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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 16:09

Souvenirs d’Antan

N° 6 suite

 

   Rue Fénelon, la construction de l’aqueduc a fait mettre à jour deux sépultures romaines, des poteries découvertes au pied s’un des morts, permettent sans danger d’identifier cette époque. Place Philippe de Girard, où de temps immémorial se trouvait le cimetière de Wazemmes, l’exhumation d’une sépulture mérovingienne permet de faire remonter l’origine de ce cimetière à l’époque franque qui suit l’époque gallo-romaine.

   Wazemmes a donc été habité à l’âge de la pierre polie, à l’époque gallo-romaine, aux temps mérovingiens ; nous verrons plus tard qu’au XI° siècle, le village existe « historiquement » depuis longtemps. L’habitation s’est donc continuée des premiers âges jusqu’à nous (voir Hist. De Wazemmes de l’abbé Salembier, page 23 et suivantes).

   Quels étaient les habitants de Wazemmes pendant ces diverses périodes ?

   La seule affirmation qui puisse être faite c’est que nos ancêtres étaient des Ménapiens,( tribu gauloise).

   Il est incontestable cependant que d’autres tribus antérieures à celle-là occupèrent notre territoire M. Derode nous donne une version suivant laquelle les premiers habitants de la Flandre furent des égyptiens du temps de Sesostris, débarqués sur nos côtes à la suite des hasards de la navigation. Divers historiens pensent que les Kattes ou Suèves habitèrent également la Flandre avant les Ménapiens, Nerviens et Morins dont l’existence est historique par les « Commentaires de César » où le général romain cite ces tribus à la bataille de Presles (Maubeuge) en exaltant leur bravoure.

   L’histoire nous apprend également quels furent les compagnons de nos ancêtres, nous voulons parler des animaux féroces vivant comme eux dans les forêts primitives et dont quelques fossiles attestent la sauvagerie.

   Les Archives historiques et littéraires du Nord citent plus de vingt monstres dont la tradition a conservé le souvenir sous le nom de « dragons », c’étaient assurément les animaux féroces dont il est question plus haut. Il est certain que nos ancêtres armés de pierres et de bâtons faisaient piètre figure devant de tels ennemis, et il est facile à comprendre que la frayeur ait fait donner à ces terribles animaux des dimensions et une réputation fantastique.

   M. Derode cite comme animaux fréquents jadis dans nos régions, les loups, les castors et les … serpents.

  
   Tout n’était pas agréable… en « Wazemmes préhistorique »

 

 

                                                                                                                                                         E. Vancoillie

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 11:49

N° 6 du 1er mai 1922

 

Souvenirs d’Antan …

 


« …… .Au-dessus d’une vaste plaine couverte de saules, s’élèvent çà et là quelques monticules, l’un d’eux porte à son sommet une forteresse que la tradition attribue à Jules César et à laquelle elle impose « un nom celtique ». Cet îlot est entouré des deux bras d’une rivière sinueuse, qui, sortant de marais vastes comme des mers, forment à des distances inégales des cascades bruyantes où l’eau tombe, bondit, écume et tourbillonne .... »

 (1) Victor Derode, Histoire de Lille, tome 1 page 84.

 

   Voilà le tableau que trace un de nos meilleurs historiens du territoire de Lille et environs à l’époque gallo-romaine. L’imagination seule permettrait de décrire notre pays avant cette époque, dans les temps primitifs de l’âge quaternaire de la terre, où les forets immenses et les marécages inondables de l’ancienne Flandre étaient encore dans leur splendeur virginale.

 

   Ce n’est pas sans un certain étonnement que beaucoup apprendront que d’érudits chercheurs après avoir percé le mystère de ces temps dits « préhistoriques », ont prouvé que nos contrées étaient déjà habitées à ces époques. Il n’était pourtant pas facile, on le conçoit, de démontrer que Wazemmes était un village lacustre gaulois et que ses premiers habitants dataient de l’âge de la pierre.

 

   Pourtant malgré l’affirmation maintes fois répétée que nos contrées étaient trop marécageuses pour avoir été habitées dès les premiers temps, des fouilles, conduites avec l’acharnement et la science que M. Rigaux mettait à ces travaux, ont permis de dire avec certitude que Wazemmes datait de « la pierre polie », deuxième période de l’âge de la pierre où l’homme ignorait encore les métaux et leurs usages !

 

   Lez sol de Wazemmes a parlé …, il nous a rendu une partie des secrets qu’il conservait si jalousement. Rue Jacquemars-Giélée (maison de M. Delcourt-Decoster), qu’elle ne fut pas la stupéfaction des savants de découvrir dans notre sol, une hache en pierre polir, un silex taillé et des pilotis de chêne taillés, provenant d’habitations lacustres. Rue Solférino (maison de M. Verly, n° 7), une hache en os poli, confirme l’habitation de ces endroits en des temps impossibles à fixer.

 

   L’époque gallo-romaine nous a laissé, par son passage beaucoup plus récent (débuts de l’ère chrétienne), beaucoup de traces. Il suffit de creuser le sol de Wazemmes pour découvrir quelques restes de cette période.

 

   La rue Nationale (maison de M. Thiriez, et Blanche de Castille, ancien carmel), la rue Colson, le palais Rameau, le collège St Joseph, etc… nous ont donné des débris de  tuiles et de poteries romaines en très grandes quantités. La construction du presbytère su Sacré-Cœur a fait découvrir des silos pleins de débris de cette époque.

 

Au Palais Rameau, des restes d’hypocauste (bains romains) sont restés confondus dans les fondations de l’immeuble. Dans le jardin environnant ce Palais, on a découvert les traces des deux lits de la Deûle à des époques antérieures. Sous la fontaine Del Saulx une hache en bronze a également été retrouvée.

 

   Au collège Saint Joseph des restes d’habitations romaines et des fragments d’enduits peints attestent un degré de civilisation avancée. Et qui le croirait, on a découvert aussi des sépultures que notre sol  conservait depuis plus de quinze siècles !

  

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 17:26

 

 La rue du Marché indique qu’avant la démolition de la Nouvelle-Aventure, un marché s’était tenu dans cette rue, face à l’ancienne église (en 1840). En 1825, elle était bordée de fossés, une délibération municipale de cette époque en fixe l’alignement.

  La rue Colbert est l’œuvre de la municipalité wazemmoise de 1850 qui l’ouvrit pour relier « pratiquement » les faubourgs Notre-Dame et de la Barre c’est de là que venait son premier nom « rue de jonction ».

   La rue d’Antin devrait se nommer rue de la chaussée d’Antin (6).

   Qui se douterait que la rue de la Tranquillité était jadis « l’allée des haies » à cause des véritables murailles de verdure remplacées maintenant par les cloisons noirâtres qui l’étouffent !

   Dans le faubourg Notre-Dame (7) quelques anciens chemins méritent au même titre que la rue Léon-Gambetta le souvenir des wazemmois d’aujourd’hui.

   Le chemin des Stations au milieu duquel coulait le canal de ce nom (creusé en 1565), était la principale rue de Wazemmes d’autrefois ; douze chapelles établies sur sa longueur étaient la cause de son appellation, par suite des stations » qu’y faisaient de nombreux pèlerins se rendant à Notre-Dame de Réconciliation d’Esquermes.

   Le chemin de l’évêque (rues Charles-Quint, du Marché, de la Justice, et de Bapaume) était le chemin suivi par l’évêque de Tournai, seigneur de Wazemmes, quand il se rendait au repos dans son manoir (Place Philippe de Girard), la rue Charles Quint a conservé très longtemps le nom de « rue d’évêque ».

   Le chemin du Molinel destiné à relier Esquermes au faubourg des Moulins est devenu les rues Manuel et des Sarrazins. Une malchance spéciale s’est abattue sur les dénominations des rues établies sur cet ancien chemin. En effet le mot « Manuel » est inexplicable, et, d’après certains ne serait qu’une corruption d’écriture du mot « Molinel ». (Molinel serait devenu Malinel puis Mahnel et Mannel, enfin Manuel). Quant à la rue des Sarrazins, bien peu savent qu’elle évoque le souvenir de M. A Sarazin, ancien maire de Wazemmes. Il est probable que dans le langage populaire, « A.Sarazin est devenu « à sarrazins », et que le peintre des plaques officielles a complété l’erreur regrettable qui assimile les habitants de cette rue aux ennemis de Charles Martel à Poitiers (8). En 1825, cette dernière rue ne comptait que 28 maisons.

   Pour faire l’historique complet des rues de Wazemmes, il faudrait un volume de 500 pages… C’est trop pour le petit journal « Wazemmes » dont le format n’est pas certes la superficie du territoire qu’il défend. Souhaitons-lui de grandir avec la même vitesse… que son village !

 

 

     (6) Duc d’Antin, fils de la marquise de Montespan, sous Louis XIV.

     (7) Le manque de place nous oblige à ne citer que les rues transversales à la rue Léon Gambetta, ayant un caractère historique ; notons cependant que la rue d’Anvers qui doit son nom au siège d’Anvers (1832), et Henri Kolb, technicien distingué du département du Nord dont les services furent hautement appréciés à l’agrandissement de Lille en 1858.

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:28

Souvenirs d’Antan

 

   Les plaques indicatrices de nos rues sont un véritable dictionnaire populaire. Chaque dénomination est souvent un souvenir intéressant parfois touchant de naïveté ou des mœurs anciennes.

   Pour qui connaît le passé de nos vieilles artères lilloises, telles que par exemple les rues Esquermoise, Grande-Chaussée, de la Monnaie, etc…, l’historique en question n’est pas la partie la moins instructive, ni la moins intéressante de l’histoire de Lille.

   A Wazemmes, d’anciens et silencieux sentiers sont devenus de larges et bruyantes artères, d’autres rues sont au contraire de création toute contemporaine.

   Il y a plusieurs siècles …, la rue Léon Gambetta était un sentier menant de Lille à Loos, ce sentier suivi sans cesse par de nombreux pèlerins se rendant à Loos où le culte de Notre-Dame de Grâces était cause d’affluence, prit dans le langage populaire le nom de route Notre-Dame, ce nom s’étendit bientôt à toute l’agglomération qui prit ainsi nom de « faubourg Notre-Dame » et fut jusqu’à l’annexion de 1858 la partie centrale et la plus importante de la commune de Wazemmes.

   La révolution le transforma en « faubourg de Béthune », mais l’ancienne dénomination survécut dans l’habitude populaire. Sous l’administration Wazemmoise, la rue Notre-Dame devint « rue de Lille », cependant le dernier arrêté de la municipalité de Wazemmes (1858, maire M. Mourmant) lui rendit son nom ancien, que sous diverses formes (successivement rue Notre-Dame, rue du faubourg Notre-Dame, puis à nouveau rue Notre-Dame), elle conserva jusqu’à la mort de l’homme politique et contemporain dont elle porte le nom maintenant.

   Avant l’annexion à Lille, le terrain militaire s’étendait jusque sensiblement la rue Solférino ; les remparts s’élevaient approximativement le long du boulevard de la Liberté. C’est sur l’emplacement des glacis des fortifs disparus que sont bâties la Préfecture et les maisons de la rue Léon Gambetta jusque la place Ratisbonne.

   L’annuaire de Lille 1870 indique encore de nombreux terrains à bâtir à cet endroit. Les rues Alexandre Leleux (1) et du Maire André (2) tracées lors de la réunion des communes ne furent officiellement ouvertes qu’en 1872  sous les noms de rue Pitoux et rue du Blanc-Ballot prolongée.

   La rue Ratisbonne est l’ancien « chemin du Rattentout » élargi et aligné.

   La rue Alphonse Mercier (3) remplace l’allée du Pont-Rouge ; la rue Meurein (4) a absorbé trois vieilles allées wazemmoises, l’allée de la Grise (rue Gambetta à Ratisbonne), l’allée des blanchisseurs (Ratisbonne – Stations), la Grande Allée (Stations-boulevard Vauban). Cette dernière a conservé longtemps sous le nom de rue de la Grande Allée l’aspect champêtre de Wazemmes d’antan.

      En 1900, on y voyait encore une partie de l’Arbonnoise à découvert, hélas ce n’était plus la limpide et torrentielle Arbonnoise de jadis ! Un vestige de pont existe encore dans cette rue, face à la maison de M. Capelle, zingueur.

    La rue Mourmant (5) en détruisant pour la remplacer, l’allée de la Marquise (qui n’avait d’aristocratique que le nom) assainit considérablement cette partie du quartier.

 

    (1) A. Leleux, rédacteur en chef de l’Echo du Nord, Légataire aux Musées de Lille.

     (2) Le maire André est l’héroïque magistrat du siège de 1792.

     (3) A. Mercier, courtier de commerce, ancien adjoint au maire de Lille.

     (4) Meurein, conseiller municipal en 1870.

     (5) Mourmant, dernier maire de Wazemmes, ancien adjoint au maire de Lille.

 

     à suivre

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 15:49

La prochaine visite de Wazemmes : vendredi 17 août sera différente des précédentes, avec d'autres surprises : coins secrets, usines disparues ou transformées, etc...

 

R.D.V. à 14 h 30 au 26, rue Jules Guesde. durée 2 H.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 15:42

 

Souvenirs d’Antan

 

Lors de fouilles pratiquées par M. Rigaux dans les environs de la « Fontaine Del Saulx » (légende de la naissance de Lydéric), actuellement près du Palais Rameau, indépendamment des débris d’origine romaine retrouvés en ces endroits, des haches de pierre, silex, etc…, ont permis à l’éminent archéologue de nous apprendre que le territoire de Wazemmes était habité dès l’âge de la pierre polie, c’est-à-dire longtemps avant l’ère chrétienne.

   Ce n’est cependant qu’au cours du XI° siècle que l’existence de Wazemmes peut être démontrée historiquement par certains écrits. Un historien du XVII° siècle, le P. Buzelin, affirme qu’en 575, « on voyait à Wazemmes le château de l’évêque ». Quoique cet historien soir généralement regardé comme très sérieux, la chose paraît incertaine ; d’ailleurs Buzelin paraît lui-même se dédire dans d’autres passages.

   C’est en 1320 que l’évêque de Tournai obtient du roi de France Philippe V, les droits sur le territoire qu’il conserva si longtemps. Il se peut qu’avant d’avoir obtenu, il y possédait un château, ou une maison de repos, mais la date de 575 paraît trop reculée pour être sérieuse.

   Nous trouvons dans l’histoire de Wazemmes (abbé Salembier), les indications suivantes sur l’importance de la commune dans les siècles derniers :

            En 1448, il y avait à Wazemmes 28 familles.

            En 1515, un recensement fait on ne peut plus consciencieusement

                           indique : 38 familles, 13 chevaux, 46 vaches.

   D’autre part, l’abbé Salembier indique que vers la même époque, l’an 500 environ, la population totale était environ de 200 habitants !

 

   Depuis le premier empire, l’Administration modèle que, dit-on, l’Europe nous envie, donne des chiffres précis, marquant l’accroissement de l’importance de la commune par périodes fixes. Nous prenons au hasard quelques années dont la comparaison sera éloquente.

                                               En 1811 :                     Maisons           Ménages          Individus

Commune     Faubourg de Paris (Molinel)                       390                   455                2.242

       De         Faubourg Notre-Dame                               411                   476                1.979

Wazemmes   Faubourg de la Barre                                  173                   200                1.012

                     Maisons éparses                                          13                     13                     57

                                                                                  ----------         ----------         ----------

                                       Totaux                                      990                1.144               5.290 hab.

   Les recensements suivants donnent : en 1836 : 6.942 habitants ; en 1846 : 10.483 habitants.

Wazemmes ne comportait plus alors le faubourg de Paris devenu en 1834, commune des Moulins.

   En 1858, Wazemmes au moment de l’annexion à Lille, la population était de 21.611 habitants.

   .En 1870, Wazemmes, confondu dans Lille ne permet plus qu’un chiffre d’évaluation approximative de 45.000 habitants. En 1910, cette estimation atteint le chiffre respectable de 90.000.

   Quant à notre activité commerciale, une anecdote suffira à montrer ce qu’elle était déjà au début du XIX° siècle.

   L’empereur Napoléon 1er venant visiter Lille en 1810, passa sur le territoire de Wazemmes, où comme bien l’on pense, ce fut un événement extraordinaire ; chacun courait, se pressait, tous se bousculaient pour voir passer le César de France, et plus d’une de nos grand’mères pouvait chanter avec Béranger :

           

            A pied grimpant le coteau,                               Où pour voir je m’étais mise

            Il y avait petit chapeau                                     Avec redingote grise.

 

   Près de la porte de Paris, l’Aigle s’arrêta pour contempler le paysage auquel les « deux cent soixante-dix-sept » moulins établis dans les environs de Lille donnaient une animation toute spéciale.

   « Mais il doit se faire plusieurs millions d’affaires par an dans ce coin-là » déclara t’il à son entourage.

   « Dites plusieurs millions par mois, Sire ! » répondit un Wazemmois tout ému d’une conversation impériale.

   Quand le cortège du souverain fut entré en ville, le malheureux vantard se fit copieusement houspiller. « C’était bien la peine de le lui dire, clamait la foule, nous allons maintenant payer deux fois plus d’impôts »

   Comme on le voit, les Wazemmois d’alors ne tenaient nullement à une gloire dangereuse.

 

                                                                                              Article de F. Vancoillie

 

1er mars 1922 - N° 4

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:55

 

Dans le cadre des Quartiers d'été, le dernière visite de Wazemmes aura lieu le 

 

Vendredi 17 août à 14 h 30.

 

Rendez-vous au club 26, rue Jules Guesde (près du marché de Wazemmes).

 

Vous pouvez nous contacter au 03 20 54 91 56

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:50

n° 3 1er février 1921

 

Au Marché de Wazemmes

 

 

   C’est avec joie, qu’en ouvrant les rideaux de ma fenêtre, un de ces derniers dimanches, je m’aperçus que cette petite pluie fine et lassante des villes du Nord avait cessait de tomber et que le pavé était sec et sans boue.

   Le monde était déjà assez intense dans cette grande artère de la ville (la rue Léon Gambetta) et se pressait vers le marché de Wazemmes qui se trouve au milieu de cette rue.

   J’avais entendu souvent parler, par mon hôte, de ce marché et le cœur égayé par ce beau temps, je me promis d’y aller.

   Je fus d’abord étonné par cette foule déjà intense (10 heures), par ce monde hétéroclite : ouvriers, bourgeois, marchands de quatre saisons, marchands ambulants, vendeurs de chansons, de jouets, diseuses de bonne aventure, camelots …, enfin tout ce qui amène chez nous , une foire.

   - Eh ben, Monsieur, y en a-t-y du monde dans not’rue ?

   C’était la bonne, une bonne grosse flamande, qui me tirait de mon étonnement et me rappelais que j’étais dans le Nord et non dans le Centre…

   - Eh oui, c’est toujours comme çà ; y viennent de tous les coins du pays pour acheter leurs affaires, c’est une rue où on trouve de tout !

   C’est sur cette fierté toute rurale et commerciale, que je partis et que je formai une unité de plus dans cette foule.

   Je m’aperçus bientôt que cette bonne avait dit vrai, je n’avais pas assez d’yeux pour observer tous ces types au langage guttural et criard, qui marchaient de leur pas saccadé et long malgré leurs mains encombrées de paquets de toutes tailles et de toutes grosseurs.

   Un détail en passant ; tous ces gens, la plupart des hommes en casquettes et des femmes en cheveux, étaient chaussés de souliers magnifiques, ce qui m’a beaucoup étonné ; d’où peut venir ce goût général pour la chaussure, je ne sais ?

   … Enfin, j’arrivai dans ce fameux marché.

   Jamais Tour de Babel n’avait été peuplée d’éléments aussi différents que ceux que j’avais sous les yeux !

   Depuis l’homme du monde que l’on reconnaissait sous une tenue simple du matin, jusqu’aux miséreux venu chercher au marché un ustensile manquant à son ménage.

   Dans un coin, une grosse dame d’un certain âge, habillée à la dernière mode, mais d’un goût plutôt douteux, crie parce qu’on la bouscule. Echange d’injures.

   - Il ferait beau voir que vous m’insultassiez !

   - Oh la la ! va apprinde à causer, etc ;, ch nouvielle riche !

   La petite note gaie habituelle.

   Après avoir erré dans tout ce dédale d’allées, je retournai chez moi, non sans avoir fait une emplette. Un vieux Rouen trouvé dans la ferraille.

   Je m’arrêtai un moment pour entendre une toute dernière valse chantée, dite à la mode, et je rentrai connaissant un détail pittoresque de plus de ces grandes villes du Nord.

 

                                                                                      

                                                                                                                                         Extrait des « Souvenirs de Flandre »

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 16:44

Rue Léon Gambetta

 

L’éclairage Electrique

 

Journal n°1 – 1er décembre 1921 (suite)

 

   « L’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta, dans le but de développer l’animation, le soir, dans notre rue, a repris le projet élaboré dès 1914, de l’éclairage électrique de la rue Léon Gambetta.

   Très fréquemment, on a pu constater l’insuffisance de l’éclairage actuel ; il y a certainement unanimité à souhaiter cette amélioration dans une rue où la circulation est aussi intense que dans notre artère.

   Nous voulons que toutes les personnes si dirigeant vers notre rue, le soir, soient frappées, d’une part, par l’éclairage public.

   Beaucoup de commerçants ont rehaussé m’éclat de leurs vitrines par de nombreuses lampes électriques, mais nous avons pensé que l’Administration municipale, pouvait de son côté, nous aider, pour l’installation de l’éclairage public, installation dont nous supporterons les frais pour une part notable.

   En 1914, nous avons eu la promesse formelle de la ville, que l’éclairage public de notre rue serait exécuté complètement à la charge de la municipalité.

   Aujourd’hui, par suite de la guerre, la situation du budget municipale est telle, que nous devons nous imposer nous-même si nous voulons aboutir.

   Notre projet, étudié de très près par une commission technique prise au sein de notre comité, commission que j’ai l’honneur de présider, prévoyait quarante-huit foyers lumineux, répartis uniformément depuis la place de la République jusqu’à l’entrée de la rue d’Esquermes, c’est à dire jusqu’à la place Casquette. Le service des Travaux municipaux a très légèrement réduit ce nombre de foyers à quarante six.

   Les lampes seront disposées tous les 60 mètres d’un même côté de la rue, en quinconce, c’est à) dire tous les 30 mètres, une lampe à droite, une lampe à gauche.

   La tâche ingrate de collecteur des souscriptions, parmi les commerçants de notre rue, pour notre installation d’éclairage, a été confiée à notre ami et Trésorier, Monsieur Vandervliet, qui a reçu un accueil sympathique. Il continuera ses démarches, dont le résultat  décidera de la mise en œuvre du projet, car nous devons couvrir la ville, pour plusieurs années, de l’excédent de dépenses entre le coût de l’éclairage électrique et le coût de l’éclairage au gaz.

   C’est qu’en effet, l’Administration municipale se voit dans l’obligation de nous demander notre quote-part, pour une partie du prix des branchements et des consoles ou pylônes.

   Vous voyez, amis commerçants, jusque dans quels détails nous sommes entrés et vous voyez certainement combien de démarches nous avons du entreprendre pour amener la question au point où elle en est.

   Nous avons le ferme espoir que le projet sera réalisé dans le cours de l’année1922, et que vous, clients de Lille et de la banlieue, nos meilleurs amis, vous assisterez à l’inauguration de notre nouvel éclairage, le jour de notre fête commerciale d’automne.

   Commerçants et Clients, soyez convaincus que nous aurons à cœur de vous tenir au courant de l’état d’avancement de la question.

   Je serai personnellement reconnaissant aux critiques et aux conseilleurs qui voudront bien nous aider de leurs idées après avoir lu cet article.

    

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 11:09

WAZEMMES

Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta

Journal Mensuel Gratuit N° 1

1er décembre 1921

 

Un mot d’histoire :

 

La rue Léon Gambetta, cette grande artère qui relie le centre de la ville au quartier de Wazemmes, a toujours été par excellence la rue du commerce, et, il y a quelques vingt ans, sa clientèle était en grande partie ouvrière.

   Depuis, elle s’est admirablement transformée. Si elle a conservé tous les articles nécessaires aux classes laborieuses, elle s’est adjoint également le commerce de luxe, et ses 240 maisons de commerce offrent les marchandises les plus variées à des conditions que l’on chercherait en vain ailleurs. De plus, les  anciennes petites boutiques sombres, aux carreaux étroits, ont fait place à des maisons de commerce modernes, aux larges vitrines, aux étalages bien pourvus, à la lumière abondante.

   Cette transformation ne s’est pas opérée sans efforts. « l’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta » y collabora pour sa part, stimulant les énergies, encourageant les bonnes volontés. De nombreuses commissions se succédèrent et tous les dévouements qu’elles suscitèrent n’ont pas encore donné tous leurs fruits.

   « L’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta », qui aura bientôt vingt années d’existence, eut un début très prospère ; elle connut aussi de mauvais jours, et en 1913, elle ne comptait plus qu’une cinquantaine d’adhérents. Une activité nouvelle se manifesta à cette époque, et en 1914, à la veille de la déclaration de guerre, les membres cotisants étaient quatre-vingt.

   Les cinq années terribles de la guerre arrêtèrent cet élan. La guerre finie, on se compta ; les meilleurs manquaient. Le président, M. Robbe, « l’ami Maurice » comme on l’appelait à l’Union, sous-officier, fut tué à la tête de sa section à Combes, en 1916 ; le camarade Jourez, secrétaire, manquait également à l’appel. Il fallait donc songer à former une nouvelle commission ; tâche longue et difficile, réalisée en Juin 1920. Cette commission, au cours de ces dernières années, donna les meilleures preuves de son dévouement et d’une union toujours plus étroite.

   « L’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta » compte aujourd’hui près de deux cents membres, c’est à dire la presque la totalité des commerçants de la rue. On note à peine quelques exceptions : quelques nouveaux venus qui ne tarderont pas nous rejoindre et quelques réfractaires qui n’ont pas encore compris.

   Mais l’Union » est persuadée qu’en fêtant prochainement son vingtième anniversaire, ce sera lma fête des 240 maisons de commerce de la rue Léon Gambetta.

  

                                                                                                                     H. Lagoutte.

 

 

Administration de l’Union des Commerçants de la rue Léon Gambetta

 

L’Union est administrée par un Comité de 24 membres élus en Assemblée Générale.

Le Comité est actuellement composé de  MM. Aygueparse, Bègue, Beuscart, Caby, Carton, Mme Dallennes,  MM. Duflot, Evrat, Fauvel, Hereng-Vromant, Hordoir, Kingmans, Lagoutte, Leleu, Leroux, Loupie, Marquant, Masson, Petyt, Souweine, Surmont, Vandervliet, Vanhoecke, Vanriest.

Ce Comité à choisi un Bureau, formé à l’heure actuelle comme suit :

 

   Président : M. O. Marquant.

   Vice-Président : Mme Dallennes, MM ; Lagoutte, Héreng-Vromant, Souweine.

   Trésoriers : MM. Vandervliet et Petyt.

   Secrétaires : MM. Aygueparse et Kingmans.

   Avocats-Conseils : Me Crussaire et Me Ollivier du Barreau de Lille.

Le Comité nomme, quand il le juge utile, des commissions chargées d’étudier et de réaliser les vœux émis. Trois commissions fonctionnent avec succès :

1° Commission des Fêtes : Président M. Masson.

2° Commission de l’Electricité : Président : M. Hordoir.

3° Commission du Journal : Président : M. O Marquant.

 

 

 

 

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