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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 13:06

La comparaison entre les secteurs met en évidence que les immeubles furent construits en plus grand nombre dans le secteur bourgeois, soit 55 % contre 43 % dans le secteur ouvrier.

Près de 50 % des immeubles de Wazemmes sont donc séculaires et 42 % ont plus de 50 ans. Quant aux logements, le graphique fait apparaître les mêmes phénomènes.

Avant l’annexion, 44 % des logements étaient déjà construits à Wazemmes. De 1871 à 1914, 48 % furent construits, soit 92 % des logements antérieurs à 1914. Mais ici on peut faire deux remarques :

- l’augmentation rapide de la population de Wazemmes n’est pas due à l’annexion de 1858 – la révolution industrielle existait déjà à Wazemmes. L’annexion a amplifié le phénomène, Wazemmes avait donc déjà une importante population avant 1860.

- La comparaison par secteurs amène plusieurs remarques : c’est dans le secteur ancien que la construction subit un accroissement rapide après l’annexion, passant de 32 % à 53 % (une hypothèse possible : l’installation des courées dans les espaces libres des logements anciens construits).

Le secteur ouvrier passe de 51 % à 40 % donc ici diminution qui se prolonge jusqu’en 1940. Comme pour les immeubles, la construction de logements a amorcé une reprise depuis 1945, sensible dans le secteur ancien (on rase de vieux îlots pour construire des H.L.M., exemple rue d’Alger, rue de Bône) et dans le secteur ouvrier. Cette reprise se continue aujourd’hui.

La vétusté de l’habitat à Wazemmes s’explique donc par l’ancienneté des constructions (92 % antérieures à 1914). L’aspect terne, triste des façades extérieures, est dû à l’importance et à la proximité des usines, dont les cheminées ont recouvert le quartier d’une pellicule grise et sale. Cette pellicule a adhéré et rongé la brique, aidé par l’humidité constante du climat.

Il nous faut à présent ouvrir le dossier des « courées » (à Lille on doit dire des cours, qui ont une entrée étroite, généralement au bout d’un couloir fermé côté rue, ou des cités lorsqu’elles sont largement ouvertes sur la rue.

.Aspect original certes de Wazemmes et de Lille en général, cette originalité est en fait le prestige de la laideur, d’une véritable lèpre ancrée, incrustée au cœur du quartier.

- LE DOSSIER DES COUREES :

Depuis plus d’un siècle, par des descriptions minutieuses, par des analyses précises, d’éminents spécialistes ont attiré l’attention des autorités sur cet aspect.

Peu de choses a été fait, en fait le prestige des courées est considérable. Il ne frappe pas le public parce qu’il est discret, caché, anonyme.

A la lecture de nombreux ouvrages, à l’enquête faite dans chaque courée, à l’étude des photographies aériennes et des plans, que sont les courées en 1968 ?

le marchand de charbon part en livraison

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Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes - dans mémoire de Wazemmes
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