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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 15:19

Fils cadet de l'avocat Pierre Legrand,conseiller municipal en 1876, adjoint au maire en 1878, il succède à Jules Dutilleul en 1881jusqu'en 1896. C'est lui qui transfère les facultés (droit et lettres) de Douai à Lille en 1887.

Son anticléricalisme opère un clivage très net dans cette ville où le catholicisme militant est resté très actif : d'un côté, la bourgeoisie libérale et jacobine a qui la classe ouvrière a longtemps confiance, de l'autre la bourgeoisie catholique, mondaine, généralement conservatrice, est en majorité monarchiste et représente les plus gros intérêts industriels de la ville.

- Face à face : l'école laïque / l'école libre. - les FAC d'Etat / La Catho - l'instituteur / le frère - la Ligue de l'Enseignement / la Ligue des Droits de l'Homme - La Ligue des mères chrétiennes / La Ligue de la Patrie Française - aux Loges maçonniques / les Comités Catholiques - au Sou de l'école Laïque / le denier des écoles catholiques - aux kermesses / les foires au plaisir ...

GERY LEGRAND, maire de Lille
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 17:27

L’INDUSTRIE ENTRE 1871 ET 1914

La grande industrie lilloise se développe rapidement : en 1881, 101 421 personnes sont employées à Lille dans des établissements industriels.

La métallurgie est dominée par un géant, l’usine de Fives dont les réalisations s’étendent jusqu’en Afrique du Sud, en Russie et en Australie…

Mais 5 000 ouvriers sont employés par une quarantaine de fonderies, chaudronneries et ateliers de constructions mécaniques.

L’industrie chimique s’est développée dans les communes voisines, Loos Marquette, (Kuhlmann), mais l’industrie reine reste le textile, particulièrement dans les communes annexées (Wazemmes, Moulins).

En 1891, 43,6% des établissements textiles comptent plus de cent ouvriers, 66,2 % en 1911. C’est évidemment l’industrie du coton qui participe le plus à cette concentration et à cet essor. Delebart-Mallet détient le record du monde de la finesse du fil !

L’industrie de la confection connaît un développement remarquable, en 1907, la Chambre Syndicale des confectionneurs de Lille groupe une trentaine de maisons qui font travailler à domicile dans une cinquantaine de villages aux alentours et occupent dans la ville même plusieurs milliers d’ouvrières.

une vue partielle de l'usine de Fives

une vue partielle de l'usine de Fives

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 15:59

LILLE : ville culturelle dès le XIX° siècle

Lille est toujours la ville de la musique de groupes : en juin 1912, elle réunit 474 sociétés musicales (23.627 participants !) en un seul jour.

Les sociétés sportives et de jeux abondent dans tous les quartiers de la ville.

Les magnifiques expositions d’horticulture (1879,1883), de peinture (1876,1877,1880), d’art industriel (1881) attirent énormément de monde.

La création de l’université de Lille – où enseigne le poète boulonnais Auguste Angellier (1841-1911) et la chaire d’histoire de Lille et des provinces du Nord, est tenue par Alexandre de Saint Léger qui fût à l’origine d’un bref retour de la littérature régionale !

Des revues sont animées par des poètes locaux : Léon Bocquet, A.M. Gossez, A. Segard, J. Mouquet, T. Varlet, F. Delattre … admirateurs d’Albert Samain, tous inspirés par la vie des gens du Nord et de leur terre. On trouve la vieille Revue du Nord de Brun-Lavaine, plus tard le Carillon du Nord, littérature patoisante, surtout en 1906 avec la création du Caveau Lillois et de la revue La Vaclette par Auguste Labbe.

De 1893 à 1895, Henry Carnoy anime la revue Les Enfants du Nord, remplacée par la Revue Septentrionale,organe des Rosati de France. Revues qui paraissent à Paris

Albert Samain, né le 3 avril 1858, 75, rue de Paris, face à l'église St Maurice

Albert Samain, né le 3 avril 1858, 75, rue de Paris, face à l'église St Maurice

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 15:42

Education, Transports à Lille en 1880.

L’application de la loi Camille Sée (1880) permet e transformer en collège puis en lycée (1905) l’Ecole primaire supérieure de jeunes filles créée en 1877. Ce qui n’empêche pas le maintien d’autre Ecole primaire supérieure de jeunes filles (Jean Macé) qui s’installe à proximité des nouveaux bâtiments de l’Ecole primaire supérieure de garçons (Franklin).

L’obligation et la gratuité de l’enseignement primaire, -- instaurées par les lois « Jules Ferry » (1881-1882) – on pour effet de faire passer le nombre des écoles communales de 30 en 1878 à 50 en 1896 (sans compter les 25 écoles maternelles).

En même temps la laïcisation de toutes les écoles officielles provoque la multiplication des écoles libres primaires ; les écoles secondaires catholiques ont depuis longtemps prospéré grâce à la loi Falloux ; quant à la loi de 1875, qui instaure la liberté de l’enseignement supérieur, elle permet la création du corps des Facultés catholiques, des écoles et hôpitaux qui en dépendent.

Ville universitaire, bientôt ville épiscopale (1913), Lille se dote d’un réseau de transport modernes. Tandis que la mise en place de nouvelles lignes (ainsi Lille -Valenciennes inaugurée le 27 juin 1870) permet à la gare de Lille de devenir la station la plus importante du Nord de la France (près de 2 millions de voyageurs en 1880), un réseau urbain de douze lignes de tramways est créé à partir de 1873, un réseau suburbain de cinq lignes à partir de 1877. Entre 1881 et 1900 le tramway à traction hippomobile est remplacé par le « car à vapeur », qui est lui-même rapidement concurrencé par le tramway électrique : la ligne E ‘Esplanade - Porte de Douai) est électrifiée dès 1902.

En 1878, le nombre de voyageurs transportés par an est déjà de plus de 6 millions.

Ce trafic contribue à dépeupler le centre de la ville au profit de la banlieue.

Tramway à vapeur dû à Léon Francq pour la ligne Lille-Roubaix-Tourcoing

Tramway à vapeur dû à Léon Francq pour la ligne Lille-Roubaix-Tourcoing

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:26

LES MOULINS à EAU

(LILLE & WAZEMMES)

- Le moulin de la porte St Pierre.

- Le moulin de l’hospice Comtesse.

- Le moulin de la porte St Martin. (en 1820 un moulin à blé fonctionnait au fond du port de la Basse-Deûle) incendie en 1856,

Construction du marché couvert du même nom en 1857.

La rivière coule sur un lit majeur étroit et une rupture de pente longitudinale de 10 à 12 pieds selon d’anciens textes, cette accélération de la pente dans la traversée de la ville suffisante pour actionner les moulins Comtesse.

- le moulin à chien - quai de la Basse-Deûle ou du Wault cité en 1745.

Sûrement un débit d’eau par moment plus faible, on y mettait alors dans la roue un chien pour faire tourner le moulin.

- Porte de Gand.

- Porte St André.

- Moulins dit Comtesse Jeanne dans les communes comme Tressin, Anstaing, Seclin, Wambrechies, Verlinghem, etc…

à suivre...

une vue du moulin St Pierre au XVI° siècle.

une vue du moulin St Pierre au XVI° siècle.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:24

LILLE EN 1954

Après la guerre il convient d’envoyer aux oubliettes les clichés anciens d’un Lille sinistre…

Tandis que la Foire Internationale de Lille attire un nombre croissant d’exposants, son palais, relevé des ruines de la guerre, abrite en 1951 une Exposition Internationale du Textile (sur 60.000 m²), qui a connu un grand succès.

Du 26 avril au 4 mai 1952, Lille est le cadre de Floralies Internationales.

Le secteur tertiaire se développe (15.709 employés, 11.557 artisans et petits commerçants, 4.224 cadres supérieurs et « professions libérales »…) l’industrie emploie encore à Lille, 38.809 personnes ; le textile reste dominant, qui emploie deux femmes pour un homme.

Il est vrai que l’on compte alors à Lille 105.480 citoyens de sexe féminin pour 89.3470 de sexe masculin.

Toutes les séquelles du XIX° siècle n’ont pas disparu, tant s’en fau. En 1948, une famille ouvrière de quatre personnes consacre encore à l’alimentation 70 % de son budget. Il est vrai due l’inflation galopante de l’après-guerre a des conséquences fâcheuses sur les prix : le kilo de pain, qui était à 3,50 F en 1944, passe à 710 F en 1945, à 28 F en 1947, à 41 F en 1950…

Les ouvriers cherchaient à se fournir à moindre coût ...

les braderie et marchés étaient très fréquentés...

les braderie et marchés étaient très fréquentés...

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:13

LILLE EN 1954

Après la guerre il convient d’envoyer aux oubliettes les clichés anciens d’un Lille sinistre…

Tandis que la Foire Internationale de Lille attire un nombre croissant d’exposants, son palais, relevé des ruines de la guerre, abrite en 1951 une Exposition Internationale du Textile (sur 60.000 m²), qui a connu un grand succès.

Du 26 avril au 4 mai 1952, Lille est le cadre de Floralies Internationales.

Le secteur tertiaire se développe (15.709 employés, 11.557 artisans et petits commerçants, 4.224 cadres supérieurs et « professions libérales »…) l’industrie emploie encore à Lille, 38.809 personnes ; le textile reste dominant, qui emploie deux femmes pour un homme.

Il est vrai que l’on compte alors à Lille 105.480 citoyens de sexe féminin pour 89.3470 de sexe masculin.

Toutes les séquelles du XIX° siècle n’ont pas disparu, tant s’en fau. En 1948, une famille ouvrière de quatre personnes consacre encore à l’alimentation 70 % de son budget. Il est vrai due l’inflation galopante de l’après-guerre a des conséquences fâcheuses sur les prix : le kilo de pain, qui était à 3,50 F en 1944, passe à 710 F en 1945, à 28 F en 1947, à 41 F en 1950…

Les ouvriers textiles lillois et particulièrement wazemmois et moulinois souffraient énormément et fréquentaient les marchés et braderies pour se procurer à bon marché les articles ménagers de base, indispensables.

un jour de marché

un jour de marché

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 18:10

LILLE - WAZEMMES

La Presse clandestine à Lille en 1940

Dès octobre 1940, paraît l’une des toutes premières feuilles clandestines diffusées en zone occupée, l’Homme Libre. Sorti sur l’initiative d’Albert Van Wolput (Bosman dans la clandestinité), ce petit « Bulletin d’informations ouvrières » multigraphié et agrafé dans le quartier Saint-Sauveur devient aussitôt l’organe des socialistes du Nord, regroupés à l’appel de Jean Lebas.

La cheville ouvrière du journal est Augustin Laurent, chef du Comité d’action socialiste.

Sept numéros paraissent jusqu’à l’arrestation de Jean Lebas en mai 1941.

Augustin Laurent relève le flambeau et, pour dérouter la police allemande, décide de donner au journal un nouveau titre : la IV°République, « organe d’action socialiste et de libération nationale ».

De leur côté, les communistes du Nord publient clandestinement l’Enchaîné.

En avril 1941, un cheminot résistant, Pierre Hachin, ronéote, dans les locaux même de la gare de Lille, le premier numéro de La Voix du Nord clandestine dont l’animateur est un brigadier de police lillois, Jules Noutour, membre du parti socialiste – mort en déportation - et dont les 39 premiers numéros sont confectionnés par Natalis Dumez.

Cet « organe de la Résistance de la Flandre française » présente, à partir du n° 30, un titre dessiné par Jean Piat (voir photo) et qui évoque, à l’ombre du beffroi de Lille, toutes les activités du Nord.

La Voix du Nord devint aussi le noyau actif de tout un mouvement de résistance qui eut à déplorer 353 morts dont 61 fusillés.

Dessin de Jean Piat qui ouvrait le journal  du N° 30 au N° 39.

Dessin de Jean Piat qui ouvrait le journal du N° 30 au N° 39.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:30

LA CRISE DE 1936 - LILLE - WAZEMMES :

La crise de Wall Street

Et voici que la grande crise mondiale, née à Wall Street en octobre 1939, atteint la France, le Nord, Lille (1930-1932). L’industrie textile, préoccupée d’exporter des produits de qualité et de luxe, et dont le marché est étroit, est très durement touchée.

De nombreuses entreprises ferment leurs portes ; en 1935, Lille compte près de 10.000 chômeurs dont beaucoup participent à la marche des chômeurs du Nord sur Paris et dont un certain nombre sont employés à la démolition des remparts.

Le volume des faillites enfle brusquement ; en 1930, le passif du textile atteint, à lui seul, la somme fabuleuse de 5.317 millions de francs. Mais le bâtiment et le commerce d’alimentation sont gravement atteints.

Une telle crise ne peut qu’avoir des implications politiques décisives. La droite étant divisée – notamment sur le plan de la laïcité – et ses préoccupations sociales étant contrariées de par ses liens avec le patronat, c’est à la gauche qu’il revient d’assumer une situation tellement dégradée qu’elle précipite des milliers de travailleurs sans le malheur.

Cependant les catholiques lillois sortent de leur ghetto . Le soutien de prêtres démocrates et sociaux comme les abbés Six, Tiberghien, Glorieux, Ernout et la visite à Lille, de l’abbé Cardjin, lancent la J.O.C. Jeunesse Ouvrière Chrétienne), qui en 1931, groupe à Lille 40 sections. Phénomène important car si la J.O.C. magnifie une mystique chrétienne du travail, elle préconise aussi une méthode d’éducation et d’actions sociales.

manifestation de rues à Lille entourée par des gardes à cheval.

manifestation de rues à Lille entourée par des gardes à cheval.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 14:39

Lille-Wazemmes :

En 1928, à la veille de la grande crise mondiale, Lille a achevé sa reconstruction ; son industrie reconstituée, a retrouvé sa puissance d’avant guerre ; ainsi la filature de coton, où sont en activité 2.400.000 broches à filer et à retordre. Certains, comme Georges Blachon et Lucien Dehorne, voient se fortifier la vocation métropolitaine de Lille.

C’est un mirage. Car, même démantelée, Lille n’a pas retrouvé sa raison d’être primitive : un carrefour : Voies navigables médiocres, gare-tampon, routes sans dégagement vers Paris, la mer et les mines.

Vers la Belgique, l’expansion de Lille se heurte toujours à l’autonomie de Roubaix et de Tourcoing auxquelles la relie un « grand boulevard » qui se peuple mais ne joue pas un rôle catalysant.

Lille ne rayonne que dans sa banlieue immédiate (Lambersart, Lomme, Loos, Ronchin, La Madeleine…) une banlieue que le démantèlement, le développement du réseau des tramways de la T.E.L.B. En 1905, le réseau atteint 97.293 km et comprend 20 lignes (102 km en 1929, 163 en 1935), l’accroissement du parc automobile, la multiplication des bicyclettes contribuent à peupler la périphérie au détriment de Lille.

Car la population « intra-muros » stagne : la ville, qui atteint péniblement 201.000 hab. en 1922, ne dépassera jamais ce chiffre et ne refera jamais le « plein » de 1911 , quand elle abritait 218.000 âmes.

Les causes ? D’abord, les morts et les disparus de la guerre : 4.442 officiellement enregistrés qui étaient tous ou presque, des géniteurs. D’où un très net déséquilibre démographique en faveur des femmes, déséquilibre qui a de graves conséquences dans l’économie, la morale, la vie sociale.

La dénatalité, phénomène général en France, atteint aussi le Nord et Lille. Et puis beaucoup d’évacués ne sont pas rentrés ; d’où l’afflux d’étrangers, Belges, Polonais, Italiens et déjà l’arrivée de plusieurs milliers de Nord-Africains, les « sidis » comme on disait dans mon enfance.

Affirmer que cette immigration – indispensable – ne réveilla pas le racisme à courte vue qui sommeille en tout Français, en tout Lillois moyen, serait certainement excessif…

Le tramway Grand Place en 1905

Le tramway Grand Place en 1905

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