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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 16:34

L’agrandissement de Lille de 1858

Après la guerre de 1871 Lille s’applique à bâtir les zones non construites du territoire de Wazemmes si bien que grâce à la (population Wazemmoise qui compte énormément de Belges), la ville s’accroît rapidement, passant de 158.1170 âmes en 1872 à 217.807 en 1912.

Ce remplissage provoque une frénésie de construction et fait monter le prix des terrains.

Les différents maires s’emploient à maîtriser l’urbanisation de Lille. Ce qui obligea les constructeurs des immeubles de la rue de la Gare (Faidherbe) ont été tenus de respecter les normes de hauteur des constructions et de la saillie des balcons …

Géry Legrand, qui préconisait le style « lillois » (pierre et brique) ne fut pas suivi.

Les lillois suivirent le style "Hausmannien"

D’ailleurs, jusqu’à la construction, débutée en 1906, de la Nouvelle Bourse de Commerce, par Louis Cordonnier en style néo-flamand, les architectes imitent le style des constructions Haussmanniennes, bâtissant d’énormes et coûteuses bâtisses de pierre.

Le Préfet Vallon a lui, largement crevé le plafond des crédits alloués à la construction de la nouvelle Préfecture ; quant au Palais des Beaux-Arts, monument de 3.360m² de Bérard et Delmas (1885-1892), ce qui vaut au maire Géry Legrand bien des critiques virulentes :

« Le grand Géry » a voulu enchâsser les riches collections lilloises en un palais digne d’elles, mais cet écrin se révèle onéreux mais impropre à la conservation et la mise en valeur des chefs-d’œuvre qu’il contient : dès 1895 il faut mettre la collection de dessins de maîtres légués par Wicar à l’abri de l’humidité…

rue de la Gare (Faidherbe) avant 1914

rue de la Gare (Faidherbe) avant 1914

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans histoire de Lille - Wazemmes
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 16:01

LILLE et WAZEMMES EN 1858

En 1858, Lille, après l’annexion des villages de Wazemmes, Esquermes, Moulins et Fives, compte plus de 1.500 d »bits de boisson , un pour 60 habitants … Il y a bien sûr, dans ce nombre , des lupanars, des lieux de débauche. Mais une multitude de cabarets sont le siège d’une société à boire ou d’une société de malades, vouée à la chanson, à l’amitié, à l’entraide :

Un vrai Lillo au cabaret

I n’a rien aut’ à pinsé

Sinon à boire et canter…

Cabaret chaud, accueillant où, dans l’odeur du tabac et de la bière, on oublie les dures heures de la journée. Il y a des berceaux pour les enfants, car le cabaret est un autre chez « soi » plus chaud, plus gai, plus fraternel que le taudis familial.

Guinguettes aimées ! Après la disparition de la Nouvelle Aventure (1861) et l’industrialisation de Wazemmes et de Fives, c’est le faubourg Saint Maurice qui tire à lui les petites gens avides de flon-flon, de tartes à quatre sous, d’air pur, de gloriettes et aussi les bourleux, les tireurs à l’arc à la perche et les joueurs de beigneau : Alcazar, Funquée, Sergent du Poitou, les Quatre-Tilleuls, Labisse… ; on pourrait encore trouver votre image dans le cœur des vieux Lillois.

En ces temps-là, alors que la plupart des petites gens demeurent, leur vie durant, dans les murs de la ville – pas de vacances, pas de week-end, les trains de plaisir eux-mêmes sont trop chers pour la majorité – toute manifestation collective, toute fête coutumlère ou familiale a une résonance qu’on ne connaît plus.

le Casino d'été : un lieu de distraction de l'époque (années 1935)

le Casino d'été : un lieu de distraction de l'époque (années 1935)

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 16:10

LILLE WAZEMMES : l'église du Sacré-Coeur

LA GUERRE DE 1870 A LILLE

Quand, sans aucune préparation et avec une légèreté incroyable, la France de Napoléon III déclare la guerre à la Prusse (19 juillet 1870), les lillois, comme tous les Français, accueillent l’événement avec enthousiasme.

Une presse fallacieuse entretient leur euphorie : le 5 août, au lendemain du désastre de Wissembourg, on donne, à « la Monnaie » de Lille, un concert en l’honneur de la prise de Sarrebrück par … les Français.

Mais bientôt les yeux s’ouvrent. On s’affole, la place de Lille semble incapable de soutenir un siège… Catel-Béghin est nommé maire, les nouveaux édiles votent immédiatement un crédit d’ »un million de francs destiné à renforcer le ravitaillement de la ville.

Testelin, adjoint au Maire, confie au lillois Louis Faidherbe, nommé par Gambetta à la place de Bourbaki, l’objectif de fixer l’ennemi sur la Somme afin de l’empêcher d’avancer vers Paris.

Trois contacts ont lieu en trois semaines entre les deux armées : Pont Noyelles, Bapaume et Saint Quentin.

La vaillance des « moblots » lillois ne peut rien face à un déséquilibre des forces. Dès le 28 janvier 1871 c’est l’armistice, l’armée du Nord est dissoute, mais la courageuse entreprise de Faidherbe vaut au Nord et au Pas de Calais d’échapper à l’occupation.

Lille, qui a connu de nouveau le chômage, la misère et le spectacle familier des « Fourneaux Economiques », compte ses fils tués aux combats : 240 sans compter les disparus. Mais la ville est intacte, c’est d’ailleurs pour remercier Dieu d’avoir gardé Lille de l’invasion que les enfants de Marie du Pensionnat du Sacré-Cœur ont promis d’élever une église, dans le nouveau Lille, en l’honneur du Sacré-Cœur : la première pierre sera posée le 4 octobre 1875.

Le clocher aura 75 m de hauteur et portera une statue de 8 m. représentant le Sacré-Coeur.

Le clocher aura 75 m de hauteur et portera une statue de 8 m. représentant le Sacré-Coeur.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 17:06

LILLE et WAZEMMES EN 1858

En 1858, Lille, après l’annexion des villages de Wazemmes, Esquermes, Moulins et Fives, compte plus de 1.500 d »bits de boisson , un pour 60 habitants … Il y a bien sûr, dans ce nombre , des lupanars, des lieux de débauche. Mais une multitude de cabarets sont le siège d’une société à boire ou d’une société de malades, vouée à la chanson, à l’amitié, à l’entraide :

Un vrai Lillo au cabaret

I n’a rien aut’ à pinsé

Sinon à boire et canter…

Cabaret chaud, accueillant où, dans l’odeur du tabac et de la bière, on oublie les dures heures de la journée. Il y a des berceaux pour les enfants, car le cabaret est un autre chez « soi » plus chaud, plus gai, plus fraternel que le taudis familial.

Guinguettes aimées ! Après la disparition de la Nouvelle Aventure (1861) et l’industrialisation de Wazemmes et de Fives, c’est le faubourg Saint Maurice qui tire à lui les petites gens avides de flon-flon, de tartes à quatre sous, d’air pur, de gloriettes et aussi les bourleux, les tireurs à l’arc à la perche et les joueurs de beigneau : Alcazar, Funquée, Sergent du Poitou, les Quatre-Tilleuls, Labisse… ; on pourrait encore trouver votre image dans le cœur des vieux Lillois.

En ces temps-là, alors que la plupart des petites gens demeurent, leur vie durant, dans les murs de la ville – pas de vacances, pas de week-end, les trains de plaisir eux-mêmes sont trop chers pour la majorité – toute manifestation collective, toute fête coutumlière ou familiale a une résonance qu’on ne connaît plus.

L’illustration représente une assiette figurant la vie et les loisirs des lillois de l’époque :

Le texte : vous ne serez point publiées par les journaux de tous pays.

Vous ne serez point reliées en maroquin du plus haut prix.

Vous n’irez point avec Sénèque remplir un illustre casier

Mais aurez pour bibliothèque la mémoire de l’ouvrier.

assiette faïence de Lille

assiette faïence de Lille

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 16:34

LILLE-WAZEMMES :

WAZEMMES L’ACCORDEON

Depuis 1992, chaque année, en Mai, cette année ce sera du 15 au 25 mai la fête :se déroulera à Wazemmes et aussi à Tournai, après une « balade à bicyclette ».

En 1992 – 1993 – 1994 – trois photographes ont tiré des portraits des participants ;

BRUNO DEWAELE

Né à Roubaix en 1957, il a opéré en 1992, spécialiste du monde du travail du théâtre, de la danse, il s’est également exercé dans l’architecture et le monde végétal…

LING FEI

Né à Pékin en 1953, rencontré à Wazemmes où il était venu photographier des habitants, Ling Feï a accepté de rester quelques jours de plus et a apprécier l’accordéon.

Il partage sa vie entre Paris et sa ville : Pékin.

MICHEL SPINGLER

Né en 1957 à Lambersart, il était photographe à l’agence Reuter quand il a suivi les festivals de 1993 et 1994.

La couverture du livret porte en couverture le portrait de Denis Cacheux, né en 1965 et décédé en 2005. (il jouait très souvent à Montmartre).

Le square situé à la station de métro Gambetta, à l’angle des rues de Flandre, du Marché et de la rue Littré porte son nom.

le jour de la Pentecôte, cortège dans les rues de Wazemmes (ici à l'angle Racine/Sarrazins)

le jour de la Pentecôte, cortège dans les rues de Wazemmes (ici à l'angle Racine/Sarrazins)

Denis Cacheux

Denis Cacheux

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 16:56

LILLE-WAZEMMES : LES TRAMWAYS A CHEVAUX :

Les premiers tramways étaient tirés par deux chevaux, elles pèsent 1.674 Kgs, et offrent 16 places assises dans le compartiment intérieur de 1ère classe, fermé par 4 grandes glaces, et 14 places debout sur les deux plates formes, couvertes, situées à l'avant et à l'arrière.

La ligne C allait de la place de la gare à la Porte d'Arras.

La ligne D allait de la Gare à la Porte des Postes.

tramway C tramway C vers porte d'Arras - Photo archives Municipales de Lille

tramway C tramway C vers porte d'Arras - Photo archives Municipales de Lille

Tramway D vers porte des Postes

Tramway D vers porte des Postes

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 15:39

LILLE-WAZEMMES

LA FIN DES TRAMWAYS…

En 1960, le parc roulant comporte une centaine de tramways circulant sur les lignes B, C, E, H, I, J et V – l’exploitation des lignes D et X venant d’être confiées aux autobus – et la première victime de la « transformation » sera le V qui sera remplacé le 22 mai 1960 par l’autobus 7, car désormais, les bus lillois seront désignés par des chiffres.

Le tramway B passait rue Léon Gambetta, s'arrêtait rue Solférino, devant les Halles, boulevard Montebello et continuait rue d'Esquermes.

Et surtout une campagne d’intoxication, profite de l’augmentation de la circulation automobile qui génère des difficultés de déplacement et aussi de stationnement,, transforme, l’indifférence du public à l’égard du tramway en une véritable hostilité… le tramway devient gênant, lui qui était gêné !

Aujourd’hui, certains regrettent : son confort, ses places plus nombreuses.

Si on supprimait le tramway combien de voitures supplémentaires pourraient stationner sur la place Rihour ?

Cette légende accompagnait la photo ci-dessous, parue en 1950 et témoigne de l’état d’esprit des lillois de l’époque à l’égard du tramway…

les tramways gênaient le stationnement des voitures... les temps changent, de nos jours ce sont les voitures qui sont indésirables !!!

les tramways gênaient le stationnement des voitures... les temps changent, de nos jours ce sont les voitures qui sont indésirables !!!

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 09:56

LE RENOUVEAU DE LILLE

Le port fluvial de Canteleu prend vraiment son essor en 1948 ; il couvrira bientôt 80 hectares.

La Cité Hospitalière, enfin achevée en 1954, flanquée des facultés de médecine et de pharmacie, devient le plus important ensemble médico - hospitalier de France.

Tandis que naît l’héliport de Lesquin, une autoroute – amorce d’un Paris -Lille – est ouverte entre Lille et Arras (1954) ; la ligne ferroviaire Paris -Lille est électrifiée (1959).

Lille se modernise, les dernières lanternes à gaz de la place Sébastopol sont enlevées en 1960 ; l’année suivante, le dernière ferme est abattue au faubourg des Postes ; le 29 janvier 1966, le dernier tramway (un B, Lille - Hellemmes) fait son dernier voyage.

Fin 1967, la ville, qu’envahissent journellement des milliers d’automobiles, ne compte plus qu’une quarantaine de chevaux ; la dernière écurie, celle de la « Grande Brasserie Excelsior » est désaffectée peu après.

Sans l’activité de dialectologie picarde (Nos patois du Nord), celle du Caveau Lillois, et de notre cher Simons, le vieux parler de Lille irait rejoindre au royaume des ombres le folklore local…

le samedi 29 janvier 1966, départ du dernier tramway décoré, de la place A. Tacq vers l'avenue des Martyrs à Hellemmes

le samedi 29 janvier 1966, départ du dernier tramway décoré, de la place A. Tacq vers l'avenue des Martyrs à Hellemmes

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:24

LILLE EN 1954

Après la guerre il convient d’envoyer aux oubliettes les clichés anciens d’un Lille sinistre…

Tandis que la Foire Internationale de Lille attire un nombre croissant d’exposants, son palais, relevé des ruines de la guerre, abrite en 1951 une Exposition Internationale du Textile (sur 60.000 m²), qui a connu un grand succès.

Du 26 avril au 4 mai 1952, Lille est le cadre de Floralies Internationales.

Le secteur tertiaire se développe (15.709 employés, 11.557 artisans et petits commerçants, 4.224 cadres supérieurs et « professions libérales »…) l’industrie emploie encore à Lille, 38.809 personnes ; le textile reste dominant, qui emploie deux femmes pour un homme.

Il est vrai que l’on compte alors à Lille 105.480 citoyens de sexe féminin pour 89.3470 de sexe masculin.

Toutes les séquelles du XIX° siècle n’ont pas disparu, tant s’en fau. En 1948, une famille ouvrière de quatre personnes consacre encore à l’alimentation 70 % de son budget. Il est vrai due l’inflation galopante de l’après-guerre a des conséquences fâcheuses sur les prix : le kilo de pain, qui était à 3,50 F en 1944, passe à 710 F en 1945, à 28 F en 1947, à 41 F en 1950…

Les ouvriers cherchaient à se fournir à moindre coût ...

les braderie et marchés étaient très fréquentés...

les braderie et marchés étaient très fréquentés...

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:13

LILLE EN 1954

Après la guerre il convient d’envoyer aux oubliettes les clichés anciens d’un Lille sinistre…

Tandis que la Foire Internationale de Lille attire un nombre croissant d’exposants, son palais, relevé des ruines de la guerre, abrite en 1951 une Exposition Internationale du Textile (sur 60.000 m²), qui a connu un grand succès.

Du 26 avril au 4 mai 1952, Lille est le cadre de Floralies Internationales.

Le secteur tertiaire se développe (15.709 employés, 11.557 artisans et petits commerçants, 4.224 cadres supérieurs et « professions libérales »…) l’industrie emploie encore à Lille, 38.809 personnes ; le textile reste dominant, qui emploie deux femmes pour un homme.

Il est vrai que l’on compte alors à Lille 105.480 citoyens de sexe féminin pour 89.3470 de sexe masculin.

Toutes les séquelles du XIX° siècle n’ont pas disparu, tant s’en fau. En 1948, une famille ouvrière de quatre personnes consacre encore à l’alimentation 70 % de son budget. Il est vrai due l’inflation galopante de l’après-guerre a des conséquences fâcheuses sur les prix : le kilo de pain, qui était à 3,50 F en 1944, passe à 710 F en 1945, à 28 F en 1947, à 41 F en 1950…

Les ouvriers textiles lillois et particulièrement wazemmois et moulinois souffraient énormément et fréquentaient les marchés et braderies pour se procurer à bon marché les articles ménagers de base, indispensables.

un jour de marché

un jour de marché

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