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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:18

LILLE – WAZEMMES : L’ESSOR DE LA FILATURE DE LIN

De 1851 à 1859 à Lille, quinze filatures de lin importantes sont créées à celles-ci il faut ajouter sept filatures à Wazemmes, deux à Moulins-Lille, trois à Fives : cette dernière commune est complètement bouleversée à partir de 1861 par la construction de l’usine Parent-Shacken, dite « usine de Fives » ; avec ses 1.800 ouvriers (en 1867) elle devient l’une des plus importantes entreprises de constructions mécaniques de France.

- à la même époque, l’industrie de l’huile périclite à Moulins-Lille alors que celle de l’insalubre fabrication de la céruse se croît rapidement.

Si le tulle et la dentelle n’ont plus n’ont plus la prospérité d’autrefois, la traditionnelle filterie lilloise groupe encore 6.000 ouvriers, (dont beaucoup travaillent à domicile).

Fonderies, blanchisseries, ateliers de confection, manufacture de tabacs… complètent une panoplie impressionnante : 211 établissements industriels de premier ordre avec 600 machines à vapeur, 90.000 personnes employées dans l’industrie, dont 65.000 dans les manufactures.

coussin datant des années 1880 appartenant et visible au local du club, sur RDV

coussin datant des années 1880 appartenant et visible au local du club, sur RDV

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 16:58

LILLE - WAZEMMES : En 1848 une grande misère :

La crise qui, en 1846-1847, frappe la population lilloise cristallise un mélange diffus d’aspirations politiques (élargissement du corps électoral) et sociales (conscience d’une exploitation injuste des ouvriers).

Une misère qui ne frappe pas seulement le lot des ouvriers. Petits fonctionnaires, employés, petits commerçants connaissent souvent une gêne d’autant plus grande qu’elle n’attire que rarement l’attention des observateurs préoccupés surtout par le sort des travailleurs de l’industrie.

La mère du général Faidherbe*, à son comptoir de marchande de bonneterie, rue Saint-André, où naquit le futur général, sous la monarchie de Juillet, ne réalise qu’un bénéfice brut de 1.000 F par an, grevé d’une patente 176 F : et elle a trois vendeuses.

Les surveillants de la prison de Lille, d’anciens militaires, gagnent 600 F par an, et ce professeur au collège de Lille, vêtu de son costume « pistache éreinté » et son chapeau luisant…

*1818/1889. sa statue sera inaugurée le 25 octobre 1896.

la statue équestre est toujours place Richebé,  le long du boulevard de la Liberté et de la place de la République

la statue équestre est toujours place Richebé, le long du boulevard de la Liberté et de la place de la République

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:29

LILLE - WAZEMMES

LES TRAMWAYS à CHEVAUX

C’est en février 1874 qu’est créée la Compagnie des Tramways du Nord, S.A. au capital de 5 millions 100.000 francs.

Aussitôt la Cie entreprend la construction de quelques 30.000 Kms de lignes dans un délai maximum de 5 ans et avec 600 km par an.

La construction des voies nécessite le pavage des rues desservies ce qui permettra aux lillois d’être débarrassés de la boue permanente dans les rues. En revanche ils découvriront le bruit des bandages métalliques des roues de ces nouvelles voitures hippomobiles qui parcourront bientôt la cité.

Le 1er juin 1874, 12.100 km de lignes ont été construites, mise en service des deux premières lignes :

- A : Gare – place d’Isly, par la rue Nationale (3.350 m, limitée provisoirement à la place de Tourcoing (Maréchal Leclerc).

- B : Gare – place d’Isly, par la rue Léon Gambetta (2ème ligne, 3.820 m).

un tramway tiré par 2 chevaux, grand place

un tramway tiré par 2 chevaux, grand place

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:40

LILLE-WAZEMMES : Une cité " forte " de travailleurs :

C’est en effet sur 714 hectares que vit, habite, travaille une population qui, de 52 324 habitants en 1800, est passée à 64 201 en 1820, 72 537 en 1841, et avoisinera les 80 000 âmes à la veille de l’agrandissement.

Population inégalement répartie : en 1837, le canton du centre – le plus peuplé, tout comme autrefois – rassemble 19 036 âmes ; les deux cantons de l’ouest – les plus aérés, les moins ouvriers comptent ensemble 19 275 habitants, tandis que les deux cantons de l’est (Saint-Maurice, Saint-Sauveur) les plus ouvriers, les plus denses – groupent 30 762 habitants.
A part les jardins fermés des hôtels aristocratiques et des communautés, en majorité sur Saint-André et Sainte-Madeleine ; à part les arbres bordant la promenade des remparts et ceux de l’Esplanade : pas d’espaces verts.

Des courettes ou « rues à sacq », une centaine ont survécu aux aléas de l’histoire. Saint-Sauveur est le ghetto de toujours malgré le percement, entre 1835 et 1838, de la rue Wicar : y vit, dans des conditions d’insalubrité tragique, une population attachante mais qui mettra de longues années à franchir le seuil du sous-prolétariat.
Ville humide, marquée par le climat océanique et parcourue par un lacis de canaux qui, de temps immémorial, servent à l’industrie et qui, mal curés, altèrent l’atmosphère. Ville sur laquelle vas s’épaissir le manteau de « noirets » tissé par les manufactures où la machine à vapeur a été installée.
Ville dont les voyageurs disent cependant le charme qui tient moins à ses monuments, elle n’en a guère, qu’au mélange du pittoresque militaire (7 portes, 5 casernes, 4000 hommes) et de l’activité commerciale.
Tous sont frappés par l’animation des rues : chariots transportant les produits de l’industrie, chevaux des militaires et des bourgeois, fiacres, vinaigrettes tirées par le « ch’val chrétien » et poussées par un « pouss’cu » chiens de trait qui, deux par deux, transportent les razières de charbon et aussi les livraisons des bouchers et des laitiers. Sans oublier les « petits tonniaux » de vidange traînés par les bernatiers, ni les bestiaux de la trentaine de petites fermes que Lille renferme encore vers 1850.

Cris de la rue et de ses marchands ambulants, appels des cochers, claquement des fouets, plainte lointaine des clairons, éclat du cuivre battu par le crieur des rues. « Et dès l’aurore on est réveillé par le bruit des moulins à vent et de leurs marteaux ; à ce bruit qui vient du dehors se mêle celui des machines du dedans.. » (F Grille).

Les 300 moulins de Wazemmes avec leurs grandes ailes garnies de toile rouge (en 1833, la commune de Moulins-Lille est détachée de Wazemmes) constituent alors l’une des grandes attractions de Lille. Et quand le vent est à l’ouest, les Lillois disent « les moulins buquent à l’iau ». Mais voici qu’en 1845 la firme Wallaert frères installe à Moulins-Lille une grande filature de lin ; alors, surgissent autour de la triste église Saint-Vincent-de-Paul (1838-1848) les petites maisons d’un faubourg usinier et pauvre. Les moulins replieront l’un après l’autre leurs ailes souillées par les noirets des fabriques.

Et tandis qu’Esquermes au milieu de ses frondaisons et de ses eaux résiste plus longtemps à l’assaut de l’industrie, Fives et Wazemmes voient leurs guinguettes (la Nouvelle-Aventure, le Pèlerin Labis,…) et leurs chemins bordés de lilas et d’églantines menacés en attendant d’être submergés par la montée des manufactures, qui traînent avec elles tout un monde sordide de rues particulières et de courées aux visages aveugles. Et là où résonnaient les rigodons vont retentir les cloches des usines ; là où se cachait la guinguette agreste vont proliférer les estaminets et les taudis.

Nous touchons à la question essentielle que nous force à poser le siècle de la première révolution industrielle, celle du charbon. Pourquoi ce paradoxe dont, en avril 1835, fait état le préfet baron Méchin dans un rapport officiel : « le département du Nord est représenté comme le plus malheureux au milieu de ses richesses industrielles et agricole, et le plus désolé par le fléau du paupérisme » ?

La Filature Charvet, une des nombreuses filatures de Lille-Wazemmes-Esquermes

La Filature Charvet, une des nombreuses filatures de Lille-Wazemmes-Esquermes

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 15:10

LILLE - WAZEMMES

Le bazar de Wazemmes

La saga commence à Quesnoy sur Deûle après la guerre 1914/1918

1921 : M. et Me Ghislain Jacqmart achètent avec leurs dommages de guerre l’immeuble et le commerce de 200 m² situé au 350 rue Léon Gambetta à Lille.

1929 : Création de la S.A.R.L. Ghislain Jacqmart & Cie.

1936 : Destruction du 350 rue L. Gambetta, reconstruction d’un immeuble de 5 étages et d’un magasin de 700 m² avec étage.

1940 : Suite à la guerre diminution de la moitié de la surface de vente causée par le manque de marchandises et les tickets de rationnement.

1945 : Réouverture de l’ensemble du magasin du 350,. Entre le 350 et le 344 se trouve un magasin de fourrage et un café qui deviendra une bijouterie.

La liaison des magasins se fera par l’intérieur.

1950 : Arrivée de la 3ème génération avec André Jacqmart, Claudine Douet-Jacqmart et ensuite avec Marcel Marchisio-Jacqmart.

1960-1962 : Achat du marchand de fourrage et de la bijouterie, démolition de l’ensemble et construction d’un immeuble de 4 étages.

1966 : Nomination de 3 gérants en remplacement de M. Raymond Jacqmart, démissionnaire pour raison de santé.

1971 : Le bazar de Wazemmes fête en grande pompe ses 50 ans avec illumination de toute la façade et de nombreuses animations.

Le magasin a l’honneur de recevoir le ministre du Commerce de l’époque : M. François-Xavier Ortoli.

1973/1974 : Augmentation de la surface de vente au maximum autorisé soit 1.500 m² avec escalator pour les surfaces du 1er étage.

Création de « Jacqmart Sélection », l’univers des marques prestigieuses des Arts de la Table.

Achat du N°7 rue Colbert pour installer des bureaux et un service de livraison-expédition, très important à cette époque.

1975 : Arrivée de la 4ème génération avec Corinne Tavernier-Marchisio en 1989, avec Marylène Dujardin-Jacqmart, avec Christine Dupire-Jacqmart, Jacques Gattano et Carole Douet-Jacqmart en 1994.

Transformation des vitrines.

En 1982 : suite au décès de Madame Julienne Jacqmart-Dekeyser, le bazar devient une Société Anonyme. M. André Jacqmart reçoit l’ « Oscar Gambetta 1982 », une distinction attribuée chaque année par l’Union des Commerçants du Centre Commercial Gambetta, à une personnalité ayant permis un plus grand rayonnement de ce important secteur commercial.

A partir de 1990, retraite de la 3ème génération : M ; A. Jacqmart et Me C. Douët-Jacqmart cessent leurs activités.

En 1997, Le Bazar de Wazemmes participe aux « Journées du Patrimoine ».

A la même période, le Bazar fête ses 75 ans avec de très nombreuses manifestations, des expositions d’objets prestigieux et des ateliers.

- Création de « Boutiques de Marque » : Villeroy & Boch, Guy Degrenne, Nydel, Criste.

En 1990 :Informatisation du magasin et des listes de mariage.

- Création d’un rayon de « loisirs créatifs ».

L’an 2000 voit un changement des Statuts de la Société qui passe en C.A. avec conseil de surveillance. Le Bazar crée son site Internet.

2003 : Le 10 septembre Mme Aubry, Maire de Lille, remet la Médaille d’Or du Commerce et de l’Artisanat au P. D. G du Bazar de Wazemmes.

2004 : Ouverture du site dfe vente en ligne : « la Boutique du bazar », présentant une sélection de produits livrables en France Métropolitaine.

2007 : Le 3 février, fermeture définitive du magasin.

Ce fut une belle histoire.

La façade du Bazar en 1920

La façade du Bazar en 1920

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 17:11

Académie de Dentelle de Lille à Wazemmes

Mai 2001 a vu resurgir une tradition festive ravivée en fanfare, musique et défilé historique autour de la FETE du BROQUELET (broquelet désigne en patois local le fuseau de la dentellière). Chaque 8 mai nous commémorons cette fête des dentellières du XVIIIème siècle puis des ouvrières textiles au XIX et même XXème en proposant une sortie culturelle ouverte à tous autour des richesses dentellières et textiles de la région.

De cette tradition dentellière actée dans le quartier depuis plus de 2 siècles, le Club des Ambassadeurs a tenu à reprendre le flambeau en mettant en place une ACADEMIE de DENTELLE de Lille à Wazemmes.

Cette activité dentellière favorise les échanges de savoirs et de compétences bien au delà des barrières d’âges et de catégories sociales. Grâce à cette activité aux facettes éducatives et artistiques vient se greffer une valorisation collective par la présentation aux Journées du Patrimoine des travaux réalisés par les différents ateliers.

Des ateliers-découverte pour les écoles de Wazemmes et des stages d’initiation sont programmés ainsi que des conférences lors des Journées du Patrimoine en septembre.

Académie de Broderie

Comment mieux révéler et conjuguer les qualités artistiques des brodeuses wazemmoises ( et quelques brodeurs !) venant du monde entier qu’en créant une Académie de Broderie ? Depuis 2002, le Club fédère ces talents et ces richesses communautaires et ethniques autour d’ateliers réguliers et de stages. Chaque année, les Journées du Patrimoine permettent de les valoriser en les exposant.

Académie de Dentelle et de Broderie

Les Académies de Dentelle et de Broderie, nées assez récemment fin 2001 et 2003, vivent actuellement un succès d’affluence qui leurs posent des soucis de locaux et de capacité d’accueil. C’est la rançon du succès !!

Mais avant tout, ce succès d’affluence, est la preuve d’avoir répondu à une véritable attente et demande des femmes. Le public essentiellement féminin (quelques rares hommes parfois en stage de week end ) est de tout évidence heureux de s’y retrouver.

Il est à noter que à part de rares exceptions (comme les Majorettes ou ??? ), il n’existe que très peu d’associations proposant aux femmes des lieux de rencontre et d’activités.

En cela, les Académies sont une belle réussite.

Dans ces Académies, des femmes se mélangent et partagent des projets manuels et artistiques qui les amènent à valoriser leurs savoirs et leurs talents dans des salons et manifestations publiques. Comme lors des Journées du Patrimoine en 2003 et 2004, elles se mobilisent pour exposer et partager leur passion.

Tout au long de l’année, elles sont sollicitées afin d’intervenir dans les écoles de Wazemmes afin de partager et communiquer avec les jeunes wazemmois, cela étant la première étape d’Ambassadeurs de Wazemmes.

En 2004, ces projets vont continuer et ces types de partenariats vont se poursuivrent auprès des :

  • écoles de Wazemmes,
  • ateliers d’enfants à la Maison de Quartier,
  • manifestations publiques de Wazemmes (Nos Quartiers d’été, Rallye des Associations, …),

participations à des salons de la Métropole

N.B. En 2001 le club des ambassadeurs de Wazemmes a créé une académie de dentelle. En 2004 celle-ci s'est installée à la Maison de Quartier de Saint Maurice Pellevoisin

à suivre...

jadis les coussins étaient composés d'un rouleau étroit ce qui produisait uniquement des bandes étroites

jadis les coussins étaient composés d'un rouleau étroit ce qui produisait uniquement des bandes étroites

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 17:19

LILLE - WAZEMMES :

GROUPE DU NORD DES USINE A GAZ I° Avril 1927

LILLE est une des premières villes de France qui aient bénéficié des bienfaits d'une distribution de gaz d'éclairage. La Société William Congreve, Landenan et Daniel obtenait, le 1er août 1825 : l'autorisation d'établir un appareil de production de gaz hydrogène au N° 21 de la rue du Bourdeau et de placer, dans le sous-sol des voies publiques, les conduites nécessaires à sa distribution aux particuliers.

A cette première Société succéda Usine à Gaz de Vauban :

en 1832, la Compagnie Impériale et Continentale du Gaz, de Londres, qui obtenait, à cette époque une première concession régulière pour la distribution du gaz d'éclairage sur le territoire de la ville de Lille, qui ne comprenait alors que la partie du Lille actuel, comprise entre les remparts Nord, le boulevard de la Liberté et le square Ruault. La Compagnie Impériale et Continental du Gaz fit construire à cette époque, en remplacement du premier appareil de la rue du Bourdeau devenu insuffisant, l'usine à gaz de Saint-André, sur un terrain à proximité de la porte d 'Ypres ; cette usine est demeurée en activité jusqu'en 1904, époque où elle cessa de produire, mais fut conservée comme poste gazométrique.

La fabrication du gaz, à partir de cette date, ne fut plus assurée que par la seule usine à gaz de Vauban, qui avait été construite en 1870, à proximité de la porte de Canteleu, pour renforcer l'usine de Saint-André devenue insuffisante. En 1907, la Compagnie Impériale et Continentale du Gaz cédait son exploitation de Lille à la Compagnie Continentale du Gaz, Société Française, dont le siège social est actuellement établi à Paris 65, rue d'Anjou.

Le progrès incontestable que constituait pour une ville une distribution publique de gaz d'éclairage, ne devait pas manquer de s'étendre aux communes voisines. C'est ainsi que le 2 mai 1846, la ville de Wazemmes qui, à l'époque, n'était pas encore englobée dans le territoire de Lille, adjugeait l'éclairage communal par le gaz à la Compagnie Anglo-Française. Cette Compagnie ne devait d'ailleurs pas exploiter elle-même sa concession; elle la rétrocédait à une nouvelle Société qui se fondait en décembre 1846, la Société du Gaz de Wazemmes. Cette dernière obtenait, en 1851, la concession de l'Eclairage au gaz de la commune de Fives, en 1861 celles de La Madeleine, Loos et Haubourdin, et, successivement, un grand nombre de communes de la banlieue de Lille lui accordaient la concession de la distribution du gaz et de l'éclairage public.

En 1920; la Société du Gaz de Wazemmes fusionna avec la Compagne Continentale du Gaz et c'est cette dernière Compagnie qui, depuis cette époque, assure seule la distribution du gaz dans les villes et communes suivantes: Lille, Ascq, Annapes, Faches-Thumesnil, Flers, Haubourdin, Hellemmes, La Madeleine, Lambersart, Lezennes, Lesquin, Lomme, Loos, Marcq-en-Baroeul, Marquette, Mons-en-Baroeul, Pérenchies, Ronchin, Saint-André, Wambrechies,

La fabrication est assurée dans quatre usines. Wazemmes, Vauban, Loos, Marquette; deux postes gazométriques supplémentaires, à Fives et à l'ancienne usine de Saint-André, assurent la régularité de la distribution.

Ces usines produisent annuellement 38 millions de mètres cubes ; leur réserve gazométrique totale est de 103.000, mètres cubes.

Le réseau de canalisation a une longueur totale de 529 kilomètres. Le gaz distribué a un pouvoir calorifique de 4.500 calories.

Pendant l'occupation allemande les usines ont assuré leur service sans arrêt, malgré les plus grandes difficultés et Iles incidents, parfois tragiques; c'est ainsi, par exemple, que sur 16 gazomètres, 10 furent incendiés par des obus ou bombes d'avions. Quand ils évacuèrent Lille, les Allemands, en faisant sauter les portes, ouvrages d'art et routes, endommagèrent si gravement le réseau de canalisations que la distribution de gaz dut être suspendue le 17 octobre 1918. Mais, grâce à l'énergie et au dévouement du personnel, les réparations furent exécutées avec la plus grande diligence et la distribution put être reprise Usine à Gaz de Loos-lez-Lille, dès le 19 octobre; l'arrêt n'avait duré que deux jours.

Le site a été démoli, il ne reste qu'un pignon "C.C.G. (Cie Centrale du Gaz) à l'angle des rues d'Iéna et Paul Lafargue à l'angle du stade de foot.

Le site a été démoli, il ne reste qu'un pignon "C.C.G. (Cie Centrale du Gaz) à l'angle des rues d'Iéna et Paul Lafargue à l'angle du stade de foot.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:14

LILLE - WAZEMMES

HISTOIRE DES COFFRES-FORTS GRUSON

Une arme contre le vol et l’incendie

Les coffres-forts Gruson existent toujours… créés en 1850 au 21 rue Royale à Lille, cette entreprise arriva à Wazemmes rue Saint Bernard au début des années 1980.

Fondée par son père, Charles Gruson est un artiste, premier prix de flûte, il fut longtemps flûte solo de la musique des pompiers et des concerts Maquet.

Il porte uniquement la rosette de l’instruction publique qui lui a été décernée aux titres d’industriel et d’ami des Arts.

Les propriétaires de coffres-forts Gruson se les transmettent de générations, les nombreux perfectionnements que Ch. Gruson a apportés à la serrurerie de précision lui ont valu un Grand Prix à l’Exposition Internationale de 1902 et la médaille d’Or de la ville de Lille. Sa réputation, O combien méritée, dépasse nos frontières…

Son fils Lucien a suivi les traces du père, c’est lui aussi un artiste de valeur et il continua le travail de son père à la direction de l’entreprise.

En 2004, les coffres-forts Gruson quittèrent la rue Saint-Bernard pour s’installer à Villeneuve d’Ascq où ils sont toujours.

Une arme " blindée" contre l'incendie ...

Une arme " blindée" contre l'incendie ...

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 17:41

LILLE – WAZEMMES

LA PLACE CASQUETTE

Situ2e à l’angle des rues Sarrasin – Gambetta – Haubourdin, doit son nom selon les uns, à un fabricant de casquette, disparu la mode étant passée …

Ou selon l’autre version elle devrait son nom à sa forme ?

En effet la rue Masquelier, ancienne rue Caulier du nom de la filature construite en 1851, débutait rue d’Esquermes, en face de la rue de Brigode et finissait dans la rue d’Haubourdin face à l’avenue Albert (bâtie en 1908 par M. Albert).

L’institut Derode du début du XIX° siècle se trouvait à l’arrière de la propriété* du duc de Montigny, occupée maintenant par le collège de Wazemmes inauguré à la rentrée 2008.

* Il y eut le grossiste en vins Dambrine vins d’appellation contrôlée et « vins du Postillon » puis le magasin BUT.

UNE VUE DE LA PLACE CASQUETTE EN 1910

UNE VUE DE LA PLACE CASQUETTE EN 1910

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 15:43

LILLE – WAZEMMES

LE SQUARE GHESQUIERE

Lille – Wazemmes ce square,ancienne place verte, d’une superficie de 4.720m, créé en 1829 pour remplacer le premier cimetière du village de Wazemmes situé alors place Philippe de Girard.

Après la révolution, en 1792, l’élise fut abattue et l’on chercha un nouvel emplacement pour le cimetière de Wazemmes, des terrains furent cédés par des particuliers et en 1829 on créa le nouveau cimetière situé entre la place de la Nouvelle Aventure, les rues (droite et gauche du cimetière), Racine et Corneille actuelles et la rue d’Iéna. Il n’y avait qu’une seule entrée place de la Nouvelle Aventure.

En 1858, Lille annexa les communes environnantes (Wazemmes, Moulins, Esquermes et Fives).

Un règlement sanitaire interdisait la présence de cimetières en ville, on créa alors le cimetière du Sud.

Les défunts qui avaient été enterrés place Philippe de Girard furent déplacés deux fois…

Les maisons situées entre la place (rue des Sarrazins, Racine, Corneille et la nouvelle rue de l’abbé Aerts, n’existaient pas : la mairie actuelle, ancienne école Baggio, fut bâtie en 1899.

Le cimetière de l’Est est le plus ancien de Lille car c’était le cimetière du village de Saint Maurice des Champs, le cimetière du Sud est le plus grand, c’est en superficie le deuxième cimetière de France…

Vue du square Ghesquière le 27 décembre 2014, le fond est en travaux pour l'agrandissement de la station de métro Wazemmes

Vue du square Ghesquière le 27 décembre 2014, le fond est en travaux pour l'agrandissement de la station de métro Wazemmes

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