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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:30

LA CRISE DE 1936 - LILLE - WAZEMMES :

La crise de Wall Street

Et voici que la grande crise mondiale, née à Wall Street en octobre 1939, atteint la France, le Nord, Lille (1930-1932). L’industrie textile, préoccupée d’exporter des produits de qualité et de luxe, et dont le marché est étroit, est très durement touchée.

De nombreuses entreprises ferment leurs portes ; en 1935, Lille compte près de 10.000 chômeurs dont beaucoup participent à la marche des chômeurs du Nord sur Paris et dont un certain nombre sont employés à la démolition des remparts.

Le volume des faillites enfle brusquement ; en 1930, le passif du textile atteint, à lui seul, la somme fabuleuse de 5.317 millions de francs. Mais le bâtiment et le commerce d’alimentation sont gravement atteints.

Une telle crise ne peut qu’avoir des implications politiques décisives. La droite étant divisée – notamment sur le plan de la laïcité – et ses préoccupations sociales étant contrariées de par ses liens avec le patronat, c’est à la gauche qu’il revient d’assumer une situation tellement dégradée qu’elle précipite des milliers de travailleurs sans le malheur.

Cependant les catholiques lillois sortent de leur ghetto . Le soutien de prêtres démocrates et sociaux comme les abbés Six, Tiberghien, Glorieux, Ernout et la visite à Lille, de l’abbé Cardjin, lancent la J.O.C. Jeunesse Ouvrière Chrétienne), qui en 1931, groupe à Lille 40 sections. Phénomène important car si la J.O.C. magnifie une mystique chrétienne du travail, elle préconise aussi une méthode d’éducation et d’actions sociales.

manifestation de rues à Lille entourée par des gardes à cheval.

manifestation de rues à Lille entourée par des gardes à cheval.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 18:26

LILLE - WAZEMMES : LA CRISE MONDIALE DE 1936

Et voici que la grande crise mondiale, née à Wall Street en 1929, atteint la France, le Nord, Lille (1930-1932).

L’industrie textile, préoccupée d’exporter des produits de qualité et de luxe, et dont le marché est étroit, est très durement touchée.

De nombreuses entreprises ferment leurs portes ; en 1935, Lille compte près de 10 000 chômeurs dont beaucoup participent à la marche des chômeurs du Nord sur Paris et dont un certain nombre sont employés à la démolition des remparts.

Le volume des faillites enfle brusquement ; en 1930, le passif du textile atteint, à lui seul, la somme fabuleuse de 5 317 millions de francs. Mais le bâtiment et le commerce d’alimentation sont aussi gravement atteints.

Une telle crise ne peut qu’avoir des implications politiques décisives. La droite étant divisée – notamment sur le plan de la laïcité – et ses préoccupations sociales étant contrariées par ses liens avec le patronat, c’est à la gauche qu’il revient d’assumer une situation tellement dégradée qu’elle précipite des milliers de travailleurs dans le malheur, et qu’elle fait peser sur le pays la menace d’une dictature para-fasciste.

Plus d’un militant ouvrier pourra dire : « en 1936 à Lille, il n’y avait vraiment que deux hommes qui faisaient l’unanimité dans le monde ouvrier : Roger Salengro et le cardinal Achille Liénart … »

1936, une date qui est restée dans le souvenir des vieux lutteurs comme un rayon de soleil dans les ténèbres.

"Notre chez Nous" : c'est un ensemble de maisons d'accueil pour vieillard.

"Notre chez Nous" : c'est un ensemble de maisons d'accueil pour vieillard.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 15:51

LES FOURNEAUX ECONOMIQUES :

La misère qui se perpétue à Lille reçoit, évidemment, de ces initiatives, un adoucissement certain. Mais elle demeure, massive. Les fourneaux économiques prennent le nom, en 1925, de cuisines populaires : simple changement d’étiquette ; le Mont de Piété, depuis novembre 1919, s’intitule Caisse de Crédit Municipal de Lille, mais les foules misérables s’y pressent comme autrefois. Le 11 novembre 1924 on distribue pour 40.000 F de viande aux indigents, comme au temps de la Saint Napoléon. En 1921, 8.000 familles sont encore à la charge du Bureau de Bienfaisance.

Bien sûr, il y a « la folle après-guerre », les robes courtes, les cheveux coupés, le fox-trott, la mode « garçonne », l’invasion des modes américaines ; bien sûr, la rue de Béthune se peuple de cinémas, l’éclairage électrique détrône peu à peu le bec Auer et le journal lumineux apparaît au haut de la façade de Félix Potin à l’angle de la rue Nationale et de la Grand Place…l

Mais les foules au chignon et en casquette ressemblent étrangement aux foules d’autrefois :

Et le long des chemins populeux des faubourgs

S’écoulent lentement d’immenses théories

Qui s’en vont reposer leurs épaules meurtries

Et Martèlent le sol au rythme des pas lourds…

P. Valdelièvre, 1924.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 11:47

LILLE WAZEMMES :

Beaucoup de ces migrants vont rejoindre dans les "baraquements provisoires" (un provisoire qui a duré parfois, jusqu'à nos jours*), les cours, les taudis ancestraux, des milliers de familles dont les conditions de vie restent substantiellement les mêmes que celles de leurs ancêtres.

Car, quand on parcourt l'ouvrage que Jean Quaegebeur consacra en 1937 aux Taudis de Lille, on a l'impression de lire du Blanqui, du Villermé, du Jules Simon ou du Renouard.

En 1936, on comptera encore, "intra-muros" 415 cours, la lèpre la plus hideuse restant l'apanage des cantons méridionaux (Wazemmes, Moulins Lille, "le Sud", Vauban) et de Fives.

Dès 1919, le maire Gustave Delory amorce une politique urbaine de rénovation et de salubrité qui s'inscrit dans un programme social repris, après 1925, par son successeur et disciple : Roger Salengro. La municipalité socialiste fait édifier, à partir de 1924, le vaste hôtel de ville à beffroi (105 m) dont le phare, depuis, promène son pinceau de lumière sur la ville endormie.

Si ce monument, d'ailleurs inachevé**, se dresse en plein quartier Saint Sauveur, c'est dans une double vue : éventrer le "ghetto" traditionnel de la misère dont 272 maisons sont achetées par la ville pour être démolies ; faire du coeur populaire de l'ancien Lille le centre d'une ville nouvelle.

Salengro crée deux crèches modèles, une école de plein air pour les enfants chétifs, 1400 logements du type H.B.M. (Habitations à Bon Marché) au Faubourgs des Postes, d'Arras et de Béthune dont la population a triplé en 25 ans. C'est Salengro qui fait remplacer l'immonde Basse Deûle par l'avenue du Peuple Belge et qui projette, avec le recteur Chatelet, l'édification d'une Cité Hospitalière.

l'école de plein air située près du jardin botanique et de l'observatoire à Moulins.

l'école de plein air située près du jardin botanique et de l'observatoire à Moulins.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 14:39

Lille-Wazemmes :

En 1928, à la veille de la grande crise mondiale, Lille a achevé sa reconstruction ; son industrie reconstituée, a retrouvé sa puissance d’avant guerre ; ainsi la filature de coton, où sont en activité 2.400.000 broches à filer et à retordre. Certains, comme Georges Blachon et Lucien Dehorne, voient se fortifier la vocation métropolitaine de Lille.

C’est un mirage. Car, même démantelée, Lille n’a pas retrouvé sa raison d’être primitive : un carrefour : Voies navigables médiocres, gare-tampon, routes sans dégagement vers Paris, la mer et les mines.

Vers la Belgique, l’expansion de Lille se heurte toujours à l’autonomie de Roubaix et de Tourcoing auxquelles la relie un « grand boulevard » qui se peuple mais ne joue pas un rôle catalysant.

Lille ne rayonne que dans sa banlieue immédiate (Lambersart, Lomme, Loos, Ronchin, La Madeleine…) une banlieue que le démantèlement, le développement du réseau des tramways de la T.E.L.B. En 1905, le réseau atteint 97.293 km et comprend 20 lignes (102 km en 1929, 163 en 1935), l’accroissement du parc automobile, la multiplication des bicyclettes contribuent à peupler la périphérie au détriment de Lille.

Car la population « intra-muros » stagne : la ville, qui atteint péniblement 201.000 hab. en 1922, ne dépassera jamais ce chiffre et ne refera jamais le « plein » de 1911 , quand elle abritait 218.000 âmes.

Les causes ? D’abord, les morts et les disparus de la guerre : 4.442 officiellement enregistrés qui étaient tous ou presque, des géniteurs. D’où un très net déséquilibre démographique en faveur des femmes, déséquilibre qui a de graves conséquences dans l’économie, la morale, la vie sociale.

La dénatalité, phénomène général en France, atteint aussi le Nord et Lille. Et puis beaucoup d’évacués ne sont pas rentrés ; d’où l’afflux d’étrangers, Belges, Polonais, Italiens et déjà l’arrivée de plusieurs milliers de Nord-Africains, les « sidis » comme on disait dans mon enfance.

Affirmer que cette immigration – indispensable – ne réveilla pas le racisme à courte vue qui sommeille en tout Français, en tout Lillois moyen, serait certainement excessif…

Le tramway Grand Place en 1905

Le tramway Grand Place en 1905

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 17:44

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LILLE - WAZEMMES

En 1921, une grande réussite dans ce dédale d’opérations partielles, timides et tardives : la gare de marchandises modèle que son promoteur, Javary, baptise « Lille-Délivrance » en souvenir du départ des allemands :

14 voies de réception, 56 voies de triage, 20 voies d’attente.

Car il ne faut pas croire que Lille, entre les deux guerres, est une ville inactive. Ses habitants, ses édiles, ses administrateurs sont souvent « astucieux », encore que leurs idées et leurs initiatives se heurtent souvent à l’inertie ou a la lourdeur d’un Etat resté tout-puissant.

Au premier rang de ceux qui ne désespèrent pas de sauver l’âme de Lille et de lui donner la dimension d’une Métropole : Louis Delepoulle, fondateur du syndicat d’initiative « Les Amis de Lille » - qu’animera ensuite Philippe Kah – aux côtés d’Edouard Bouchery, de la Foire Internationale de Lille. De 480 exposants, la foire passera à 2.675 en 1930 en attendant de devenir l’un des grands carrefours commerciaux de l’Europe occidentale.

C’est en 1932 que naît, à Canteleu, le port fluvial de Lille, lui aussi promis à un grand rôle. Cinq plus tôt, le 30 avril 1927, le président Doumergue est venu inaugurer Radio-Lille ou plutôt Radio PTT Nord, le premier poste émetteur de province.

En ce jour historique, une voix s’est élevée des ondes, surgissant d’un pylône planté sur le dôme de la direction des P.T.T. place de la préfecture : c’était celle de Léon Plouvier – grand papa Léon- qui dirigera la station de 1927 à 1945.

Radio-Lille s’installe presque aussitôt Porte de Paris puis, en 1933, dans un hôtel particulier qui abrite encore la Direction Régionale, boulevard de la Liberté.

De 129.000 en 1933, le nombre des postes de radio passe à 350.000 en 1939 dans le département du Nord.

Une vue de l'ancienne Foire Internationale de Lille à la fin des années 1940...

Une vue de l'ancienne Foire Internationale de Lille à la fin des années 1940...

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 16:33

LILLE : LA GARE DE LILLE EN 1918

On reprend un vieux projet : transformer la gare terminus en un carrefour ferroviaire international, en repoussant la station au-delà de la passerelle Sainte Agnès, mais cette opération s’est toujours heurtée au veto du génie militaire, car liée au démantèlement des remparts…

Vieux problème que le maire, Gustave Delory, relance dès le 13 décembre 1918.

Le ministre de la guerre G. Clemenceau dépose un nouveau projet de loi le 4 février 1919 ; la Chambre des Députés l’adopte le 8 août, le Sénat le 11 octobre ; la loi qui déclasse l’enceinte fortifiée de Lille paraît au J. O. le 21 octobre. Mais ce n’est que le 31 mars 1921 qu’une convention est passée entre le maire et les représentants des ministères de la guerre et les finances, comportant la cession par l’Etat à la ville de Lille les terrains des fortifications.

Un projet de loi est déposé dans ce sens le 1er juin 1922 ; la convention est approuvée par la Chambre le 18 octobre 1922 et par le sénat le 23 janvier 1923…

Dans ces conditions on comprend pourquoi les travaux de démantèlement de nos remparts débuta si tard. Par contre, beaucoup comprennent mal pourquoi on mit d’années à aménager les si grands espaces ainsi récupérés. C’est que la ville soucieuse « d’environnement » demanda que l’on maintînt la servitude non aedificandi, elle ne put, faute de ressources, en envisager l’aménagement.

Ainsi, ce qui devait être la « ceinture verte » - comme le voulait la loi du 14 mars 1919 sur l’aménagement et l’embellissement des villes – resta longtemps en friche, la proie des mauvaises herbes, des jardins ouvriers ou d’une « zone » immonde dont les Dondaines constituent le dernier vestige.

Ce n’est qu’après 1930 que la partie des anciennes fortifications située au-delà de la Porte de Tournai (la première démolie) commença à être bâtie : Parc des Expositions, nouvelle Faculté de Droit, plus tard la Cité Administrative…

la gare vers 1875 - tramway turé par un cheval (bibliothèque municipale Lille)

la gare vers 1875 - tramway turé par un cheval (bibliothèque municipale Lille)

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 12:07

LILLE ST SAUVEUR WAZEMMES : explication de texte

Pour saisir l’âme de Lille dans son intimité, en ce milieu du XIX° siècle, c’est l’enfant qu’il faut interroger. « l’infant d’Lille » dont le « p’tit quinquin » est comme le prototype.

C’est à travers le cœur de l’enfant, cristal que la vie n’a pas encore terni, que le lillois anonyme et aimé que nous nous efforçons de cerner, apparaît avec ses joies et ses souffrances.

La « pauv » dintellière mère du « p’tit quinquin » de cette chanson qui est née de la rencontre miraculeuse d’une histoire de tous les jours, d’une poésie parfaite nourrie d’un patois plein de « suc » et d’une mélodie douce qui a échappé à la mièvrerie et au sentimentalisme si souvent de mode dans le milieux pauvres. Sa fraîcheur, sa résonance, intactes, intactes après plus d’un siècle, s’expliquent parce que chaque lillois y retrouve quelque chose, à la fois de poignant et d’authentique venu de son enfance.

-ces quatre vers :

« Allons, serr’ tes yeux, dors min bonhomme

J’vas dire eun’ prière à p’tit Jésus

Pour qu’il vienne ichi pindant tin somme

T’fair’ rêver qu’j’ai les mains plein’s d’écus »

Toute la pauvreté, le courage mêlé d’espérance ; la tendresse de milliers de femmes de Lille se retrouvent dans ces lignes…

le monument au début du XX° siècle

le monument au début du XX° siècle

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 17:18

Histoire du Fort Saint-Sauveur à Lille

Le vieux bâtiment qui semble vouloir dissimuler sa jolie façade dans les arbres d’un coquet jardinet, rue du Réduit, face à l’aile droite de l’hôtel de Ville, n’est autre que l’ancienne chapelle du fort Saint-Sauveur, plus connu sous le nom de fort du Réduit. Les pierres et les sculptures noircies par les fumées et les intempéries n’éveillent plus spontanément l’attention des passants, mais vues de plus près, elles rappellent parfaitement le style majestueux, un peu pompeux, qui était de mode, ou de rigueur…après le rattachement de Lille à la France (1667). Les frontons en arc de cercle de la façade principale se superposent harmonieusement, pour former une sorte de pyramide, elle-même surmontée d’un traditionnel clocheton. Juste en dessous, entre deux spirales, et à la hauteur du second étage, un imposant motif allégorique montre la France et la Flandre unies, glorifiant et couronnant leurs blasons respectifs.

LE FORT SAINT-SAUVEUR D’ANTAN

Il fut construit en 1674, par Vauban, pour remplacer le « Réduit », dit aussi « fort Campri », qui se trouvait entre la Noble Tour et la porte des Malades. Il avait pour raison de renforcer la défense de ce secteur des remparts, qui ne pouvait pas être protégé par des inondations en cas de besoin.
L’ouvrage se trouvait sur l’emplacement d’une vingtaine de maisons de l’ancienne rue des « Sahuteaux » (corporation des sayetteurs) qui avaient été démolies pour des raisons de salubrité en 1548. Il se situait à l’opposé de la Citadelle, et constituait donc le pôle Sud du périmètre défensif de la ville, dont il était séparé par un profond fossé…

Composé de corps de casernes, d’une contre-garde et de demi-lunes sur des courtines, ce bastion avait deux missions nettement définies. Vauban l’avait conçu et réalisé pour :

a) décourager les ennemis venant du Sud ou de l’Est,

b) défendre les habitants du Centre Ville contre d’éventuels rébellions des habitants… Saint-Sauveur !

Oui, car aussi surprenant que cela puisse paraître, le célèbre ministre de Louis XIV n’aimait guère « ces gens, fort nombreux, qui n’avaient rien à perdre et qui, par conséquent, étaient toujours prêts à créer des mouvements séditieux dans la ville... ».

- plus de traces de ce fort

une vue de la rue St Sauveur dans les années 1945/50

une vue de la rue St Sauveur dans les années 1945/50

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:08

LILLE - WAZEMMES : LE COLLEGE THERESE D’AVILA

C’est en 1876 que les sœurs de St Joseph de Cluny arrivent dans le Nord à la demande du curé de Quesnoy sur Deûle, qui souhaitait ouvrir une école et un internat pour les enfants du pays.

En peu de temps les élèves affluèrent et l’établissement si renommé prit de l’importance.

Malheureusement en 1892, 4 religieuses dont la mère supérieure succombèrent à l’épidémie d’influenza.

Quand vint l’heure de la laïcisation, la congrégation trouva refuge à Marquain en Belgique, tandis que les bâtiments de Quesnoy recevaient de jeunes anglaises désireuses de parfaire leur éducation.

En 1914, Quesnoy était en première ligne mais résista 2 ans, puis les bâtiments furent transformés en hôpital et 4 sœurs durent rester sur ordre des allemands. Les autres religieuses se replièrent à Lille dans la famille de l’une d’elles.

Après la destruction des lieux, toutes les sœurs se retrouvèrent à Lille avec une partie du mobilier et du matériel sauvé.

Après la guerre, elles trouvèrent une propriété de la famille Dubreucq qui disposait d’un vaste parc, rue des Frères Vaillant.

La maison avait été bombardée, on reconstruisit et en 1919 les classes reprennent, les élèves affluent, des réfectoires, des dortoirs et une chapelle sont bâtis.

Il fallut agrandir, la 1ère pierre fut posée le 4 juillet 1924.

Entre temps, une propriété du 287 rue Nationale est achetée.

LILLE - WAZEMMES
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