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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:55

 

Dans le cadre des Quartiers d'été, le dernière visite de Wazemmes aura lieu le 

 

Vendredi 17 août à 14 h 30.

 

Rendez-vous au club 26, rue Jules Guesde (près du marché de Wazemmes).

 

Vous pouvez nous contacter au 03 20 54 91 56

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:50

n° 3 1er février 1921

 

Au Marché de Wazemmes

 

 

   C’est avec joie, qu’en ouvrant les rideaux de ma fenêtre, un de ces derniers dimanches, je m’aperçus que cette petite pluie fine et lassante des villes du Nord avait cessait de tomber et que le pavé était sec et sans boue.

   Le monde était déjà assez intense dans cette grande artère de la ville (la rue Léon Gambetta) et se pressait vers le marché de Wazemmes qui se trouve au milieu de cette rue.

   J’avais entendu souvent parler, par mon hôte, de ce marché et le cœur égayé par ce beau temps, je me promis d’y aller.

   Je fus d’abord étonné par cette foule déjà intense (10 heures), par ce monde hétéroclite : ouvriers, bourgeois, marchands de quatre saisons, marchands ambulants, vendeurs de chansons, de jouets, diseuses de bonne aventure, camelots …, enfin tout ce qui amène chez nous , une foire.

   - Eh ben, Monsieur, y en a-t-y du monde dans not’rue ?

   C’était la bonne, une bonne grosse flamande, qui me tirait de mon étonnement et me rappelais que j’étais dans le Nord et non dans le Centre…

   - Eh oui, c’est toujours comme çà ; y viennent de tous les coins du pays pour acheter leurs affaires, c’est une rue où on trouve de tout !

   C’est sur cette fierté toute rurale et commerciale, que je partis et que je formai une unité de plus dans cette foule.

   Je m’aperçus bientôt que cette bonne avait dit vrai, je n’avais pas assez d’yeux pour observer tous ces types au langage guttural et criard, qui marchaient de leur pas saccadé et long malgré leurs mains encombrées de paquets de toutes tailles et de toutes grosseurs.

   Un détail en passant ; tous ces gens, la plupart des hommes en casquettes et des femmes en cheveux, étaient chaussés de souliers magnifiques, ce qui m’a beaucoup étonné ; d’où peut venir ce goût général pour la chaussure, je ne sais ?

   … Enfin, j’arrivai dans ce fameux marché.

   Jamais Tour de Babel n’avait été peuplée d’éléments aussi différents que ceux que j’avais sous les yeux !

   Depuis l’homme du monde que l’on reconnaissait sous une tenue simple du matin, jusqu’aux miséreux venu chercher au marché un ustensile manquant à son ménage.

   Dans un coin, une grosse dame d’un certain âge, habillée à la dernière mode, mais d’un goût plutôt douteux, crie parce qu’on la bouscule. Echange d’injures.

   - Il ferait beau voir que vous m’insultassiez !

   - Oh la la ! va apprinde à causer, etc ;, ch nouvielle riche !

   La petite note gaie habituelle.

   Après avoir erré dans tout ce dédale d’allées, je retournai chez moi, non sans avoir fait une emplette. Un vieux Rouen trouvé dans la ferraille.

   Je m’arrêtai un moment pour entendre une toute dernière valse chantée, dite à la mode, et je rentrai connaissant un détail pittoresque de plus de ces grandes villes du Nord.

 

                                                                                      

                                                                                                                                         Extrait des « Souvenirs de Flandre »

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 16:44

Rue Léon Gambetta

 

L’éclairage Electrique

 

Journal n°1 – 1er décembre 1921 (suite)

 

   « L’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta, dans le but de développer l’animation, le soir, dans notre rue, a repris le projet élaboré dès 1914, de l’éclairage électrique de la rue Léon Gambetta.

   Très fréquemment, on a pu constater l’insuffisance de l’éclairage actuel ; il y a certainement unanimité à souhaiter cette amélioration dans une rue où la circulation est aussi intense que dans notre artère.

   Nous voulons que toutes les personnes si dirigeant vers notre rue, le soir, soient frappées, d’une part, par l’éclairage public.

   Beaucoup de commerçants ont rehaussé m’éclat de leurs vitrines par de nombreuses lampes électriques, mais nous avons pensé que l’Administration municipale, pouvait de son côté, nous aider, pour l’installation de l’éclairage public, installation dont nous supporterons les frais pour une part notable.

   En 1914, nous avons eu la promesse formelle de la ville, que l’éclairage public de notre rue serait exécuté complètement à la charge de la municipalité.

   Aujourd’hui, par suite de la guerre, la situation du budget municipale est telle, que nous devons nous imposer nous-même si nous voulons aboutir.

   Notre projet, étudié de très près par une commission technique prise au sein de notre comité, commission que j’ai l’honneur de présider, prévoyait quarante-huit foyers lumineux, répartis uniformément depuis la place de la République jusqu’à l’entrée de la rue d’Esquermes, c’est à dire jusqu’à la place Casquette. Le service des Travaux municipaux a très légèrement réduit ce nombre de foyers à quarante six.

   Les lampes seront disposées tous les 60 mètres d’un même côté de la rue, en quinconce, c’est à) dire tous les 30 mètres, une lampe à droite, une lampe à gauche.

   La tâche ingrate de collecteur des souscriptions, parmi les commerçants de notre rue, pour notre installation d’éclairage, a été confiée à notre ami et Trésorier, Monsieur Vandervliet, qui a reçu un accueil sympathique. Il continuera ses démarches, dont le résultat  décidera de la mise en œuvre du projet, car nous devons couvrir la ville, pour plusieurs années, de l’excédent de dépenses entre le coût de l’éclairage électrique et le coût de l’éclairage au gaz.

   C’est qu’en effet, l’Administration municipale se voit dans l’obligation de nous demander notre quote-part, pour une partie du prix des branchements et des consoles ou pylônes.

   Vous voyez, amis commerçants, jusque dans quels détails nous sommes entrés et vous voyez certainement combien de démarches nous avons du entreprendre pour amener la question au point où elle en est.

   Nous avons le ferme espoir que le projet sera réalisé dans le cours de l’année1922, et que vous, clients de Lille et de la banlieue, nos meilleurs amis, vous assisterez à l’inauguration de notre nouvel éclairage, le jour de notre fête commerciale d’automne.

   Commerçants et Clients, soyez convaincus que nous aurons à cœur de vous tenir au courant de l’état d’avancement de la question.

   Je serai personnellement reconnaissant aux critiques et aux conseilleurs qui voudront bien nous aider de leurs idées après avoir lu cet article.

    

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 11:09

WAZEMMES

Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta

Journal Mensuel Gratuit N° 1

1er décembre 1921

 

Un mot d’histoire :

 

La rue Léon Gambetta, cette grande artère qui relie le centre de la ville au quartier de Wazemmes, a toujours été par excellence la rue du commerce, et, il y a quelques vingt ans, sa clientèle était en grande partie ouvrière.

   Depuis, elle s’est admirablement transformée. Si elle a conservé tous les articles nécessaires aux classes laborieuses, elle s’est adjoint également le commerce de luxe, et ses 240 maisons de commerce offrent les marchandises les plus variées à des conditions que l’on chercherait en vain ailleurs. De plus, les  anciennes petites boutiques sombres, aux carreaux étroits, ont fait place à des maisons de commerce modernes, aux larges vitrines, aux étalages bien pourvus, à la lumière abondante.

   Cette transformation ne s’est pas opérée sans efforts. « l’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta » y collabora pour sa part, stimulant les énergies, encourageant les bonnes volontés. De nombreuses commissions se succédèrent et tous les dévouements qu’elles suscitèrent n’ont pas encore donné tous leurs fruits.

   « L’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta », qui aura bientôt vingt années d’existence, eut un début très prospère ; elle connut aussi de mauvais jours, et en 1913, elle ne comptait plus qu’une cinquantaine d’adhérents. Une activité nouvelle se manifesta à cette époque, et en 1914, à la veille de la déclaration de guerre, les membres cotisants étaient quatre-vingt.

   Les cinq années terribles de la guerre arrêtèrent cet élan. La guerre finie, on se compta ; les meilleurs manquaient. Le président, M. Robbe, « l’ami Maurice » comme on l’appelait à l’Union, sous-officier, fut tué à la tête de sa section à Combes, en 1916 ; le camarade Jourez, secrétaire, manquait également à l’appel. Il fallait donc songer à former une nouvelle commission ; tâche longue et difficile, réalisée en Juin 1920. Cette commission, au cours de ces dernières années, donna les meilleures preuves de son dévouement et d’une union toujours plus étroite.

   « L’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta » compte aujourd’hui près de deux cents membres, c’est à dire la presque la totalité des commerçants de la rue. On note à peine quelques exceptions : quelques nouveaux venus qui ne tarderont pas nous rejoindre et quelques réfractaires qui n’ont pas encore compris.

   Mais l’Union » est persuadée qu’en fêtant prochainement son vingtième anniversaire, ce sera lma fête des 240 maisons de commerce de la rue Léon Gambetta.

  

                                                                                                                     H. Lagoutte.

 

 

Administration de l’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta

 

L’Union est administrée par un Comité de 24 membres élus en Assemblée Générale.

Le Comité est actuellement composé de  MM. Aygueparse, Bègue, Beuscart, Caby, Carton, Mme Dallennes,  MM. Duflot, Evrat, Fauvel, Hereng-Vromant, Hordoir, Kingmans, Lagoutte, Leleu, Leroux, Loupie, Marquant, Masson, Petyt, Souweine, Surmont, Vandervliet, Vanhoecke, Vanriest.

Ce Comité à choisi un Bureau, formé à l’heure actuelle comme suit :

 

   Président : M. O. Marquant.

   Vice-Président : Mme Dallennes, MM ; Lagoutte, Héreng-Vromant, Souweine.

   Trésoriers : MM. Vandervliet et Petyt.

   Secrétaires : MM. Aygueparse et Kingmans.

   Avocats-Conseils : Me Crussaire et Me Ollivier du Barreau de Lille.

Le Comité nomme, quand il le juge utile, des commissions chargées d’étudier et de réaliser les vœux émis. Trois commissions fonctionnent avec succès :

1° Commission des Fêtes : Président M. Masson.

2° Commission de l’Electricité : Président : M. Hordoir.

3° Commission du Journal : Président : M. O Marquant.

 

 

 

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 16:17

L’IMPASSE VILAIN

Située 151, rue Léon Gambetta

 

 

L’impasse Vilain est située dans le quartier de Wazemmes. C’est une petite cour, dernier

vestige d’un passé ouvrier,  au milieu d’une rue Léon Gambetta en pleine expansion urbaine.

 

Cette forme d’habitat est caractéristique du développement industriel du Nord de la France de        

 la première partie du XIX° siècle, et, de ce fait, elle fait partie du patrimoine architectural du Nord.

 

La cour Vilain trouve sa forme actuelle au début du XX° siècle, par l’établissement de

onze habitations individuelles en vis à vis, délimitant un espace extérieur collectif : la cour.

 

La cour Vilain est l’unique cour de Lille qui existe de nos jours, dans son ancienne configuration :

 

Une maison de maître qui domine onze maisons d’ouvriers.

         

 En 1870, le bâtiment est transformé en école laïque, primaire de garçons.

Cette initiative a été prise pour lutter contre l’illettrisme très important dans ce quartier très populaire.

 

- L’organisation du bâtiment scolaire se présente de la manière suivante :

Rez-de-chaussée :                                                  les préaux :

      2 classes, 1 cuisine, pièce au fond                            2 préaux étaient situés là où se trouvent

      de la petite cour intérieure.                                       actuellement les maisons.

      1e bureau, probablement celui du directeur,              Il en existait deux, car les classes étaient

       pièce à côté de la cuisine dans la petite cour.           regroupées par deux selon que les élèves

                                                                                     étaient au cours élémentaire ou au cours moyen.

 

  Les latrines :

       Elles sont toujours apparentes. Ce sont celles

       du début de l’impasse et celles du fond à droite.                                                                                     

 

1er étage :

     2 classes

 

2ème étage :

      débarras

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 16:08

VISITES DE WAZEMMES

 

Dans le cadre des Quartiers d'été, le club organise des visites gratuites de :


"Wazemmes inconnu et surprenant"

 

 

le mercredi 8 août  

 

le vendredi 17 août

 

 

Rendez-vous au club 26, rue Jules Guesde à 14 h 30

 



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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:57

 

L’ours de l’évêque de Tournai

 

         Ribouldar vivait en 1399 au village de Wazemmes. C’était un ours de belle taille, plus ou moins apprivoisé, qui allait souvent « divaguer » par la ville de Lille et y produisait par ses ripailles « moult ennuis et malheurs », à tel point que les Lillois « cherchèrent et prirent de force ledit ours et le menèrent, enchaîné sur un char dehors la porte du Molinel jusqu’à Wazemmes.

 

En 1961, repentant et contrit au souvenir de ses frasques passées, « Ribouldar » sera de retour dans sa bonne rue Notre-Dame, devenue depuis la rue Léon Gambetta. Mais au lieu d’y être ramené manu-militari, ficelé proprement, comme un saucisson, sur son char, il y fera, à l’occasion du Carnaval, éclater son humeur joyeuse, pour nous divertir.

 

Mais Ribouldar, n’est pas qu’une légende, c’est aussi une sorte de personnage historique. Evoquer sa pittoresque silhouette, c’est dons faire un retour dans le passé de notre cité…

 

Durant la guerre de Cent Ans, qui ravageait la France, Lille, appartenant aux Ducs de Bourgogne, connaissait une période de prospérité. Ceux-ci aimaient la bonne ville de Lille et en avait fait leur résidence principale.

 

Les fêtes, succédaient aux fêtes, les banquets aux tournois ; l’argent était abondant, le commerce prospérait. C’était grande liesse pour certains de nos ancêtres. Pour tous les villages d’alentour, la plantureuse cité » devenait « le miroir aux alouettes ».

 

L’évêque de Tournai possédait à Wazemmes, de temps immémorial, un domaine où il aimait venir se reposer des soucis de sa charge. Il y gardait, entre autres curiosités, un ours apprivoisé qui aimait errer et vagabonder à sa fantaisie, à l’instar du loup de Gubbio et de manière fort honnête, il venait chaque jour quêter sa nourriture par les rues de sa ville de Wazemmes. Nos pères s’étaient habitués à sa démarche nonchalante, les boutiquiers l’avaient adopté. Et certes, pas un ours au monde n’aurait pu se prétendre plus heureux que l’ours de Wazemmes, en ce temps là.

 

Hélas, tout à une fin ! Comment se rompit le pacte d’amitié qui s’était établi entre les Lillois et notre ours Wazemmois ? De méchantes langues insinuèrent qu’il faisait peur aux enfants, eux, qu’il chérissait tant !

D’aucuns prétendirent que son caractère facétieux prenait plaisir à bousculer les étalages. Certains renchérirent encore en l’accusant de noirs méfaits. Sans nul doute, ces tristes compères voulaient-t’ils la peau de notre ours. A telle enseigne que notre malheureux plantigrade, affolé, désespéré devant tant d’infortune imméritée ne savait vraiment plus où se mettre.

 

Une décision s’imposait. Elle vint, énergique du magistrat (le conseil municipal de l’époque). Devant le brouhaha qui tournait à l’émeute, il requit quatre hommes solides qui ficelèrent, proprement sur un char notre ours, tel un saucisson, et le ramenèrent, sans gloire, à la maison dudit évêque.

Dans les comptes de la ville de Lille de 1398/1399, nous trouvons au chapitre « dépense commune » la note suivante :

            « A Tristan Fremault, qu’il a payé à Pierrart Dou Broeck pour avoir mené à Tornay, le vendredi dudit mois de janvier, du command d’eschevins, un ours appartenant à révérend père en Dieu, monseigneur l’évesque de Tornay, lequel ours avoit grand temps alé et aloit vaghé por la ville de Lille et par lequel plusieurs anuys et mesquiefs peussent estre advenus ……………………………………vingt sols

            «  Audit Tristan qu’il a payé à 4 varlets, qui de forche, cachièrent, prinrent et loyèrent ledit ours à la porte St Nicolas et le menèrent, sur un char dehors la porte du Molinel à la Maison dudit évesque : quatre sols

            « Item, audict Tristrand qu’il a payé à Jehan le Linier pour corde dont on loya le dit ours et tellement attacha sur ledit car qu’il ne peut escapper : … 4 sols.

 

Et c’est toute l’histoire de l’ours de Wazemmes

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 16:19

 

Venez visitez le Wazemmes méconnu, les façades devant lesquelles on passe sans connaître le perrsonnage qui a fait construire ces maisons ? quand ? pourquoi ?

Pousser des portes, entrer, découvrir des lieux invisibles de la rue ...

 

Venez avec nous les vendredi 13 juillet,

 

                                 ou  mercredi 8 août

 

                                 ou  vendredi 17 août

 

Rendez-vous au club des ambassadeurs de Wazemmes

26, rue Jules Guesde à 14 h 30.

 

durée de la visite environ 1 h 30 (on peut toujours s'arrêter en route ...

 


 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 16:12

 

Travaux et Industries :

 

Tout le travail de l’ouvrière est exécuté chez elle, au compte d’un patron, et à la pièce.

L’ouvrière monte des chemises d’hommes ou tire des fils. E dernier travail consiste à tirer, de place en place, à 1 centimètre de distance par exemple, un fil de chaîne de la toile destinée à former le devant d’une chemise. Quand tous les fils sont tirés, on rejoint, deux à deux, les espaces libres du fil de chaîne et on y place une couture. Il en résulte un tube de toile, qui, aplati par le fer à repasser, donne un pli d’un demi-centimètre de largeur. Ce mode de préparation a pour but de rendre les plis d’une largeur parfaitement égale.

Le tirage des fils n’est confié dans les ateliers qu’aux meilleures ouvrières ; c’est le travail le plus fatigant, mais aussi le mieux rétribué.

Avec la couture qui forme les plis des devants, le tirage des fils est payé, à Lille, dans les maisons où se fabrique la lingerie de luxe, à raison de 3 f 50 les cents plis. Aux ouvrières d’une habileté secondaire, on livre la toile des devants avec les fils tout tirés, de sorte qu’il ne leur reste plus à faire que la couture ; elles reçoivent alors 2 f 50 seulement les cents plis.

Le temps nécessaire pour tirer les fils et coudre 100 plis est au moins de 20 heures de travail. L’ouvrière consacrant 10 heures par jour à sa besogne, gagne donc 1 f 75 quotidiennement ; mais il y a lieu de déduire un quart de produit pour chômage résultant des déplacements et des maladies.

L’ouvrière consacre le dimanche au nettoyage de sa chambre, au blanchissage, à la confection et au raccommodage de ses vêtements et de ceux de son enfant. Elle est attachée depuis 13 ans à la même maison de lingerie, où elle a trouvé, sans interruption, pendant cette longue période, un travail payé aussitôt la livraison effectuée.

L’enfant, âgé de 7 ans, n’exécute aucun travail manuel ; il fait quelques commissions pour sa mère, ce qui présente pour celle-ci une économie de temps d’à peu près une heure par jour.

Un mariage pourrait la faire sortir de l’état d’isolement où elle se trouve, et lui rendre la vie moins pénible. Des propositions lui ont été faites, mais elle les a repoussées, dans l’intérêt de son enfant.

 

Mode d’existence de la famille

 

Aliments et repas :

 

L’ouvrière et son enfant font généralement quatre repas par jour, en y comprenant un goûter qui est d’usage dans le pays.

Le déjeuner, à huit heures du matin, se compose d’un peu de pain légèrement beurré qu’ils trempent dans du lait pur ou coupé d’eau de chicorée, et quelquefois dans du lait de beurre.

Le dîner, qui a lieu à midi précis, consiste en pain et légumes (le plus souvent des pommes de terre) auxquels s’ajoute parfois un peu de viande.

Autant que possible l’ouvrière met le pot-au-feu, deux fois par semaine, amis avec des morceaux de viande de qualité inférieure et en quantité trop minime pour qu’il en résulte un aliment suffisamment substantiel.

Le goûter, vers quatre heures du soir, ne comporte q’une tartine, longue et mince tranche de pain légèrement beurrée.

Enfin, le souper, qui se prend ordinairement à huit heures du soir, se compose, comme le déjeuner, de pain trempé dans du lait pur ou mélangé.

L’ouvrière ne consomme aucune boisson fermentée. La bière, breuvage du pays, est beaucoup trop chère, la première qualité coûte 25 centimes, la seconde 10 à 12 centimes et demi la canette (mesure égale à notre litre). Cette dernière boisson, dite petite bière, est généralement si faible, que les ouvriers du pays n’en consomment presque pas ; elle ne figure guère que sur la table des petits bourgeois où l’insuffisance de cette boisson est compensée par l’emploi du café et par une nourriture substantielle.

Il est regrettable que Sophie ne puisse faire usage de cette boisson tout à la fois tonique et nourrissante.

Le café ne doit être mentionné ici qu’à titre d’exception, et n’est pris que dans de très rares occasions ; si économiquement qu’il soit fait, son prix de revient est toujours trop élevé pour entrer régulièrement dans l’alimentation de l’ouvrière, qui même ordinairement à son lait une infusion de chicorée.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 17:34

 

Hygiène et Service de Santé :

 

L’ouvrière a un tempérament lymphatique. Elle est de taille moyenne (1m60). Ses cheveux sont châtain-clair et peu abondants.

Tout annonce une constitution affaiblie par les privations, l’excès de travail et les souffrances physiques.

Elle est sujette à de violentes migraines dont la durée est de plusieurs jours ; cette affection, qui semble l’anéantir et la rendre incapable de tout travail, est accompagnée de vomissements dus à un état d’irritabilité nerveuse de l’estomac.

Cet état chronique de maladie n’affecte en rien le bon caractère de l’ouvrière ; elle est généralement gaie et paraît souffrir avec beaucoup de patience.

Il est probable que dans d’autres conditions d’existence, telles qu’un travail modéré, une bonne alimentation et de chauds vêtements, l’ouvrière aurait vu disparaître des accidents qui sont dus, très probablement, à un accouchement effectué dans les circonstances les plus affligeantes.

Enceinte, et délaissée par son séducteur, repoussée par une partie de sa famille, elle n’a pu recevoir tous les soins que son état aurait exigés. Après des souffrances physiques et morales, qu’il serait difficile de décrire, il eut fallu du repos et une nourriture réparatrice : malheureusement, l’ouvrière fut obligée de se remettre promptement au travail, et ces tristes circonstances ont, depuis lors, laissé sur sa santé des traces profondes, que son existence habituelle n’a pu effacer.

L’ouvrière  ne reçoit point de soins médicaux. Si elle éprouvait autre chose que ses migraines périodiques elle devait recourir au médecin des pauvres.

L’enfant est pâle, maigre, et toute sa constitution est empreinte de débilité. Il est, toutefois mieux portant que ne le semble comporter la vie misérable à laquelle il est voué. A l’exception d’une forte fluxion de poitrine qui a duré six semaines, il n’a pas eu d’autres maladies que celles qui affectent généralement l’enfance, telles que la rougeole et la scarlatine. Sa faiblesse de constitution ne semble pas permettre qu’on lui donne un état manuel.

 

Rang dans la famille :

 

L’état de fille-mère place l’ouvrière au dernier rang de la société : elle rencontre peu de sympathie et de pitié. Vivant dans un quartier pauvre et sans espoir de pouvoir s’élever à une condition meilleure, l’ouvrière semble résignée à demeurer dans le cercle étroit que le sort lui a tracé.

En effet, elle n’a rien a espérer de l’avenir ; ses frères sont des ouvriers dont le travail suffit à peine à leurs besoins, et ses sœurs sont elles-mêmes dans une position précaire.

Un mariage pourrait la faire sortir de l’état d’isolement où elle se trouve, et lui rendre la vie moins pénible. Des propositions lui ont été faites mais elle les a repoussées dans l’intérêt de son enfant.

 

Moyens d’existence de la famille :

 

- Propriétés : Mobilier et vêtements non compris :

Immeubles : l’ouvrière n’a aucune propriété et semble ne jamais devoir être en position d’en acquérir, même par voie d’hérédité)  ………………………………………………………………….. 0 F 00

Argent : L’ouvrière peut à peine suffire aux premières nécessités de la vie. Son salaire est

généralement absorbé d’avance par de petites dettes contractées envers l’épicier ……………. 0 F 00

Matériel spécial pour son travail : ……………………………………………………………  0 F 95

12 aiguilles diverses : 0 F15 – 1 paire de ciseaux : 0 F50 – 1 pelote de coton : 0 F15

1 dé à coudre : 0 F15                                                                                                              ---------

               Valeur totale des biens                                                                                                0 F95

 

Subventions :

 

La plus importante subvention dont profite l’ouvrière consiste dans le paiement de son loyer par un de ses frères. Sa famille, composée d’ouvriers, est dans la gêne et ne peut lui fournir d’autres secours.

Une couple de chemises lui sont données annuellement par son patron, et des vêtements hors de service, qu’une personne bienfaisante lui envoie de temps à autre, servent à habiller l’enfant.
Celui-ci reçoit en outre l’éducation gratis chez les Frères de la Doctrine Chrétienne ; cependant cette éducation entraîne, pour la mère, une dépense d’environ 6 F par an pour achats de plumes, livres, etc.

La subvention du loyer est de 72 F par an. Quant aux dons en nature, c’est-à-dire en linge ou vêtements usagés, on peut les évaluer pour l’année, savoir :

                                                                                              Chemises : …………………….6 F 00

                                                                                              Vêtements usagés ……………. 8 F 00

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