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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 16:44

Lorsque l'on parle "de la misère imméritée des travailleurs" on pense surtout aux ouvriers d'usine, mais à Lille, "une demoiselle de magasin" gagne 700 F par mois, une dame de comptoir de 800 à 1 000 F, un "employé nourri" autour de 1 500 F.

En 1884, lorsque Georges, le second fils de Desrousseaux, bachelier ès lettres entre à la Préfecture du <nord comme surnuméraire, sont salaire annuel est de 600 G, - la misère- un fileur de coton en gagne 1 500 F, mais dans les teintureries la moyenne est en 1914 de 700 F par an.

Si l'on veut se faire une idée des conditions de travail d'une petit fonctionnaire - un facteur par exemple, il suffit de rappeler que le 25 août 1891, le Conseil Municipal émet le voeu de supprimer la troisième distribution des dimanches et jours fériés...

Les employés du tramway gagnent moins de 3 F 75 par jour pour 12 heures de travail !

les commerces de la rue Neuve en 1900

les commerces de la rue Neuve en 1900

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 16:54

Il faut souligner le développement des banques entre 1900 et 1914, le Crédit du Nord qui n’a que 5 succursales en 1900 en compte 36 en 1914.

Son capital initial de 20 millions passe à 100 millions en 1912.

La croissance industrielle est surtout assurée par l’autofinancement, le réinvestissement immédiat de la plus grande part possible des bénéfices par les « Grands Patrons » de l’industrie qui ne voient que par la prospérité de leurs entreprises.

Beaucoup d’entre eux adopte une politique sociale orientée vers la philanthropie (Wallaert et Thiriez : 1.535 ouvriers) avec une connotation chrétienne (Vrau, Leblanc, Delcourt…).

Cependant il existe entre ces dynasties un fossé énorme, d’un côté une minorité de possédants,comblés, tant dans le plan matériel que dans domaine de la culture, de l’autre une masse de prolétaires démunis des biens les plus élémentaires

En 1900, la filature Thiriez occupe sur les territoires de Lille/Loos une superficie de 20 Hectares.

En 1900, la filature Thiriez occupe sur les territoires de Lille/Loos une superficie de 20 Hectares.

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans histoire de Wazemmes
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 17:27

L’INDUSTRIE ENTRE 1871 ET 1914

La grande industrie lilloise se développe rapidement : en 1881, 101 421 personnes sont employées à Lille dans des établissements industriels.

La métallurgie est dominée par un géant, l’usine de Fives dont les réalisations s’étendent jusqu’en Afrique du Sud, en Russie et en Australie…

Mais 5 000 ouvriers sont employés par une quarantaine de fonderies, chaudronneries et ateliers de constructions mécaniques.

L’industrie chimique s’est développée dans les communes voisines, Loos Marquette, (Kuhlmann), mais l’industrie reine reste le textile, particulièrement dans les communes annexées (Wazemmes, Moulins).

En 1891, 43,6% des établissements textiles comptent plus de cent ouvriers, 66,2 % en 1911. C’est évidemment l’industrie du coton qui participe le plus à cette concentration et à cet essor. Delebart-Mallet détient le record du monde de la finesse du fil !

L’industrie de la confection connaît un développement remarquable, en 1907, la Chambre Syndicale des confectionneurs de Lille groupe une trentaine de maisons qui font travailler à domicile dans une cinquantaine de villages aux alentours et occupent dans la ville même plusieurs milliers d’ouvrières.

une vue partielle de l'usine de Fives

une vue partielle de l'usine de Fives

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 16:50

ITINERAIRE PROMENADE DU VENDREDI 24 JUILLET 2015

1 CLUB

2 MAIRIE

3 RUE DU MARCHE

4 RUE CH. QUINT

5 RUE STATIONS

6 RUE STE BARBE

7 RUE MEUREIN (pavillons Degoul)

8 RUE MOURMANT

9 RUE FLANDRE

10 RUE H. KOLB

11 RUE GANTOIS

12 RUE DES MEUNIERS (crèche)

13 RUE WAZEMMES

14 PLACE SOLIDARITE

15 RUE JUSTICE

16 Bd V. HUGO (St Antoine) plans

17 RUE VIALA

18 RUE P. LAFARGUE

19 RUE VAN DYCK

20 RUE J. GUESDE

ITINERAIRE PROMENADE DU VENDREDI 7 AOUT 2015

1 CLUB

2 RUE SARRAZINS (crypte ?)

3 RUE DEGLAND (voir Savonnerie ? sortie R. Brigode)

4 RUE D’ESQUERMES

5 RUE ST BERNARD

6 RUE DUHEM

7 RUE NEWTON

8 BD MONTEBELLO

9 RUE D’IENA

10 RUE ST BERNARD

11 RUE VAN HENDE

12 RUE D’EPINAL

13 BD METZ

14 PORTE DES POSTES

15 RUE JEAN DU SOLIER

16 RUE P. LAFARGUE

17 RUE D’ IENA

18 SQUARE GHESQUIERE (cinémas)

ITINERAIRE PROMENADE DU MERCREDI 19 AOUT 2015

1 CLUB

2 PLACE OU MAIRIE

3 RUE DU MARCHE

4 RUE MANUEL

5 RUE FONTENELLE

6 RUE CONSTANTINE

7 RUE BRULE MAISON

8 RUE CAUMARTIN

9 RUE DE LENS

10 RUE D’ARTOIS

11 RUE B. DELESPAUL

12 RUE BOURIGNON

13 RUE WAZEMMES

14 RUE CHEVREUL

15RUE DES POSTES

16 RUE LITTRE

17 RUE LOUIS FAURE

18 PL. SOLIDARITE

19 RUE DU MARCHE

20 STATIO METRO GAMBETTA

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 16:25

Entre 1871 et 1914 la grande industrie lilloise est à son apogée…

En 1881, 101.421 personnes sont employées à Lille dans des établissements industriels.

Pour la métallurgie l’Usine de Fives est n° 1, ses fabrications se retrouvent aux 4 coins du monde (Russie, Australie, Amérique et Afrique du Sud, Australie … 5.000 ouvriers sont employés dans ses fonderies, chaudronneries, ateliers de constructions mécaniques.

Pour l’industrie chimique (Kuhlmann) s’est installé à Loos et Marquette.

A Lille et surtout dans les anciennes communes annexées en 1858 (Wazemmes, Moulins, et dans une moindre mesure Esquermes), le textile est omni présent

En 1891 : 43,6 % des usines textiles emploient plus de 100 ouvriers, en 1911 ce pourcentage passe à 66,2 % : 2 millions de broches à filer, et 500.000 broches à retordre. Certaines usines détiennent le record du monde de la finesse du fil (Delebart-Mallet : 2 usines l'une à Wazemmes rue des Stations *, l'autre à Fives , filent du n° 40 au n° 400 le plus fin avec en 1918 280.000 broches et 1.400 ouvriers).

La filature et le tissage du lin s’ajoutent à cette activité : en 1902, sur les 448.000 broches existant en France, 400.000 sont dans le Nord, la plupart à Lille.

* il reste les bureaux qui sont maintenant le C.A.U.E. et le Goethe Institut)

Courrier du 26 novembre 1895 adressé par Pierre Delebart au notaire Roussel à Lille, communiqué à Georges Delebart le lendemain.

Courrier du 26 novembre 1895 adressé par Pierre Delebart au notaire Roussel à Lille, communiqué à Georges Delebart le lendemain.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 15:59

LILLE : ville culturelle dès le XIX° siècle

Lille est toujours la ville de la musique de groupes : en juin 1912, elle réunit 474 sociétés musicales (23.627 participants !) en un seul jour.

Les sociétés sportives et de jeux abondent dans tous les quartiers de la ville.

Les magnifiques expositions d’horticulture (1879,1883), de peinture (1876,1877,1880), d’art industriel (1881) attirent énormément de monde.

La création de l’université de Lille – où enseigne le poète boulonnais Auguste Angellier (1841-1911) et la chaire d’histoire de Lille et des provinces du Nord, est tenue par Alexandre de Saint Léger qui fût à l’origine d’un bref retour de la littérature régionale !

Des revues sont animées par des poètes locaux : Léon Bocquet, A.M. Gossez, A. Segard, J. Mouquet, T. Varlet, F. Delattre … admirateurs d’Albert Samain, tous inspirés par la vie des gens du Nord et de leur terre. On trouve la vieille Revue du Nord de Brun-Lavaine, plus tard le Carillon du Nord, littérature patoisante, surtout en 1906 avec la création du Caveau Lillois et de la revue La Vaclette par Auguste Labbe.

De 1893 à 1895, Henry Carnoy anime la revue Les Enfants du Nord, remplacée par la Revue Septentrionale,organe des Rosati de France. Revues qui paraissent à Paris

Albert Samain, né le 3 avril 1858, 75, rue de Paris, face à l'église St Maurice

Albert Samain, né le 3 avril 1858, 75, rue de Paris, face à l'église St Maurice

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans histoire de Lille
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 11:32

LILLE S’AGRANDIT

Dès 1905, des commissions mixtes des Travaux Publics s’organisent et fixent le montant des frais de dérasement de 266 hectares de fortifications, dont 78 seront réservés à l’Etat, 189 à la ville. Mais les choses traînent à cause de la mauvaise volonté de l’armée et surtout l’administration Parisienne soutenue par l’intelligentia lilloise qui se sent proche de Paris grâce au chemin de fer qui met Lille à 3 h 20 de Paris.

Il faut reconnaître que l’animation culturelle de Lille est importante : Aux anciennes sociétés érudites : Sté des Sciences et Arts de Lille, Comité Flamand, Commission Historique du Nord etc, s’ajoute de nouvelles, tournées vers l’avenir : Sté Industrielle, Sté chimique du Nord, Sté de Géographie etc.

Trois nouveaux musées : musée Industriel et agricole (1854), musée commercial et colonial (1885), musée d’histoire naturelle (1907), s’ouvrent en ville.

Lille reste la ville de la musique de groupes : en juin 1912, elle réunit 474 sociétés musicales (23.627 participants) en un seul jour.

Les sociétés sportives et de jeux abondent. Les expositions d’Horticulture (1879 – 1883) de Peinture (1876 – 1877 – 1880), d’Art Industriel (1881) attirent énormément de monde.

Les châteaux de l'industrie

Les châteaux de l'industrie

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans Histoire de Lille -Wazemmes
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 14:53

Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes organisent des visites du "village" de Wazemmes.

Les : mercredi 8 juillet - vendredi 24 juillet

Les : Vendredi 7 Août - mercredi 19 Août.

Les secteurs seront différents à chaque promenade.

Le départ a lieu du local du club : 26, rue Jules Guesde - LILLE -WAZEMMES à 14 H 30 .

La première visite se fera dans le secteur du coeur de l'ancienne commune de Wazemmes.

Durée 1 H sauf si nous sommes curieux et nous arrêtons plus longuement ici ou là...

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans visite de Wazemmes
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 18:59

L'Arrivée des Nouvelles Technologues à Lille-Wazemmes

Certaines innovations marquent une entrée timide des Lillois dans une civilisation technique :

- Installation en 1879 de la première ligne télégraphique par électro-aimant.

- 1881 : Inauguration à la Mairie d’un service de sténographie.

- En 1890, remplacement du guetteur du clocher de l’église Ste Catherine par un service téléphonique relié à la caserne Malus des pompiers.

- En 1898, on compte à Lille 400 abonnés au téléphone.

- En 1875 : interdiction des orgues de barbarie en ville.

- En 1880 : disparition de la dernière vinaigrette (sorte de chaise à porteur), détronée par le tramway et la bicyclette.

- En 1900, on compte 32.000 bicyclettes dans le Nord.

Et surtout l’automobile qui atteint les 30 KM heure. Les conducteurs sont taxés de « maboules », mais en 1914 on compte encore 4.200 chevaux sont employés en ville auxquels il faut ajouter les 734 chevaux de l’armée…

De nombreux foyers possèdent le nouveau phonographe à cylindre.

En 1908, près de l’église Saint Maurice, s’ouvre un cinéma qui donne une séance journalière à 20 H 30 en semaine et 2 le dimanche.

le cinéma Mondial, rue Racine (square Ghesquière) à Wazemmes, document J. Raynal nièce du créateur.

le cinéma Mondial, rue Racine (square Ghesquière) à Wazemmes, document J. Raynal nièce du créateur.

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans histoire de Wazemmes
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 18:05

Les professions à Lille - Wazemmes en 1900

Nombre de professions prospères autour de 1900 sont aujourd’hui disparues ou moribondes !

En 1898, il y a encore sur notre territoire : 17 briqueteries, 28 charrons, 40 maréchaux-ferrants, 26 cultivateurs-vachers, 19 foreurs de puits, 19 forgerons, 75 fripiers (malgré le développement du commerce de confection) , 5 fabricants de galoches et (550 cordonniers !) 180 modistes, 175 professeurs de musique, 55 artistes peintres, 7 fabricants de vitraux …

Déjà certaines innovations marquent l’entrée – assez timide il est vrai – des Lillois, dans une civilisation technique : installation, en 1879 de la première ligne télégraphique par électro-aimant inauguration à la Mairie de Lille en 1881 d’un service de sténographie ; remplacement en 1890 du guetteur de Sainte-Catherine par un service téléphonique relié à la caserne des pompiers de la rue Malus (en 1898, on compte 400 abonnés au téléphone) ; interdiction en 1875, des orgues de barbarie ; disparition en 1880 de la dernière vinaigrette (chaise à porteur) détrônée par le tramway et la bicyclette (32.000 bicyclettes dans le Nord en 1900)

Voici les premières automobiles, dont les 30 kilomètres heure font taxer les conducteurs d’ « automaboules », mais qui en 1914, est encore largement distancée par un ensemble de 4.200 chevaux employés en ville, sans compter les 734 chevaux de l’armée.

Le phonographe à cylindre est entré dans nombre de foyers ; vers 1908, au parvis Saint-maurice, s’ouvre « Lille-cinéma » qui donne une séance journalière à 20 H 30 et 2 matinées le dimanche.

tramway tiré par un cheval place dela République en 1900

tramway tiré par un cheval place dela République en 1900

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