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  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes
  • Le Club des Ambassadeurs de Wazemmes est constitué d'une équipe de retraités dynamiques dont l'objectif est de transmettre la mémoire du quartier à toute les générations....
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 15:10

LILLE - WAZEMMES

Le bazar de Wazemmes

La saga commence à Quesnoy sur Deûle après la guerre 1914/1918

1921 : M. et Me Ghislain Jacqmart achètent avec leurs dommages de guerre l’immeuble et le commerce de 200 m² situé au 350 rue Léon Gambetta à Lille.

1929 : Création de la S.A.R.L. Ghislain Jacqmart & Cie.

1936 : Destruction du 350 rue L. Gambetta, reconstruction d’un immeuble de 5 étages et d’un magasin de 700 m² avec étage.

1940 : Suite à la guerre diminution de la moitié de la surface de vente causée par le manque de marchandises et les tickets de rationnement.

1945 : Réouverture de l’ensemble du magasin du 350,. Entre le 350 et le 344 se trouve un magasin de fourrage et un café qui deviendra une bijouterie.

La liaison des magasins se fera par l’intérieur.

1950 : Arrivée de la 3ème génération avec André Jacqmart, Claudine Douet-Jacqmart et ensuite avec Marcel Marchisio-Jacqmart.

1960-1962 : Achat du marchand de fourrage et de la bijouterie, démolition de l’ensemble et construction d’un immeuble de 4 étages.

1966 : Nomination de 3 gérants en remplacement de M. Raymond Jacqmart, démissionnaire pour raison de santé.

1971 : Le bazar de Wazemmes fête en grande pompe ses 50 ans avec illumination de toute la façade et de nombreuses animations.

Le magasin a l’honneur de recevoir le ministre du Commerce de l’époque : M. François-Xavier Ortoli.

1973/1974 : Augmentation de la surface de vente au maximum autorisé soit 1.500 m² avec escalator pour les surfaces du 1er étage.

Création de « Jacqmart Sélection », l’univers des marques prestigieuses des Arts de la Table.

Achat du N°7 rue Colbert pour installer des bureaux et un service de livraison-expédition, très important à cette époque.

1975 : Arrivée de la 4ème génération avec Corinne Tavernier-Marchisio en 1989, avec Marylène Dujardin-Jacqmart, avec Christine Dupire-Jacqmart, Jacques Gattano et Carole Douet-Jacqmart en 1994.

Transformation des vitrines.

En 1982 : suite au décès de Madame Julienne Jacqmart-Dekeyser, le bazar devient une Société Anonyme. M. André Jacqmart reçoit l’ « Oscar Gambetta 1982 », une distinction attribuée chaque année par l’Union des Commerçants du Centre Commercial Gambetta, à une personnalité ayant permis un plus grand rayonnement de ce important secteur commercial.

A partir de 1990, retraite de la 3ème génération : M ; A. Jacqmart et Me C. Douët-Jacqmart cessent leurs activités.

En 1997, Le Bazar de Wazemmes participe aux « Journées du Patrimoine ».

A la même période, le Bazar fête ses 75 ans avec de très nombreuses manifestations, des expositions d’objets prestigieux et des ateliers.

- Création de « Boutiques de Marque » : Villeroy & Boch, Guy Degrenne, Nydel, Criste.

En 1990 :Informatisation du magasin et des listes de mariage.

- Création d’un rayon de « loisirs créatifs ».

L’an 2000 voit un changement des Statuts de la Société qui passe en C.A. avec conseil de surveillance. Le Bazar crée son site Internet.

2003 : Le 10 septembre Mme Aubry, Maire de Lille, remet la Médaille d’Or du Commerce et de l’Artisanat au P. D. G du Bazar de Wazemmes.

2004 : Ouverture du site dfe vente en ligne : « la Boutique du bazar », présentant une sélection de produits livrables en France Métropolitaine.

2007 : Le 3 février, fermeture définitive du magasin.

Ce fut une belle histoire.

La façade du Bazar en 1920

La façade du Bazar en 1920

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 17:11

Académie de Dentelle de Lille à Wazemmes

Mai 2001 a vu resurgir une tradition festive ravivée en fanfare, musique et défilé historique autour de la FETE du BROQUELET (broquelet désigne en patois local le fuseau de la dentellière). Chaque 8 mai nous commémorons cette fête des dentellières du XVIIIème siècle puis des ouvrières textiles au XIX et même XXème en proposant une sortie culturelle ouverte à tous autour des richesses dentellières et textiles de la région.

De cette tradition dentellière actée dans le quartier depuis plus de 2 siècles, le Club des Ambassadeurs a tenu à reprendre le flambeau en mettant en place une ACADEMIE de DENTELLE de Lille à Wazemmes.

Cette activité dentellière favorise les échanges de savoirs et de compétences bien au delà des barrières d’âges et de catégories sociales. Grâce à cette activité aux facettes éducatives et artistiques vient se greffer une valorisation collective par la présentation aux Journées du Patrimoine des travaux réalisés par les différents ateliers.

Des ateliers-découverte pour les écoles de Wazemmes et des stages d’initiation sont programmés ainsi que des conférences lors des Journées du Patrimoine en septembre.

Académie de Broderie

Comment mieux révéler et conjuguer les qualités artistiques des brodeuses wazemmoises ( et quelques brodeurs !) venant du monde entier qu’en créant une Académie de Broderie ? Depuis 2002, le Club fédère ces talents et ces richesses communautaires et ethniques autour d’ateliers réguliers et de stages. Chaque année, les Journées du Patrimoine permettent de les valoriser en les exposant.

Académie de Dentelle et de Broderie

Les Académies de Dentelle et de Broderie, nées assez récemment fin 2001 et 2003, vivent actuellement un succès d’affluence qui leurs posent des soucis de locaux et de capacité d’accueil. C’est la rançon du succès !!

Mais avant tout, ce succès d’affluence, est la preuve d’avoir répondu à une véritable attente et demande des femmes. Le public essentiellement féminin (quelques rares hommes parfois en stage de week end ) est de tout évidence heureux de s’y retrouver.

Il est à noter que à part de rares exceptions (comme les Majorettes ou ??? ), il n’existe que très peu d’associations proposant aux femmes des lieux de rencontre et d’activités.

En cela, les Académies sont une belle réussite.

Dans ces Académies, des femmes se mélangent et partagent des projets manuels et artistiques qui les amènent à valoriser leurs savoirs et leurs talents dans des salons et manifestations publiques. Comme lors des Journées du Patrimoine en 2003 et 2004, elles se mobilisent pour exposer et partager leur passion.

Tout au long de l’année, elles sont sollicitées afin d’intervenir dans les écoles de Wazemmes afin de partager et communiquer avec les jeunes wazemmois, cela étant la première étape d’Ambassadeurs de Wazemmes.

En 2004, ces projets vont continuer et ces types de partenariats vont se poursuivrent auprès des :

  • écoles de Wazemmes,
  • ateliers d’enfants à la Maison de Quartier,
  • manifestations publiques de Wazemmes (Nos Quartiers d’été, Rallye des Associations, …),

participations à des salons de la Métropole

N.B. En 2001 le club des ambassadeurs de Wazemmes a créé une académie de dentelle. En 2004 celle-ci s'est installée à la Maison de Quartier de Saint Maurice Pellevoisin

à suivre...

jadis les coussins étaient composés d'un rouleau étroit ce qui produisait uniquement des bandes étroites

jadis les coussins étaient composés d'un rouleau étroit ce qui produisait uniquement des bandes étroites

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 17:19

LILLE - WAZEMMES :

GROUPE DU NORD DES USINE A GAZ I° Avril 1927

LILLE est une des premières villes de France qui aient bénéficié des bienfaits d'une distribution de gaz d'éclairage. La Société William Congreve, Landenan et Daniel obtenait, le 1er août 1825 : l'autorisation d'établir un appareil de production de gaz hydrogène au N° 21 de la rue du Bourdeau et de placer, dans le sous-sol des voies publiques, les conduites nécessaires à sa distribution aux particuliers.

A cette première Société succéda Usine à Gaz de Vauban :

en 1832, la Compagnie Impériale et Continentale du Gaz, de Londres, qui obtenait, à cette époque une première concession régulière pour la distribution du gaz d'éclairage sur le territoire de la ville de Lille, qui ne comprenait alors que la partie du Lille actuel, comprise entre les remparts Nord, le boulevard de la Liberté et le square Ruault. La Compagnie Impériale et Continental du Gaz fit construire à cette époque, en remplacement du premier appareil de la rue du Bourdeau devenu insuffisant, l'usine à gaz de Saint-André, sur un terrain à proximité de la porte d 'Ypres ; cette usine est demeurée en activité jusqu'en 1904, époque où elle cessa de produire, mais fut conservée comme poste gazométrique.

La fabrication du gaz, à partir de cette date, ne fut plus assurée que par la seule usine à gaz de Vauban, qui avait été construite en 1870, à proximité de la porte de Canteleu, pour renforcer l'usine de Saint-André devenue insuffisante. En 1907, la Compagnie Impériale et Continentale du Gaz cédait son exploitation de Lille à la Compagnie Continentale du Gaz, Société Française, dont le siège social est actuellement établi à Paris 65, rue d'Anjou.

Le progrès incontestable que constituait pour une ville une distribution publique de gaz d'éclairage, ne devait pas manquer de s'étendre aux communes voisines. C'est ainsi que le 2 mai 1846, la ville de Wazemmes qui, à l'époque, n'était pas encore englobée dans le territoire de Lille, adjugeait l'éclairage communal par le gaz à la Compagnie Anglo-Française. Cette Compagnie ne devait d'ailleurs pas exploiter elle-même sa concession; elle la rétrocédait à une nouvelle Société qui se fondait en décembre 1846, la Société du Gaz de Wazemmes. Cette dernière obtenait, en 1851, la concession de l'Eclairage au gaz de la commune de Fives, en 1861 celles de La Madeleine, Loos et Haubourdin, et, successivement, un grand nombre de communes de la banlieue de Lille lui accordaient la concession de la distribution du gaz et de l'éclairage public.

En 1920; la Société du Gaz de Wazemmes fusionna avec la Compagne Continentale du Gaz et c'est cette dernière Compagnie qui, depuis cette époque, assure seule la distribution du gaz dans les villes et communes suivantes: Lille, Ascq, Annapes, Faches-Thumesnil, Flers, Haubourdin, Hellemmes, La Madeleine, Lambersart, Lezennes, Lesquin, Lomme, Loos, Marcq-en-Baroeul, Marquette, Mons-en-Baroeul, Pérenchies, Ronchin, Saint-André, Wambrechies,

La fabrication est assurée dans quatre usines. Wazemmes, Vauban, Loos, Marquette; deux postes gazométriques supplémentaires, à Fives et à l'ancienne usine de Saint-André, assurent la régularité de la distribution.

Ces usines produisent annuellement 38 millions de mètres cubes ; leur réserve gazométrique totale est de 103.000, mètres cubes.

Le réseau de canalisation a une longueur totale de 529 kilomètres. Le gaz distribué a un pouvoir calorifique de 4.500 calories.

Pendant l'occupation allemande les usines ont assuré leur service sans arrêt, malgré les plus grandes difficultés et Iles incidents, parfois tragiques; c'est ainsi, par exemple, que sur 16 gazomètres, 10 furent incendiés par des obus ou bombes d'avions. Quand ils évacuèrent Lille, les Allemands, en faisant sauter les portes, ouvrages d'art et routes, endommagèrent si gravement le réseau de canalisations que la distribution de gaz dut être suspendue le 17 octobre 1918. Mais, grâce à l'énergie et au dévouement du personnel, les réparations furent exécutées avec la plus grande diligence et la distribution put être reprise Usine à Gaz de Loos-lez-Lille, dès le 19 octobre; l'arrêt n'avait duré que deux jours.

Le site a été démoli, il ne reste qu'un pignon "C.C.G. (Cie Centrale du Gaz) à l'angle des rues d'Iéna et Paul Lafargue à l'angle du stade de foot.

Le site a été démoli, il ne reste qu'un pignon "C.C.G. (Cie Centrale du Gaz) à l'angle des rues d'Iéna et Paul Lafargue à l'angle du stade de foot.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:14

LILLE - WAZEMMES

HISTOIRE DES COFFRES-FORTS GRUSON

Une arme contre le vol et l’incendie

Les coffres-forts Gruson existent toujours… créés en 1850 au 21 rue Royale à Lille, cette entreprise arriva à Wazemmes rue Saint Bernard au début des années 1980.

Fondée par son père, Charles Gruson est un artiste, premier prix de flûte, il fut longtemps flûte solo de la musique des pompiers et des concerts Maquet.

Il porte uniquement la rosette de l’instruction publique qui lui a été décernée aux titres d’industriel et d’ami des Arts.

Les propriétaires de coffres-forts Gruson se les transmettent de générations, les nombreux perfectionnements que Ch. Gruson a apportés à la serrurerie de précision lui ont valu un Grand Prix à l’Exposition Internationale de 1902 et la médaille d’Or de la ville de Lille. Sa réputation, O combien méritée, dépasse nos frontières…

Son fils Lucien a suivi les traces du père, c’est lui aussi un artiste de valeur et il continua le travail de son père à la direction de l’entreprise.

En 2004, les coffres-forts Gruson quittèrent la rue Saint-Bernard pour s’installer à Villeneuve d’Ascq où ils sont toujours.

Une arme " blindée" contre l'incendie ...

Une arme " blindée" contre l'incendie ...

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 17:41

LILLE – WAZEMMES

LA PLACE CASQUETTE

Situ2e à l’angle des rues Sarrasin – Gambetta – Haubourdin, doit son nom selon les uns, à un fabricant de casquette, disparu la mode étant passée …

Ou selon l’autre version elle devrait son nom à sa forme ?

En effet la rue Masquelier, ancienne rue Caulier du nom de la filature construite en 1851, débutait rue d’Esquermes, en face de la rue de Brigode et finissait dans la rue d’Haubourdin face à l’avenue Albert (bâtie en 1908 par M. Albert).

L’institut Derode du début du XIX° siècle se trouvait à l’arrière de la propriété* du duc de Montigny, occupée maintenant par le collège de Wazemmes inauguré à la rentrée 2008.

* Il y eut le grossiste en vins Dambrine vins d’appellation contrôlée et « vins du Postillon » puis le magasin BUT.

UNE VUE DE LA PLACE CASQUETTE EN 1910

UNE VUE DE LA PLACE CASQUETTE EN 1910

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 15:43

LILLE – WAZEMMES

LE SQUARE GHESQUIERE

Lille – Wazemmes ce square,ancienne place verte, d’une superficie de 4.720m, créé en 1829 pour remplacer le premier cimetière du village de Wazemmes situé alors place Philippe de Girard.

Après la révolution, en 1792, l’élise fut abattue et l’on chercha un nouvel emplacement pour le cimetière de Wazemmes, des terrains furent cédés par des particuliers et en 1829 on créa le nouveau cimetière situé entre la place de la Nouvelle Aventure, les rues (droite et gauche du cimetière), Racine et Corneille actuelles et la rue d’Iéna. Il n’y avait qu’une seule entrée place de la Nouvelle Aventure.

En 1858, Lille annexa les communes environnantes (Wazemmes, Moulins, Esquermes et Fives).

Un règlement sanitaire interdisait la présence de cimetières en ville, on créa alors le cimetière du Sud.

Les défunts qui avaient été enterrés place Philippe de Girard furent déplacés deux fois…

Les maisons situées entre la place (rue des Sarrazins, Racine, Corneille et la nouvelle rue de l’abbé Aerts, n’existaient pas : la mairie actuelle, ancienne école Baggio, fut bâtie en 1899.

Le cimetière de l’Est est le plus ancien de Lille car c’était le cimetière du village de Saint Maurice des Champs, le cimetière du Sud est le plus grand, c’est en superficie le deuxième cimetière de France…

Vue du square Ghesquière le 27 décembre 2014, le fond est en travaux pour l'agrandissement de la station de métro Wazemmes

Vue du square Ghesquière le 27 décembre 2014, le fond est en travaux pour l'agrandissement de la station de métro Wazemmes

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 17:28

Depuis plus de 30 ans, nous nourrissons des oiseaux qui viennent sur notre terrasse à l'arrière de notre maison.

Cette année, peut-être à cause de la température clémente, nous avons encore la visite de nos amis ailés, dont des mésanges.

Chaque matin j'alimente la petite cage où sont à l'abri de la pluie les morceaux de madeleines que mes petits amis apprécient.

Resteront-ils encore longtemps ? Les moineaux sans doute, les mésanges c'est moins sûr bien qu'ils s'abritent dans une maison murée où ils ont trouvé une possibilité d'entrer.

garnissage, suivi de la dégustation...
garnissage, suivi de la dégustation...

garnissage, suivi de la dégustation...

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 17:13

Histoire du Fort Saint-Sauveur à Lille

Le vieux bâtiment qui semble vouloir dissimuler sa jolie façade dans les arbres d’un coquet jardinet, rue du Réduit, face à l’aile droite de l’hôtel de ville, n’est autre que l’ancienne chapelle du fort Saint-Sauveur, plus connu sous le nom de fort du Réduit. Les pierres et les sculptures noircies par les fumées* et les intempéries n’éveillent plus spontanément l’attention des passants, mais vues de plus près, elles rappellent parfaitement le style majestueux, un peu pompeux, qui était de mode, ou de rigueur…après le rattachement de Lille à la France (1667). Les frontons en arc de cercle de la façade principale se superposent harmonieusement, pour former une sorte de pyramide, elle-même surmontée d’un traditionnel clocheton. Juste en dessous, entre deux spirales, et à la hauteur du second étage, un imposant motif allégorique montre la France et la Flandre unies, glorifiant et couronnant leurs blasons respectifs.

LE FORT SAINT-SAUVEUR D’ANTAN

Il fut construit en 1674, par Vauban, pour remplacer le « Réduit », dit aussi « fort Campri », qui se trouvait entre la Noble Tour et la porte des Malades. Il avait pour raison de renforcer la défense de ce secteur des remparts, qui ne pouvait pas être protégé par des inondations en cas de besoin.
L’ouvrage se trouvait sur l’emplacement d’une vingtaine de maisons de l’ancienne rue des « Sahuteaux » (corporation des sayetteurs) qui avaient été démolies pour des raisons de salubrité en 1548. Il se situait à l’opposé de la Citadelle, et constituait donc le pôle Sud du périmètre défensif de la ville, dont il était séparé par un profond fossé…

Composé de corps de casernes, d’une contre-garde et de demi-lunes sur des courtines, ce bastion avait deux missions nettement définies. Vauban l’avait conçu et réalisé pour :

a) décourager les ennemis venant du Sud ou de l’Est,

b) défendre les habitants du Centre Ville contre d’éventuels rébellions des habitants… Saint-Sauveur !

Oui, car aussi surprenant que cela puisse paraître, le célèbre ministre de Louis XIV n’aimait guère « ces gens, fort nombreux, qui n’avaient rien à perdre et qui, par conséquent, étaient toujours prêts à créer des mouvements séditieux dans la ville... ».

* le bâtiment a été ravalé depuis cette chronique qui date d'une trentaine d'années.

une vue côté rue du réduit sur le côté de l'hôtel de ville

une vue côté rue du réduit sur le côté de l'hôtel de ville

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 18:03

FRANCOIS VAN PETEGHEM « LE BON DOCTEUR »

QUI MIT AU MONDE CHARLES De GAULLE

François Van Peteghem, né à Moncheaux en 1831, (décédé à Lille en 1904), devint docteur des petites gens de Wazemmes dès son installation au 66, rue Colbert.

Les pauvres furent ses premiers clients et firent sa réputation.

Il leur demandait peu de choses pour ses honoraires, rien le plus souvent ; il ne les négligea point, quand un peu plus tard, les maisons les plus riches se disputèrent ses soins.

Que de fois n’a t’il pas aidé, avant le lever du jour, à des naissances le plus souvent heureuses, et aussi au milieu de la nuit, rendu, par sa présence et ses conseils, la confiance aux malades, l’espérance aux familles alarmées !

C’est Madame Van Peteghem qui, l’oreille aux aguets, dans son sommeil léger, entendait l’appel venu du dehors, et s’il le fallait, si aucune incertitude sur la gravité du mal, n’effleurait son intuition féminine, éveillait doucement son mari qui, bientôt levé pour combattre l’ennemi, et sauver peut-être une vie aux dépens de la sienne. Il n’était pas rare qu’il laissât jusqu’à deux ou trois fois, son lit dans la même nuit, pour s’asseoir au chevet d’un malade.

Le jour venu, comme s’il eût joui des fortifiantes douceurs d’un sommeil ininterrompu, le « bon docteur » après un coup d’œil rapide jeté sur les journaux, quand il en avait le temps, faisait quelques visites à pied, vers sept heures, au moment où plus d’un heureux du monde ouvre les yeux. Ce premier moment de sa journée pouvait compter parmi ses loisirs.

On le rencontrait fréquemment, dans son coupé, en hiver, dans sa calèche durant la belle saison, intra ou extra muros, suivant l’occasion les coussins jonchés de revues médicales ou autres, saluant ses amis d’un geste et d »’un regard souriant.

Souvent, pour une heure, s’il avait eu le temps d’arriver chez lui, il avait parcouru la ville, soigné, conseillé ses ouailles comme un vrai pasteur ; il revenait parfois d’Armentières, de Douai, de Roubaix, de Tourcoing, voire même de la Belgique. Ce n’était là qu’un début. Le soir, la consultation achevée, conduit par son cheval gris ou son cheval noir, les deux principaux serviteurs de son écurie, il sillonnait de nouveau la ville et les environs.

On voulut faire de lui un conseiller municipal. Il s’y prêta par obéissance, et resta, avec bonheur, le conseiller des affligés…

Mais, voyons le à l’œuvre dans les circonstances mémorables où il faut payer de sa personne sans compter : le choléra éclate à Lille en 1866. Le docteur est à son poste jour et nuit…

- « Il s’est distingué par son zèle et un dévouement sans bornes. Quoique indisposé, malade même, il n,’a pas cessé un instant de visiter les nombreux cholériques de sa circonscription, et de leur prodiguer, avec un complet désintéressement, les soins les plus intelligents et les plus charitables ».

C’est ainsi qu’il fut appelé, le 22 novembre 1890 à 4 heures du matin, auprès de Jeanne Maillot, épouse d’Henri De Gaulle, qui était venue de Paris pour accoucher de son troisième enfant, dans la maison de ses parents, au 9, rue Princesse à Lille.

L’acte de naissance, ci-dessous, montre que le docteur Van Peteghem et son fidèle cocher, Oscar Leduc, habitant tous deux, 66, rue Colbert, ont signé, avec le père et l’officier d’état civil ledit acte.

Ch De Gaulle né à Lille le 22 novembre 1890 à 4 H du matin - déclaré le 23 novembre 1890 à 3 H de l'après-midi

Ch De Gaulle né à Lille le 22 novembre 1890 à 4 H du matin - déclaré le 23 novembre 1890 à 3 H de l'après-midi

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 08:54

Depuis le cap Gris-Nez, du haut de la falaise,

On peut voir par temps clair, un pan de côte anglaise.

Tandis que sur la mer tous les navires du monde,

Tracent le blanc sillage d’une éternelle ronde,

La côte frangée d’écume offre son beau visage,

Dans l’écrin de la mer et des verts paturâges.

Dunes habillées d’oyats protégeant la forêt,

Après le sable fin, d’Hardelot au Touquet,

Nous voici sur la route des villages fleuris,

Souriante vallée entre Canche et Authie.

Vous y découvrirez, au hasard d’un hameau,

De bien jolies bâtisses, ou moulins ou châteaux.

Des collines de l’Artois regardez vers l’ouest,

Vous n’y verrez, Messieurs, qu’un seul décor agreste.
Mais sur l’autre versant, terrils et cheminées,

Vous feront bien sourire, car ce sont vos clichés.
A Lorette, à Vimy, il ne faut pas sourire,

Des milliers de jeunes hommes sont venus y mourir…

Allons, allons, Messieurs, faites un dernier effort,

Faisons la connaissance de notre Suisse du Nord.
Venez dans l’Avesnois fouler nos gras herbages,

Goûter notre Maroilles, cet odorant fromage.
Vous suivrez un sentier pour gagner le coteau,

Vous trouverez la source qui deviendra ruisseau.

Messieurs de la télé, Messieurs du cinéma,

En ayant fait le plein de votre caméra,

Vous pouvez rétablir enfin la vérité,

Et rendre à la région sa vraie identité.
Ainsi pour Hazebrouck, une nomination,

N’aura plus le visage de la déportation.

Si jamais la montagne barrait mon horizon,

Plaignez-moi mes amis, je serais en prison.
Cet horizon du Nord me semble sans limite,

Et pour mieux l’apprécier, à nouveau je m’invite,

Du plat pays de Flandre, aux collines de l’Artois,

Du Griz-Nez à Hesdin et jusqu’en Avesnois.

Jean Vindevogel

Quand le cinéma et la télévision ont à traiter de notre région, ils se bornent le plus souvent à filmer nos terrils, nos corons, nos usines et nos pavés. De préférence sous la pluie, bien entendu. En ignorant systématiquement les autres visages du Nord, comme si la région minière couvrait les quatre cinquièmes du territoire !

Ce qui justifie cette poésie vengeresse !

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