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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 16:56

LILLE-WAZEMMES : LES TRAMWAYS A CHEVAUX :

Les premiers tramways étaient tirés par deux chevaux, elles pèsent 1.674 Kgs, et offrent 16 places assises dans le compartiment intérieur de 1ère classe, fermé par 4 grandes glaces, et 14 places debout sur les deux plates formes, couvertes, situées à l'avant et à l'arrière.

La ligne C allait de la place de la gare à la Porte d'Arras.

La ligne D allait de la Gare à la Porte des Postes.

tramway C tramway C vers porte d'Arras - Photo archives Municipales de Lille

tramway C tramway C vers porte d'Arras - Photo archives Municipales de Lille

Tramway D vers porte des Postes

Tramway D vers porte des Postes

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 15:39

LILLE-WAZEMMES

LA FIN DES TRAMWAYS…

En 1960, le parc roulant comporte une centaine de tramways circulant sur les lignes B, C, E, H, I, J et V – l’exploitation des lignes D et X venant d’être confiées aux autobus – et la première victime de la « transformation » sera le V qui sera remplacé le 22 mai 1960 par l’autobus 7, car désormais, les bus lillois seront désignés par des chiffres.

Le tramway B passait rue Léon Gambetta, s'arrêtait rue Solférino, devant les Halles, boulevard Montebello et continuait rue d'Esquermes.

Et surtout une campagne d’intoxication, profite de l’augmentation de la circulation automobile qui génère des difficultés de déplacement et aussi de stationnement,, transforme, l’indifférence du public à l’égard du tramway en une véritable hostilité… le tramway devient gênant, lui qui était gêné !

Aujourd’hui, certains regrettent : son confort, ses places plus nombreuses.

Si on supprimait le tramway combien de voitures supplémentaires pourraient stationner sur la place Rihour ?

Cette légende accompagnait la photo ci-dessous, parue en 1950 et témoigne de l’état d’esprit des lillois de l’époque à l’égard du tramway…

les tramways gênaient le stationnement des voitures... les temps changent, de nos jours ce sont les voitures qui sont indésirables !!!

les tramways gênaient le stationnement des voitures... les temps changent, de nos jours ce sont les voitures qui sont indésirables !!!

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 09:56

LE RENOUVEAU DE LILLE

Le port fluvial de Canteleu prend vraiment son essor en 1948 ; il couvrira bientôt 80 hectares.

La Cité Hospitalière, enfin achevée en 1954, flanquée des facultés de médecine et de pharmacie, devient le plus important ensemble médico - hospitalier de France.

Tandis que naît l’héliport de Lesquin, une autoroute – amorce d’un Paris -Lille – est ouverte entre Lille et Arras (1954) ; la ligne ferroviaire Paris -Lille est électrifiée (1959).

Lille se modernise, les dernières lanternes à gaz de la place Sébastopol sont enlevées en 1960 ; l’année suivante, le dernière ferme est abattue au faubourg des Postes ; le 29 janvier 1966, le dernier tramway (un B, Lille - Hellemmes) fait son dernier voyage.

Fin 1967, la ville, qu’envahissent journellement des milliers d’automobiles, ne compte plus qu’une quarantaine de chevaux ; la dernière écurie, celle de la « Grande Brasserie Excelsior » est désaffectée peu après.

Sans l’activité de dialectologie picarde (Nos patois du Nord), celle du Caveau Lillois, et de notre cher Simons, le vieux parler de Lille irait rejoindre au royaume des ombres le folklore local…

le samedi 29 janvier 1966, départ du dernier tramway décoré, de la place A. Tacq vers l'avenue des Martyrs à Hellemmes

le samedi 29 janvier 1966, départ du dernier tramway décoré, de la place A. Tacq vers l'avenue des Martyrs à Hellemmes

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:24

LILLE EN 1954

Après la guerre il convient d’envoyer aux oubliettes les clichés anciens d’un Lille sinistre…

Tandis que la Foire Internationale de Lille attire un nombre croissant d’exposants, son palais, relevé des ruines de la guerre, abrite en 1951 une Exposition Internationale du Textile (sur 60.000 m²), qui a connu un grand succès.

Du 26 avril au 4 mai 1952, Lille est le cadre de Floralies Internationales.

Le secteur tertiaire se développe (15.709 employés, 11.557 artisans et petits commerçants, 4.224 cadres supérieurs et « professions libérales »…) l’industrie emploie encore à Lille, 38.809 personnes ; le textile reste dominant, qui emploie deux femmes pour un homme.

Il est vrai que l’on compte alors à Lille 105.480 citoyens de sexe féminin pour 89.3470 de sexe masculin.

Toutes les séquelles du XIX° siècle n’ont pas disparu, tant s’en fau. En 1948, une famille ouvrière de quatre personnes consacre encore à l’alimentation 70 % de son budget. Il est vrai due l’inflation galopante de l’après-guerre a des conséquences fâcheuses sur les prix : le kilo de pain, qui était à 3,50 F en 1944, passe à 710 F en 1945, à 28 F en 1947, à 41 F en 1950…

Les ouvriers cherchaient à se fournir à moindre coût ...

les braderie et marchés étaient très fréquentés...

les braderie et marchés étaient très fréquentés...

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:13

LILLE EN 1954

Après la guerre il convient d’envoyer aux oubliettes les clichés anciens d’un Lille sinistre…

Tandis que la Foire Internationale de Lille attire un nombre croissant d’exposants, son palais, relevé des ruines de la guerre, abrite en 1951 une Exposition Internationale du Textile (sur 60.000 m²), qui a connu un grand succès.

Du 26 avril au 4 mai 1952, Lille est le cadre de Floralies Internationales.

Le secteur tertiaire se développe (15.709 employés, 11.557 artisans et petits commerçants, 4.224 cadres supérieurs et « professions libérales »…) l’industrie emploie encore à Lille, 38.809 personnes ; le textile reste dominant, qui emploie deux femmes pour un homme.

Il est vrai que l’on compte alors à Lille 105.480 citoyens de sexe féminin pour 89.3470 de sexe masculin.

Toutes les séquelles du XIX° siècle n’ont pas disparu, tant s’en fau. En 1948, une famille ouvrière de quatre personnes consacre encore à l’alimentation 70 % de son budget. Il est vrai due l’inflation galopante de l’après-guerre a des conséquences fâcheuses sur les prix : le kilo de pain, qui était à 3,50 F en 1944, passe à 710 F en 1945, à 28 F en 1947, à 41 F en 1950…

Les ouvriers textiles lillois et particulièrement wazemmois et moulinois souffraient énormément et fréquentaient les marchés et braderies pour se procurer à bon marché les articles ménagers de base, indispensables.

un jour de marché

un jour de marché

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 18:10

LILLE - WAZEMMES

La Presse clandestine à Lille en 1940

Dès octobre 1940, paraît l’une des toutes premières feuilles clandestines diffusées en zone occupée, l’Homme Libre. Sorti sur l’initiative d’Albert Van Wolput (Bosman dans la clandestinité), ce petit « Bulletin d’informations ouvrières » multigraphié et agrafé dans le quartier Saint-Sauveur devient aussitôt l’organe des socialistes du Nord, regroupés à l’appel de Jean Lebas.

La cheville ouvrière du journal est Augustin Laurent, chef du Comité d’action socialiste.

Sept numéros paraissent jusqu’à l’arrestation de Jean Lebas en mai 1941.

Augustin Laurent relève le flambeau et, pour dérouter la police allemande, décide de donner au journal un nouveau titre : la IV°République, « organe d’action socialiste et de libération nationale ».

De leur côté, les communistes du Nord publient clandestinement l’Enchaîné.

En avril 1941, un cheminot résistant, Pierre Hachin, ronéote, dans les locaux même de la gare de Lille, le premier numéro de La Voix du Nord clandestine dont l’animateur est un brigadier de police lillois, Jules Noutour, membre du parti socialiste – mort en déportation - et dont les 39 premiers numéros sont confectionnés par Natalis Dumez.

Cet « organe de la Résistance de la Flandre française » présente, à partir du n° 30, un titre dessiné par Jean Piat (voir photo) et qui évoque, à l’ombre du beffroi de Lille, toutes les activités du Nord.

La Voix du Nord devint aussi le noyau actif de tout un mouvement de résistance qui eut à déplorer 353 morts dont 61 fusillés.

Dessin de Jean Piat qui ouvrait le journal  du N° 30 au N° 39.

Dessin de Jean Piat qui ouvrait le journal du N° 30 au N° 39.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:16

LILLE-WAZEMMES:

L’EXPOSITION DU PROGRES SOCIAL

EN JUILLET 1939

L’Exposition du Progrès Social de Lille et Roubaix fut organisée en juillet 1939 sous le patronage de l’Association des maires du Nord et de l’Est de la France, avec le concours de quatorze Conseils Généraux.

Tandis que le parc Barbieux, à Roubaix, servait de cadre au Centre régional, à Lille (Foire Commerciale), sur 22 hectares, s’élevaient les pavillons destinés à mettre en valeur les réalisations sociales contemporaines en France et à l’étranger.

Un grand signal métallique de 45 m était planté face à la porte d’honneur laquelle s’ouvrait sur une monumentale construction : le palais du Travail, plus spécialement aménagé pour exalter l’activité industrielle et culturelle des régions du Nord et de l’Est.

Chacune de ces régions présentait un pavillon typique :

- Le Nord était représenté par un joli village dont on voit ici la mairie et l’église.

L’exposition fut interrompue par la guerre, le 3 septembre : le déficit était de 50 millions de francs

.

à gauche, l'église, au fond, la mairie

à gauche, l'église, au fond, la mairie

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:30

LA CRISE DE 1936 - LILLE - WAZEMMES :

La crise de Wall Street

Et voici que la grande crise mondiale, née à Wall Street en octobre 1939, atteint la France, le Nord, Lille (1930-1932). L’industrie textile, préoccupée d’exporter des produits de qualité et de luxe, et dont le marché est étroit, est très durement touchée.

De nombreuses entreprises ferment leurs portes ; en 1935, Lille compte près de 10.000 chômeurs dont beaucoup participent à la marche des chômeurs du Nord sur Paris et dont un certain nombre sont employés à la démolition des remparts.

Le volume des faillites enfle brusquement ; en 1930, le passif du textile atteint, à lui seul, la somme fabuleuse de 5.317 millions de francs. Mais le bâtiment et le commerce d’alimentation sont gravement atteints.

Une telle crise ne peut qu’avoir des implications politiques décisives. La droite étant divisée – notamment sur le plan de la laïcité – et ses préoccupations sociales étant contrariées de par ses liens avec le patronat, c’est à la gauche qu’il revient d’assumer une situation tellement dégradée qu’elle précipite des milliers de travailleurs sans le malheur.

Cependant les catholiques lillois sortent de leur ghetto . Le soutien de prêtres démocrates et sociaux comme les abbés Six, Tiberghien, Glorieux, Ernout et la visite à Lille, de l’abbé Cardjin, lancent la J.O.C. Jeunesse Ouvrière Chrétienne), qui en 1931, groupe à Lille 40 sections. Phénomène important car si la J.O.C. magnifie une mystique chrétienne du travail, elle préconise aussi une méthode d’éducation et d’actions sociales.

manifestation de rues à Lille entourée par des gardes à cheval.

manifestation de rues à Lille entourée par des gardes à cheval.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 18:26

LILLE - WAZEMMES : LA CRISE MONDIALE DE 1936

Et voici que la grande crise mondiale, née à Wall Street en 1929, atteint la France, le Nord, Lille (1930-1932).

L’industrie textile, préoccupée d’exporter des produits de qualité et de luxe, et dont le marché est étroit, est très durement touchée.

De nombreuses entreprises ferment leurs portes ; en 1935, Lille compte près de 10 000 chômeurs dont beaucoup participent à la marche des chômeurs du Nord sur Paris et dont un certain nombre sont employés à la démolition des remparts.

Le volume des faillites enfle brusquement ; en 1930, le passif du textile atteint, à lui seul, la somme fabuleuse de 5 317 millions de francs. Mais le bâtiment et le commerce d’alimentation sont aussi gravement atteints.

Une telle crise ne peut qu’avoir des implications politiques décisives. La droite étant divisée – notamment sur le plan de la laïcité – et ses préoccupations sociales étant contrariées par ses liens avec le patronat, c’est à la gauche qu’il revient d’assumer une situation tellement dégradée qu’elle précipite des milliers de travailleurs dans le malheur, et qu’elle fait peser sur le pays la menace d’une dictature para-fasciste.

Plus d’un militant ouvrier pourra dire : « en 1936 à Lille, il n’y avait vraiment que deux hommes qui faisaient l’unanimité dans le monde ouvrier : Roger Salengro et le cardinal Achille Liénart … »

1936, une date qui est restée dans le souvenir des vieux lutteurs comme un rayon de soleil dans les ténèbres.

"Notre chez Nous" : c'est un ensemble de maisons d'accueil pour vieillard.

"Notre chez Nous" : c'est un ensemble de maisons d'accueil pour vieillard.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 15:51

LES FOURNEAUX ECONOMIQUES :

La misère qui se perpétue à Lille reçoit, évidemment, de ces initiatives, un adoucissement certain. Mais elle demeure, massive. Les fourneaux économiques prennent le nom, en 1925, de cuisines populaires : simple changement d’étiquette ; le Mont de Piété, depuis novembre 1919, s’intitule Caisse de Crédit Municipal de Lille, mais les foules misérables s’y pressent comme autrefois. Le 11 novembre 1924 on distribue pour 40.000 F de viande aux indigents, comme au temps de la Saint Napoléon. En 1921, 8.000 familles sont encore à la charge du Bureau de Bienfaisance.

Bien sûr, il y a « la folle après-guerre », les robes courtes, les cheveux coupés, le fox-trott, la mode « garçonne », l’invasion des modes américaines ; bien sûr, la rue de Béthune se peuple de cinémas, l’éclairage électrique détrône peu à peu le bec Auer et le journal lumineux apparaît au haut de la façade de Félix Potin à l’angle de la rue Nationale et de la Grand Place…l

Mais les foules au chignon et en casquette ressemblent étrangement aux foules d’autrefois :

Et le long des chemins populeux des faubourgs

S’écoulent lentement d’immenses théories

Qui s’en vont reposer leurs épaules meurtries

Et Martèlent le sol au rythme des pas lourds…

P. Valdelièvre, 1924.

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