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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 17:36

LILLE – WAZEMMES : L’AVENUE ALBERT

Il s’agit en fait d’une impasse : 19 maisons construites en 1908 par Monsieur ALBERT.

Après l’incendie de son entrepôt, les règles de l’urbanisme interdisaient alors la construction de nouveaux bâtiments industriels dans ce quartier très populeux.

Le propriétaire, M. ALBERT prit la décision de construire sur cet emplacement des maisons dotées de l’eau courante avec évier dans la cuisine, de salle d’eau ! trois pièces au rez-de-chaussée, 2 à chaque étage.

M. ALBERT mourut peu de temps avant la 1ère guerre, son épouse vendit en plusieurs fois les 19 maisons pour acquitter les droits de succession.

L’électricité fut installée progressivement par les nouveaux propriétaires.

L’éclairage public était assuré par l’usine à gaz située à Canteleu depuis 1870, il disparut un beau jour dans les années 1925 et avec lui l’allumeur de réverbères avec sa longue perche …

Le début des années 1980 a vu l’installation du « tout à l’égoût » ainsi que le remplacement des pavés par un nouveau revêtement

L’avenue Albert a conservé son calme. Le grossiste en épicerie installé au fond a cédé la place à un atelier. Il y a toujours un café à un coin.

L’avenue Albert a des trottoirs sans bordures sauf aux angles de la rue d’Haubourdin.

Le mur du fonds est constitué par l’ancien four à biscuits et biscottes de « L’Indépendante », il porte encore la trace des obus de la dernière guerre…

Une vue de l'avenue dans les années 1950

Une vue de l'avenue dans les années 1950

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 16:05

L’ABSORBTION DE WAZEMMES PAR LILLE EN 1858

LILLE-WAZEMMES : Par décrets impériaux du 2 juillet 1858, Lille absorbe les communes de Wazemmes, Moulins-Lille (qui avait eu son indépendance vis-à-vis de Wazemmes en 1833) et Esquermes.

De nouveaux décrets en date du 13 octobre 1858 ce sont les communes de Saint-Maurice des Champs et de Fives qui rejoignent Lille.

La superficie de Lille passe alors de 210 à 720 hectares et sa population totale de 78.641 habitants à 113.120.

Tandis que la grande bourgeoisie se fait construire de grands hôtels cossus, lourds, contrastant avec les maisons classiques de l’ancien Lille, les quartiers usiniers de Fives, Moulins et Wazemmes vont devenir de vastes et hideux ghettos où la laideur le disputera à l’insulabrité de ces maisons bâties dans des cours étroites, sans soleil et avec un seul point d’eau et lieu d’aisance pour une douzaine de maisons.

plan figuratif de Wazemmes avant la Révolution dessiné par l'abbé Salembier pour l'histoire de Wazemmes paru en 1912

plan figuratif de Wazemmes avant la Révolution dessiné par l'abbé Salembier pour l'histoire de Wazemmes paru en 1912

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 10:15

LILLE - WAZEMMES :

DE 1851 à 1859 : NOUVELLES USINES à WAZEMMES

En 8 ans sont créées à LILLE : 15 filatures de lin importantes, 7 à WAZEMMES, 2 à MOULINS , 3 à FIVES, cette dernière commune sera bouleversée en 1861 par la construction de l’usine Parent-Schaken, dite « Usine de Fives », qui avec ses 1.800 ouvriers en 1867 ; devient l’une des plus importantes entreprises de constructions mécaniques de France.

Durant cette même période, l’industrie de l’huile périclite à Moulins-Lille, et la production de ce poison : la « céruse » qui entre dans la composition de la peinture et provoque le « saturnisme » prend de l’importance.(M. Faure installa une usine à Wazemmes dans le périmètre actuel des rues Louis Faure et Gustave Joncquet)

Le tulle et la dentelle n’ont plus la prospérité d’autrefois, la Filterie lilloise qui comptait 6.000 ouvriers (qui travaillaient le plus souvent à domicile). Ces derniers sont attirés par le travail en usine qu’ils espèrent moins pénible et mieux rémunéré…

la cheminée à droite de l'usine, à droite l'habitation de M. Faure et derrière les arbres le cloché de ST Pierre St Paul

la cheminée à droite de l'usine, à droite l'habitation de M. Faure et derrière les arbres le cloché de ST Pierre St Paul

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 15:29

LILLE- WAZEMMES : L’EXPLOSION DES « DIX-HUIT PONTS »

LILLE – WAZEMMES : Dans la nuit du 10 au 11 janvier 1916, l’explosion de la casemate dite des « dix-huit ponts », située entre les portes de Douai et de Valenciennes, souffle 738 maisons, 21 usines et fait une centaine de morts et plus de 400 blessés.

La guerre aérienne, qui n’en est encore qu’à ses tous débuts, est loin d’être précise dans ses tirs et provoque énormément de victimes civiles : le 30 juin 1916, 25 personnes qui assistent au salut en l’église Saint-Sauveur de Lille sont blessées par l’éclatement d’un projectile, l’une d’elles meurt.

Le 6 mai 1917, six enfants de l’école de Canteleu, quartier de Lille, sont atteints de la même manière.

En juin, juillet, août 1918, tirs anti-aériens et répliques alliées entraînent la mort d’une trentaine de personnes …

Une vue d'une des rues sinistrées par l'explosion

Une vue d'une des rues sinistrées par l'explosion

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:18

LILLE – WAZEMMES : L’ESSOR DE LA FILATURE DE LIN

De 1851 à 1859 à Lille, quinze filatures de lin importantes sont créées à celles-ci il faut ajouter sept filatures à Wazemmes, deux à Moulins-Lille, trois à Fives : cette dernière commune est complètement bouleversée à partir de 1861 par la construction de l’usine Parent-Shacken, dite « usine de Fives » ; avec ses 1.800 ouvriers (en 1867) elle devient l’une des plus importantes entreprises de constructions mécaniques de France.

- à la même époque, l’industrie de l’huile périclite à Moulins-Lille alors que celle de l’insalubre fabrication de la céruse se croît rapidement.

Si le tulle et la dentelle n’ont plus n’ont plus la prospérité d’autrefois, la traditionnelle filterie lilloise groupe encore 6.000 ouvriers, (dont beaucoup travaillent à domicile).

Fonderies, blanchisseries, ateliers de confection, manufacture de tabacs… complètent une panoplie impressionnante : 211 établissements industriels de premier ordre avec 600 machines à vapeur, 90.000 personnes employées dans l’industrie, dont 65.000 dans les manufactures.

coussin datant des années 1880 appartenant et visible au local du club, sur RDV

coussin datant des années 1880 appartenant et visible au local du club, sur RDV

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 16:58

LILLE - WAZEMMES : En 1848 une grande misère :

La crise qui, en 1846-1847, frappe la population lilloise cristallise un mélange diffus d’aspirations politiques (élargissement du corps électoral) et sociales (conscience d’une exploitation injuste des ouvriers).

Une misère qui ne frappe pas seulement le lot des ouvriers. Petits fonctionnaires, employés, petits commerçants connaissent souvent une gêne d’autant plus grande qu’elle n’attire que rarement l’attention des observateurs préoccupés surtout par le sort des travailleurs de l’industrie.

La mère du général Faidherbe*, à son comptoir de marchande de bonneterie, rue Saint-André, où naquit le futur général, sous la monarchie de Juillet, ne réalise qu’un bénéfice brut de 1.000 F par an, grevé d’une patente 176 F : et elle a trois vendeuses.

Les surveillants de la prison de Lille, d’anciens militaires, gagnent 600 F par an, et ce professeur au collège de Lille, vêtu de son costume « pistache éreinté » et son chapeau luisant…

*1818/1889. sa statue sera inaugurée le 25 octobre 1896.

la statue équestre est toujours place Richebé,  le long du boulevard de la Liberté et de la place de la République

la statue équestre est toujours place Richebé, le long du boulevard de la Liberté et de la place de la République

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:29

LILLE - WAZEMMES

LES TRAMWAYS à CHEVAUX

C’est en février 1874 qu’est créée la Compagnie des Tramways du Nord, S.A. au capital de 5 millions 100.000 francs.

Aussitôt la Cie entreprend la construction de quelques 30.000 Kms de lignes dans un délai maximum de 5 ans et avec 600 km par an.

La construction des voies nécessite le pavage des rues desservies ce qui permettra aux lillois d’être débarrassés de la boue permanente dans les rues. En revanche ils découvriront le bruit des bandages métalliques des roues de ces nouvelles voitures hippomobiles qui parcourront bientôt la cité.

Le 1er juin 1874, 12.100 km de lignes ont été construites, mise en service des deux premières lignes :

- A : Gare – place d’Isly, par la rue Nationale (3.350 m, limitée provisoirement à la place de Tourcoing (Maréchal Leclerc).

- B : Gare – place d’Isly, par la rue Léon Gambetta (2ème ligne, 3.820 m).

un tramway tiré par 2 chevaux, grand place

un tramway tiré par 2 chevaux, grand place

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:40

LILLE-WAZEMMES : Une cité " forte " de travailleurs :

C’est en effet sur 714 hectares que vit, habite, travaille une population qui, de 52 324 habitants en 1800, est passée à 64 201 en 1820, 72 537 en 1841, et avoisinera les 80 000 âmes à la veille de l’agrandissement.

Population inégalement répartie : en 1837, le canton du centre – le plus peuplé, tout comme autrefois – rassemble 19 036 âmes ; les deux cantons de l’ouest – les plus aérés, les moins ouvriers comptent ensemble 19 275 habitants, tandis que les deux cantons de l’est (Saint-Maurice, Saint-Sauveur) les plus ouvriers, les plus denses – groupent 30 762 habitants.
A part les jardins fermés des hôtels aristocratiques et des communautés, en majorité sur Saint-André et Sainte-Madeleine ; à part les arbres bordant la promenade des remparts et ceux de l’Esplanade : pas d’espaces verts.

Des courettes ou « rues à sacq », une centaine ont survécu aux aléas de l’histoire. Saint-Sauveur est le ghetto de toujours malgré le percement, entre 1835 et 1838, de la rue Wicar : y vit, dans des conditions d’insalubrité tragique, une population attachante mais qui mettra de longues années à franchir le seuil du sous-prolétariat.
Ville humide, marquée par le climat océanique et parcourue par un lacis de canaux qui, de temps immémorial, servent à l’industrie et qui, mal curés, altèrent l’atmosphère. Ville sur laquelle vas s’épaissir le manteau de « noirets » tissé par les manufactures où la machine à vapeur a été installée.
Ville dont les voyageurs disent cependant le charme qui tient moins à ses monuments, elle n’en a guère, qu’au mélange du pittoresque militaire (7 portes, 5 casernes, 4000 hommes) et de l’activité commerciale.
Tous sont frappés par l’animation des rues : chariots transportant les produits de l’industrie, chevaux des militaires et des bourgeois, fiacres, vinaigrettes tirées par le « ch’val chrétien » et poussées par un « pouss’cu » chiens de trait qui, deux par deux, transportent les razières de charbon et aussi les livraisons des bouchers et des laitiers. Sans oublier les « petits tonniaux » de vidange traînés par les bernatiers, ni les bestiaux de la trentaine de petites fermes que Lille renferme encore vers 1850.

Cris de la rue et de ses marchands ambulants, appels des cochers, claquement des fouets, plainte lointaine des clairons, éclat du cuivre battu par le crieur des rues. « Et dès l’aurore on est réveillé par le bruit des moulins à vent et de leurs marteaux ; à ce bruit qui vient du dehors se mêle celui des machines du dedans.. » (F Grille).

Les 300 moulins de Wazemmes avec leurs grandes ailes garnies de toile rouge (en 1833, la commune de Moulins-Lille est détachée de Wazemmes) constituent alors l’une des grandes attractions de Lille. Et quand le vent est à l’ouest, les Lillois disent « les moulins buquent à l’iau ». Mais voici qu’en 1845 la firme Wallaert frères installe à Moulins-Lille une grande filature de lin ; alors, surgissent autour de la triste église Saint-Vincent-de-Paul (1838-1848) les petites maisons d’un faubourg usinier et pauvre. Les moulins replieront l’un après l’autre leurs ailes souillées par les noirets des fabriques.

Et tandis qu’Esquermes au milieu de ses frondaisons et de ses eaux résiste plus longtemps à l’assaut de l’industrie, Fives et Wazemmes voient leurs guinguettes (la Nouvelle-Aventure, le Pèlerin Labis,…) et leurs chemins bordés de lilas et d’églantines menacés en attendant d’être submergés par la montée des manufactures, qui traînent avec elles tout un monde sordide de rues particulières et de courées aux visages aveugles. Et là où résonnaient les rigodons vont retentir les cloches des usines ; là où se cachait la guinguette agreste vont proliférer les estaminets et les taudis.

Nous touchons à la question essentielle que nous force à poser le siècle de la première révolution industrielle, celle du charbon. Pourquoi ce paradoxe dont, en avril 1835, fait état le préfet baron Méchin dans un rapport officiel : « le département du Nord est représenté comme le plus malheureux au milieu de ses richesses industrielles et agricole, et le plus désolé par le fléau du paupérisme » ?

La Filature Charvet, une des nombreuses filatures de Lille-Wazemmes-Esquermes

La Filature Charvet, une des nombreuses filatures de Lille-Wazemmes-Esquermes

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 15:10

LILLE - WAZEMMES

Le bazar de Wazemmes

La saga commence à Quesnoy sur Deûle après la guerre 1914/1918

1921 : M. et Me Ghislain Jacqmart achètent avec leurs dommages de guerre l’immeuble et le commerce de 200 m² situé au 350 rue Léon Gambetta à Lille.

1929 : Création de la S.A.R.L. Ghislain Jacqmart & Cie.

1936 : Destruction du 350 rue L. Gambetta, reconstruction d’un immeuble de 5 étages et d’un magasin de 700 m² avec étage.

1940 : Suite à la guerre diminution de la moitié de la surface de vente causée par le manque de marchandises et les tickets de rationnement.

1945 : Réouverture de l’ensemble du magasin du 350,. Entre le 350 et le 344 se trouve un magasin de fourrage et un café qui deviendra une bijouterie.

La liaison des magasins se fera par l’intérieur.

1950 : Arrivée de la 3ème génération avec André Jacqmart, Claudine Douet-Jacqmart et ensuite avec Marcel Marchisio-Jacqmart.

1960-1962 : Achat du marchand de fourrage et de la bijouterie, démolition de l’ensemble et construction d’un immeuble de 4 étages.

1966 : Nomination de 3 gérants en remplacement de M. Raymond Jacqmart, démissionnaire pour raison de santé.

1971 : Le bazar de Wazemmes fête en grande pompe ses 50 ans avec illumination de toute la façade et de nombreuses animations.

Le magasin a l’honneur de recevoir le ministre du Commerce de l’époque : M. François-Xavier Ortoli.

1973/1974 : Augmentation de la surface de vente au maximum autorisé soit 1.500 m² avec escalator pour les surfaces du 1er étage.

Création de « Jacqmart Sélection », l’univers des marques prestigieuses des Arts de la Table.

Achat du N°7 rue Colbert pour installer des bureaux et un service de livraison-expédition, très important à cette époque.

1975 : Arrivée de la 4ème génération avec Corinne Tavernier-Marchisio en 1989, avec Marylène Dujardin-Jacqmart, avec Christine Dupire-Jacqmart, Jacques Gattano et Carole Douet-Jacqmart en 1994.

Transformation des vitrines.

En 1982 : suite au décès de Madame Julienne Jacqmart-Dekeyser, le bazar devient une Société Anonyme. M. André Jacqmart reçoit l’ « Oscar Gambetta 1982 », une distinction attribuée chaque année par l’Union des Commerçants du Centre Commercial Gambetta, à une personnalité ayant permis un plus grand rayonnement de ce important secteur commercial.

A partir de 1990, retraite de la 3ème génération : M ; A. Jacqmart et Me C. Douët-Jacqmart cessent leurs activités.

En 1997, Le Bazar de Wazemmes participe aux « Journées du Patrimoine ».

A la même période, le Bazar fête ses 75 ans avec de très nombreuses manifestations, des expositions d’objets prestigieux et des ateliers.

- Création de « Boutiques de Marque » : Villeroy & Boch, Guy Degrenne, Nydel, Criste.

En 1990 :Informatisation du magasin et des listes de mariage.

- Création d’un rayon de « loisirs créatifs ».

L’an 2000 voit un changement des Statuts de la Société qui passe en C.A. avec conseil de surveillance. Le Bazar crée son site Internet.

2003 : Le 10 septembre Mme Aubry, Maire de Lille, remet la Médaille d’Or du Commerce et de l’Artisanat au P. D. G du Bazar de Wazemmes.

2004 : Ouverture du site dfe vente en ligne : « la Boutique du bazar », présentant une sélection de produits livrables en France Métropolitaine.

2007 : Le 3 février, fermeture définitive du magasin.

Ce fut une belle histoire.

La façade du Bazar en 1920

La façade du Bazar en 1920

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 17:11

Académie de Dentelle de Lille à Wazemmes

Mai 2001 a vu resurgir une tradition festive ravivée en fanfare, musique et défilé historique autour de la FETE du BROQUELET (broquelet désigne en patois local le fuseau de la dentellière). Chaque 8 mai nous commémorons cette fête des dentellières du XVIIIème siècle puis des ouvrières textiles au XIX et même XXème en proposant une sortie culturelle ouverte à tous autour des richesses dentellières et textiles de la région.

De cette tradition dentellière actée dans le quartier depuis plus de 2 siècles, le Club des Ambassadeurs a tenu à reprendre le flambeau en mettant en place une ACADEMIE de DENTELLE de Lille à Wazemmes.

Cette activité dentellière favorise les échanges de savoirs et de compétences bien au delà des barrières d’âges et de catégories sociales. Grâce à cette activité aux facettes éducatives et artistiques vient se greffer une valorisation collective par la présentation aux Journées du Patrimoine des travaux réalisés par les différents ateliers.

Des ateliers-découverte pour les écoles de Wazemmes et des stages d’initiation sont programmés ainsi que des conférences lors des Journées du Patrimoine en septembre.

Académie de Broderie

Comment mieux révéler et conjuguer les qualités artistiques des brodeuses wazemmoises ( et quelques brodeurs !) venant du monde entier qu’en créant une Académie de Broderie ? Depuis 2002, le Club fédère ces talents et ces richesses communautaires et ethniques autour d’ateliers réguliers et de stages. Chaque année, les Journées du Patrimoine permettent de les valoriser en les exposant.

Académie de Dentelle et de Broderie

Les Académies de Dentelle et de Broderie, nées assez récemment fin 2001 et 2003, vivent actuellement un succès d’affluence qui leurs posent des soucis de locaux et de capacité d’accueil. C’est la rançon du succès !!

Mais avant tout, ce succès d’affluence, est la preuve d’avoir répondu à une véritable attente et demande des femmes. Le public essentiellement féminin (quelques rares hommes parfois en stage de week end ) est de tout évidence heureux de s’y retrouver.

Il est à noter que à part de rares exceptions (comme les Majorettes ou ??? ), il n’existe que très peu d’associations proposant aux femmes des lieux de rencontre et d’activités.

En cela, les Académies sont une belle réussite.

Dans ces Académies, des femmes se mélangent et partagent des projets manuels et artistiques qui les amènent à valoriser leurs savoirs et leurs talents dans des salons et manifestations publiques. Comme lors des Journées du Patrimoine en 2003 et 2004, elles se mobilisent pour exposer et partager leur passion.

Tout au long de l’année, elles sont sollicitées afin d’intervenir dans les écoles de Wazemmes afin de partager et communiquer avec les jeunes wazemmois, cela étant la première étape d’Ambassadeurs de Wazemmes.

En 2004, ces projets vont continuer et ces types de partenariats vont se poursuivrent auprès des :

  • écoles de Wazemmes,
  • ateliers d’enfants à la Maison de Quartier,
  • manifestations publiques de Wazemmes (Nos Quartiers d’été, Rallye des Associations, …),

participations à des salons de la Métropole

N.B. En 2001 le club des ambassadeurs de Wazemmes a créé une académie de dentelle. En 2004 celle-ci s'est installée à la Maison de Quartier de Saint Maurice Pellevoisin

à suivre...

jadis les coussins étaient composés d'un rouleau étroit ce qui produisait uniquement des bandes étroites

jadis les coussins étaient composés d'un rouleau étroit ce qui produisait uniquement des bandes étroites

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