; nous avons arrêté et décrétons ce « qui suit :

« Article 1er, - Il sera accordé un prix de 1 million de Francs à l’inventeur, de quelque nation qu’il puisse être, de la meilleure machine à filer le lin ».

 

Deux mois après cette publication sensationnelle, c’est-à-dire le 18 juillet 1810, un premier brevet était pris par un Français : Philippe de Girard, -

 

Dans ce brevet, et dans les additions qui lui furent successivement faites, tous les principes qui servent aujourd’hui à guider le constructeur et le filateur de lin étaient nettement posés.

 

En l’espace de deux années, les machines qui en étaient la mise en application étaient construites et prêtes à fonctionner. Elles comprenaient une rubanneuse que l’on appelle aujourd’hui table à étaler, une machine à étirer, garnie de peignes, permettant le redressement des longues fibres de lin, un métier à filer en gros, faisant office de la machine que l’on appelle aujourd’hui banc à broche, et un autre métier à filer en fin dont les cylindres étireurs étaient précédés d’un récipient contenant de l’eau chaude.

 

Tour ce matériel dont l’importance était de 2.000 broches avait été installé, mais au même moment, un évènement aussi grave qu’inattendu se produisit : l’Empire tomba !

                                                                                                                                                                              A suivre…

 

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                                                                                      une  renvideuse en 1923

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:21

Du Zoo à la Bière

 

R. Robinet, ancien directeur des archives départementales, a précisé : Il y a plus d’un siècle  existait dans le périmètre des rues de La Bassée, Bonte-Pollet, Alfred de Vigny (bâtie en partie sur le lit de la rivière de l’Arbonnoise) de magnifiques plantations arrosées par la rivière et de nombreux ruisseaux. Une société anonyme s’est constituée en 1876 dans le but d’installer un jardin zoologique : « la belle promenade ».

 

Malheureusement la fréquentation fut insuffisante et les profits si minces, que la principale actionnaire, Madame Vanderhagen-Collette, cessa l’exploitation et en 1894 demanda l’autorisation d’ouvrir deux sur ce terrain : le prolongement de la rue de La Bassée qui s’arrêtait à la rue de Canteleu et la future rue Bonte-Pollet (rue Garibaldi jusqu’en 1913). En 1905, on ouvrit la rue A. de Vigny.

 

En mai1905, Henri Jooris, propriétaire de la Boulangerie de l’Indépendante, boulevard Montebello, demanda l’autorisation de bâtir une brasserie. Le premier bâtiment deate de 1908 et deviendra « la Grande Brasserie », une des plus importantes et la mieux équipées de toutes les coopératives de France, durant l’entre-deux guerres.

 

La première guerre avait touché durement la brasserie. On peut lire et voir dans « le grand hebdomadaire illustré » les photos témoignant des énormes dégâts : moteurs arrachés, cuivres volés, les pompes disparues, caves inondées.

 

En 1913, la brasserie avait produit 52.000 hectolitres de bière, en 1920, 87.000 litres et 118.000 en 1921.

 

Pour fêter son redressement spectaculaire, en 1922, la Grande Brasserie organise un concours doté de 30.000 F de prix. La Grande Brasserie distribue sa production dans un rayon de 50 kilomètres autour de Lille.

 

D’importants agrandissements permirent de construire des caves de garde, une superbe salle de brassage, une unité de traitement des eaux et, fait rare un raccordement au réseau de chemin de fer.

 

En 1967, la brasserie produisait 500.000 hectolitres, presque 40.000 familles de la région lilloise étaient clientes de la brasserie et plus de 200 grossistes, et détaillants vendaient la célèbre « Excelsior » dans toute la France.

 

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logo de la Grande Brasserie

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:19

La Boulangerie

 

Fondée le 1er Novembre 1902, elle devait devenir la plus grande boulangerie industrielle de France, et l »une des premières d’Europe.

 

Son développement fut stoppé par la guerre de 1914/1918, mais dès la fin des hostilités, le développement de la boulangerie s’accéléra : on fabrique des biscottes et des biscuits.

 

Des locaux fonctionnels, des matériels constamment renouvelés, un personnel qualifié, une technique de pointe, garantissent une qualité supérieure.

 

L’Indépendante fut la première à offrir du pain coupé et emballé. (2.100 pains par heure).

 

320 personnes fabriquaient et livraient 70.000 Kg de pain par jour.

 

Deux groupes complets façonnaient 4.000 pains par heure.

 

La cuisson était assurée par  3 fours à balancelle, 2 fours semi automatiques (3 fours anciens en réserve).

 

La biscuiterie sortait 450 Kg de biscuits par heure. Une ligne de 60 m sortait 400 Kg /heure de biscuits fins de type pâtisserie.

 

Pour les biscottes : 5 pétrins, 1 peseuse, 2 allongeuses, un four tunnel de 12 m de long.

Pour le grillage 1 four de 36 m². 1 trancheuse automatique.

 

Une pâtisserie qui  fabrique de la pâtisserie fraîche sur 2 fours.

 

Un service transport de : 12 camions de 7 tonnes, 3 camions de 5 tonnes, 17 camions de 2 T 5,

37 camionnettes de 1.200 Kg, 2 camionnettes 2 CV.

 

1 stock de 6.500 quintaux de farine assure l’approvisionnement de l’ensemble.

 

L’Indépendante produit et vend chaque jour  plus de 40 tonnes de produits dont 65.000 pains.

Chaque jour 3.200 Km sont parcourus par les véhicules de la maison.

 20 Km est la longueur des pains mis bout à bout par jour,

60 Km est la longueur du ruban de biscottes sorti chaque jour sous la marque « Excelsior »,

55 fois la hauteur de la tour EIFFEL est la longueur des biscuits « Excelsior » produits chaque jour.

 

Le 25 mai 1954, 3 mois après le lancement du pain coupé et emballé, l’Indépendante vendait 4.900/jour,

6 mois plus tard 11.000 pains/jour.

 

Le progrès amena l’Indépendante a fournir : un pain sans sel – un pain brioché - un pain complet

un pain gluten - un pain aux raisins - un pain sandwich - un pain toast - un cramique

Tous emballés sous pellicule cellulosique.

 

L’Indépendante fut détruite en 1976, un immeuble d’habitation occupe l’emplacement entre les rues Newton, Montebello, Mexico. Les fours : biscuits et biscottes se trouvaient au cœur de l’îlot formé par le boulevard Montebello (face à la boulangerie), la rue d’Haubourdin et l’impasse Albert.

 

L'Indépendante avait le même que la Grande Brasserie : M. Henri Jooris qui fut également le sponsor de l'équipe de foot de Lille

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:58

Le bazar de Wazemmes

 

Suite

 

En 1982 : suite au décès de Madame Julienne Jacqmart-Dekeyser, le bazar devient une Société Anonyme. M. André Jacqmart reçoit l’ « Oscar Gambetta 1982 », une distinction attribuée chaque année par l’Union des Commerçants du Centre Commercial Gambetta, à une personnalité ayant permis un plus grand rayonnement de ce important secteur commercial.

 

A partir de 1990, retraite de la 3ème génération : M ; A. Jacqmart et Me C. Douët-Jacqmart cessent leurs activités.

 

 

En 1997, Le Bazar de Wazemmes participe aux « Journées du Patrimoine ».

A la même période, le Bazar fête ses 75 ans avec de très nombreuses manifestations, des expositions d’objets prestigieux et des ateliers.

- Création de « Boutiques de Marque » : Villeroy & Boch, Guy Degrenne, Nydel, Criste.

 

En 1990 :  Informatisation du magasin et des listes de mariage.

-         Création d’un rayon de « loisirs créatifs ».

 

 L’an 2000 voit un changement des Statuts de la Société qui passe en C.A. avec conseil de surveillance. Le Bazar crée son site Internet.

 

2003 : Le 10 septembre Mme Aubry, Maire de Lille, remet la Médaille d’Or du Commerce et de l’Artisanat au P. D. G  du Bazar de Wazemmes.

 

2004 : Ouverture du site dfe vente en ligne : « la Boutique du bazar », présentant une sélection de produits livrables en France Métropolitaine.

 

2007 : Le 3 février, fermeture définitive du magasin.

 

Ce fut une belle histoire.

 

 

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Le Bazar de Wazemmes en 1920

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 08:37

Filatures Delebart-Mallet Fils

 à Lille : Capital 14 millions

 

 

La Société Anonyme des Filatures Delebart-Mallet Fils dont le siège social est à Lille, 98, rue des Stations, est la continuation de la Firme Pierre Delebart dont la création remonte à 1830.

 

Les usines situées dans différents quartiers de Lille : Esquermes, Fives, Loos et Mons en Baroeul ont été constamment en progressant et ont contribué aux succès remportés par la Société Delebart-Mallet dans toutes les Expositions Internationales : Paris, 1855, Médaille d’honneur ; Londres, 1862, Prize Medal ; Paris, 1867, Médaille d’Or ; Paris, 1878, rappel Médaille d’Or ; Amsterdam, 1883, Médaille d’Or ; Paris, 1900, Grand Prix ; Bruxelles, 1910, Diplôme de Grand Prix ; Gand, 1913, Diplôme de Grand Prix.

 

Pendant la guerre, les usines eurent à souffrir de l’occupation ennemie, en particulier celle de Fives, qui fut complètement vidée de son matériel. Dès la délivrance de Lille, tout le personnel non mobilisé se mit à la tâche ; et en mars 1919 une des usines commençait à fonctionner. En novembre de l’année suivante, toutes les autres avaient repris le travail normal.

 

Depuis cette époque de nouvelles broches à filer et à retordre furent montées chaque année. Actuellement l’ensemble des usines exploitées ou contrôlées par la S. A des Filatures Delebart-Mallet représente 45.000 broches à filer et 125.000 à retordre. Elle est dans son genre, la plus importante de France. Filant depuis le N° 40 (le plus gros)jusqu’au 300 (le plus fin), elle emploie des cotons d’Amérique, d’Egypte et des longues soies Sea Island.

 

Fidèle aux traditions de la Maison, la Société ne fabrique que des articles de qualités supérieures et extrêmement soignés destinés à la ganterie, bonneterie, tulle, dentelle, soierie, velours, dorure, chapellerie, mousseline, etc.

Elle s’intéresse également à des articles fantaisie tels les crêpes et les voiles.

 

Depuis la guerre, la S.A. des Filatures Delebart-Mallet s’est tout particulièrement occupée du bien-être de son personnel, et de nombreuses institutions ou œuvres sociales furent annexées aux usines.

D’agréables maisons, noyées dans la verdure, louées à des taux de loyer variant avec le nombre d’enfants, permettent aux familles nombreuses de se loger convenablement et de profiter de la vie au grand air.

 

A son apogée, la S.A. des Filatures Delebart-Mallet, compta 280.000 broches et 1.400 ouvriers.

 

 

 

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 lettre adressée par M. Delebart à Me Roussel le 26 novembre 1895, :

Au moment où j'allais envoyer une lettre de renonciation  définitive, me parvient  la consultation incluse de M. Marais.

Je passerai en votre étude prendre votre appréciation.

 

Recevez, Monsieur, mes mailleures salutations.

 

M. Delebart souhaiter acheter un terrain, le vendeur traînant, et enfin donnait un prix,

M. Delebart, souhaitait avoir l'avis de son notaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancienne filature Pierre Delebart-Mallet créée en 1830, cette firme, composée de 4 usines, en constante progression, a obtenu les plus hautes récompenses à toutes les expositions. Pendant la 1ère guerre mondiale, l’une des usines a été complètement vidée de son matériel ; dans les autres, certaines machines et tous les cuivres ont été enlevés.

 Le travail de remise en état, fut pénible, mais, grâce à l’effort considérable de tout le personnel, dès mars 1919, une usine reprenait sa production. Les autres usines suivirent une à une, et dès novembre 1920, les 4 usines, situées respectivement à Lille, Fives, Mons-en-Baroeul et Loos, comportant 280.000 broches avaient repris la production normalement.

 

La société emploie, en 1923, 1.400 ouvriers. Elle a depuis cette guerre, construit des habitations pour son personnel et a actuellement une cité-jardin en construction, qui comprendra des logements confortables pour 120 familles dès la fin de 1924. Delebart-Mallet est en juin 1923, dans son genre, la plus importante de France. Elle file tous les numéros, depuis le 40 jusqu’au 400, ce dernier étant le fil le plus fin ;  Ces fils sont destinés aux tissus légers, tels que : mousselines, gazes, nansouks.

Sa réputation couvre également les fils spéciaux destinés à la ganterie, la bonneterie, et excelle dans les retors pour velours et dentelles.

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 07:58

Le Bazar de Wazemmes fête ses 75 ans

 

Le premier magasin fut ouvert magasin ouvert par Ghislain Jacqmart à Houplines en 1912.

 

Dix ans plus tard, Ghislain et son épouse ouvrait rue Gambetta, un magasin de 200 m², en 1936 la surface était doublée, jusqu’à atteindre 1.500 m² en 1973. La surface de vente répartie sur 2 niveaux, sans compter les 3.00 m² de stock, sans « vieuseries » ni rossignols…

 

Raymond et Renée, les enfants des fondateurs, continuèrent avec leurs épouse et mari. André Jacqmart, le P.D.G. actuel, forma la troisième génération avec sa sœur et leurs cousins Marchisio. Ils s’adaptèrent aux nouveaux besoins en préservant la tradition familiale passée à Corine Marchisio, Christine Dupire, Marylène Dujardin , Jacques Gattano et Carole Douët. Tous veulent visiblement être proches des clients – c’est de famille – et on les voit dans le magasin dans tous les rôles, tapant à une caisse, emballant un cadeau ou finissant une vitrine.

 

Le bazar a conservé quelques caractéristiques de simplicité utilitaire, de bas de gamme et de bas prix, mais le temps des casseroles alignées le long du trottoir est révolu. Kacqmart-Sélection est aussi l’univers des marques et des maisons prestigieuses. « L’esprit-bazar est dans le choix très étendu », dit Corine Marchisio. A l’entrée du magasin, on trouve des piles d’assiettes à 12 F, on entre ensuite dans l’espace des boutiques (Villeroy et Boch, Guy Degrenne)  et des marques. La progression dans le magasin est une montée en gamme.

 

Tous les ans, un millier de couples d’amoureux déposent leurs listes de mariage différemment composées selon les ressources ou la générosité supposées des invités à la noce. Nos tourtereaux peuvent se lancer dans l’argenterie Christofle, les porcelaines Haviland ou Bernardaud, le verre Saint-Louis ou le cristal de Sèvres et s’assurer aussi des cocottes-minutes, grille-pain et paniers à salade.

 

Le week-end prochain le bazar de Wazemmes ouvrira ses portes comme tous les samedis et dimanches matin. Avec les « plus » des Journées du patrimoine : animations et démonstrations sur les métiers de l’art de la table.

 

 

Difficile de se prétendre Lillois sans connaître le Bazar de Wazemmes, cette institution fait partie de l’héritage collectif. Quatre générations de commerçants c’est aussi quatre générations de clients. Elles sont venues pour les casseroles, les gamelles de chantier et les piles d’assiettes. Elles viennent pour les listes de mariage, les porcelaines de Limoges et les verres en cristal français. Depuis toujours c’est-à-dire depuis 75 ans, les Lillois savent qu’ils trouveront là la gamme des introuvables (en un seul lieu), seau hygiénique, doseur à apéritif anisé, clé à sardine ou bassine à linge…

 

 

                                                                                                                              Article de La Voix du Nord du 18 septembre 1997

 

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Ce sont les arrière-petits enfants de Ghislain Jacqmart. Selon une tradition familiale ils préfèrent aller au-devant du client dans le magasin que d'être au bureau. Chaque génération de clients a sa génération de Jacqmart.

Etes-vous de ceux qui ont connu "Mme Raymonde" à la caisse ouAndré dans les allées ?

Sur la photo vous reconnaitrez : Coriune Marchisio, Christine Dupîre, Marylène Dujardin Carole Douët, Jacques Gattano entourant la soeur de M. André : C. Douët-Jacqmart.

 

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 08:12

suite...

d'après P. Pierrard;

Lille : dix  siècles d'histoire.

 

 

 

 

Le département du Nord  - son chef-lieu moins que les autres villes – ne manifesta jamais un bonapartisme convaincant. Le neveu de l’empereur lorsqu’il se présenta en 1848, aux élections pour la présidence de la république, recueillit, dans l’ensemble de la France cinq fois plus de fois que le général Cavaignac, à Lille, il ne dépassa Cavaignac que de 20.000 voix (105.000 contre 85.000), dans le quartier de Saint-Sauveur, que 383 voix de plus…

 

On est dès lors en droit de se demander comment la population lilloise – malgré l’annonce du rétablissement du suffrage universel – va accueillir le coup d’état du 2 décembre 1851. En fait, il ne se passe pas grand-chose à Lille. Les chefs démocrates, surpris et tout de suite traqués, sont dans l’impossibilité d’organiser une résistance efficace, privés qu’ils sont de l’aide d’une population démoralisée et peu politisée.

 

La presse de gauche – l’Echo du Nord, le Messager du Nord – proteste bien contre le coup de force, mais le Préfet Besson fait poser les scellés. Au Conseil Municipal, Testelin cadet, le brasseur, se lance dans un discours protestataire : le maire Bonte-Pollet, vieux montagnard rallié, lui coupe la parole en levant la séance. Quelques heures plus tard, Testelin est dans les casemates de la citadelle en compagnie de plusieurs démocrates : Fémy, Guilloux, Gramain ; Chauveau, Dewarlez, Leloir. Cependant, le mandat d’arrestation n’atteint pas Bianchi, Dusautoir et Degresse (qui ont pu s’enfuir en Belgique puis en Angleterre). Testelin aîné, représentant du peuple, est expulsé directement de Paris par Persigny : il se réfugiera à Bruxelles.

 

La plupart des fonctionnaires adhèrent au coup d’état : « Vous les avez mis entre leur conscience et leur pain », écrit l’avocat Pierre Legrand, doyen des conseillers de préfecture, qui, dans une lettre cinglante adressée à Besson (6 décembre), explique pourquoi lui et son collègue Dubigny refusent d’adhérer à un coup de force qui « fait de nos soldats des prétoriens et de nos fonctionnaires des esclaves ». Legrand et Dubigny sont révoqués.

 

Bientôt est annoncée l’organisation d’un plébiscite destiné à ratifier le coup d’état. A Lille se forme un Comité général des Amis de l’ordre et de la conciliation qui demande aux Lillois de voter affirmativement. On y trouve la plupart des grands bourgeois d’affaires qui, dans la bonne tradition de la bourgeoisie locale, entérine l’arrivée au pouvoir d’un régime d’ordre, garant de la prospérité.

 

Le plébiscite du 21 décembre 1851 est, dans le Nord, un triomphe pour Louis-Napoléon qui obtient 224.156 oui sur 239.048 votes exprimés. Une tache dans ce tableau : lille, qui rassemble 11.520 des 13.917 non du département. La proportion des votes négatifs y est de 35 % (6 % dans le département) mais elle atteint 49 % dans deux sections des cantons de l’est de la ville, les plus ouvriers. A Wazemmes même, il y a 30 % de non.

 

28-03-2013-1734-36.jpgCortège de l'empereur et de l'impératrice à l'entrée de la rue Impériale (devenue rue Nationale en 1867)

 

 

I quéot d'liau à toison.

Comm'un dragon, l'impératrice

fraique jusqu'à s'quémiche,

Ell' a su poursuiv' sin qu'min...

Gramin d'gins ont restés émus

D'vir l'impératrice si gracieuse

Elle cessot point d'faire des saluts

Et souriot d'un air joyeusse.

Ell' a r'fusé d'printe un parapluie

D'ijant pour mi l'peuple est aimable

Et j'do aussi souffrir pour li...

 

(Louis Longret)

(Litho. de Boldoduc, Biblio. Nat. Estampes)

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 09:23

Lille : 10 siècles d'histoire

                                                                                                                                                                                                            suite ...

 

 

Ce n’est pas que les membres de l’assemblée ignorent le sort des travailleurs lillois. L’enquête d’Adolphe Blanqui, en août 1848, avait été, de ce point de vue, instructive ; d’autantplus que, pris à parti par le ministre de l’intérieur Vaisse (l’ancien préfet du Nord) qui contestait ses assertions, Blanqui était retourné à Lille (février1851) accompagné de Pierre Bonaparte, d’Emile de Girardin et de Victor Hugo dont le témoignage reste à jamais gravé dans les vers connus des Châtiments : « Caves de Lille, on meurt sous vos plafonds de pierre ».

 

Mais les députés - répugnant à des mesures sociales de base – préfèrent laisser Anatole et Armand de Melun mettre en place leurs « lois charitables » et notamment la loi du 13 avril 1850 sur les logements insalubres, loi qui, dans son application, par la constitution d’une Commission municipale des logements insalubres, aura à Lille quelques résultats.

 

En vérité, la majorité de l’Assemblée craint les ouvriers. Et c’est cette crainte, qui le 31 mai 1850, l’amène à voter une loi qui, en obligeant tous les citoyens à justifier de trois ans de résidence dans la commune par le paiement d’une cote personnelle, fait passer le nombre des électeurs lillois de 15.058 à 4.524 et enlève leurs voix à 85 % des électeurs de Saint-Sauveur.

 

La zone de manœuvre de la démocratie-sociale e réduit comme une peau de chagrin. A Lille, tandis que les ouvriers continuent à subit les fluctuations de la conjoncture, le tribunal correctionnel condamne à huit jours de prison des ouvriers qui ont crié : »vive la république démocratique et sociale ! ». Le  Messager subit deux fois des poursuites de presse et constamment les assauts des catholiques de la Liberté ; le préfet patronne une Association anti-socialiste à laquelle adhèrent des manufacturiers comme Mille-Mimerel, Auguste Longhaye, Scrive-Labbé, Emile Verstraete … Dès le 27 janvier 1849, le préfet peut écrire : « Il n’existe plus de clubs dans le département  ».

 

La solidarité républicaine de Lille disparaît cette année-là. Accablée par ses adversaires bourgeois, la coopérative « l’Humanité » succombe sous les tracasseries. Elle ne survivra guère au coup d’Etat.

 

Au Conseil municipal, les treize démocrates en sont pratiquement réduits à l’obstruction ; à partir du 17 août 1851, ils n’y paraissent plus. Bonte-Pollet est décidément gagné à la réaction. Il y a pire : au Conseil des prudhommes, qui propose une politique industrielle du plein emploi et de planification, les industriels rétorquent en refusant « la politique qui veut se mêler d’une chose qui devrait rester toute industrielle ».

 

Quand Louis-Napoléon le 2 décembre 1851, instaurera le pouvoir personnel, la liberté sera déjà moribonde à Lille ; les pauvres se seront tus.

 

                                                                                                                                                                      d'après P. Pierrard

 

26-03-2013-1718-59.jpg

 

 

La Grand'Place, au milieu du XIX° siècle, est vue de la rue Esquermoise.

On remarquera que les maisons qui se trouvent dans l'alignement de la Grand-Garde,

vers la Bourse, comportent encore des vestiges de la Halle échevinale du XVI° siècle.

 

                                                                                                  (La France en miniature, Musée Comtesse)

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 09:11

                                                     suite

 

Ce n’est pas que les membres de l’assemblée ignorent le sort des travailleurs lillois. L’enquête d’Adolphe Blanqui, en août 1848, avait été, de ce point de vue, instructive ; d’autantplus que, pris à parti par le ministre de l’intérieur Vaisse (l’ancien préfet du Nord) qui contestait ses assertions, Blanqui était retourné à Lille (février1851) accompagné de Pierre Bonaparte, d’Emile de Girardin et de Victor Hugo dont le témoignage reste à jamais gravé dans les vers connus des Châtiments : « Caves de Lille, on meurt sous vos plafonds de pierre ».

 

Mais les députés - répugnant à des mesures sociales de base – préfèrent laisser Anatole et Armand de Melun mettre en place leurs « lois charitables » et notamment la loi du 13 avril 1850 sur les logements insalubres, loi qui, dans son application, par la constitution d’une Commission municipale des logements insalubres, aura à Lille quelques résultats.

 

En vérité, la majorité de l’Assemblée craint les ouvriers. Et c’est cette crainte, qui le 31 mai 1850, l’amène à voter une loi qui, en obligeant tous les citoyens à justifier de trois ans de résidence dans la commune par le paiement d’une cote personnelle, fait passer le nombre des électeurs lillois de 15.058 à 4.524 et enlève leurs voix à 85 % des électeurs de Saint-Sauveur.

 

La zone de manœuvre de la démocratie-sociale e réduit comme une peau de chagrin. A Lille, tandis que les ouvriers continuent à subit les fluctuations de la conjoncture, le tribunal correctionnel condamne à huit jours de prison des ouvriers qui ont crié : »vive la république démocratique et sociale ! ». Le  Messager subit deux fois des poursuites de presse et constamment les assauts des catholiques de la Liberté ; le préfet patronne une Association anti-socialiste à laquelle adhèrent des manufacturiers comme Mille-Mimerel, Auguste Longhaye, Scrive-Labbé, Emile Verstraete … Dès le 27 janvier 1849, le préfet peut écrire : « Il n’existe plus de clubs dans le département  ».

 

La solidarité républicaine de Lille disparaît cette année-là. Accablée par ses adversaires bourgeois, la coopérative « l’Humanité » succombe sous les tracasseries. Elle ne survivra guère au coup d’Etat.

 

Au Conseil municipal, les treize démocrates en sont pratiquement réduits à l’obstruction ; à partir du 17 août 1851, ils n’y paraissent plus. Bonte-Pollet est décidément gagné à la réaction. Il y a pire : au Conseil des prudhommes, qui propose une politique industrielle du plein emploi et de planification, les industriels rétorquent en refusant « la politique qui veut se mêler d’une chose qui devrait rester toute industrielle ».

 

Quand Louis-Napoléon le 2 décembre 1851, instaurera le pouvoir personnel, la liberté sera déjà moribonde à Lille ; les pauvres se seront tus.

 

 

.Lille :dix siècles d'histoire

par P. Pierrard

 

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l'amour de la bière, le réconfort du peuple.

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